Toute la sagesse pratique du lâcher-prise se trouve sans doute synthétisée dans la magnifique prière des Alcooliques anonymes : "Donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer celles que je peux changer et la sagesse d’en voir la différence."
Il est bien rare que nous soyons vraiment " ici et maintenant " – alors même que nous ne pouvons en fait être ailleurs qu’ici et à un autre moment que maintenant. Quoi que mon mental prétende, je me trouve là où sont mes pieds. Si je pense au passé ou au futur, c’est toujours maintenant. Passé, futur, ailleurs n’existent qu’en tant que pensées surgissant ici et maintenant.
Pensez-vous, comme vous le dites dans "Ces petits riens qui changent la vie", que le plaisir de vivre s'acquiert ? Anne-Marie Filliozat : Oui, il naît et peut grandir grâce à une attention à soi. Je ne parle pas d’égocentrisme, mais d’un juste amour de soi, celui qui vous pousse à revenir à ce que vous ressentez dans certaines situations : vous marchez dans la rue et vous regardez les feuilles des arbres, vous vous concentrez sur la sensation de faire un pas devant l’autre... Dans la vie actuelle, nous sommes trop sollicités par l’extérieur et nous perdons ce réflexe de retourner à nous-mêmes afin de nous sentir vivants. La respiration consciente reste, selon vous, le moyen le plus puissant de retrouver de la vitalité. Pourquoi ? A.-M.F: Revenir à soi grâce à deux ou trois respirations profondes permet de sortir du cercle vicieux du stress. Où que l’on soit, on peut le faire : on expire le négatif qui nous étreint, on décharge ses tensions, puis après avoir « vidé ce récipient », on inspire tranquillement en pensant à des situations qui nous apaisent. On est alors renouvelé physiquement et psychiquement. En quoi l'imagination peut-elle nous aider ? A.-M.F : Certaines images et pensées provoquent des réactions physiologiques, et vice versa. La simple évocation d’une promenade en forêt peut nous calmer et ouvrir notre cage thoracique. Revisiter en pensée des moments où nous avons été heureux est aussi très puissant : nos usines chimiques intérieures s’en trouvent modifiées. Le fonctionnement magnifique de notre corps et de notre cerveau, quand nous y pensons vraiment, devrait à lui seul nous mettre dans un état d’émerveillement permanent !
Dans l'hindouisme, Nandi ou Nandin - "joyeux" - parfois appelé Nandikeshvara - le seigneur de la joie - est le fils de Surabhî et de Kashyapa, le gardien des quadrupèdes...
Voici un témoignage de 12 jours de coma... La mort cérébrale n'est pas forcément la mort... Une larme m'a sauvée avec Angele Lieby (5 min.)
Trois ans après cette expérience traumatisante, elle témoigne dans son livre Une larme m'a sauvée, pour faire passer un message d'espoir aux personnes qui pourraient être dans sa situation et pour parler de se syndrome rare et méconnu.
Le Dr Michel Hasselmann, dont le service de réanimation a accueilli Mme Lieby, a souligné la rareté de son cas, qui explique que des examens généralement efficaces n'aient pas permis d'évaluer son degré de conscience. Rareté qui lui fait craindre par ailleurs que le témoignage de cette femme ne suscite "un espoir irréaliste à l'endroit des familles de personnes en coma profond".
"C’est la lecture d'un livre d’Arnaud Desjardins sur l’enseignement de son maître indien, Swami Prajnanpad, qui a produit le déclic déterminant. J’y trouvais à la fois le climat d’une ouverture spirituelle et, en même temps, des éléments précis pour aborder le fonctionnement de mon psychisme, y compris dans sa dimension émotionnelle et inconsciente. En parallèle de cette lecture, j’ai commencé à rencontrer en Orient des sages qui rayonnaient d’une qualité de joie, d’amour et de sérénité que je n’avais jamais perçue jusque-là chez un être humain. Leur témoignage venait confirmer ce que je lisais car, de nature sceptique, j’avais besoin de voir de mes yeux pour être convaincu. Leur existence témoignait qu’une transformation intérieure était possible et que celle-ci les avait libérés de l’assujettissement à la souffrance, malgré les épreuves que certains avaient pu traverser.
