« Il n’y a rien d’ancien sous le soleil.
Tout arrive pour la première fois, mais de manière éternelle.
Quiconque lit mes mots les invente. »
Jorge Borges 1899-1986
Art graphique: Artisalma
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« Il n’y a rien d’ancien sous le soleil.
Tout arrive pour la première fois, mais de manière éternelle.
Quiconque lit mes mots les invente. »
Jorge Borges 1899-1986
Art graphique: Artisalma
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Au sortir de cette intervention, j’entends diverses conversations mécaniques au cours desquelles les personnes « pensent » et réagissent de concert, se justifient suite à ce qui en eux a été mis en cause dans le seul but de se rééquilibrer en surface, manifestant exactement le comportement vis à vis duquel l’enseignant vient de nous mettre en garde …
L’une des difficultés objectives de la transmission, c’est que l’invitation fervente à une pratique plus sérieuse et exigeante ne touche que les convaincus : celles et ceux qui, soit sont déjà dans une pratique consistante et vont ainsi s’en trouver stimulés, soit celles et ceux qui sont tout au bord et à qui il ne faut qu’un petit coup de pouce, un rappel, pour passer une vitesse.
Sans doute n’est ce déjà pas mal.
Mais quant à ceux qui en sont encore loin, ils ne l’entendent tout simplement pas,
Toute une part du « job » de l’enseignant(e) consiste à crier dans le désert, confiant que, quelque part, sa voix rejoindra quelque bédouin en marche entre les dunes …
Gilles Farcet
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Extrait de "Regards sages sur un monde fou" de Arnaud Desjardins.
Pouvez-vous donner quelques illustrations ?
J’ai par exemple rencontré un contrôleur fiscal parfaitement honorable et consciencieux qui, au cours d’une thérapie, a découvert qu’il défoulait des pulsions inconscientes à la faveur de l’exercice de sa profession. Il a demandé à être provisoirement relevé de cette activité pour en exercer une autre au sein du ministère des Finances, tant il était sidéré de sa découverte : il n’en revenait pas d’avoir vu avec quelle hostilité purement personnelle il s’était acharné sur certains contrôlés sans même en être conscient. Maintenant, est-ce qu’on ne ferait pas, peut-être, des découvertes similaires si on pouvait examiner les vraies motivations de tel ou tel des juges qui apparaissent aujourd’hui comme les champions de l’intégrité et qui traquent la prévarication chez les hommes politiques ? Je ne conteste pas qu’ils fassent œuvre civique ; je dis seulement que sous la surface, sous les intentions et motivations professées en toute sincérité, les profondeurs du psychisme sont à l’œuvre. Une personne que je connais depuis longtemps m’a raconté qu’elle avait eu pour camarade de classe de la cinquième à la terminale un garçon aujourd’hui devenu l’un de ces juges célèbres. Ce même juge, au cours de sa scolarité, année après année, choisissait une victime dans la classe, qu’il harcelait sans cesse en la traitant de « sale riche » jusqu’à ce que le lycéen en question finisse par craquer. Quand, sachant cela, on constate que ce garçon est devenu le cauchemar de politiciens et d’hommes d’affaires, on y trouve matière à réfléchir. N’ayant vraisemblablement jamais fait un travail de mise au jour de son inconscient, cet homme est mû par les mêmes dynamismes que ceux qui l’animaient lorsqu’il était enfant ou adolescent. Pourtant ni son intégrité ni sa conscience professionnelle ne sont en cause et il est, à tous égards, un « grand juge » faisant œuvre utile. Nous sommes sincères. Mais qu’en est-il de nos plus profondes motivations ? Tout psychothérapeute expérimenté pourrait étayer ce que j’évoque en donnant ses propres exemples.
Bref, sous couvert de rationalité, nombre d'êtres humains expriment des dynamismes irrationnels...
Il s’agit donc d’un aveuglement...
D’un aveuglement qui dans ce cas précis ne porte guère à conséquences. Mais je suppose que les grands inquisiteurs qui ont envoyé des centaines de malheureux au bûcher étaient persuadés que leur place était réservée au paradis, à eux les gardiens de la vraie foi, chargés par la Sainte Eglise de lutter contre l’hérésie... On pourrait multiplier les exemples, tragiques ou plus anodins."
