Voici quelques extraits sélectionnés qui illustrent la relation forte
entre Edith piaf et Sainte Thérèse de Lisieux.

Voyant mon air dépité, qui témoignait que je ne comprenais pas grand chose à ce qu’il disait,
il me dit : « Ce matin, en faisant du thé, j'ai remarqué que je cognais systématiquement le
couvercle contre la bouilloire. Pourquoi ne le mettais-je pas directement dessus ? Et il me
vint alors la pensée que sur les vingt-cinq ou trente mouvements nécessaires pour faire le thé,
j'en faisais tout au plus cinq sans erreur. Il est incroyable de voir combien il est rare et
difficile de manier correctement une chose. En nous habillant, en nous coiffant, en rangeant
une chambre, nous faisons sans cesse de petites erreurs qui ne sont pas graves mais rendent
tout imprécis. Je ne parle de cela que pour ajouter que quand nous sommes capables de
manier une chose sans aucune erreur, que ce soit l’outil pour l’artisan ou l’instrument pour
le musicien, quelque chose de merveilleux devient perceptible dans l'atmosphère. Cela vaut
pour toutes les tâches quotidiennes. Dans la pratique des exercices proposés dans le zen on
apprend que l'exercice ne commence que quand on domine une technique donnée ; au Japon
on parle de l’exercice du geste pur.