Je percevais en revanche qu’ils ne m’apportaient pas nécessairement des réponses que je pouvais utiliser dans mon quotidien, même si leur rayonnement me touchait profondément. Soit le contexte culturel et rituel, le langage métaphorique ou religieux m'apparaissaient trop étrangers ou incompréhensibles, soit j'entendais des discours qui me rappelaient désagréablement le catéchisme de mon enfance. Le langage de Swami Prajnanpad tranchait totalement par son accessibilité, sa clarté et sa précision. Je pouvais me l’approprier directement et commencer à en appliquer les indications, tel que j'étais, sans adopter un credo étranger ni devoir correspondre à un quelconque idéal. Il avait élaboré cette approche avant la Seconde Guerre mondiale : on peut imaginer combien elle était novatrice et audacieuse pour l’Inde de l'époque, comme elle l’était encore, pour la France des années 1970, quand je l’ai découverte auprès d’Arnaud Desjardins qui la transmettait à son tour, après la mort de son maître. J’ai pu expérimenter d’abord pour moi-même cet alliage de compréhension du psychisme et d’ouverture à la dimension spirituelle qui a transformé, au fil du temps, ma vie intérieure. Puis j’ai souhaité approfondir cette articulation originale entre psychothérapie et spiritualité et en faire le cœur de ma pratique comme psychiatre et thérapeute. Depuis trente ans, je reçois des personnes qui sont arrivées à ce constat : « Il doit y avoir quelque chose en moi qui ne va pas, je ne me comprends pas et j’ai besoin d’aide. » Chacune attend de cette démarche l’apaisement de sa souffrance et la possibilité de réaliser des désirs fondamentaux. Dès le premier entretien, je peux avoir un aperçu de la relation de cette personne avec elle-même: s’aime-t-elle? La réponse qui me vient souvent, c’est: « Peu... mal... pas du tout. » Elle « se méconnaît et se dévalorise, elle se maltraite sans s’en rendre compte, voire elle se hait »....
extrait du Livre "Souffrir ou aimer" (introduction p.13)
Christophe Massin a reçu le prix Psychologies - Fnac 2014 du meilleur essai pour mieux vivre sa vie pour son livre Souffrir ou aimer, transformer l’émotion, aux éditions Odile Jacob.
L'émotion se lisait sur son visage. Mais c'est avec un mélange de joie et de grande simplicité que Christophe Massin a reçu le Prix Psychologies-Fnac 2014 pour son ouvrage Souffrir ou aimer. Un ouvrage dans lequel il nous redessine la carte de nos émotions, à l'aune de la spiritualité. « Souffrir ou aimer, souffrir d'aimer, aimer et souffrir, les deux vont de pair, a souligné le psychiatre féru de spiritualité indienne. Aimer n'est pas posséder, aimer ne veut pas dire : je veux être aimé de toi. Aimer, c'est aimer l'autre pour ce qu'il est. C'est ainsi que l'on peut dire : aimer ou souffrir. Et non pas aimer et souffrir. » Petit frisson dans l'assistance, éditeurs, journalistes, auteurs, lecteurs, nous étions nombreux à l'écouter avec grande attention...
source : http://www.psychologies.com/Culture/Philosophie-et-spiritualite/Savoirs/Articles-et-Dossiers/Christophe-Massin-prix-Psychologies-Fnac-2014
« Quel livre ! Il permet de toucher la spiritualité, en s’appuyant sur ses émotions. On s’aperçoit que nous les méconnaissons », résume Valérie Collé.
« Avec mes deux filles et mon compagnon, nous formons une famille recomposée. Ces derniers temps, notre relation amoureuse, familiale et professionnelle - nous travaillons dans le même cabinet : lui est kiné, j’enseigne le yoga - était difficile. Il y avait de la séparation dans l’air. Nous avons décidé de faire appel à une de nos amies, devenue maître feng shui, pour nous aider. Elle est venue avec son pendule, et a fait un historique de l’immeuble. Elle a ensuite évalué les points forts et les points faibles, puis a proposé un rééquilibrage énergétique à travers un choix de couleurs et de matières. Curieusement, les teintes suggérées, très différentes de nos goûts et de ce que nous avions, nous allaient. À la place de l’ordinateur qui se trouvait dans la zone “bois”, nous avons mis un meuble en bois. Nous avons cessé d’allumer des bougies dans ce qu’elle a identifié comme la zone “feu”. Le plus spectaculaire a été le résultat sur ma fille de 15 ans : elle souffrait d’asthme, d’allergies, déprimait et était en conflit avec mon compagnon. Après avoir hurlé qu’on lui ait changé sa chambre sans la consulter, elle avoue dormir et respirer mieux. Elle est moins stressée, nos rapports se sont apaisés. Hasard ou coïncidence ? Trois mois après la fin des travaux, mon compagnon et moi sommes toujours
ensemble.
«Propos recueillis par Isabelle Artus
POUR aller PLUS loin -.168 Façons feng shui d'organiser votre maison de Lillian Too (Guy Trédaniel Editeur, 2013).
