vendredi 9 juin 2017

Immensité




L'expérience, aussi sublime soit-elle, n'est pas la chose réelle.
Elle va et vient par nature.
La réalisation de soi n'est pas une acquisition.
Elle serait plutôt de la nature de la compréhension.
Une fois qu'on l'a atteinte, on ne peut plus la perdre.
D'un autre côté, la conscience est changeante, elle coule en subissant des transformations à chaque instant.
Ne vous attachez pas à la conscience et à son contenu.
La conscience que l'on retient cesse.
Essayer de faire durer un éclair d'intuition ou une explosion de bonheur détruit ce que l'on veut préserver.
Ce qui est venu doit s'en aller.
La permanence est au-delà de tout va et vient.
Allez à la racine de toute les expériences, au sentiment d'être.
Au-delà de l'être et du non-être se situe l'immensité du réel.

Nisargadatta Maharaja

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jeudi 8 juin 2017

Tu es, elle Est


Tu es Celui 
qui est conscient d'avoir conscience des objets et des idées. 
Tu es Celui 
plus silencieux même que la conscience. 
Tu es la Vie 
en amont du concept de vie.
Ta nature 
est le silence auquel on ne peut parvenir.
Elle EST 
toujours.


Papaji

mercredi 7 juin 2017

«Vous savez, on peut être heureux avec rien !»


A propos du mouvement régénérateur

 « Pratique corporelle instinctive pour une santé naturelle, le Mouvement Régénérateur est l'aboutissement pour tous de la technique du Seitaï créé au Japon au siècle dernier par M. Noguchi et transmise par Itsuo Tsuda en France. C'est aussi une voie spirituelle qui ne se présente pas comme telle. Harmoniser la circulation du Ki est une pratique spirituelle : le Ki japonais est synonyme du prana hindou, du pneuma grec, du spiritus latin, c'est à dire de l'esprit – l'esprit qui ne peut être saisi, ni compris, ni ressenti mais dont on perçoit les effets en tant qu'être humain, et qui est porteur de la vie même. 

 L'originalité de cette voie est sa simplicité, son unité avec la manifestation de la vie chez le pratiquant. C'est pourquoi Itsuo Tsuda la définissait comme une pratique sans but. La vie n'est pas un but, elle préexiste à tout le reste. Le non-faire laisse au Ki, à « l'esprit », le champ libre pour s'accomplir dans l'organisme qu'il a créé - organisme qui inclue les niveaux physique,psychologique et spirituel.» 

Olivier Humbert

Source : mouvement regenerateur



Message à Olivier, par Hélène Denjean 

«Merci Olivier de nous avoir initiés et guidés dans le mouvement régénérateur avec une simplicité digne du « sans connaissance, sans technique, sans but » d’Itsuo Tsuda, dans le cœur de ciel pur d’Haruchika Noguchi, et d’avoir pratiqué avec nous dans cet esprit de liberté, de non attente, de don qui permet de se reconnecter au vivant. 

Ton regard clair, lumineux, ouvert éclaire notre conscience tel le cœur du ciel pur. Ton expression « Bain de Ki » exprime bien notre pratique du lundi soir qui mène au vide, au rien, là où l’on quitte son identité, le passé, le futur et les doutes du mental, là où l’on retrouve la cohérence, la plénitude, la source d’amour, celle où nous sommes tous un dans l’instant présent. Merci de cette rencontre lumineuse.»


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mardi 6 juin 2017

En souvenir d'Olivier Humbert

Dans la nuit du mardi 30 mai au mercredi 31 mai 2017, Olivier Humbert a quitté son corps pour rejoindre la conscience une.

Olivier Humbert est né en 1930. Ingénieur commercial ESCP. il a assumé des postes de direction commerciale dans différentes entreprises. puis de consultant et de formateur en relations humaines durant vingt ans. Il s'est formé à la psychologie sociale et à la psychologie émotionnelle et corporelle au début des années 70. Il a pratiqué la thérapie de groupe dans la ligne des groupes marathons initiés en France par jacques Durand-Dassier.

