lundi 4 mai 2020

Examen de conscience


La pandémie ne nous a rien appris de nouveau que nous ne savions déjà sur les dangers liés à la négligence écologique, à l'avidité de la finance, à une mondialisation tournée vers les plaisirs et les profits. Juste que tout cela ne pouvait plus durer ! Il faut à présent une convergence des luttes (pour détourner une formule syndicale) entre l'individuel, le collectif et le politique. Agir d'abord à mon niveau personnel, c'est-à-dire moins consommer, moins voyager et augmenter encore par mes paroles, mes écrits et mes gestes la quantité de bienveillance et d'entraide présentes dans ce monde. 
Mes deux grandes voies de ressourcement intérieur, la méditation et la psychologie positive, sont de nature à nous aider dans l'après-crise. La première en nous offrant apaisement et discernement pour nous engager dans ce que j'appelle « l'action juste », calme et déterminée, car les vociférations et les gesticulations ne mènent à rien. La seconde en nous rappelant que le goût de la vie est une source puissante pour agir sur la durée. Claudel écrivait : « Le bonheur n'est pas le but mais le moyen de la vie », sa quête est un de nos grands carburants pour l'action ! Ce que nous vivons est à la fois inquiétant et passionnant, et nous avons reçu de nombreuses leçons de cette crise : allons-nous nous montrer bons élèves ?
Christophe André
(source : La Vie)

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dimanche 3 mai 2020

Ignorance de la Vie


Tiré d'un article intéressant de Mediapart
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NOUS NE MANQUONS DE RIEN
La pandémie révèle la fragilité et la fausseté de notre société. Nous pouvons continuer de répondre à cette « agression » comme d’habitude, en renforçant notre refoulement et nos mensonges, en partant en guerre pour faire disparaître ce qui nous dérange, en nous empiffrant toujours plus vite et toujours plus intensément pour chercher l’objet externe qui enfin nous comblera et nous coupera des émotions que provoque notre désarroi profond. Ou bien en profiter pour ouvrir les yeux, déboucher nos oreilles et écouter.
Que se passe-t-il alors ? A vous de me le dire…
Il semble que lorsque l’on se réouvre à la vie qui nous entoure et dont nous sommes, lorsque l’on retrouve cette union simple avec le vivant, une joie simple d’être vivant émerge. Nous voyons et sentons les choses différemment, avec un autre goût. Nous retrouvons la saveur de vivre. C’est une fête des sens et une joie profonde. Dans la vie, par notre réintégration à la nature comme élément vivant parmi les autres, nous retrouvons nos racines. Nous nous sentons entiers, complets. Ce que nous cherchions désespérément à l’extérieur de nous, était depuis toujours en nous et tout autour de nous. Nous découvrons que nous sommes déjà entiers et que nous l’avons toujours été. Faites l’expérience, peu à peu, et vous sentirez. Expérience du souffle, de la présence. Les mots peuvent sans doute paraître mièvres, mais l’expérience ne l’est pas. A toutes les époques, dans toutes les régions du monde et toutes les cultures, des personnes ont cherché à retranscrire cette expérience (Râmana Mahârshi, Rabindranâth Tagore, Osho, Jiddu Krishnamurti, Tchouang Tseu, Lao Tseu, Thich Nhat Hahn, Saint François d’Assise, Sainte Thérèse de Lisieux, Rûmi, Ostad Elahi, Rashi, Martin Buber, Arnaud Desjardins, Armelle Six, Daniel Morin, Jean Bouchart d’Orval, Jeff Foster, Richard Moss…).
La peur peut alors se réveiller. Ce simple plaisir est-il encore durablement possible ? Mes enfants pourront-ils encore profiter de cette simple joie de vivre ? Il n’est jamais trop tard pour s’interroger sur le monde qu’on laisse à ses enfants… pour s’interroger sur ses responsabilités. Ce sera toujours possible d’être plein de la joie d’être vivant, mais dans quel environnement ? Que pouvons-nous faire ? Que pouvons-nous répondre au Covid-19 (qui est lui aussi un virus vivant qui cherche à se reproduire et à se perpétuer) ?