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D'abord un conseil : ça ne se lit pas comme un roman. Chaque poème est autonome. Prenez deux poèmes par jour : un le matin et un autre le soir. Trouvez un vers qui vous plaît et ruminez-le durant toute la journée jusqu’à ce qu'il s'incruste dans votre chair.
Dany Laferrière (L' art presque perdu de ne rien faire)
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Pouvez-vous me partagez un vers qui vous plaît ?
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Personne ne sauve personne, ne sait pour l'autre. Il y a simplement la vision claire qui s'impose d'elle-même de mieux en mieux à chacun. Les choses opèrent d'elles-mêmes et dépassent notre petite personne. C'est le Plus grand que nous qui opère en permanence.
Chacun ne rencontre que lui-même tout le temps et chacun apprend de chaque autre lui-même , s'il le souhaite ainsi. On apprend d'une autre profondeur de nous-même.
Nos meilleurs enseignants sont donc donc nos proches, amis, nos enfants, nos conjoints et aussi tous ceux avec qui nous avons du mal. Bref tout le monde au final, tous nos frères et nos sœurs humains ou pas.
Pascal Caro
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✍️ Identifiez les « porcs-épics » dans votre vie : apprenez à reconnaître les traits et les comportements qui rendent quelqu'un difficile, en comprenant leurs « piquants » comme des mécanismes de protection.
✍️ Changez de point de vue : au lieu de juger ou de blâmer, considérez les personnes en difficulté comme des individus blessés dont les besoins et les peurs ne sont pas satisfaits.
✍️ Pratiquez l'empathie : mettez-vous à leur place pour comprendre leurs motivations et leurs points de vue, même si vous n'êtes pas d'accord avec leurs actions.
✍️ Adoptez une communication sans jugement : écoutez activement sans interrompre, utilisez des déclarations avec le « je » pour exprimer vos sentiments et évitez les propos accusateurs.
✍️ Fixez des limites saines : connaissez vos limites et communiquez-les clairement pour vous protéger de la manipulation ou des abus émotionnels.
✍️ Défiez votre propre réactivité : reconnaissez vos propres déclencheurs et apprenez à réagir avec calme et assurance, au lieu de réagir de manière impulsive.
✍️ Pratiquez la patience et la compréhension : le changement prend du temps. Soyez patient avec vous-même et avec les autres lorsque vous traversez des relations difficiles.
✍️ Abandonnez les attentes : n'essayez pas de contrôler ou de changer les gens. Concentrez-vous sur leur acceptation tels qu’ils sont et sur la définition d’attentes réalistes pour la relation.
✍️ Trouvez de l'humour dans la situation : Parfois, un peu de légèreté peut désamorcer les tensions et briser les barrières de communication.
✍️ Donnez la priorité aux soins personnels : les personnes difficiles peuvent drainer votre énergie émotionnelle. Assurez-vous de vous ressourcer avec des activités qui vous apportent joie et paix.
✍️ Recherchez du soutien : n'ayez pas peur de contacter vos amis, votre famille ou un thérapeute pour obtenir du soutien et des conseils dans la gestion de relations difficiles.
✍️ N'oubliez pas que vous n'êtes pas seul : tout le monde rencontre des personnes difficiles dans sa vie. Savoir que vous n’êtes pas seul peut être une source de réconfort et de force.
✍️ Célébrez les petites victoires : reconnaissez et appréciez même les plus petites améliorations en matière de communication ou de compréhension.
✍️ Concentrez-vous sur votre propre croissance : en fin de compte, la seule personne que vous pouvez réellement contrôler, c'est vous-même. Utilisez vos expériences avec des personnes difficiles pour apprendre et grandir, en développant une plus grande résilience et compassion.
Traduction d'un post de Niks Bennie par Fabrice Jordan
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Aux aurores des matins frais, quand la rosée perle les végétaux, il est léger, innocent, dansant, mais quelles que soient les conditions, il m'apaise toujours. J'entends le silence, le respire, le ressens. Ma vie a un sens.