Sa rencontre avec Arnaud Desjardins en 1976 l'a conduit à interrompre cette activité. Dans le cadre de l'adhyatma yoga. il s'est alors soumis à l'ascèse des lyings durant trois années. Puis. pendant vingt ans. il a accompagné en lyings et en psychothérapie des personnes motivées par la recherche spirituelle. notamment dans le Gard où il a créé en 1985. avec son épouse. un centre résidentiel pour pratiquer ces activités en cohérence avec l'enseignement d'Arnaud Desjardins.
Il vivait à Montpellier depuis plus de vingt ans.



A propos du Lying (Extrait de l’ouvrage «Swâmi Prajnânpad et les lyings», co-écrit par Éric Edelmann, Olivier Humbert et Christophe Massin)
 «Le paradoxe est que le lying fait partie d'une voie qui met en avant l'acceptation mais que le chercheur a le plus souvent pour demande de changer en lui ce qui lui déplaît. Ceci peut l'entraîner à tourner le dos à la nécessité de s'accepter tel qu'il est. Pourtant, tous les problèmes psychologiques peuvent se ramener à un seul désir impossible: celui d'être autre que ce qu'on est. Garder à l'esprit cette nécessité d'en arriver à s'accepter soi-même et de faire confiance pour le reste à la vie, qui se charge de nous quoi qu'on en pense, est donc important pour ne pas s'engager dans la poursuite interminable d'un idéal d'homme ou de vie sans émotions ni douleurs.» Olivier Humbert

source :article FB

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lundi 5 juin 2017

Ces choses Sont...




Les objets qui émergent du Soi sont tous comme ils doivent être.

Le samsâra que nous voyons autour de nous est, dans sa totalité, une manifestation du Soi. 

Tout ce qui se voit, se sent, ou se goûte est magnifique.

Il n'y a pas d'erreurs dans le Soi. tout est comme cela doit être, un déploiement merveilleux de la perfection même…

Tout se déroule comme cela doit se dérouler.

Ce que je dis, c'est : "Restez tranquille"…
Si vous laissez le mental pendant une seconde, juste une seconde, la sainteté se révélera elle-même et vous fusionnerez avec elle.

Papaji

dimanche 4 juin 2017

Axelle Huber : avec Léonard, un amour au goût d'éternité

En novembre 2013, son époux est décédé d'une maladie dégénérative. Aujourd'hui, cette mère de quatre enfants puise dans sa foi la force de vivre l'instant présent, en communion avec Léonard, dans le mystère de la résurrection.

