mardi 3 octobre 2017

Les exercices proposés au Centre Durckheim (Jacques Castermane)


La Voie de l’action, proposée par Graf Dürckheim à son retour du Japon (1947) est le Zen dans ce qu’il recèle d’universellement humain. Le Zen avoue un but : l’éveil de l’être humain à sa vraie nature (que Dürckheim désigne comme étant notre être essentiel). Le zen est un enseignement qui n’enseigne rien! Rien de théorique, rien d’abstrait, rien de spéculatif, rien d’hypothétique. Le zen est un enseignement qui n’utilise pas les moyens de la pensée discursive, cartésienne. Le zen se présente comme un chemin d’expérience et d’exercice. 

L’exercice ? Par exemple, la méditation de pleine attention (zazen). 
Pratiquer zazen c’est renoncer au désir de recevoir un enseignement depuis le dehors ; zazen c’est se mettre à l’écoute d’un enseignement qui nous est donné du dedans. L’enseignement n’est rien d’autre que ce qu’est vivre en accord avec les intentions de ce qui fait que ce qui vit … vit. Ce qu’on désigne par le verbe ê t r e. Le zen, ce n’est rien de spécial ; c’est voir, sentir, goûter la vie dans sa réalité la plus authentique, telle qu’à son origine, telle qu’au commencement de notre existence (avant la naissance de l’ego). Parmi les exercices que Graf Dürckheim a pratiqué au Japon et qu’il a perçu comme étant particulièrement importants il y a l’attention portée aux actions fondamentales du corps vivant (Leib) : l’acte de respirer, l’acte de marcher, la tenue et la forme corporelle juste, le rythme propre à chaque activité dans notre vie quotidienne (Hara). C’est dans ces actions du corps vivant (Leib) que, ce qu’on envisage comme étant notre vraie nature, notre propre essence, s’accomplit. 

L’expérience ?
L’expérience de notre vraie nature ! Je ne peux oublier ce moment au cours duquel s’imposait l’expérience que « lorsque je inspire … je n’y suis pour rien ! ». Lorsqu’on commence à sentir — du dedans — : « ce n’est pas ‘’moi ‘’ qui respire », on n’est plus séparé de notre vraie nature et se révèle le mystère qu’est l’acte d’être dans ce vécu du dedans qu’est un grand calme apaisant. Ne perdez pas votre temps. Pratiquez ! Devenir soi-même est une affaire de quotidienneté



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lundi 2 octobre 2017

Une paix qui palpite...





Les gens ont souvent une idée erronée à propos de ce que signifie « être en paix avec soi-même ». 
Quand vous êtes en paix avec vous-mêmes tel que vous êtes, cela ne veut pas dire que votre vie est constamment paisible. Cela veut dire que, même au beau milieu de vos défis les plus importants, vous pouvez toujours revenir à votre cœur, votre plus grand refuge.  

Shantimayi

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dimanche 1 octobre 2017

Ces merveilleux nuages qui nous font rêver

Partout où se trouvent des nuages, l'imagination et la rêverie sont prêts à s'emparer de nous. Pour la plus grande satisfaction des poètes, des savants et des fous. 

Les nuages lents, les nuages clairs au long des routes nous observent de si loin qu'il est difficile de savoir ce qu'ils pensent. Et peut-être même, mais nous n'osons y songer, leur regard évasif oublie de s'arrêter sur nous, poursuivant une trajectoire invisible, par-delà les lignes de peupliers qui ferment nos pays.

Quand les nuages nous font rêver

Massifs et flottants tout à la fois, ils égrènent un rivage d'incertitude, des terres suspendues, des pentes hésitantes, de vastes plateaux où d'étranges troupeaux, en caravanes longues et silencieuses, suivent des routes parallèles, qui jamais ne se rejoindront puisque nous n'avons pas le même horizon.
Et qu'y aurait-il de commun entre ces hauts fronts bombés comme des voiles, toujours un peu distraits, pensifs immensément, et les villages traversés, rabougris autour de l'unique place où clignote l'enseigne lumineuse de la boulangerie, puis la mairie et la poussière de ses drapeaux, le parking où l'on se range comme au cimetière ? Quel lien caché entre leurs libres métamorphoses et la grise évidence du bureau de poste ?
À trop contempler la flottille des nuages, le rêveur pourrait s'embarquer pour des conquêtes illusoires. Mais sur son chemin il rencontre le sage ou le gendarme, qui lui rappellent le sens des réalités - et celui de la route, dont la sinuosité nous abuserait facilement, dans l'intermède des campagnes aux lointains plus complaisants.

Les images qui s'y forment

« Qui aimes-tu le mieux ? », interroge le poète, non sans duplicité, à travers la foule hagarde se cherchant un frère : et l'étranger, lui-même passant parmi les villes, passant sur la terre, de répondre d'un regard mélancolique vers les fugitifs déjà loin, là-bas, les troublants nuages, les impondérables nuées qui pourraient nous rendre étrangers au monde, mais de cette étrangeté qui fait le monde si vaste.
Les mieux inspirés y surprennent des montagnes en gestation, d'autres des cavaliers lancés dans une course interminable, des éléphants se déplaçant d'un pas de danseuse, des visages antiques, des continents à la dérive, mais en réalité, par bouffées, comme d'une pelote, les nuages dociles se contentent de dénouer les formes, toutes les formes, celles des êtres comme des pensées, pour nous laisser dans le vague, dans cette imprécision qui fait les choses plus mobiles et plus profondes, comme l'espace dont elles résonnent.

