samedi 23 novembre 2013

Alexandre Jollien, l'écrivain

"La faiblesse, c'est le lieu de la souffrance si on la refuse."
"Le succès ne guérit absolument pas les blessures..."



vendredi 22 novembre 2013

Méditation avec Alexandre Jollien


"Laisser ce qui vient venir sans s'accrocher, sans rejeter..."




...J’ai découvert, grâce aux exercices de méditation, l’apaisement que je recherchais. Et pourtant c’était loin d’être gagné au début [rires] ! 
J’ai rencontré le zen grâce à ma femme qui le pratique depuis quelques années. Un stage était organisé dans mon quartier. J’y allais vraiment en traînant des pieds. Ce fut une révélation. Il m’a suffit de rester une demi-heure sans rien faire devant un mur, et j’étais totalement démuni et apaisé. 

Comme je suis assez opiniâtre, je persévère. Mais de même qu’avec la philosophie, ma rencontre du zen est le fruit d’un hasard. Grâce au zen, grâce au Philosophe nu, je suis parvenu à m’ouvrir davantage à la rencontre. Mais c’est loin d’être le bout du chemin ! À la fin de chaque livre, je pense que c’est fini. 
Là, je souhaite persévérer dans la recherche de la joie et l’approfondissement de l’intériorité. En me rapprochant de ma foi religieuse.
(source : egora.fr)


jeudi 21 novembre 2013

L'enfance avec Alexandre Jollien

"La foi de mon enfance m’a légué un lourd héritage, en tout cas un grand sentiment de culpabilité. J’ai longtemps cru que l’amour de Dieu se méritait. Je ne me suis vraiment libéré de ce poids que lorsque j’ai compris qu’il s’agissait, en fait, d’un amour inconditionnel."


mercredi 20 novembre 2013

Réalité avec Arnaud Desjardins


Swâmiji (Swami Prajnanpad) lui-même incarnait plus que tout autre la liberté radicale, absolue, presque inhumaine, par rapport à tous les désirs et à toutes les peurs, l'absolu du détachement. La voie qu'il propose s'adresse à des êtres qui ont une intense soif de liberté intérieure et d'établissement dans le calme non affecté de leur réalité profonde mais qui sont bien obligés de constater que, pour l'instant, certains obstacles sont là. 
Il s'agit donc d'une méthode réaliste qui ne nie pas les difficultés car la négation ne les fait pas disparaître, et qui en tient compte pour les dépasser. 

 "La réalité suprême, c'est le Soi. Si vous découvrez « votre propre Soi », l'ego disparaît et, selon une autre terminologie, le « je » disparaît aussi. 

Si vous vous confondez ou vous identifiez avec le corps physique, qui est l'auteur des actions, qui a un larynx pour parler ou a été au contraire opéré d'un cancer de la gorge, le corps physique qui peut se sauver en courant parce qu'il a peur ou demeure paralysé sur place, si vous vous identifiez même avec l'intelligence qui peut prendre une décision délibérée, vous n'échapperez jamais à la condition limitée, vous n'accéderez pas à la réalité métaphysique. 

Cette dimension que je décris comme verticale dans l'espace correspond à une dimension verticale à l'intérieur de vous, une dimension nouvelle de la conscience d'être ou de la conscience de soi."




"En fait, notre stratégie de libération doit se déployer dans trois domaines : un domaine concernant en effet les émotions, les affects; un domaine concernant la manière dont nous pensons ou dont nous voyons les différents visages de la réalité – y compris nous-mêmes et tout ce que nous pouvons observer en nous-mêmes – et, troisième aspect de cette stratégie d'ensemble, l'activité. 

Le domaine de l'action peut être une stratégie à court terme s'il s'agit de décisions ponctuelles à prendre, ou à plus longue échéance s'il s'agit d'envisager le déroulement de notre existence, dans la mesure où il nous semble que nous avons certaines possibilités d'intervenir sur nos destins."

La Voie et ses pièges
Arnaud Desjardins


Portraits de Jacques Lajeunesse

mardi 19 novembre 2013

Contre vents et années par Denise Desjardins


Parution le 18/11/13. 