Léonard, l'homme que j'avais tellement attendu, espéré, est tombé malade au bout de six ans de mariage. Quelques mois après notre première rencontre, il me demandait si j'étais d'accord pour passer les 50 prochaines années avec lui. J'avais 28 ans, lui, quasiment 30, la vie nous souriait. Au lieu des 50 ans prévus, nous en aurons vécu physiquement ensemble 10.
En 2010, le diagnostic tombe : Léonard est atteint de la maladie de Charcot, maladie dégénérative entraînant la paralysie des muscles. Sur le moment, nous refusons de nous engouffrer dans des recherches angoissantes sur Internet. Notre quotidien avec nos quatre enfants – l'aînée a 6 ans, le dernier 18 mois – mène la danse. Quelques mois plus tard, nous comprenons que le pronostic vital est engagé. Léonard boite de plus en plus, le voile se lève. Dès le départ, nous nous promettons que cette maladie n'emportera pas notre amour. Une parole entendue lors de notre retraite de fiançailles : « J'ai beaucoup souffert de maux qui ne me sont jamais arrivés » sera notre leitmotiv, une injonction à vivre pleinement le présent. Nous ignorons de quoi l'avenir sera fait et évitons d'envisager le pire. En avril 2012, Léonard devient complètement dépendant. Nous comprenons qu'il restera de manière définitive dans ce fauteuil. Notre vie prend alors un tout autre tournant. 
Mon caractère volontaire et énergique m'a soutenue, mais à vue humaine cette épreuve est insupportable. C'est la grâce qui m'a permis de tenir, en plus du soutien de nos proches. Nous savions que nous étions dans la main de Dieu, Lui qui s'était engagé avec nous dans le sacrement du mariage. J'ai expérimenté avec Léonard cette grâce de vivre au jour le jour, en sachant m'émerveiller de choses admirables. En une seconde, vous vivez à la fois la beauté de la vie et son âpreté, sa dureté. Beauté, lorsque je voyais Léonard dans son fauteuil, un enfant sur ses genoux, deux autres derrière en roller, et le quatrième sur sa trottinette. Dureté d'être au four et au moulin, en permanence sollicitée, et de contempler son corps amaigri qui se dirigeait vers la mort. Aujourd'hui encore j'ai énormément de mal à voir les photos de Léonard malade. Je n'ai jamais voulu m'habituer à la laideur et je crois que d'avoir toujours été tournée vers le Beau m'a portée jusqu'à présent.
Mon chemin spirituel jalonné de rencontres marquantes, lectures, retraites, divers engagements m'a aidée à vivre cette épreuve durant laquelle ma foi a été renforcée. À 17 ans, j'ai découvert Bernanos et son Journal d'un curé de campagne. Cette lecture fut au cœur de ma maturation spirituelle. Au fil des pages, je compris que notre bonheur dépend de l'acceptation, non résignée, de ce qui nous arrive. Là se situe notre liberté, à l'orée de deux chemins : soit on se révolte, soit on accepte.
Je ne me suis jamais révoltée contre Dieu même quand nous repartions de Lourdes sans guérison. Dieu n'a pas voulu le mal, il l'a permis, c'est le fruit de notre liberté. La non-guérison de Léonard n'est pas une question que je me pose, car elle est vaine et mortifère. Je sais que je n'aurai la réponse qu'au Ciel. À la fin du Journal d'un curé de campagne, sont repris ces mots de sainte Thérèse de Lisieux : « Tout est grâce. » Personnellement, je ne peux pas dire que tout est grâce mais que tout devient grâce. Je ne veux pas faire d'angélisme, cette maladie a été terrible, d'une violence indicible. Ma question aujourd'hui est : comment répondre à ma souffrance et à celle des autres ? J'essaie, avec mes limites et mes fragilités, d'aider ceux qui en ont besoin, et d'être à ma place ici et maintenant, en faisant mon devoir d'état, de mère de famille et dans mon travail.

