Les soufis enseignent en accord avec le Coran, que tous les êtres humains se doivent estime et respects mutuels, quel que soit leur sexe ou leur rang social. Plus fondamentalement, ils considèrent que, bien que dans ce monde de dualité nous puissions exister sous différentes formes, il n'y a ultimement ni masculin ni féminin, seulement l'Être. On ne s'étonnera donc pas de trouver parmi les maîtres du tassawouf (soufisme) de nombreuses femmes.(source du texte : blog "le guerrier intérieur")
jeudi 29 décembre 2011
Cheikh Khaled Bentounes et la place de la femme dans la société
Les soufis enseignent en accord avec le Coran, que tous les êtres humains se doivent estime et respects mutuels, quel que soit leur sexe ou leur rang social. Plus fondamentalement, ils considèrent que, bien que dans ce monde de dualité nous puissions exister sous différentes formes, il n'y a ultimement ni masculin ni féminin, seulement l'Être. On ne s'étonnera donc pas de trouver parmi les maîtres du tassawouf (soufisme) de nombreuses femmes.(source du texte : blog "le guerrier intérieur")
mercredi 28 décembre 2011
mardi 27 décembre 2011
De l'orange ou de la pomme...
Quel est le jus le plus écologique pour son bilan carbone ?
lundi 26 décembre 2011
dimanche 25 décembre 2011
Quand tu pries avec Philippe Mac Leod
Quand tu pries, ne fais pas de la position ton premier souci, ne te perds pas en observations anatomiques, en pointilleux retours sur des sensations que tu grossis toi-même, surveillant la verticalité de la nuque, redressant l’inclinaison d’une épaule ou reprenant sans cesse l’appui d’une jambe. S’il est un équilibre, il viendra du dedans. Parce que la prière est intérieure, le corps lui-même ne trouvera sa place que si l’âme est bien placée, l’âme qui est au centre de ton corps, davantage même, l’âme se rassemblant en son centre le plus intérieur qui est l’esprit, en deçà de tout sentiment, de toute image, de toute parole retournant au silence qui lui donne naissance. Tu es façonné comme un soleil, sur un noyau d’une extrême densité à partir duquel ta vie rayonne. Plus tu t’attacheras au centre, plus puissant sera ton rayonnement.
N’attache pas non plus trop de soin au souffle, à une sorte de respiration assistée selon des règles apprises, si bienfaisantes soient-elles : ce serait encore te tromper gravement sur la prière comme sur la nature profonde du souffle qui t’habite. Que ton âme s’apaise en se rassemblant, et sa paix gagnera immédiatement tous tes membres, imprimant de l’intérieur un rythme plus lent à ton souffle, plus égal et plus large, que tu n’as pas cherché, qui s’est accordé de lui-même dès que le contact se rétablit avec le cœur profond. Il s’agit bien de retrouver le souffle, mais originel, primitif, qui n’est pas seulement ta respiration, mais ce qui te porte, te soutient, le vaste et profond courant qui te traverse.

Tu l’as bien compris, la prière intérieure est le monde de la foi pure, de l’amour pur, de l’espérance pure. Aucun semblant, aucun dérivatif ne nous sépare plus de celui que nous aimons, que nous espérons, que nous savons là. Le dépouillement devient tel que le cœur semble seul ou qu’il a tout envahi. La foi aiguisée à ce degré de pureté devient contact, au-delà des considérations, qui toujours reviennent mais se dissolvent aussitôt sous la poussée légère d’un seul mouvement de l’être, le plus entier et le plus intime qui soit, comme un élan immobile, un vertige retenu, une attente comblée, un bonheur jailli de l’oubli de soi.
Il ne se passe rien, pourtant, le temps passe on ne sait comment. Comme si le fait d’être là, d’être tout court, nécessitait toute notre attention, toute notre énergie. On ne réfléchit pas, on trempe ses facultés dans une lumière qui les imprègne en les unifiant, en les affinant. Rien de sensible néanmoins, une sorte de travail en sous-main, d’autant plus efficace qu’on s’en absente.

Une force étrange opère alors, faite de puissance et de douceur à la fois, de paix et d’arrachement. Nous descendons mais en même temps nous avançons. Nous descendons mais nous ne sommes pas noyés, submergés. Plutôt portés, comme une marche sur les eaux, avec néanmoins le sentiment persistant de la profondeur, mais vaste, spacieuse, habitable. On y respire. Il n’est plus aucun poids qui nous fasse couler. C’est la mer qui se fend à nouveau, l’abîme qui se dénoue et forme une haute muraille palpitante de part et d’autre, et tu passes à pied sec, tu avances immobile, en confiance, vers l’autre rive, celle de la liberté, celle de la présence qui te rachète de la multitude des riens dont tu vivais et qui maintenant flottent à la surface des eaux refermées.
N’attache pas non plus trop de soin au souffle, à une sorte de respiration assistée selon des règles apprises, si bienfaisantes soient-elles : ce serait encore te tromper gravement sur la prière comme sur la nature profonde du souffle qui t’habite. Que ton âme s’apaise en se rassemblant, et sa paix gagnera immédiatement tous tes membres, imprimant de l’intérieur un rythme plus lent à ton souffle, plus égal et plus large, que tu n’as pas cherché, qui s’est accordé de lui-même dès que le contact se rétablit avec le cœur profond. Il s’agit bien de retrouver le souffle, mais originel, primitif, qui n’est pas seulement ta respiration, mais ce qui te porte, te soutient, le vaste et profond courant qui te traverse.