«Ce sera mon dernier livre», affirme Denise Desjardins, aussi déterminée à quatre-vingt-dix ans qu'elle l'était à vingt et un ans, lorsqu'elle a quitté l'Algérie pour venir vivre à Paris. Déroulant en vers libres le fil de sa vie, elle se dévoile ici sans fard ni tabou. 

Elle évoque son parcours de vie, son enfance parfois difficile, ses débuts de peintre, son union avec Arnaud Desjardins. 
Retraçant ses voyages en Orient, tous motivés par une recherche spirituelle, elle relate ses rencontres avec maîtres et sages hindous, tibétains ou encore afghans, son éblouissement devant Mâ Anandamayi, le travail exigeant avec Swâmi Prajnânpad dont elle a suivi l'enseignement. 

Depuis 1974, elle tente, à sa mesure, de transmettre ce qu'elle a reçu en abondance.

Voici également le témoignage d'une rencontre lors de son dernier passage à Paris

« Si vous voulez quelque chose, peu importe combien de temps, combien de vies, vous mettrez à l'accomplir. L'important est d'essayer, d'essayer encore, jusqu'à ce que vous atteigniez votre but. » 
Denise Desjardins

lundi 18 novembre 2013

En quête de sens...

Ce film est l'histoire de deux amis d’enfance qui ont décidé de tout quitter pour aller questionner la marche du monde. Leur voyage initiatique sur plusieurs continents est une invitation à reconsidérer notre rapport à la nature, au bonheur et au sens de la vie...

Avec Dr. Vandana Shiva, Satish Kumar, Pierre Rabhi, Trinh Xuan Thuan, Arnaud Desjardins, Frédéric Lenoir...




Voici comment l'un des 2 réalisateurs en est venu à faire ce film :

Au cœur des couleurs...


"Un vitrail représente la cloison transparente entre mon coeur et le coeur du monde". 
Marc Chagall

dimanche 17 novembre 2013

La belle histoire d'Eckhart Tolle


Cela fait toujours du bien d'écouter Eckhart Tolle et cela faisait un paquet d'instants présents qu'il n'était plus apparu dans ce blog. 


"Je ne suis ni mes pensées, ni mes émotions, ni mes perceptions sensorielles, ni mes expériences. Je ne suis pas le contenu de ma vie. Je suis la Vie. Je suis l'espace dans lequel tout se produit. Je suis la conscience. Je suis le Présent. Je Suis." 
Eckhart Tolle

samedi 16 novembre 2013

Il était une forêt... avec Francis Hallé

Je ne peux que vous conseiller d'aller voir ce film :



Sensibiliser contre la déforestation

"Il était une forêt" vous invite à prendre un bol d'air frais, à 70 mètres de haut. Le réalisateur Luc Jacquet n'a reculé devant aucun obstacle pour offrir au public des images de mère nature. Le réalisateur n'en est pas à son coup d'essai sur la thématique du documentaire, à l'image de "La marche de l'empereur" et "L'enfant et le renard". Cette-fois, Luc Jacquet a choisi de s'intéresser aux poumons du monde: les forêts tropicales primaires.

Pour mener à bien son projet, il a travaillé avec un spécialiste en la matière, Francis Hallé, botaniste de métier, qui a consacré sa vie à la forêt. Au commentaire, le botaniste sensibilise le spectateur aux menaces qui pèsent sur la forêt, comme la déforestation. Par le biais d'images exceptionnelles qui pénètrent ce milieu sauvage, le message essentiel revient sans cesse comme un écho, pour rappeler que les forêts tropicales primaires sont l'un des enjeux écologiqies, garants de la vie sur Terre.

Prouesses techniques

La réalisation du film de Luc Jaquet a été parsemé d'embûches. Entre les conditions de tournage difficiles, alternant entre la pluie et les abeilles qui viennent piquer au vif l'équipe de tournage, le réalisateur a dû faire face à une contrainte majeure. Comment filmer des arbres de 70 mètres de haut avec une vue panoramique ? C'est ainsi qu'est né l'arbre à cam, comprenez une caméra montée sur une corde à bras d'hommes, afin de pouvoir filmer les hauteurs des cimes de la forêt.
Un tournage qui aura duré 82 jours pour au final, des images, en terre inconnue, à couper le souffle.


vendredi 15 novembre 2013

Etre passerelle avec Christiane Singer

Deux rencontres récentes me font rêver. 