CE QUI SE JOUE N'EST PAS LA VICTOIRE SUR UN VIRUS MAIS BIEN LA COMPRÉHENSION DE NOTRE RÔLE DANS LES DRAMES QUI S'ANNONCENT
Voici quelques modestes et rapides pistes. Ce qui se joue n’est pas la victoire sur un virus mais bien la compréhension de notre responsabilité et de notre rôle dans les drames qui s’annoncent. Si nous ne pouvons pas contrôler la nature et les humains, il nous reste une marge d’action immédiate et majeure : le contrôle de nos créatures et de nos chimères. Le contrôle du monde parallèle. La fin du cheminement consistant peut-être à ne plus avoir besoin de contrôler quoi que ce soit. Ce cheminement a sans doute deux volets : une introspection individuelle et le discernement de perspectives pertinentes puis le passage à l’action dans la société.
L’introspection individuelle est le premier et principal contrôle dont nous disposons, celui qui nous permet de construire et de déconstruire à notre gré nos croyances et notre vision du monde, nos dénis et nos peurs, nos pulsions et nos sentiments de manque. La première chose à faire semble sans doute de nous éveiller au monde vivant qui nous entoure et nous habite et de discerner au milieu des carcans idéologiques, dogmatiques, culturels collectifs et au milieu de nos croyances individuelles celles qui sont encore pertinentes et que nous voulons conserver et celles limitantes ou opacifiantes que nous devons modifier ou dont il nous semble important de nous émanciper. Le réenracinement dans le monde de la vie va de toute façon changer notre manière d’appréhender le monde, la vie et les êtres vivants.
Au niveau social, ce qui dépend de nous est beaucoup plus délicat. Cela ne doit pas nous freiner ni nous empêcher de chercher à apporter notre pierre à l’édifice et jouer notre rôle de colibri.

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samedi 2 mai 2020

Libre constat


« L’émotion ne nous empêche pas d’être tranquille.
Au contraire, elle nous amène à la tranquillité.
La tension du corps permet la prise de conscience de la détente véritable.
Dans cette détente, la tension apparaît et nous révèle la détente. 
Elle nous permet de constater ce qui est libre en nous.»

Eric Baret

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Le fidèle tilleul.


Le tilleul, dont les fleurs parfumées ont des vertus adoucissantes, a toujours été considéré comme un symbole d'amitié. Son nom grec est le même que celui de la mère du centaure Chiron, dont les pouvoirs furent toujours bénéfiques aux hommes.



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vendredi 1 mai 2020

Le lys de la vallée...


Joyeux 1er mai ! 

Dans cet article on vous dit tout sur le muguet ! Petite plante emblématique (mais toxique), un conseil : "En mai, fais ce qu'il te plaît... mais ne mange pas de muguet !"




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Silence intérieur et ignorance


« Quelque chose est en train de mourir en toi. Ça s'appelle l'ignorance. »
 - Extrait de la série Kung-Fu


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Le collier perdu avec José Le Roy 
26 avril 2020

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jeudi 30 avril 2020

Témoignage de Magda Hollander-Lafon


Magda Hollander-Lafon (92 ans) fait partie des derniers rescapés d’Auschwitz-Birkenau.
Face à l’épidémie mondiale de coronavirus, elle nous invite à puiser en nous la force de la vie. [extraits]

 « Dans les camps, j’ai connu la peur. La peur de l’autre. La peur vous paralyse, vous n’avez plus de mot, vous n’existez plus. On fait de vous ce que l’on veut.
Dans les camps, un moment, il m’a été donné de ne plus avoir peur : j’ai accepté l’idée que j’allais mourir. En acceptant cette peur, en me disant « je vais mourir », une force de vie est montée en moi, une imagination débordante s’est emparée de moi et j’ai pu inventer la vie.
Si l’on s’approchait de moi pour me battre, et Dieu sait ce qu’être battue dans un camp veut dire, je ne sentais plus les coups. J’étais tellement préoccupée par ce que j’avais à faire, à inventer, pour survivre encore un peu. En nommant la peur, la peur n’a pas raison de nous car, en face d’elle, nous existons.
Le contexte actuel est totalement différent. Même si, en cette période de catastrophe sanitaire mondiale et du confinement qui en découle pour protéger nos vies et celles des autres, nous avons peur.

Nous pouvons nous sentir dépassés, nous replier sur nous, nous sentir victimes ou bien traverser humblement l’événement en nous tournant vers notre intériorité, y retrouver la force de vie qui habite chacun de nous, y puiser la confiance et l’espérance, l’envie de rassembler. Appeler en soi le goût, l’amour des autres, la reconnaissance, la gratitude… 

Aujourd’hui, je suis émerveillée des gestes de solidarité qui se multiplient. Le mot solidarité me touche beaucoup. Être solidaire, c’est reconnaître l’autre dans son existence même. Un regard peut tuer, un regard, un sourire, une parole, un appel téléphonique peuvent appeler à la vie.
Tous ces gestes viennent dire que chacun peut donner le meilleur de soi, mettre son attention, son imagination au service de l’autre.