J'ai évidemment connu des heures de révolte contre la maladie. La tentation était d'ailleurs parfois forte de faire un raccourci entre la maladie et le malade. Les moments où Léonard me demandait de l'aide, de la toilette aux repas, pouvaient être difficiles à vivre, entre les nuits non récupératrices et les journées tourbillon. Certaines fois, je me demandais ce que je faisais là et j'étais saisie de l'envie d'échapper à cette vie, de revenir à celle d'avant... J'aurais aimé ne pas avoir ces pensées mais c'est ainsi, et je regarde tout cela avec douceur. Je suis de chair et d'os, imparfaite, et c'était dur d'être déchirée entre lui, les enfants, mes projets professionnels. Si j'ai pu douter, me demander si je n'allais plus l'aimer, je répondais très vite, je l'aimais même de plus en plus. 
J'ai été édifiée par toutes les qualités de mon mari et son acceptation aussi paisible de l'épreuve. Certes, j'aurais préféré qu'il ne soit jamais tombé malade, mais même si j'avais su dès le départ ce qui allait nous arriver, même si notre mariage n'allait durer que trois jours, j'aurais signé. Dix ans, c'est court, mais si c'était à recommencer, je le referais. La beauté n'est pas tributaire de la durée. Nous avons tant construit et vécu pleinement, que je ne regrette rien. Notre volonté d'être ensemble dans la fidélité était plus forte que tout.
Aujourd'hui, je suis très heureuse de la vie que j'ai et je considère que j'ai une chance incroyable d'avoir été la femme de Léonard, qu'il soit le père de nos enfants. Je puise de la fierté, de la joie, de la force d'avoir eu la grâce de pouvoir rester à ses côtés lors de son agonie. D'avoir pu être là, à son chevet, de lui avoir tenu la main, l'avoir caressée, et lui avoir dit : « Tu peux partir en paix, ne t'inquiète pas. Je serai heureuse, et les enfants aussi. » Lui avoir dit « pardon, merci, je t'aime ». Nous être redemandé l'un et l'autre en mariage. Ces trois jours où j'ai vécu de façon concomitante le mystère de la mort et de la résurrection m'ont changée à tout jamais. À certains moments, j'avais la tête dans le ciel, habitée d'une joie et d'une paix profondes. J'ai perçu de manière très incarnée, à l'approche de sa mort, puis lors de son dernier soupir, qu'il mourait et naissait en Dieu. Qu'il vivait une seconde naissance au ciel.
Cette joie profonde est toujours là en moi, et j'espère qu'elle ne me quittera pas. Vivre la maladie et la mort de Léo a renforcé mon goût de la vie. Je m'émerveille de toutes les petites et grandes joies du quotidien et m'ancre dans le moment présent, car penser que j'ai encore 50 ans à vivre sans lui serait insoutenable. Son absence est crucifiante, j'aimerais partager physiquement avec lui cette vie, le voir ne serait-ce que quelques minutes, même avec sa maladie. Mais je sais qu'il est là avec nous et que si nous allons bien, c'est grâce à lui : par son intercession, je gagne des qualités qui étaient siennes : de patience, de confiance, de sérénité... et je m'étonne moi-même !
Le jour où Léonard a su qu'il ne pourrait plus marcher, il m'a dit de son air malicieux : « Si je ne marche plus, je courrai. » Non pour fuir la mort, mais pour courir le risque du bonheur. Je suis convaincue que le jour où je naîtrai au ciel, nous nous jetterons dans les bras l'un de l'autre. Je me jetterai aussi dans ceux de mon Père qui m'attend déjà ici-bas et qui est là à chaque instant.

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source :  La Vie

vendredi 2 juin 2017

Question de sens...



Je ne comprends pas très bien votre question. « Pourquoi faudrait-il un sens à nos jours? »
Pour les sauver?
Mais ils n'ont pas besoin de l'être.
Il n'y a pas de perte dans nos vies, puisque nos vies sont perdues d'avance, puisqu'elles passent un peu plus, à chaque seconde.
Un mot me gêne dans votre lettre. Ce mot de sens. Permettez-moi de l'effacer.
Voyez ce que devient votre question, comme elle a belle allure, à présent. Aérienne, filante:
"Qu'est-ce qui vous donne votre vie?" la réponse cette fois-ci est aisée : tout.
Tout ce qui n'est pas moi et m'éclaire.
Tout ce que j'ignore et que j'attends.
L'attente est une fleur simple. Elle pousse au bord du temps.
C'est une fleur pauvre qui guérit tout les maux.
Le temps d'attendre est un temps de délivrance.
Cette délivrance opère en nous à notre insu.
Elle ne nous demande rien que de laisser faire, le temps qu'il faut, les nuits qu'elle doit.
Sans doute l'avez-vous remarqué: notre attente -d'un amour, d'un printemps, d'un repos- est toujours comblée par surprise.
Comme si ce que nous espérions était toujours inespéré.
Comme si la vraie formule d'attendre était celle-ci : ne rien prévoir sinon l'imprévisible.
Ne rien attendre sinon l'inattendu.
Ce savoir là me vient de loin.
Ce savoir qui n'est pas un savoir, mais une confiance, un murmure, une chanson....


