mardi 14 juin 2022

De l'aiguille au trou, il n'y a qu'un chas...

 


Un moment vient (c’est comme cela que je pourrais décrire l’expérience qui a été la mienne) où l’on s’engage dans un chemin qui se rétrécit de plus en plus. Peut-être est-ce comparable à ce « trou de l’aiguille » dont parle le Christ ; il est évident qu’un chameau ne peut pas passer par le trou de l’aiguille et qu’un individu riche ne peut pas atteindre le Royaume des Cieux ; mais de quelles richesses s’agit-il ? De toutes les richesses intérieures – les richesses de l’ego dont la pure conscience en nous est affublée et encombrée. Ce sont ces richesses-là qui doivent être abandonnées : les richesses émotionnelles, les richesses mentales, les richesses intellectuelles, toutes les richesses dans le relatif – les richesses des différents koshas ou « revêtements du Soi ». 

 Le chemin paraît se rétrécir de plus en plus ; il faut encore perdre, il faut perdre encore, pour devenir de plus en plus pauvre, de plus en plus nu, jusqu’à passer même pas par le trou de l’aiguille mais par un point, le point géométrique qui n’a aucune dimension. La seule réalité qui demeure, c’est la conscience, dépouillée de tous ses revêtements. Si vous allez jusqu’au bout, au moment où vous avez tout donné, la réalité se révèle, l’éveil se produit, l’ego a perdu sa magie et son pouvoir, c’est fini : vous êtes libre ! Mais vous ne pouvez rien garder... 

 Si vous voulez aller, dans cette vie, jusqu’au bout – et l’ultime réalisation, c’est le jusqu’au bout – il faudra tout lâcher – TOUT

Arnaud Desjardins

Au-delà du moi À la recherche du soi II

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samedi 11 juin 2022

Faire corps avec son corps

 


Mystère de cette incarnation… 

Ce qui paraît à tant d’entre nous, dans certaines cultures, à tant d’époques, un exil sur terre, le fait d’être cousu dans ce sac de peau, 

prison terrible lorsque la souffrance en devient le geôlier, 

tout cela peut, par un retournement imprévisible, s’avérer chemin de délivrance et de lumière.

Il n’est pas d’engagement possible en amour sans le respect des corps.

Sans un saisissement devant l’énigme du corps – l’alambic de toute alchimie !

Le corps est cette œuvre d’un grand luthier qui aspire à la caresse de l’archet. 

"Tout ce qui vit aspire à la caresse du Créateur", dit Hildegarde von Bingen. 

Séparé de la résonance à laquelle aspire ce corps, séparé de la musique pour laquelle il a été créé, 

il perd sa tension, 

il s’affaisse, 

il se laisse aller, 

il se désespère. 

Nous vivons à une époque où rien ne nous dit la merveille de l’ordonnance du corps ; on croit vraiment que se laisser aller est une manière de se sentir mieux, 

personne ne nous signale : attention, ton chevalet est déplacé, ta corde est distendue, le maître ne peut pas jouer sur toi.

Ces corps inhabités de tant d’entre nous aujourd’hui, qui, à défaut d’entrer dans la résonance pour laquelle ils étaient créés, 

vont se rouiller, 

se déglinguer, 

perdre le souvenir de ce qu’ils sont. 

Pourtant, nous le savons tous, la mémoire du corps est la plus profonde.

Corps ami, 

corps connu, 

corps de la maturité, 

mon corps. 

Façonné par la longue route parcourue- l'amour, l'effort, les maternités, les empoignades, les désespoirs, les maladies, la bagarre, les délices -, je le déchiffre à livre ouvert. 

J'ai enfin cessé de rôder autour de lui pour élire en lui domicile. 

Sa force me ravit aujourd'hui, tout comme d'avance, j'acquiesce aux métamorphoses claires et sombres qu'y opérera la vieillesse. 

Notre amitié est scellée. 

Sans trahison, je l'accompagnerai jusqu'au dernier spasme. 

Désormais, je fais corps avec lui.

Christiane Singer

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vendredi 10 juin 2022

Le profil illusoire pris de face...

 


Je comprends bien ce que peut être une illusion, un mirage qui fait surgir un étang en plein désert; j'aurai beau rouler vingt kilomètres je n'atteindrai jamais cet étang inexistant. De même, si le sens du moi individualisé peut se volatiliser sans laisser de traces, c'est parce qu'il n'a jamais existé que sous forme d'illusion. Ce qui a une réalité ne peut pas disparaître mais seulement se transformer. Or l'ego, lui, disparaît comme un rêve dont on s'éveille. Si vous lisez les paroles de tel ou tel maître contemporain comme Ramana Maharshi, Ramdas ou Mâ Anandamayi, vous retrouverez cette affirmation à longueur de pages. Mais ce moi règne sur nos existences et aucune illusion n'a autant de conséquences et des conséquences aussi graves.