...sans doute pour cela qu’au lieu de l'hospitaliser, le 15 juin 1999, Roland décide de le laisser rentrer chez lui. Il sait qu'il ne le reverra pas. L'examen cardiaque a montré que le cœur n’était plus oxygéné. Il se demande comment Yvan a pu venir jusqu’à lui ce jour-là. Il se demande maintenant s’il pourra tenir pendant l’heure et demie de trajet qui sépare Aix de Gordes. Il faut rendre hommage ici à ce médecin qui a su respecter le désir de son malade de rentrer chez lui, malgré la gravité de son état. Roland dit que deux choses l’ont décidé : le désir d’Yvan et la force de Nadège. Sans elle, sans la qualité de sa présence et de son accompagnement, ce retour à domicile n’aurait pas été possible.
« Je ne veux pas mourir étouffé », dit Yvan à son ami médecin, Pierre, lorsqu’il comprend que la fin arrive. Rester maître de lui jusqu’au bout est important. Il ne veut pas céder à la panique, se voir étouffer comme un poisson hors de l’eau. Pierre le rassure, cette fois-ci à bon escient : « C’est un mauvais fantasme, ça ne se passera pas comme ça ! C’est le cœur qui va s’arrêter. Tu vas mourir d’un arrêt du cœur, tu ne seras pas en train de chercher ton souffle. » Pierre confirme ainsi ce que Roland a déjà dit.
Nous voulons saluer au passage l’attitude de ces deux médecins qui ont su aborder avec leur patient les conditions de son mourir. Nous savons qu’aujourd’hui la majorité des demandes d’en finir, d’anticiper la mort, en particulier lorsque la crainte de mourir étouffé est là, s’enracinent dans la peur que les personnes ont des conditions dans laquelle la mort surviendra. Aborder sereinement les peurs, informer et dire ce que l’on sait, promettre de ne pas abandonner et de ne pas laisser souffrir, permet d’approcher la mort plus sereinement.
On peut penser que ces paroles de médecin ont permis à Yvan de se laisser mourir tranquillement dans les bras de Nadège. La question de l’origine de cette insuffisance respiratoire reste mystérieuse. Certes, Yvan a souffert d’une primo-infection à l’âge de deux ans. Y a-t-il une fragilité des bronches réactivée plus tard par le virus de la malaria attrapé en Inde ? Y a-t-il une origine psychosomatique ou même karmique ? Alors que son entourage le pousse à chercher à comprendre d’où vient cette maladie, Yvan ne semble pas s’intéresser à cet aspect de la question. On peut s’en étonner, mais c’est ainsi. Cela restera le mystère d’Yvan. Ce n’est pas le « pourquoi » de la maladie qui lui importe, mais le « pour quoi ? » Non pas la cause, mais la finalité.
« Sommes-nous capables de percevoir une maladie non comme un événement qui touche quelqu’un mais l’humanité entière ? J’ai pu observer dans les milieux spirituels que la maladie est souvent interprétée comme l’expression d’un désordre, d’une faute ou d’une transgression. Loin de cette vision culpabilisante et négative, nous pouvons voir la maladie comme la quête d’un passage vers l’ordre. Ce n’est que dans la mesure où je suis victime de la maladie que je peux l’interpréter comme un coup du sort pour me punir. Mais si je la vois comme l’expression de la vie qui me pousse à apprendre pour grandir, elle devient pour moi, et à travers moi, pour l’espèce entière, un moyen d’accéder à un autre niveau d’organisation, à un ordre et à une conscience plus vaste. »
Pourquoi cherche-t-on toujours un sens à la maladie ? Ne peut-on accepter qu’il y ait de l’inacceptable, de l’insensé ? Pourquoi vouloir toujours tout expliquer ? Dans l’une de ses interventions récentes, le philosophe Bertrand Vergely, questionnant ce besoin irrépressible de donner du sens à l’inacceptable, se demandait s’il n’y aurait pas une troisième voie entre la recherche du sens et la révolte. Accepter de ne pas comprendre, et constater simplement qu’au cœur des pires épreuves, la vie est toujours là, imprévisible, plus forte que tout. En l’écoutant, je pensais aux fleurs du désert qui se fraient mystérieusement un passage au milieu des pierres et du sable du Sahara. L’enseignement :
A partir de juillet 1989, on commence à venir voir Yvan. Un enseignement naît. Un enseignement qui lui est propre, avec ses mots à lui. Les gens lui posent des questions et Yvan répond. Une relation s’établit qui devient le cœur de
