dimanche 27 avril 2025
samedi 26 avril 2025
La pratique Beat
Voici deux planches extraites de la BD sur la beat generation de Etienne Appert. Les dessins sont vraiment impressionnants.
vendredi 25 avril 2025
Quand la vie m'emmène
Je n'ai jamais l'impression que ce que je n'ai pas fait est non-accompli. Je vois les choses qui ne sont pas faites comme des choses qui nécessitent un autre timing ; le monde et moi sommes mieux sans ces choses, pour l'instant.
Cette vie ne m'appartient pas. La voix me dit : "Fais la vaisselle" – OK, je la fais. Je ne sais pas à quoi ça sert, je le fais, c'est tout. Si je n'exécute pas l'ordre, ce n'est pas grave. Mais c'est un jeu à propos de où la vie me mènera quand je suivrai les règles du jeu. Il n'y a rien de plus excitant que de dire oui à une chose aussi folle. Je n'ai rien à perdre. Je peux me permettre d'être idiote.
~ Byron Katie
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jeudi 24 avril 2025
Bienvenue dans les réseaux asociaux
mercredi 23 avril 2025
Lucide et prêt
mardi 22 avril 2025
4 grands inévitables
Face à ces quatre grands inévitables que sont la souffrance, l’absurdité, la solitude et la mort, quelle fut l’attitude du Christ ?
Celle d’un être « capable de Dieu », c’est-à-dire de pure Présence, vivant la non-dualité et la non-violence avec tout ce qui est et tout ce qui arrive, libre de tout fatalisme, dans une plénitude de conscience et d’amour…
Y a-t-il d’autres chemins pour ne pas rajouter de la souffrance à la souffrance, de l’absurdité à l’absurdité, de la solitude à la solitude, de la mort à la mort ?
La croix n’est-elle pas cette grande patience et cette extrême lucidité face à tous ces inévitables qui nous harcèlent ?
N’est-ce pas dans cette « lumière sanglante » que nous pouvons nous approcher de la « force invincible et vulnérable de l’humble amour » qui transforme nos impasses en issues ?
Découvrir qu’à côté de nos « morts fatales », il est une « mort pascale », une joyeuse et possible résurrection ?
Le temps n’a qu’un temps. Passe ce qui ne peut que passer. La Vie est éternelle !
Jean-Yves Leloup, Avril 2025
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lundi 21 avril 2025
Joyeuses fêtes de Pâques à chacune et à chacun de vous !
Pour illustrer cette notion si mystérieuse de la Résurrection, voici celle - toute païenne - d'Orion, dans la mythologie grecque, le chasseur terrestre accidentellement tué par Diane-Artémis, puis transformé par ses soins en chasseur céleste, constellation brillante, à l'image de tout ce qui nous unit. Orion abandonne ici sa dépouille mortelle dans le cercle du O, la lettre de l'Ouverture infinie, pour y renaître en lumière, sous sa forme rayonnante.
Sabine Dewulf
Source : Illustration de Marie Dewulf, pour L'Oracle alphamythique - Sabine Dewulf et Antoine Charlet.
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dimanche 20 avril 2025
Passage vers le Royaume
De tout temps, l’homme a craint la mort. L’angoisse existentielle face à sa finitude s’inscrit dans son cœur dès qu’il sort de l’enfance, l’âge de raison signant l’ouverture de sa conscience au néant qui l’attend au bout de sa trajectoire. L’adolescent puis l’adulte auront à apprivoiser l’idée de la mort comme faisant partie intégrante de la vie afin d’accepter cette donnée inhérente à la condition humaine.
Cependant, là où nos ancêtres vivaient avec le sentiment prégnant qu’à chaque instant ils pouvaient quitter ce monde, l’espérance de vie d’antan étant beaucoup plus courte et aléatoire que la nôtre, les progrès techniques et médicaux permettent aujourd’hui de reculer toujours davantage le terme de notre parcours terrestre, incitant l’homme moderne à refuser l’ultime échéance et même à nourrir un rêve d’immortalité.
Dans cette lignée, à l’heure de l’intelligence artificielle, savez-vous qu’il est possible de « ressusciter » numériquement une personne disparue ? En Chine, aux États-Unis, au Japon, en Espagne, des entreprises, s’emparant de ce fantasme, proposent de recréer les caractéristiques d’un défunt (voix, apparence physique et tempérament) pour permettre à des particuliers de discuter virtuellement avec cet avatar post mortem.
Le réalisme de cette conversation apparaît aussi troublant que contestable sur le plan éthique. Si certains de nos contemporains peuvent être tentés de chercher un réconfort en recréant le dialogue avec un double informatique, est-il moralement et psychologiquement souhaitable de s’accrocher à une représentation artificielle d’un individu, forcément réductrice, aucun algorithme n’étant capable de copier la complexité d’une personnalité ?
Outre la question du respect de la volonté du défunt qui, par définition, ne peut consentir à ce que dit son fantôme virtuel, l’échange avec ce dernier risque de fabriquer une fausse relation et de faux souvenirs avec la personne disparue et d’exacerber le chagrin de la perte, en empêchant le nécessaire et salutaire travail de deuil.