Arnaud Desjardins - La voie et ses pièges

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jeudi 9 juin 2022

Centre émotionnel

 


"M. Ouspensky a dit un jour que le Centre émotionnel ressemblait à un éléphant fou et qu'en Inde, lorsqu'un éléphant apprivoisé devenait fou, il fallait trouver deux éléphants sains d'esprit et les mettre de part et d'autre de l'éléphant fou, attachés avec des cordes, pour lui apprendre à se comporter avec droiture... il doit être contrôlé par les deux autres éléphants : le Centre intellectuel qui pense et le Centre moteur qui agit."

Dr. Maurice Nicoll
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mercredi 8 juin 2022

mardi 7 juin 2022

Rencontre poétique avec quelqu'un "Habitant le qui-vive"

 Dimanche prochain, place Saint-Sulpice, à Paris, je serai au stand des Editions L'herbe qui tremble, avec Isabelle Lévesque à 15h30 ! 

Si vous aimez la poésie, ne manquez pas ce marché unique, qui regroupe la plupart des éditeurs de poèmes et qui attire chaque année beaucoup de monde !

Sabine Dewulf

Vous pouvez retrouver des extraits de poèmes et des morceaux de l'œuvre de Ise (exposée chez nous) à l'adresse suivante :

https://www.terreaciel.net/Le-Porte-monde-Sabine-Dewulf-et-Ise-Cellier-suivi-d-un-Entretien-croise-avec#.Yp50JKhBxMw



"Bascule vers l’arrière et toujours en deçà.
Ici tout est à vivre,
les marées de verdure,
même les précipices.

S’imprime l’instant sur ma peau.

Tout est à laisser vivre."

Il est possible de commander le livre chez l'éditeur :

https://lherbequitremble.fr/livres/habitant-le-qui-vive.html?fbclid=IwAR0lp4qO1USiipsxjMZDCwVhiG1BqfBbKslces1MRYV7uIPcbeigiMBUhkw 


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lundi 6 juin 2022

Nouveau recueil de Sabine Dewulf

 


Je suis l’attristée sans racine

suspendue à la Terre
sans raison ni tempête.

J’ai cru aux pensées imbibées de puissance.

Un jour je quitterai l’empire du revers,
dans le désir profond m’inscrirai en oiseau.

Cet air nous sommes.

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Isabelle Lévesque : La rêverie et la réflexion autour du "Porte-monde" d’Ise ont-elles modifié ta vision du monde, de l’espace, du temps ? Comment cela a-t-il influencé ta façon d’envisager l’écriture du poème et son visage ? On peut remarquer de courtes strophes (2 vers, parfois un seul), des caractères romains et italiques, des traits séparateurs…


Sabine Dewulf : Je dirais que cette œuvre m’a d’abord aidée à apprivoiser mon corps et mon visage. J’ai appris, en la contemplant, à mieux sentir combien mon corps – et ceux des autres ! – appartenait au monde et combien mon visage n’était visible que dans cet ovale du miroir que l’œuvre semble présenter, à distance de mon être réel. C’est en tout cas comme cela que j’ai choisi de regarder ce "Porte-monde" (qui comporte évidemment bien d’autres possibilités d’interprétation !). Le visage dans le miroir fait partie des éléments du monde, il diffère de ma propre conscience : c’est souvent le « tu » auquel le « je » s’adresse (mais pas toujours : parfois, ils s’inversent et j’ai laissé faire ce mouvement d’interversion).

Cette œuvre m’a aussi aidée à écrire de manière plus lucide, plus incisive. Les caractères italiques correspondent à la voix la plus sage en moi-même, la plus ample, celle qui est apte à contempler l’œuvre entière et qui voit à la fois le visage et son corps en forme de monde, qui est donc capable de tout réunir. Les caractères romains sont au contraire le cri du moi instable, insécure, de celui qui se prend pour ce visage isolé, dont une larme s’échappe. Les traits séparent ces deux voix pour que la seconde puisse soutenir et éclairer la première.

Isabelle Lévesque : Ton livre interroge à la fois sur la mise au monde et sur la naissance, sur l’attente et l’espérance comme sur la perte et la finitude, sur notre rapport à l’autre et aux autres… Que t’a apporté le fait de passer par l’œuvre d’une artiste pour aborder ces questions au lieu de les aborder directement ?


