samedi 5 juillet 2014

vendredi 4 juillet 2014

Liberté d'être...


La vie nous manipule... et l'on sent qu'il y un os...


Sans aller jusqu'à des conclusions philosophiques définitives, nous commençons à admettre que cette liberté dont nous rêvions se trouve démentie par les faits, que nous sommes pris dans un immense réseau de causes et d'effets dont nous ne connaissons même pas le commencement et auquel nous sommes sans cesse contraints de nous adapter.
Arnaud Desjardins
(La voie et ses pièges)

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jeudi 3 juillet 2014

Rencontre bienfaisante...


"Parfois on a fait tout ce qu'il fallait faire et néanmoins la vie ne réponds pas. Ce n'est pas la peine de se demander si on s'y est mal pris car là n'est pas la question. On peut avoir fait tout le nécessaire mais peut-être n'était ce pas le moment opportun ou y a-t-il une cause que nous ignorons. Travaillez donc avec votre existence telle qu'elle est. Souvent, c'est l'attente elle-même qui éloigne la réalisation. Si vous vous contentez d'être un avec ce qui est, avant même de vous en apercevoir vous aurez déjà obtenu ce que vous vouliez depuis toujours. C'est comme si, dès que vous arrêtez de tendre vers quelque chose, cette chose vers laquelle vous tendez vous tombe dans le giron".

Lee Lozowick
(Extrait de "OUI et alors",
 Editions La Table Ronde, 2001)


Tous les jours, à chaque minute, la vie nous pose une demande : la demande d’une action, d’une action juste. La vie nous demande une action comme on nous demanderait combien font 3 fois 5 et notre action sera la réponse adéquate, appropriée, juste, à cette demande, la demande des conditions et circonstances dans l’instant.
Tant qu’il y a mental et émotion, la réponse sera n’importe quoi qui nous satisfasse, que nous croirons juste, et qui ne le sera pas. Que se passe-t-il ? Cette réaction, absolument indigne du nom d’action, qui ne correspond pas à la réalité d’une demande, mais simplement à notre aveuglement, va produire des résultats que le mental n’aura pas su prévoir et qu’il refusera ensuite. 
On moissonne ce qu’on a semé et nos actions ont d’innombrables conséquences. Chacune de nos actions met en jeu une nouvelle chaîne de causes et d’effets, d’actions et de réactions. Ce mécanisme, bien connu de tous ceux qui ont étudié les doctrines hindoues ou bouddhistes, le mécanisme du karma, fait que l’ego, tout en cherchant et en ne cherchant que sa satisfaction et son bien-être, se trouve, de jour en jour et d’année en année, dans des situations difficiles, imprévues, décevantes, et que le bonheur parfait lui échappe toujours. 
Il n’y a dans cette direction aucune espérance de paix ni de joie qui demeure...

Arnaud Desjardins 
(Adhyatma yoga
À la recherche du soi, tome 1)


lundi 30 juin 2014

Existence d'un point de vue...



Toute personne qui existe est une partie de vous-même.


Lorsque vous adoptez le point de vue que tout ce qui existe est une partie de vous-même, que toute personne qui existe est une partie de vous-même, que tout jugement que vous faites est un auto-jugement, que toute critique que vous élevez est une autocritique, vous vous donnez avec sagesse un amour inconditionnel qui sera la lumière de votre monde. 


Lorsque nous serons conscients que la seule différence entre chacun d'entre nous réside dans nos croyances et que ces croyances peuvent être créées et décréées avec aisance, un monde de paix s'ensuivra et tandis que le jeu du bien et du mal disparaîtra, un jeu de co-création verra le jour. 


Henry Palmer  


dimanche 29 juin 2014

La méditation et l’attitude méditative dans le quotidien ? par Jacques Castermane


En 1938, à son maître zen, qui lui demande « Quand pratiquez-vous votre exercice ? », Durckheim répond (non sans fierté) « Cher Maître, je pratique l’exercice de la méditation chaque matin une demi-heure » !
L’air désappointé le maître lui dit « Votre réponse témoigne que vous n’avez encore rien compris ! Etant sur la Voie, il s’agit de pratiquer toute la journée … ! ».
Durckheim ajoute que s’il avait répondu « Maître, je pratique toute la journée ! » Umeji Roshi lui aurait sans doute dit « Votre réponse témoigne que vous n’avez encore rien compris ! Etant sur la Voie, il s’agit de pratiquer chaque jour une demi-heure … ! ».