J’assiste, lors d’un colloque, à la démonstration que nous fait une vieille hindoue de quelques mudras, ces gestes hiératiques aux figures fixées depuis des millénaires et que dessinent les mains seules. La contorsion des doigts et leur pression sur les phalanges exercent, nous explique-t-elle, un effet bénéfique sur tel ou tel organe ou sur les facultés de concentration. Mes yeux la boivent. Sa grâce habitée, sa peau transparente nervurée de veines, la torsade de ses cheveux blancs qui se défait peu à peu dans le dos puis croule tout à fait sans qu’elle y prenne garde, l’enjouement de son regard, tout me comble. 


Plus tard, quand je la croise dans l’escalier, ma candeur m’arrache un balbutiement : «You are the most beautiful woman I ever saw! » 


A peine un étonnement l’effleure-t-il, que déjà elle éclate de rire et me saisit le bras. Les secousses de son fou rire ne tardent pas à me gagner, et nous nous tenons là, bloquant le passage, rivées l’une à l’autre par une hilarité qui ne veut plus finir. 


Quelque temps après, au hasard d’une fête, je me trouve en présence d’une vieille femme dont les yeux d’eau claire me retiennent. Pris dans le paysage quasi minéral de ce visage superbement ridé, ils m’apparaissent comme fontaines secrètes au creux de rochers. Je m’attarde auprès d’elle et, tout en l’écoutant parler de ses débuts de chanteuse à Budapest, de ses succès, puis, l'Anschluss venu, de son exil, je lis tout ce qu’elle me dit aux sinuosités compliquées et subtiles de sa peau. Elle surprend mon regard, ce qu’elle croit alors ma pensée, et s’interrompt : « Vous savez, moi aussi, j’ai été belle. » Je rétorque, surprise : « Mais vous êtes belle. » Alors, brusquement cachant son visage entre ses mains, elle pleure. 


Entre ces deux mondes, ce rire et ces larmes, l’envie m’a prise de tendre une passerelle.


Extrait de : Les Ages de la vie 
Christiane Singer

jeudi 14 novembre 2013

Terrestre secret


- entre le beau et le laid, la voie du juste milieu...
- ne jamais appuyer sur le champignon...

mercredi 13 novembre 2013

Chapeau à Christiane Singer

"Vous aviez autrefois, enfant, ce pouvoir de retenir votre vie et votre souffle, de vous perdre de mémoire dans la contemplation d'un scarabée ou d'un pétale ; mais, déjà, vous aviez oublié qu'on pût être un regard et rien d'autre - si heureusement mort à soi-même."
Vie et mort du beau Frou

...- Deux réalités scindent le monde, deux réalités qui ne se rencontrent pas. L’une se laisse gouverner par les humains, l’autre pas. Dans l'une, nous menons le bal. Dans l’autre, nous sommes menés. Dans l’une, nos jambes nous portent. Dans l’autre, nous tombons comme pierres. Deux réalités se partagent la vie. Une que nous pouvons palper, l’autre qui nous palpe. Une que nous pouvons manger et boire, l’autre qui nous mange et nous boit. Deux royaumes se partagent le monde. Mais des hommes sont venus qui veulent l’ordre.
La Guerre des filles

Christiane Singer

mardi 12 novembre 2013

Infantilisme selon Arnaud Desjardins


Si vous comprenez, sans le sentir comme une insulte de ma part, que vous êtes plus ou moins infantiles, le chemin va devenir très clair pour vous. Pour moi, ceci a été l’aspect le plus efficace de l’enseignement de Swâmi Prajnânpad.

Je le dis dans Les Chemins de la sagesse : à quarante ans, quarante-deux ans même, j’ai compris que je n’étais qu’un enfant. Je ne dis pas un adulte qui se conduit comme un enfant mais qu’un enfant régnait dans mon cœur, un enfant de deux ans par rapport à sa mère et de six ou huit ans par rapport à son père.

Et cela devenait d’autant plus saisissant pour moi qu’après m’être senti faible et perdu pendant longtemps, c’était une époque où, au contraire, les conditions de mon affirmation dans la vie changeaient et j’avais de quoi me prendre pour un adulte dans à peu près tous les champs d’activité auxquels je m’intéressais.

ARNAUD DESJARDINS
 « Tu es cela » À la recherche du soi IV