Sabine Dewulf : Passer par l’œuvre d’une artiste de cette envergure a été d’abord pour moi un soutien. Je n’étais plus seule, j’étais accompagnée par une présence très forte, quand je sentais la mienne vaciller.

C’était ensuite une source d’inspiration constamment renouvelée. Le risque, quand on n’écrit qu’à partir de soi-même, est de se replier sur soi, de s’appauvrir. La richesse d’une telle œuvre me préservait de ce danger. Elle m’a obligée à m’ouvrir et à aiguiser ma sensibilité, y compris aux souffrances des autres, que je les aie ou non côtoyés.

Enfin, cette œuvre m’a offert de manière très concrète (la matière textile est particulièrement dense) une image de la Terre comme un corps très précieux à chérir et à préserver. En ces temps d’incertitude majeure (l’humanité survivra-t-elle aux changements planétaires qui s’amorcent ?), elle m’a été un rappel permanent de la nécessité d’être présente, du mieux que je le peux, à notre monde.

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voir l'interview en entier

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dimanche 5 juin 2022

Posture

 Pas un geste ! Notre façon de nous asseoir, de nous tenir debout ou de marcher dans la rue en dit long sur notre état d'esprit. Imaginez que votre corps soit suspendu dans le temps comme une sculpture, quel message vous enverrait-il ! Chacune de nos attitudes expression raconte l'histoire de notre personnalité et de notre état. Chaque posture que nous adoptons est un hymne à nos émotions. 

La pseudo science qui étudie le langage du corps nous enseigne que le corps ne ment pas. Mais cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas cacher les sensations physiques désagréables que nous ressentons. Par exemple si on souffre d'une migraine, on peut assister à une réunion sans grimacer de douleur à chaque fois que quelqu'un parle. Mais si on se sent nerveux, si on s'ennuie ou si on est émotionnellement mal à l'aise, des attitudes caractéristique de notre tension (comme tapotait nerveusement sur la table, se ronger les ongles ou jouer avec ses cheveux) commencent à envoyer des messages que notre tact et notre diplomatie nous empêchent de formuler ouvertement. 


Chaque attitude adoptée à un sens précis. Tapoter sur la table est un moyen de se retenir d'agir ouvertement, ce qui permet par exemple, de ne pas quitter une pièce lorsqu'on s'ennuie. On se ronge les ongles pour détourner ses instincts destructeurs. Lorsque l'on se sent puni ou quand on a besoin de réconfort, on peut jouer avec ses cheveux : c'est un comportement typique de l'enfance, qui est une période caractérisée par un niveau de responsabilité minimal. 

Il faut donc écouter les messages que notre corps envoie pour supprimer nos manies et en perdre l'habitude. La première étape pour se libérer de ses habitudes n'est pas, comme le prétend la croyance populaire, d'appliquer de la moutarde sur les doigts pour éviter de se ronger les ongles, mais de prendre conscience des circonstances qui déclenche notre malaise. Nous devons apprendre à devenir notre propre spectateur. Dès que l'on commence à  rechercher la protection de notre « couverture sécurisante », c'est que l'on est en face d'une des nombreuses situations à l'origine de notre anxiété. 

S'ouvre alors la voie de la connaissance de soi, c'est-à-dire le processus qui permet de découvrir, une à une, les origines enfouies de nos tensions.  

On peut, par exemple, après une rencontre qui nous a laissés mal à l'aise, visionner une vidéo imaginaire en nous mettant à la place d'une des personnes présentes (ce sont la plupart du temps les autres qui sont à l'origine de nos tensions). Quelle image de nous aurait eu ce témoin ? Nos premières  suppositions sont souvent les bonnes, même si nous hésitons à en reconnaître la validité. 

Identifier la cause réelle de nos tensions apporte une explication logique au problème. On peut donc ensuite essayer d'en déraciner l'origine et d'en évacuer les symptômes. A cours terme, des techniques comme le relâchement musculaire, le massage (shiatsu) et le yoga, peuvent s'avérer utiles pour atteindre une sérénité physique qui nous aidera à affronter les prochaines période d'anxiété. Une fois le corps détendu, nous sommes mieux équipé pour partir à la découverte de notre propre intériorité qui nous apportera le calme durable. 

Mike George 

Extrait de « La Relaxation » 

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vendredi 3 juin 2022

 Mal-aimé, souffrant, porteur de mémoires parfois traumatiques, de somatisations, on peut rencontrer le corps par le chemin de la parole, et c'est la pensée qui permet de l'analyser.