En 1967, je demande à Graf Durckheim : « Que signifie : pratiquer toute la journée ? » « Il s’agit d’engager les différentes actions qui composent notre vie de tous les jours d’une manière telle que les intentions de l’être puissent se manifester à travers nos gestes et notre façon d’être là ».
Voyant mon air dépité, qui témoignait que je ne comprenais pas grand chose à ce qu’il disait, il me dit : « Ce matin, en faisant du thé, j'ai remarqué que je cognais systématiquement le couvercle contre la bouilloire. Pourquoi ne le mettais-je pas directement dessus ? Et il me vint alors la pensée que sur les vingt-cinq ou trente mouvements nécessaires pour faire le thé, j'en faisais tout au plus cinq sans erreur. Il est incroyable de voir combien il est rare et difficile de manier correctement une chose. En nous habillant, en nous coiffant, en rangeant une chambre, nous faisons sans cesse de petites erreurs qui ne sont pas graves mais rendent tout imprécis. Je ne parle de cela que pour ajouter que quand nous sommes capables de manier une chose sans aucune erreur, que ce soit l’outil pour l’artisan ou l’instrument pour le musicien, quelque chose de merveilleux devient perceptible dans l'atmosphère. Cela vaut pour toutes les tâches quotidiennes. Dans la pratique des exercices proposés dans le zen on apprend que l'exercice ne commence que quand on domine une technique donnée ; au Japon on parle de l’exercice du geste pur.

Qu’est-ce que le geste pur ? C’est le geste purifié de l’ambition ou de la crainte d’échouer qui s’origine dans l’ego. C’est dans le geste inné ou dans le geste parfaitement maîtrisé que se manifeste l’intention de l’être. Naturellement, personne ne peut se maintenir dans le geste pur ; c’est une direction que prend la personne qui s’exerce. » Une bonne raison pour reprendre chaque jour, pendant une demi-heure, la méditation de pleine attention.


samedi 28 juin 2014

vendredi 27 juin 2014

sur le Chemin de la Compassion


Extrait du film "sur le Chemin de la Compassion", documentaire de Jeanne Mascolo


Scientifique de formation, moine bouddhiste, interprète français du Dalaï-Lama, photographe et auteur de textes sur le bouddhisme et la méditation, Matthieu Ricard en est aujourd’hui l’un des spécialistes mondiaux. 

Depuis plus de quarante ans, ce passeur entre Orient et Occident partage son temps entre l’Inde, le Népal et le reste du monde. Dans ce film tourné au Népal et en France, Matthieu Ricard livre pour la première fois à la caméra le fruit de ses réflexions sur l’altruisme, partageant sa pensée mais aussi ses recherches et les actions humanitaires qu’il mène à travers son association Karuna-Shechen.

Il nous invite à le suivre de Davos où il transmet sa vision humaniste aux « grands » de ce monde, aux séminaires du Mind and Life où il participe à des études scientifiques sur l’effet de la méditation sur le cerveau. 

 Matthieu Ricard est un homme de son temps, qui met son expérience et sa sagesse au profit du bien-être et de l’épanouissement de tous.

jeudi 26 juin 2014

Intensité d'être...

Ce ne sont pas des contenus qu’il faut transmettre. 
Les Dieux se rient de nos théories. 
C’est une manière intense d’être. 
Ce qui manque le plus à notre vie d'aujourd’hui, 
c’est cette intensité surgie de l’intérieur. 
C’est dans la rencontre de personnes vivantes qu’on en donne le goût. 
Chacun est dans une telle richesse ! 
Mais il faut que cette richesse soit réveillée. 
La transmission, c’est cette attention portée à un autre 
qui fait qu’en lui surgit le meilleur de lui-même.


 Christiane Singer