l’enseignement : « L’enseignement naissait véritablement de la relation qui s’instaurait avec les personnes qui venaient me solliciter, et non pas d’une vérité à laquelle je m’étais éveillé. »
Yvan veut que les gens qui viennent à lui se rencontrent eux-mêmes, en toute liberté. Sa capacité d’accueil est reconnue : « On pouvait venir vers lui, se sentir totalement accueilli, et on pouvait repartir », disent ses amis. « L’instructeur est un homme qui a deux portes constamment ouvertes, celle de devant qui accueille, celle de derrière qui laisse partir. » Qu’enseigne Yvan ? « J’ai vécu quelques années auprès d’un sage en Inde, et je n’en suis pas revenu hindou. Je suis revenu avec un cœur ouvert pour retraduire ici dans mon quotidien ce que j’avais vécu là-bas. Il m’a fallu actualiser, dans cet environnement, l’ouverture du cœur commencée là-bas. En faire avec le temps une action appropriée au sein de ma famille, et parmi les êtres que je côtoie tous les jours. » Yvan enseigne la pratique de la « relation consciente ». Comment être présent à tout ce qui est, être disciple de ce qui est. Il ne s’agit pas de fuir la réalité, dans la quête d’une expérience spirituelle coupée du monde, mais de s’y confronter et d’apprendre de chaque moment de la vie. Yvan décourage ceux qui sont obsédés par l'« éveil ». Il voit là un danger. Il faut entrer en relation consciente avec ce qui est. C’est ce qu’il appelle la « voie du monde », la voie de l’immanence. C’est une voie exigeante, car elle oblige à sortir de son égoïsme, à prendre ses responsabilités, à tenir compte d’autrui. « Aimer, c’est être responsable, écrit Yvan. On ne peut envisager un enseignement sans être responsable de son prochain ; il n’est pas question de s’éveiller tout seul, mais de faire grandir le tout. » Il ne s’agit pas de « s’éveiller » pour tirer son épingle du jeu, mais pour grandir ensemble.
« Dans mon enseignement, j’ai voulu... que les personnes entrent en relation les unes avec les autres, qu’elles oublient un objectif personnel d’éveil, de libération, et reconnaissent qu’on ne peut grandir qu’ensemble, en prenant le risque de l'autre, en entrant en relation profonde avec l’autre dans la mesure où celui-ci est l’occasion d’aller voir ce qu’on n’est pas capable de voir tout seul. »
Yvan a le don de « faire grandir ». Il sait voir en l’autre l’« or en puissance ». Il aide l’autre à aller vers lui-même. C’est cela la vraie transmission. Non pas donner quelque chose que l’autre n’a pas, mais permettre à l’autre, en votre présence, de « se souvenir » de ce qu’il est profondément. C’est pourquoi son enseignement n’a rien d’une aliénation à une pensée ou à une théorie. Non, il sait rendre libre. Et tous ses amis, tous ses élèves le reconnaissent aujourd’hui. Il a une contagion d’être. Sa liberté intérieure, sa confiance dans la vie, son amour des êtres sont contagieux.
"Il était contagieux de quelque chose, d’une force incroyable" témoigne Arnaud Desjardins qui l’a rencontré quelques années avant sa mort et qui l'à inviter à venir parler lors de l’assemblée générale de son association. Et d'ajouter « C’était un être totalement cohérent. Tout sonnait juste ! »
Extrait de "Mourir les yeux ouverts" Par Marie de Hennezel
Pourquoi les contes de fées plaisent-ils à tout âge?
Pourquoi sont-ils inoubliables? A quel monde merveilleux donnent-ils accès?
Loin d'être réservés aux petits enfants ou de se réduire à des explications psychologiques, les contes transmis par Perrault, les frères Grimm et Andersen sont avant tout des récits initiatiques: ils rappellent la présence du monde surnaturel et éveillent la conscience aux réalités éternelles.
Ils parlent à mots couverts du sentiment d'exil, de la vie brève et de la mort inéluctable, de la puissance de l'amour, de la beauté menacée, de l'innocence mise à mal et des secours célestes.
Durant cette rencontre, nous déchiffrerons le sens caché de quatre contes célèbres : Le Vilain petit Canard, Barbe-Bleue, la Belle au bois dormant, Blanche-Neige. Nous partagerons nos points de vue sur ces récits et verrons comment ils résonnent en notre être profond...
Qu’est-ce qui, en vous, a besoin d’être guéri ? Quelles forces divines endormies dans le corps, le coeur et l’esprit désirez-vous réveiller ? Le livre jeu avec les lettres et les dieux est à découvrir !