Selon Charlotte Védeilhé, quand la médecine ne trouve pas d’origine physique, radiographique à la douleur, aux dysfonctionnements, aux drôles de sensations, un mot apparaît : psycho-somatique. Ce n’est pas un gros mot, il souligne l’intrication du corps et de la psychée. Pourtant il est souvent le raccourci vers un « c’est dans la tête ». Peut-être en effet que cela vient d’une émotion (d’ailleurs, les émotions sont-elles inscrites uniquement dans la tête ?) mais c’est aussi dans le corps, quelque part.

La personne à qui on parle de gêne d’origine psycho-somatique se retrouve souvent chez le psy. C’est important, mais pourquoi ne pas explorer l’autre chemin, celui du somato-psychique.

Pourquoi ne pas aussi partir du corps puisque c’est lui qui s’exprime ?


Dans la psychologie il manque un lien plus direct au corps, la voie de la médecine chinoise est une excellente approche complémentaire . La médecine chinoise est vieille de plusieurs millénaires, fondée sur l’observation du vivant. Elle parle de ce qui circule en nous, de ce qui est entravé. Elle propose un support de compréhension du monde basé sur les cycles naturels, tout est connecté, inter-relié. A l’image du yin-yang souvent traduit par le manichéisme occidental blanc/noir, bon/mauvais. Or il s’agit de l’aube qui pointe dans le noir de la nuit, et du crépuscule qui s’invite dans la lumière de la journée. C’est une vision dynamique d’un monde en mouvement, à la fois théorique en proposant une vision thérapeutique de l’homme, et pratique avec ses outils (réflexologie, pharmacopée, massage, travail des méridiens et points d’acupuncture, exercices physiques tels que le Qi Gong…).

Il y a 5 éléments : Eau-Bois-Feu-Terre-Métal qui correspondent chacun à des organes, des émotions, des couleurs (comme on le voit en FengShui par exemple), des saveurs…

Si on prend un  exemple, le printemps c’est une saison, c’est aussi une période de la vie, c’est aussi une énergie particulière-celle de l’expansion, du déploiement, du mouvement comme on l’observe dans la nature à cette saison.

En médecine chinoise, le printemps est associé à l’énergie du foie qui nous parle de souplesse (physique et psychique), de libre mouvement. C’est être en phase avec ses envies, occuper sa place avec confiance, savoir s’adapter.  Quelqu’un qui se sent mal dans sa peau, dans sa vie peut ressentir une anxiété qui peut s’exprimer par des maux de ventre, de tête, une oppression thoracique, une irritabilité… En psychothérapie, en travaillant du côté émotionnel on pourra bien sûr peu à peu avancer et travailler sur ces inconforts physiques. Mais l’idée est aussi de pouvoir partir du corps pour redonner un peu d’air, permettre de soulager quelque chose du corps pour rendre à l’esprit ses ressources et sa capacité à transformer les choses pour avancer plus sereinement.

On peut aussi avoir par exemple pour des raisons innées et/ou acquises une faiblesse de l’énergie de la rate qui aura pour conséquence une tendance à la cogitation et une difficulté à passer à l’action. L’origine c’est le corps, l’émotion devient la conséquence… qui renforce à son tour la problématique corporelle.

Parler de soi  est difficile quand on est peu à l’aise avec ses émotions, quand on est  « pas élevé comme ça » et prendre soin de son corps peut être un premier pas pour pouvoir s’écouter et se raconter. Il y a aussi de plus en plus de gens qui ont fait un travail sur eux-mêmes et avec ce paradoxe de se connaître par cœur, de se voir fonctionner, sans que quelque chose ne se décale réellement pour eux. Là encore, cette approche par l’énergie du corps peut laisser place à un chemin et des pistes différentes.

Accompagner les gens à parvenir à davantage de conscience de leurs ressources, de leurs vulnérabilités, c'est leur permettre de reprendre le fil de leur vie en toute autonomie.

Charlotte Védeilhé

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jeudi 2 juin 2022

Se préparer à des temps difficiles

 


Je crois que nous avons tous plus ou moins l’impression que nous allons vers des temps difficiles et que nous allons devoir vivre désormais dans un monde troublé, que nous serons menacés dans notre confort, notre mode de vie, notre sécurité, notre liberté, notre environnement, sans trop savoir – puisque l’avenir est par définition inconnu – ce qui nous attend vraiment.

Ecouter le podcast audio d'Emmanuel Desjardins


source : Site prendre soin du monde

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