Michel Munier - L'oiseau forêt
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malgré le chagrin
s’éprouver reconnaissant
du feu qui crépite
au profond de la nuit
recevoir la présence
qui veille quoi qu’il advienne
Gilles Farcet
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Jacques Dor
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Et être invincible, c’est ne pas soumettre sa vie à l’ordre du monde. C’est laisser sa vie dans la plus grande respiration possible, dans la fantaisie, parfois dans le silence, dans une parole qui sera toujours vive, fraîche, non conventionnelle. Être invincible c’est juste être vivant.
Christian Bobin
L'orient littéraire (juin 2020)
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"Je condamne l’ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties aussi bien que dans les régimes totalitaires. Cette ignorance est si forte, souvent si totale, qu’on la dirait voulue par le système, sinon par le régime. J’ai souvent réfléchi à ce que pourrait être l’éducation de l’enfant.
Il apprendrait que les hommes se sont entretués dans des guerres qui n’ont jamais fait que produire d’autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire, mensongèrement, de façon à flatter son orgueil.
On lui apprendrait assez du passé pour qu’il se sente relié aux hommes qui l’ont précédé, pour qu’il les admire là où ils méritent de l’être, sans s’en faire des idoles, non plus que du présent ou d’un hypothétique avenir.
On essaierait de le familiariser à la fois avec les livres et les choses ; il saurait le nom des plantes, il connaîtrait les animaux sans se livrer aux hideuses vivisections imposées aux enfants et aux très jeunes adolescents sous prétexte de biologie. ; il apprendrait à donner les premiers soins aux blessés ; son éducation sexuelle comprendrait la présence à un accouchement, son éducation mentale la vue des grands malades et des morts.
On lui donnerait aussi les simples notions de morale sans laquelle la vie en société est impossible, instruction que les écoles élémentaires et moyennes n’osent plus donner dans ce pays.
En matière de religion, on ne lui imposerait aucune pratique ou aucun dogme, mais on lui dirait quelque chose de toutes les grandes religions du monde, et surtout de celle du pays où il se trouve, pour éveiller en lui le respect et détruire d’avance certains odieux préjugés.
On lui apprendrait à aimer le travail quand le travail est utile, et à ne pas se laisser prendre à l’imposture publicitaire, en commençant par celle qui lui vante des friandises plus ou moins frelatées, en lui préparant des caries et des diabètes futurs.
Il y a certainement un moyen de parler aux enfants de choses véritablement importantes plus tôt qu’on ne le fait."
Marguerite Yourcenar, "Les yeux ouverts."
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Daniel Roumanoff a suivi Svâmi Prajnânpad dès 1959 et l’a fait connaître par de nombreuses publications. Colette Roumanoff nous livre ici un document inédit, l’intégrale de six entretiens enregistrés en 1972. C’est un témoignage pratique, applicable au quotidien, auquel le lecteur pourra s’identifier pour agir, comprendre ses motivations, rétablir son unité intérieure, développer des relations fécondes, faire de ses désirs un chemin vers l’unité.
La voie de Svâmi Prajnânpad est une voie de découverte personnelle inséparable du quotidien. Questionner ses croyances, ses désirs, son savoir-faire, goûter et ressentir la richesse de ses sensations, de ses impressions, de ses satisfactions, de ses dépits et frustrations, permet de grandir et de s’accomplir. Le système est rigoureux, pourtant il ouvre des portes : « Tout est différent, et tout est relié ». On passe ainsi naturellement du matérialisme à la spiritualité : « Tout est Un, tout est neutre. »
A travers ce dialogue entre le sage et le disciple, le lecteur est invité à revisiter son espace intérieur et son rapport au monde. Chacun de ces six entretiens montre comment dénouer ses croyances, se défaire des obligations que l’on s’impose, pour découvrir la source de ce qui nous fait vivre. En se déliant des pesanteurs mémorielles et émotives, des conflits internes, de la répression des désirs incompris, on peut faire du Présent, ici et maintenant, une porte vers le Soi.
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