jeudi 21 novembre 2019
mercredi 20 novembre 2019
Le méridien Rein ou l’élément Eau de l'hiver

Le méridien du rein est impliqué dans le contrôle du volume, de la composition et de la pression des fluides dans toutes les cellules, ainsi que dans l'ensemble de l'organisme. Il est important pour la croissance, le développement et la reproduction. Le sang circule à travers les reins à sa pression la plus élevée, les toxines sont filtrés et les nutriments sont véhiculés là où ils sont nécessaires. L'eau est symbolique de mystère, d'émotion et d'esprit. Le méridien du rein intervient dans l'équilibre de ces aspects de la vie.
Selon la médecine chinoise, le rein est aussi censé emmagasiner la force vitale et comporte un fort aspect spirituel.
Métaphore des éléments
L'élément eau est symbolisé par l'océan, la mer, les lacs et les fleuves. L'élément métal engendre l'eau, visualisée comme des gouttes se condensant sur une surface métallique froide ou bouillonnant depuis les profondeurs de la terre où se condense les minéraux.
L'eau est contrôlée et engendrée par la terre, un peu comme un conteneur. L'eau contrôle le feu en l'éteignant.
Comme l'eau à une diversité de propriétés, elle est très mystérieuse et peut-être un symbole de l'inconscient, de la vie onirique, des émotions, de ce qu'on ne comprend pas et de ce que l'on craint, et pourtant rester un élément essentiel de la vie quotidienne.
L'élément eau est symbolisé par l'océan, la mer, les lacs et les fleuves. L'élément métal engendre l'eau, visualisée comme des gouttes se condensant sur une surface métallique froide ou bouillonnant depuis les profondeurs de la terre où se condense les minéraux.
L'eau est contrôlée et engendrée par la terre, un peu comme un conteneur. L'eau contrôle le feu en l'éteignant.
Comme l'eau à une diversité de propriétés, elle est très mystérieuse et peut-être un symbole de l'inconscient, de la vie onirique, des émotions, de ce qu'on ne comprend pas et de ce que l'on craint, et pourtant rester un élément essentiel de la vie quotidienne.
(source : La santé par le toucher de John et Matthew Thie)
mardi 19 novembre 2019
Sens aiguisé...
lundi 18 novembre 2019
Silence d'automne
C'est un grand silence d'aube, un silence qui s'étire à travers prés et forêts, qui recouvre les sentiers et les pins, qui emplit le temple et la salle de méditation, qui se faufile dans la cabane à outils sans toucher à rien, c'est une attente, un repos. Le vent a soufflé toute la nuit jouant dans les feuilles dorées, et ce matin, satisfait, il nous a quittés pour aller de l'autre côté de la montagne coucher les hautes herbes. Soulagé d'avoir retrouvé le calme, le monde respire ce parfum qui naît de l'humidité de la terre. Quelques asters roses et mauves, un groupe de dahlias crémeux, mais aussi plus loin des poireaux vert sombre et des potimarrons dorés, sans oublier comme tous les ans les soucis jaunes et orange qui emplissent le potager, toutes ces couleurs esquissent dans la légère brume une aquarelle de début d'automne que je contemple, immobile moi aussi. Il me semble que je pourrais m'y fondre, devenant transparence et silence, commencement et plénitude.
Force et fragilité de la Terre
Ce matin, le monde fait écho à ma fragilité croissante, à la vulnérabilité qu'elle dévoile, mais dont je sais qu'elle était déjà là, dès ma naissance. Cette fragilité, je l'intègre peu à peu dans ma vie, dans mes gestes et également dans mon regard sur les choses. C'est la connaissance de ma finitude qui rend cette aube, ce silence et cette lumière plus proches. Mon corps, qui descend plus lentement les escaliers, qui regarde plus soigneusement les petits obstacles du chemin, se reconnaît, me semble-t-il, dans ce moment suspendu entre nuit et jour, dans ce repos provisoire. Je sais qu'il me faut reprendre souffle en me laissant porter par la Terre, en contemplant sa beauté. Je sais aussi que mes pas doivent rester légers, car à vivre ici, dans la montagne fraîche, comme à écouter ce qui se passe dans le monde, je comprends la force et la fragilité de la Terre. Sa force, elle qui nourrit la vie depuis des millions d'années, qui nous porte dans la vie comme dans la mort ; mais aussi sa fragilité devant nous, êtres humains, quand la grande forêt brûle, quand l'océan s'emplit de plastique, quand les arbres meurent sous les pluies acides.