La suprême Bonne Nouvelle
Aux antipodes du business de la « résurrection » numérique, l’espérance chrétienne nous invite à changer radicalement notre regard sur le sens de la finitude humaine. « C’est moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il vient à mourir, vivra. Le vivant, celui qui croit en moi, ne mourra pas pour toujours » (Jean 11, 25-26), répond Jésus à Marthe, alors que cette dernière lui reproche de n’être pas venu secourir à temps son ami Lazare et de l’avoir laissé mourir.
La Pâque illustre de façon magistrale que la mort n’est pas pur néant mais marque le passage vers le royaume de Dieu, qu’à l’image du Christ, nous irons rejoindre. La résurrection du Fils nous ouvre grands les bras du Père, voilà la suprême Bonne Nouvelle ! De cette foi, naît une confiance inédite dans le processus de transmutation et de renaissance à l’œuvre en toute chose, reflet de la puissance céleste, auquel la mort participe. Riche de l’instant dont est fait le présent où s’illustre l’éternité de Dieu, l’existence se dévoile alors à nous dans sa majestueuse splendeur.
Loin de vivre dans la crainte de mourir, le Christ nous appelle à nous inscrire sereinement dans l’élan universel gouvernant le monde, qui nous emmène sans cesse vers la nouveauté du devenir et nous fait entrer en Vie dès ici-bas en cocréant avec le Créateur à travers l’expérience incandescente de son Amour.
Cécilia Dutter
Écrivaine et critique littéraire, elle a publié des romans, dont À toi, ma fille (Cerf), ainsi que des essais, dont Etty Hillesum, une voix dans la nuit (Robert Laffont) et Aimer d’un cœur de femme (Cerf).
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samedi 19 avril 2025
Cette douleur qui ne part pas
Tu crois que tu pleures une rupture. Tu crois que c’est la perte de l’autre qui t’écrase. Mais la vérité, c’est que chaque départ réveille quelque chose de bien plus ancien. Tu vis une fin… mais ton cœur, lui, revit un abandon. Un que tu n’as jamais su digérer. Celui de l’enfance. Celui où tu n’as pas été choisi. Pas écouté. Pas assez regardé. Et tu ne t’en rends même pas compte. Tu souffres aujourd’hui comme si c’était disproportionné… mais c’est simplement accumulé.
Chaque fois que tu t’attaches à quelqu’un, c’est comme si une partie de toi espérait secrètement que cette fois-ci, on va rester. Qu’on va t’aimer sans condition. Qu’on va réparer ce que d’autres ont cassé. Tu ne cherches pas seulement un partenaire. Tu cherches un refuge. Une preuve que tu vaux la peine. Et c’est ça le piège. Parce que tant que tu ne guéris pas cette blessure originelle, tu vas continuer à confondre l’amour avec le besoin d’être sauvé.
Et quand ça casse, ce n’est pas juste une histoire qui se termine. C’est un schéma qui se répète. Encore. Et encore. Tu te demandes pourquoi tu tombes toujours sur les mêmes types de personnes. Pourquoi tu souffres toujours autant. Pourquoi ça fait aussi mal. C’est parce que ce n’est pas elle ou lui que tu perds… c’est l’espoir que, cette fois, ça allait enfin réparer ce vide que tu traînes depuis l’enfance. Un vide que tu n’as jamais appris à remplir toi-même.
Tu vois, l’enfant en toi a été blessé un jour. Il s’est senti rejeté, invisible, pas assez bon. Et comme personne ne l’a rassuré à ce moment-là, il a grandi avec cette peur viscérale : celle de ne jamais être aimé pour de vrai. Depuis, à chaque relation, il tend les bras. Il dit : « S’il te plaît, choisis-moi. Reste. » Et quand ça s’écroule, il s’effondre avec. Ce n’est pas l’adulte en toi qui pleure. C’est cet enfant qu’on a laissé derrière.
Tu n’as pas besoin d’un amour parfait. Tu as besoin de te retrouver. De revenir vers toi. De reconnaître cette part de toi qui a été blessée, et de lui dire : « Tu n’es plus seul. Je suis là maintenant. » Parce que personne ne viendra guérir ça à ta place. Personne n’a ce pouvoir. Même l’amour le plus sincère ne suffira pas, si tu ne te donnes pas, toi aussi, cette présence que tu attends des autres depuis toujours.
Tu peux continuer à courir après des gens pour combler ce vide. Tu peux aussi décider de t’arrêter. De respirer. Et de regarder en face ce qui a vraiment besoin d’attention. Ton cœur. Ton histoire. Ton passé. Tu ne peux pas changer ce que tu as vécu. Mais tu peux arrêter d’en faire un automatisme. Tu peux transformer ce schéma en le regardant droit dans les yeux. Tu peux aimer autrement. Commencer par toi.