Développer la présence à soi permet de développer la présence et la reconnaissance de l’autre là où il est. Demain dépend de la manière dont nous vivons ce présent. Ce qui compte, c’est de porter, supporter, assumer une souffrance. Mon expérience des camps m’a donné la certitude que nous possédons en nous une énergie intense et unique par laquelle nous pouvons trouver, chaque jour, la force d’inventer la vie. Cette crise nous invite à plus de solidarité, à puiser en nous-mêmes des ressources que nous ne connaissions pas, à faire de notre mieux, exactement là où nous sommes.

Puisqu'il est question de contagion, que ce soit celle de plus d'amour et de service à l'autre. Alors, il se pourrait que demain nous réserve de belles surprises. »

[8 avril 2020 - Ouest France]

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mardi 28 avril 2020

Prendre soin...


Parfois des amis me demandent de l'aide pour des problèmes dans le monde, ils me demandent d'utiliser des "pouvoirs magiques". Je leur réponds toujours que le Dalaï Lama n'a pas de pouvoirs magiques. Si j'en avais, je n'aurais pas de douleurs dans les jambes ou de mal de gorge. En tant qu'êtres humains nous sommes tous semblables et nous expérimentons les même peurs, les mêmes espoirs, les mêmes incertitudes. 
Dans la perspective Bouddhiste, tous les êtres sensibles connaissent la souffrance et les vérités de la maladie, du grand âge et de la mort. Mais en tant qu'êtres humains nous avons la capacité d'utiliser notre esprit pour maîtriser la colère, la panique et l'avidité. Ces dernières années j'ai insisté sur le "désarmement émotionnel", essayer de voir les choses de manière réaliste et claire, sans la confusion générée par la peur et la colère. Si un problème a une solution, nous devons essayer de la trouver, s'il n'en a pas, nous n'avons pas à perdre notre temps à y penser. 
Nous, Bouddhistes, nous croyons que le monde entier est interdépendant. C'est pourquoi je parle souvent de responsabilité universelle. L'apparition de ce terrible coronavirus a montré que ce qui affecte une personne peut très vite affecter toutes les autres. Mais elle nous rappelle aussi qu'une action constructive et pleine de compassion - que nous travaillions dans un hôpital ou que nous observions simplement la distanciation sociale - a le pouvoir d'aider beaucoup de gens. 
Depuis les nouvelles à propos du coronavirus à Wuhan, j'ai prié pour mes frères et soeurs en Chine et partout ailleurs. Nous pouvons constater maintenant que personne n'est immunisé contre ce virus. Nous sommes tous inquiets à propos de ceux que nous aimons et à propos du futur, à propos à la fois de l'économie mondiale et de nos foyers. Mais la prière ne suffit pas. 
Cette crise nous montre que nous devons tous prendre nos responsabilités là où nous le pouvons. Nous devons associer le courage dont font preuve les médecins et les infirmières avec la science empirique pour commencer à retourner la situation et protéger notre futur d'autres menaces. 
Dans ce temps de grande peur, il est important de penser à long terme aux défis et aux possibilités de la planète entière. Les photos de notre monde prises depuis l'espace montrent qu'il n'y a pas de frontières sur notre planète bleue. Nous devons donc tous prendre soin d'elle et travailler pour prévenir les effets du changement climatique et des autres forces destructives. Cette pandémie nous alerte sur le fait que c'est seulement ensemble, avec une réponse coordonnée et globale que nous ferons face à l'ampleur sans précédent des défis actuels. 
Nous devons aussi nous rappeler que personne n'est libre de la souffrance et tendre la main à ceux qui manquent d'un foyer, de ressources ou d'une famille pour les protéger. Cette crise nous montre que nous ne sommes pas séparés les uns de autres - même lorsque nous ne vivons pas ensemble. Nous avons donc tous la responsabilité d'exercer compassion et aide. 
En tant que Bouddhiste, je crois dans le principe de l'impermanence. A la fin, le virus passera, comme j'ai vu passer des guerres et de terribles menaces durant ma vie, et nous aurons l'opportunité de reconstruire notre communauté planétaire comme nous l'avons fait de nombreuses fois par le passé. J'espère sincèrement que chacun puisse rester en bonne santé et rester calme. En ce temps d'incertitude, il est important de ne pas perdre l'espoir et la confiance dans les efforts constructifs que tant de gens ont engagés.
          Publié parTime Magazine le 14 avril 2020.

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lundi 27 avril 2020

Une suite... de confinement.


Un morceau de ma belle sœur (piano) et mon beau frère (flûte).
Donc un beau morceau pour entamer la semaine...


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Instant de présence


Musiques du ciel...


J'aime bien ces petites vidéos. Et actuellement ces chants se font bien entendre. Ouvrez l'oreille...



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