Un monde irremplaçable
La vulnérabilité de mon corps et celle de la nature, ma tranquille inquiétude devant les années à venir, pour la Terre comme pour moi, me poussent à prendre soin davantage de tout ce qui m'entoure. Je deviens plus soucieuse de ce que Hannah Arendt appelle « le monde commun : ce qui nous accueille à notre naissance, ce que nous laissons derrière nous en mourant ». Ce monde, précieux, irremplaçable. J'essaye de la même façon de prendre soin de ce corps, de façon juste, respectant son rythme, qui n'est pas toujours celui que je souhaiterais, son énergie comme sa fatigue, cherchant une harmonie toujours recommencée entre mes désirs et ses changements. Ce matin, dans la respiration de l'aube, je me sens aïeule et fille de tout et de chacun, reliée au monde par la respiration des champs et des sapins, prête à renaître dans un sourire partagé. J'entrevois l'immensité de la vie dans les premiers signes d'automne, l'infini du temps dans une poignée de feuilles mortes, l'amour des êtres dans le chant de l'eau.
Le moment passe : un oiseau entame son chant, un autre lui répond ; la brume se dissipe, la cloche sonne pour le petit déjeuner ; il faudra ensuite aller au jardin ramasser les légumes du jour, préparer les repas, rencontrer les autres, rire : la vie, si facile et si difficile, la vie sans limites.
Nonne bouddhiste, Joshin Luce Bachoux anime la Demeure sans limites, temple zen et lieu de retraite à Saint-Agrève, en Ardèche. Auteure de Tout ce qui compte en cet instant chez Points Vivre.
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dimanche 17 novembre 2019
Avancement...
Tu es sur une route sans nom.
![]() |
| Calligraphie : caractère du Dao / Tao 道, humain en chemin |
Il t’appartient de la nommer.
Personne ne le fera à ta place.
Pas par manque d’altruisme
mais parce que l’avancée sur la route
ne concerne que toi,
quelles que soient les rencontres que tu y feras.
mais parce que l’avancée sur la route
ne concerne que toi,
quelles que soient les rencontres que tu y feras.
Avance.
Tiens une main
quand cela est possible,
tu la reconnaîtras :
celle-là ne griffera pas,
ne broiera pas,
ne mollira pas.
quand cela est possible,
tu la reconnaîtras :
celle-là ne griffera pas,
ne broiera pas,
ne mollira pas.
Avance,
traverse les paysages
de soleil et de brise,
de pluie et de tempête.
traverse les paysages
de soleil et de brise,
de pluie et de tempête.
Commence doucement à aimer.
Crée ton ordre.
Sois à ce que tu fais.
Il n’y a rien d’autre à comprendre.
Poème de Judith Wiart
samedi 16 novembre 2019
vendredi 15 novembre 2019
Force inconnue ou la communication sans fil...
" "Quand la marionnette s'agite sur la scène, le mouvement est donné par la main qu'un acteur cache dans son vêtement." Au début, le maître est le marionnettiste et l'élève, la marionnette.
A la fin, le disciple comprend que le maître est une force intérieure qui le meut.
Force qui ne lui appartient pas."
Alexandro Jodorowsky
Mu, le maître et les magiciennes
jeudi 14 novembre 2019
A visage... découvert
Sabine m'a fait découvrir la poésie de Véronique Daine. Le premier poème m'a fait penser à la vision sans tête de Douglas Harding. Puis, je me suis enfoncé dans cette lecture avec douceur et lenteur...
« Le matin je fais mon matin. J’avance rêvasse
regard en coin. Me perds dans le vague. Attends que ça ravisse enlève égare. Le
regard prêt à se défaire du visage. Mais rattrapé aussitôt par le visage qui
résiste. Parce qu’il y a l’autre. Parce qu’il y a qu’on ne peut être sans
visage devant l’autre. Surtout où aucun visage ne peut s’exposer. »
« Faire le matin je crois que c’est
écrire. Rien à voir. C’est s’enfoncer. Sans mots. Sans phrases. Juste
s’enfoncer. Amoureusement. »
« Je fais mon matin. Fais la pulsation
des syllabes. Fais de la lenteur dans le corps. Ne céder à rien d’autre. Aucune
pensée ressassement. Aucun récit du connu. Trouver les yeux sourds le dormir
qui ne dort pas la faille par où vient la gueule. »
Véronique
Daine, Amoureusement la gueule, avec
six dessins d’Anne Marie Finné, éditions L’Herbe qui tremble, 2019.