Christian Bobin,

Éloge du rien

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jeudi 1 juin 2017

Perception inconsciente...


"La perception n'est pas du tout un phénomène passif, c'est un phénomène très actif, mais une large portion de cette action n'est pas consciente" 
 Prof. Lionel Naccache, Paris 


Autrement dit, nous construisons plus la réalité que nous ne la lisons. Et comment la construisons nous ? En faisant un pari sur le réel : en fonction de nos expériences antérieures, nous parions sur la forme de réalité qui nous semble le plus utile et la plus cohérente avec nos expériences mémorisées. Cela est très intéressant. Si on récapitule la formation de notre vision du monde, il faut d'abord qu'il y ait une (pure) conscience. Peut être le Témoin dont parlent les voies non duelles ou simplement un état de la conscience. 

Mais dans un deuxième temps, ce Témoin passe obligatoirement par le prisme de notre structure de conscience, forgée par toutes nos expériences antérieures. Et cette structure est essentiellement inconsciente, sauf si on accepte de l'observer à partir d'un point de vue externe à notre perception directe. Mêmes les plus grands sages y sont soumis, tant qu'ils seront des êtres humains. 

C'est la raison pour laquelle il n'y a aucun sens à promouvoir la non dualité au détriment de la "dualité" ou les voies "directes" en opposition aux voies dites "indirectes" ou "lentes" (ce qui est une élégante façon de dire stupide). Ou vice versa. Les deux visions pointent simplement sur une partie différente du processus qui aboutit à notre réalité, et les deux ont besoin l'une de l'autre pour être complètes.

Fabrice Jordan

mercredi 31 mai 2017

Beauté de la diférence



Chacun est différent de l'autre ; chacun a son propre Dharma (mode de vie, devoir), sa propre vérité, son propre chemin. Le premier pas c'est de se connaître soi-même, d'éliminer toute comparaison. Tout autour dans l'univers, on ne peut pas trouver deux choses exactement semblables. Même deux feuilles sur un même arbre sont différentes. 

Svâmi Prajnanpad mon maître, de Sumangal Prakash

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mardi 30 mai 2017

Ouvrir les portes... de la nuit.



C'est quand la nuit s'abat sur notre cœur, assombrissant le halo de notre Âme, qu'il faut ouvrir la porte, toutes les portes. Derrière chaque événement heureux ou malheureux qui vient nous bouleverser personnellement ou collectivement, se cache un message, une compréhension, un signal, qu'il nous faut découvrir; mais c'est toujours dans une perception nouvelle, innovante et inexplorée qu'il faut aller chercher. Si des situations se répètent, se répètent et se répètent dans notre vie, c'est que nous n'avons pas apaisé en nous la charge émotionnelle de leur impact, et que toutes les clés utilisées pour les appréhender sont inefficaces, dépassées ou truquées. 

C'est là qu'il faut ouvrir les portes de ses sens, de ses intuitions, de son cœur, d'une compréhension nouvelle, s'essayer à des comportements différents, oser emprunter de nouvelles voies; et si derrière ces portes béantes la nuit encore trop sombre nous décourage et ne nous laisse entrevoir aucune perspective, alors, il faut lever bien haut la lanterne de notre Âme, et la laisser de sa Lumière et de son Amour nous éclairer... 

Aucassin et Nicolette
illustration: Edmond Dulac 1882-1953 

lundi 29 mai 2017

Les mots du silence...




Sa méfiance envers les mots était si intense que souvent il ne parlait pas pendant des jours. Cela faisait l'objet d'une autre de ses Règles : la plupart des problèmes du monde viennent d'erreurs linguistiques et de simples incompréhensions. 
Ne prenez jamais les mots dans leur sens premier. 
Quand vous entrez dans la zone de l'amour, le langage tel que nous le connaissons devient obsolète. Ce qui ne peut être dit avec des mots ne peut être compris qu'à travers le silence.

Extrait de
Soufi mon amour de Elif Shafak


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