Parce qu’un jour, tu vas aimer sans avoir peur qu’on parte. Tu ne supplieras plus pour qu’on t’aime. Tu ne seras plus à genoux pour être choisi. Tu seras debout, solide, en paix. Tu sauras que tu es entier, même si l’autre s’en va. Et ce jour-là, l’enfant blessé en toi ne criera plus. Il sera fier. Fier de toi. Fier de la personne que tu es devenue. Fier que tu sois enfin rentré chez toi.
Francis Machabée
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vendredi 18 avril 2025
Quelques conseils...
jeudi 17 avril 2025
Corps à ressentir
Le processus d'écoute du corps va de plus en plus refléter la Conscience. C'est l'enseignement traditionnel, qui d'abord se fait sur le corps. Le corps, c'est le symbole de la vie. La relation au corps, c'est celle que l'on a avec le monde. La façon dont on traite son corps, c'est la façon dont on traite le monde. L'inconfort du corps, c'est l'inconfort qu'on a avec le monde. Quand le corps va devenir Conscience, le monde va devenir Conscience. Le monde est une projection du corps. On est en relation avec le monde exactement comme on est en relation avec le corps. C'est très important de rendre ce processus conscient.
Toute émotion vient de l'essence. Aussi longtemps que l'on ne ressent pas son corps, ses émotions, on leur est totalement identifié. Quand je ne sens pas le corps, je suis le corps.
On ne s'accorde pas beaucoup de temps pour sentir le corps. À un moment donné, plutôt que de réfléchir sur votre vie affective, sur la spiritualité ou sur quoi que ce soit, vous vous accordez un espace dans la journée où vous êtes présent sensoriellement : éventuellement vous explorez un mouvement du doigt, du poignet, du souffle... Vous êtes présent. Votre questionnement se fait tactilement. Ainsi, peu à peu, les zones endormies redeviennent conscientes. Il faut rester doux, être patient.
~ Éric Baret
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mercredi 16 avril 2025
Samadhi
"Le dernier mot.
Il n’y a rien qui ne soit sacré, rien qui ne soit pratique spirituelle. Hakuin, ce merveilleux maître zen du dix-huitième siècle qui a restauré la vitalité du zen au Japon, a mis en garde contre la croyance que le zen exige le rejet énergique de toutes les préoccupations mondaines.
La vraie pratique du zen se fait au milieu de l’activité.
Quand nous cuisinons, nous sommes dans le samadhi de la profonde cuisine. Quand nous nettoyons, nous sommes profondément dans le samadhi de nettoyage.
Cette condition, le samadhi, n’est pas une vacance, un état de stupeur, un état d’esprit blanc. Il s’agit d’une condition profondément éveillée, alerte et vivement présente — et bien sûr, elle peut être heureuse.
Nous sommes peut-être si éveillés que nous pouvons entendre la cendre de l’encens tomber. Chacune des activités dans lesquelles nous sommes engagés, lorsque nous donnons toute notre attention, sans aucun sentiment de ressentiment ou de comparaison, est une occasion de faire l’expérience de quelque chose, d’ouvrir les yeux plus clairement.
Quand nous abandonnons notre emprise égocentrique sur les choses, nous trouvons que quelque chose de merveilleux est là, quelque chose qui a toujours été là; nous n’avons jamais été sans elle. Jetez tout, y compris ce que je peux dire, y compris les bonnes conditions qui peuvent se présenter. Allez-y. Aucune condition n’est permanente. Ne vous accrochez à rien. Devenez la fumée de l’encens. Abandonnez l’habitude d’interférer avec ce qui se passe et vous sentirez votre esprit devenir plus sain, plus fort. En acceptant vos malaises ou frustrations plutôt que de les réprimer ou de les éviter, en permettant des changements en vous-même, vous ferez l’expérience de votre vrai moi."
Dernier chapitre du livre "Subtle sound" de Maurine Stuart...(foldedhands)
Ps : Samadhi, état méditatif intense.
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mardi 15 avril 2025
Présence à l'autre
Il est extrêmement rare de rencontrer quelqu’un, qu’on voie beaucoup de monde ou qu’on soit ce qu’on appelle un solitaire. La plupart des gens rendent très difficile de les rencontrer parce qu’ils ne sont pas vraiment dans leur parole ou parce qu’ils sont sans âme. Je fais toujours à l’autre le crédit de la nouveauté incroyable de son existence, mais ce crédit va s’user si l’autre a gâché cette merveille-là pour devenir comme tout le monde. Comment parler avec personne ? C’est impossible.
Parfois le désir de partager est si fort que je vais quand même tenter ma chance mais souvent en vain. Les opinions ne m’intéressent pas. Ce qui me touche, c’est quand l’autre met tout le poids de sa vie dans la balance des mots et que sa pensée s’appuie sur ça. Pour ma part, j’ai parfois l’impression d’être totalement incapable d’aimer, et en même temps d’aimer plus que personne.
Je vois très peu de monde, mais je peux être indéfiniment avec l’autre quand il est là. Quand je suis né, on m’a proposé le menu du monde, et il n’y avait rien de comestible. Mais quand l’autre est vraiment avec moi, je peux manger : je bois une gorgée d’air, je mange une cuillerée de lumière.
~ Christian Bobin
La lumière du monde
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