Tu l’as bien compris, la prière intérieure est le monde de la foi pure, de l’amour pur, de l’espérance pure. Aucun semblant, aucun dérivatif ne nous sépare plus de celui que nous aimons, que nous espérons, que nous savons là. Le dépouillement devient tel que le cœur semble seul ou qu’il a tout envahi. La foi aiguisée à ce degré de pureté devient contact, au-delà des considérations, qui toujours reviennent mais se dissolvent aussitôt sous la poussée légère d’un seul mouvement de l’être, le plus entier et le plus intime qui soit, comme un élan immobile, un vertige retenu, une attente comblée, un bonheur jailli de l’oubli de soi.
Il ne se passe rien, pourtant, le temps passe on ne sait comment. Comme si le fait d’être là, d’être tout court, nécessitait toute notre attention, toute notre énergie. On ne réfléchit pas, on trempe ses facultés dans une lumière qui les imprègne en les unifiant, en les affinant. Rien de sensible néanmoins, une sorte de travail en sous-main, d’autant plus efficace qu’on s’en absente.

Une force étrange opère alors, faite de puissance et de douceur à la fois, de paix et d’arrachement. Nous descendons mais en même temps nous avançons. Nous descendons mais nous ne sommes pas noyés, submergés. Plutôt portés, comme une marche sur les eaux, avec néanmoins le sentiment persistant de la profondeur, mais vaste, spacieuse, habitable. On y respire. Il n’est plus aucun poids qui nous fasse couler. C’est la mer qui se fend à nouveau, l’abîme qui se dénoue et forme une haute muraille palpitante de part et d’autre, et tu passes à pied sec, tu avances immobile, en confiance, vers l’autre rive, celle de la liberté, celle de la présence qui te rachète de la multitude des riens dont tu vivais et qui maintenant flottent à la surface des eaux refermées.
Philippe Mac Leod est écrivain et a publié plusieurs recueils de poésie. Son dernier ouvrage, Sens et Beauté, est paru aux éditions Ad Solem.
samedi 24 décembre 2011
Noël et son pouvoir transformateur avec Arnaud Desjardins
La vie du Christ, telle que des historiens peuvent la reconstituer, est à la fois l'histoire d'un homme et en même temps une dramaturgie sacrée décrivant le cheminement intérieur de tout homme. La nuit de Noël est en nous, avec l'étable, l'âne et le boeuf, la naissance de l'enfant est en nous et l'agonie suivie de la résurrection sont également en nous. L'ensemble des fidèles peut intérioriser ces différentes phases de la vie du Christ à travers l'année liturgique- l'Avent, Noël, le Carême, Pâques, la Pentecôte. Ce cycle remanifestant chaque année la totalité du chemin permet au chrétien d'approfondir l'enseignement que représente le mythe christique. Celui-ci acquiert alors un réel pouvoir transformateur pour celui qui le médite.
ARNAUD DESJARDINS
VÉRONIQUE LOISELEUR
En relisant les Evangiles
vendredi 23 décembre 2011
jeudi 22 décembre 2011
Les douces décorations de noël
Prêtez attention à votre émotion du moment (tristesse, joie, insatisfaction, impatience…). Puis, regardez ou visualisez vos biens, vos créations et les êtres qui vous sont chers. Possédez-vous réellement quoi que ce soit ? Tout ne peut-il pas vous être retiré du jour au lendemain ? D’ailleurs, est-ce que ces possessions vous donnent un vrai bonheur ? Regardez ces choses ou ces êtres comme s’ils n’étaient pas à vous. Ressentez simplement leur présence silencieuse et laissez-la vous combler.
Extrait de "Le Jeu des Miroirs"
Extrait de "Le Jeu des Miroirs"
La justice miséricordieuse... avec Jean-Yves Leloup
Effondrement et révélation (19 min.)
Dernière partie
(où Jean-Yves Leloup nous parle, à la fin, d'Arnaud Desjardins)
Dernière partie
(où Jean-Yves Leloup nous parle, à la fin, d'Arnaud Desjardins)
C’est au cœur de l’absurde que le sens de l’intolérable va m’apparaître. La vie ne se « justifie » pas… Le poète, le sage, ou toute personne ayant subi l’épreuve (l’épreuve du feu, l’épreuve de la vie) ne se justifie plus, ne donne plus d’explications… car la vie elle-même ne donne pas d’explication !
Plutôt que réfléchir sur le sens de la vie, il s’agit de la vivre. Et le sens se révèle dans l’intensité avec laquelle nous vivons cette vie-là. Sinon, nous nous posons en dehors de la vie, et nous nous observons en train de vivre…"
mardi 20 décembre 2011
Pour devenir un lien avec Jean-Yves Leloup
Nous sommes à l’époque des néons et des couvertures électriques, des lumières froides et des chaleurs opaques. On ne se réchauffe pas auprès d’un néon électrique, on ne s’éclaire pas auprès d’une couverture chauffante. Nous avons perdu la flamme qui est à la fois lumière et chaleur. « Redire ad cor » - « retourne à ton cœur », la parole du prophète est plus que jamais d’actualité. Jean-Yves Leloup
(source audio : France Culture)
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lundi 19 décembre 2011
Jean-Yves Leloup nous dévoile l'apocalypse (1)
La révélation de la vérité... bienvenue à l'apocalypse (17 min.)
Première partie
Première partie
Jean-Yves Leloup, théologien et philosophe, traducteur et auteur d’une quarantaine d’ouvrages sur les fondements du christianisme et la philosophie comparée des religions. Après « Le dictionnaire amoureux de Jérusalem » paru chez Plon, le voici pour la traduction de «L'apocalypse de Jean » qui vient de paraître chez albin michel. (source : France Culture)
dimanche 18 décembre 2011
Au cœur de notre nuit avec Joshin Luce Bachoux
Nous avançons en silence, mâchoires serrées, réprimant vaillamment les « Qui a eu cette idée stupide ? » et autres : « Je l’avais bien dit... » Il ne manquerait plus qu’une dispute pour couronner la journée : commencée au matin dans la brume, d’un pas gaillard, sac au dos ; continuée à midi dans un épais brouillard, sandwichs imbibés, premiers murmures de rébellion : « On va continuer longtemps comme ça ? » pour s’achever sous la pluie battante, complètement égarés par des souvenirs trompeurs : « Si ! Je le reconnais, ce grand arbre. On prend à gauche ! »
La nuit est tombée, nuit de décembre, nuit de nuages et d’ombres, de froid et d’hostilité et nous tournons dans la forêt, tantôt montant, tantôt descendant, tantôt sur un chemin, tantôt à travers les broussailles. Les pieds traînent ou s’accrochent aux racines, il y a des marmonnements qu’il vaut mieux ne pas déchiffrer, les capes de pluie dégoulinent et les grands sapins perfectionnent l’art de bien viser, glissant leurs gouttes glacées pile dans le cou de leur victime.

