Carte blanche à Jacques Arnould (ancien dominicain, chargé des questions éthiques au Centre national d'études spatiales)
source: magazine La Vie; juin 2024
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Carte blanche à Jacques Arnould (ancien dominicain, chargé des questions éthiques au Centre national d'études spatiales)
source: magazine La Vie; juin 2024
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Jean Pierre Siméon - La poésie sauvera le monde
peinture Charles Guilloux 1886-1946 - La rivière au crépuscule
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J'y serai en bonne compagnie ce samedi et ce dimanche... avec la soif des mots...
Pour compléter la Collection Coquelicot...
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Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de la naissance d'Arnaud Desjardins (18 juin 1925-10 août 2011).
Avec toute ma gratitude...
Une sagesse incarnée,
une présence inébranlable
même dans l'obscurité
(de la nuit ou du jour).
Sabine Dewulf
Source de la photographie : http://www.legue-editions.com/arnaud-desjardins-recit.../
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Intéressant. On dit d'ailleurs souvent que la coupe est pleine...
Nous devons donc nous demander : “Qu’y a-t-il dans ma tasse ?”
Quand la vie devient difficile, qu’allons-nous faire déborder ?
La joie, la reconnaissance, la paix et l’humilité ?
Ou la colère, l’amertume, les mots durs et la réactivité ?
Qui choisit ?
A partir d’aujourd’hui, travaillons à remplir nos tasses de gratitude, de pardon, de joie, de paroles d’affirmation pour nous-mêmes et de gentillesse, de douceur et d’amour pour les autres.
La vie est amour, joie et bonheur.
Il faut du temps pour laver les vêtements boueux dans la machine à laver. OK ? Réveillez-vous.
Si vous voyez que quelqu’un est en colère ou vous porte de la haine ou de la jalousie, peu importe.
Donnez-leur un peu de temps pour se recentrer.
Comprenez qu’il leur faut du temps pour essuyer leur poussière intérieure.
Vous devez avancer dans la vie avec la clarté de l’esprit, la pureté dans le cœur et la sincérité dans l’action.
Détendez-vous.
Soyez à l’aise avec vous-même et avec tout le monde autour."
Sri Sri Ravi Shankar
(auteur non vérifié)
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Bien qu’elles me servent beaucoup au quotidien – elles tiennent le stylo, le pinceau, le volant, le couteau à pain, la brosse à dents, elles caressent le chat, désherbent les fraisiers et tournent les pages des livres – bien qu’elles soient mes premières et précieuses auxiliaires, je ne regarde que rarement mes mains. Elles sont ce qu’un bon auxiliaire doit être : efficaces et invisibles.
De bonnes et honnêtes mains
La difficulté que j’ai certains matins à passer l’anneau à mon annulaire droit aurait pu m’alerter : ces jours-ci, je me suis aperçue que l’un de mes pouces accusait au niveau de l’articulation une forte bosse, un peu rouge et sensible au toucher, qui lui donnait un air tout de guingois.
Et voici que je contemple, posées sur mes genoux, les mains de ma mère et de ma grand-mère. Elles sont assez trapues, un peu noueuses ; les articulations forcissent, la peau en est moins ferme : mes mains ont 50 ans. Ce demi-siècle que je n’ai pas vraiment conscience d’avoir traversé, j’en lis les stigmates dans chaque phalange un peu tordue ; le froid de l’hiver passé s’est chargé de rajouter à tout cela, en guise de pense-bête, une douleur légère mais tenace.
Mes mains ont 50 ans et quand je les regarde, ce sont les mains déformées, fripées, toujours affairées de mes aïeules que je vois. Des mains aux ongles taillés court, jamais en repos, qui équeutaient les haricots, essoraient la lessive et tricotaient des brassières. Mes mains ont 50 ans et moi aussi. J’ai perdu ma vue perçante et le pas léger de mes 20 ans ; mon corps s’alourdit, s’alentit. Mon corps n’a pas l’âge que je crois avoir et c’est un défi de chaque jour que d’habiter ce décalage.
Doucement, insensiblement, je recule
Lentement, mais je passe. Je pousse comme un arbre et mon écorce se fait rugueuse, et mes rameaux un peu se tordent. J’aime à croire que c’est en solidité que je gagne, à tendre ainsi chaque printemps davantage mes branches vers le ciel. J’aime à croire que sous mon ombre il fait bon se poser. Que mes fruits ne sont pas que pour moi, qu’ils nourrissent les petits animaux et les oiseaux du ciel. Que cette ramure convenablement entretenue offre une protection aux jeunes pousses plus tard venues, aux arbres en devenir.
Mes mains de 50 ans, les mains des femmes à l’ombre de qui j’ai grandi, ce soir je les masserai d’un peu de crème douce, pour la souplesse et pour la gratitude ; en les remerciant de ces années dont elles portent la trace ; en soignant, à travers elles, tous les gestes qu’il me reste à accomplir, demain, après-demain et jusqu’à la fin de mes saisons.
Anne Le Maître, autrice et aquarelliste, géographe de formation, vit en Bourgogne et enseigne aux jeunes et aux adultes. Elle a publié Un si grand désir de silence (Cerf), qui a reçu le prix littéraire de la Liberté intérieure 2023, et le Jardin nu (Bayard).
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(extrait du "Carnet")
Gilles Farcet
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La conscience doit être très claire, comme si vous vous éveilliez pour la première fois.
Mais si vous vous sentez simplement très paisible, dans un état de béatitude où tout est flou, alors ce n’est pas juste et il faut vous en sortir en vous éveillant le plus vite possible.
L’autre extrême, c’est de s’efforcer d’être parfait, en essayant de voir chaque pensée, en essayant de réussir : la on devient extrêmement tendu.
Détendez-vous mais soyez très clair."
Vous apprenez à vous dire : Je fais une double faute, c’est juste un point. Je suis venu au filet et je me suis encore fait passer. C’est juste un point. Même un coup superbe, un smash de revers qui finit dans le Top 10 d’ESPN. Ça aussi, c’est juste un point. Voilà pourquoi je vous raconte cela : quand vous jouez un point, cela doit être la chose la plus importante du monde. Mais quand le point est derrière vous, il est derrière vous. Cet état d’esprit est vraiment crucial car il vous permet d’être totalement impliqué dans le prochain et dans les suivants avec intensité, clarté et concentration.
Dans la vie, peu importe le jeu que vous allez jouer, parfois, vous allez perdre. Un point, un match, une saison, un travail, ce sont les montagnes russes avec beaucoup de hauts et de bas et c’est normal de douter de soi quand on est en bas et d’être désolé pour soi. Mais votre adversaire doute aussi de lui également. N’oubliez jamais cela. Mais de l’énergie négative est de l’énergie gâchée.
Devenir un maître pour surpasser les mauvais moments est pour moi le signe d’un champion. Les meilleurs du monde ne sont pas les meilleurs car ils gagnent tous les points mais car ils savent qu’ils vont perdre encore et encore et ils ont appris à le gérer. Vous l’acceptez, vous pleurez si vous en avez besoin, puis vous vous forcer à sourire. Vous avancez sans relâche, vous grandissez, vous travaillez plus dur, plus intelligemment. N’oubliez pas : travaillez intelligemment ! »
Roger Federer lors de son discours de remise des diplômes à l'Université de Dartmouth.
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Tenzin Palmo, Reflection on a mountain lake (Snow Lion Ed) .