Éditeur : Editions L'herbe qui tremble Prix de vente au public (TTC) : 13 € - 70 pages
Résumé : LE LIVRE Une suite de poèmes en prose qui tentent d’observer ce qui se passe dans le corps quand on écrit ; le conflit sans merci entre le visage (cette figure composée qu’on propose à autrui, sans quoi l’existence serait invivable) et la gueule (cette « bouche d’ombre » qui parle en soi). Écrire, ce qui s’appelle écrire, suppose un état de disponibilité auquel on ne s’abandonne pas volontiers parce qu’il implique un ébranlement, une dépossession dont on ne sort pas indemne.
mercredi 13 novembre 2019
Les contradictions du monde avec Pierre Rabhi
"Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien"
Une conférence enregistrée en octobre 2019, dans le cadre de la 4e édition du forum d’idées "Une époque formidable", organisé par "La Tribune" au Théâtre des Célestins de Lyon. Pierre Rabhi, agriculteur, essayiste, pionnier de l’agro-écologie et fondateur du mouvement Colibris.
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mardi 12 novembre 2019
Lumière du Ciel sans ombrage...
" Peu de livres ont des phrases aussi subtiles que celles écrites par la lumière du ciel sur un mur. La lecture la plus étonnante que j'aie jamais faite eut lieu par un après-midi d'automne. Le soleil projetait sur le mur de la chambre le rectangle de la fenêtre, découpant un écran sur lequel tremblaient les ombres du feuillage d'un bouleau. Sur la table une bougie se consumait, allumée plus par goût de sa chanson silencieuse que par besoin de sa clarté. Prise dans le rayon du soleil, elle ajoutait son ombre sur le mur à toutes les autres. Il me fallut un long temps avant de voir que sa flamme, elle, ne projetait absolument aucune ombre : le corps blanchâtre de la bougie était bien reflété sur le mur - mais pas sa petite âme dorée. Désertant la scène du monde et de ses ombres chinoises, se laissant traverser par une lumière sans l'arrêter, elle était, de son vivant, au paradis. Elle vivait l'éblouissante vie des morts à côté de laquelle la nôtre est grise et sans tenue."
🍂Christian Bobin - Prisonnier du berceau🍂
![]() |
| Mirage de l'artiste peintre Daniel Gagné |
lundi 11 novembre 2019
dimanche 10 novembre 2019
La neuroplasticité ou l'adaptation aux changements

Vous avez pris appui sur le corps comme une réalité tangible, plus stable que les pensées et les états d’âme. En prenant conscience de la respiration, vous réalisez que le corps est vivant, animé par l’énergie qui respire en vous sans que vous ayez vous-même à respirer. Essayez de sentir le mouvement de la vie, un flux qui ne cesse de couler. Plus vous relâchez profondément, plus l’énergie revient au repos, plus vous découvrez une vie intense dans chacune de vos cellules. Le métabolisme ne cesse pas. Le corps lui-même est en changement perpétuel et, d’instant en instant, il vieillit. Vous acceptez que même le corps n’a pas de fixité, que même le corps est un flux, un mouvement, un changement incessant. Il n’a pas d’autre réalité que celle du changement, comme une rivière qui ne cesse pas de couler.
Arnaud Desjardins
Approches de la méditation
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respiration
samedi 9 novembre 2019
Pour une mort sans peur...
Comprenez que dans une direction, il n’y a aucun espoir et que, dans l’autre, tous les espoirs sont possibles. Mais il faut jouer le jeu. Il faut avoir cette audace, qui est folie aux yeux des hommes et sagesse aux yeux de Dieu, d’accepter la souffrance complètement, de faire l’amour avec la souffrance.
La voici : de tout mon être, je l’accueille, je la ressens, parce qu’il y a un secret à découvrir et parce que le secret de la souffrance, je ne le découvrirai que dans la souffrance…. Et vous ne découvrirez jamais le secret de Tout, le Secret suprême, avec la moitié de l’énoncé du problème, c'est-à-dire : le bonheur, en refusant, en niant l’aspect douloureux de votre existence.
Arnaud Desjardins
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