Bien sûr, tôt ou tard, cette mésaventure s’achèvera et, demain, enfin, disons dans quelques jours, nous en rirons. Cela, nous le savons pourtant, à cet instant, au-delà de l’inconfort et de la fatigue, nous sommes, eh bien, perdus corps et âmes, perdus dans l’obscurité, comme des enfants craignant le noir.
Petits poucets sans miettes ni GPS, nous ressentons plus qu’une solitude, c’est un sentiment d’abandon, qui nous laisse silencieux, pleins d’appréhension, séparés des autres. Nous avons été exilés du royaume de nos semblables, rejetés dans les ténèbres. L’obscurité qui nous entoure semble s’étendre à notre esprit, à notre cœur qui se rapetissent, nous laissant pauvres et tout recroquevillés sur nous-mêmes. Et puis... un frisson d’exaltation parcourt notre maigre colonne : là, au fond, en contrebas, une mince lumière, rai d’espoir, qui fait signe, qui appelle, qui rassure.
Jamais lumière ne nous a semblé aussi brillante, aussi pleine de promesses. Nous allons être au sec, au chaud, mais aussi, mais surtout, retrouver des paroles, des rires, de l’attention, de l’amitié, de l’irritation, aussi peut-être née de leur inquiétude, bref, d’autres êtres humains. Nous ne sommes plus seuls, abandonnés, menacés ; notre cœur s’emplit lui aussi de cette lumière, de cette chaleur que seuls les autres, les proches comme les inconnus, peuvent nous apporter.
Ah ! Pauvres habitants des villes ! Les lampadaires s’allument à heure fixe, les vitrines étincellent, le premier geste en rentrant est, machinalement, d’appuyer sur le bouton électrique. La lumière n’est plus que commodité : « Allume ! On n’y voit rien. » Ne connaissant plus l’obscurité, nous ne connaissons plus la lumière ; ne connaissant plus la lumière, le cœur, petit à petit, perd une part d’humanité, celle qui nous fait reconnaître l’autre comme notre prochain, comme celui qui nous manque, qui nous est nécessaire pour être complet, pour être pleinement vivant.
Il faut marcher, par une nuit pluvieuse, dans les rues de la ville, de la banlieue, d’un village, et sentir, derrière chaque fenêtre allumée, la présence, l’existence de tous ceux que nous ne rencontrerons jamais, mais qui sont là, qui nous entourent, nous soutiennent, nourrissent notre vie.
Nous reconnaissons alors la nécessité, la vérité de la lumière des autres, de la lumière de chaque autre. Au cœur de notre nuit.
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