Le regard du poète 

Et soudain, d'une déchirure des courbes de la route bâillonnant l'attention, entre la vigne et le verger, ce pré solitaire, lisse et joyeux comme un miroir tout neuf : la douceur de sa pente, la tendresse de son éclat, je ne sais, comme un cri, un appel, l'intervalle éblouissant d'un instant de vérité - sur le bord de nos routes - au détour de ce que l'on croit être nos destins - et qu'on abandonne déjà, toujours passant, toujours fuyant.
Lui aussi caresse les nuages, là-haut, les invraisemblables nuages, comme ici, sur cet arpent d'innocence, les nuages mêlent au vert les fils de leur blancheur. Ils portent le vif des vents, sur l'herbe ils sèment l'espace. Ils ne sont qu'haleine, mouvement, passage, légèreté, figures dans les airs et pleines de ces airs qu'ils nous soufflent avec la lumière en liberté. 
Et le long des routes ils chantent, ainsi qu'une musique en marge de nos vies, mais pour les ouvrir, les agrandir d'un monde qui est pourtant le nôtre et que nous avons fini par oublier - en rétrécissant le regard comme peau de chagrin - en limitant le pas aux dalles des trottoirs - jeu de marelle dont on a perdu l'arc du ciel.
Philippe Mac Leod est écrivain et a publié plusieurs livres et recueils de poésie. Auteur de « Habiter les mots »et de «Variations sur le silence »chez Ad Solem. 

samedi 30 septembre 2017

Les rives du silence...



L'homme moderne redoute le silence car il pressent, confusément, que le silence est une terre de confrontation avec l'essentiel, avec nous-même, avec notre vocation d'homme. Il faut plonger dans le silence comme on s'aventure dans le désert. 
Il nous faut retrouver le chemin du silence.

Théodore Monod,
Terre et ciel

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vendredi 29 septembre 2017

Le chemin spirituel n’apporte rien de personnel.


Vous n’allez rien y gagner, rien y obtenir.
J’ai conscience que ce n’est pas facile à entendre, ami chercheur.
Je sais que tu ne vas pas me croire, car c’est difficile à avaler, toi qui espères tant de cette quête.
J’ai conscience que souvent tu en attends quelque chose de merveilleux, qu’il y a un espoir tellement immense en toi, probablement de sortir de ta condition humaine si difficile, d’améliorer ta vie, ton vécu, que sais-je encore.
Et pourtant, quelle paix de le comprendre !
Quelle joie de ne plus rien attendre de cette quête de soi, de ne plus rien considérer comme acquis!
Quelle beauté d’accepter de n’y rien comprendre !
Et quelle douceur de se déposer dans le cœur même de la vie, pour se laisser bercer dans son mouvement naturel, quel qu’il soit, sans protection!
Juste être, ici et maintenant.
Alors à un moment donné, tu vas t’en rendre compte :
le chemin n’apporte rien du tout.
Absolument rien de personnel.
Rien, rien, rien.
A l’inverse, si tu y consens, cette quête, cette « rencontre inconditionnelle avec soi », cette plongée totale dans le réel va te prendre tout ce qui t’est personnel, tout ce que tu considères comme t’appartenant.
Tu vas te délester.
Le chercheur obtient quelques acquisitions : plus de tranquillité, de douceur, d’amour, de compréhension peut-être.
Quelques belles envolées spirituelles parfois.
Parfois même ça dure un peu, quelques années même, on a l’impression d’être arrivé quelque part, c’est agréable.
Dès qu’il se passe quelque chose, le chercheur en fait un évènement, une acquisition.
L’éveil devient un truc à obtenir, où à retrouver si on l’a «perdu».
Le chercheur fait comme toutes les personnes en ce monde : accumuler des belles choses, rejeter celles qui ne lui plaisent pas.
Mais lorsqu’il les a eues, il peut les perdre.
Sur ce chemin là, on finit toujours par perdre ce qu’on a acquis.
Je l’ai déjà dit ici : tous les états spirituels que vous allez gagner, vous allez les perdre.
La vie va et vient.
Elle fait ce qu’elle veut.
Alors entends-moi bien, surtout la prochaine fois que tu auras l’impression d’avoir encore perdu ou gagné quelque chose sur ce chemin.
Oui entends-moi bien :
Accepte de te dénuder de ce désir d’accumuler des expériences, de ce désir d’obtenir quelque chose de tous tes efforts.
Il ne s’agit pas de gagner,
ni d’accumuler,
ni de réussir,
il s’agit de perdre la totalité de ce que tu crois avoir,
de perdre la totalité de ton monde,
de lâcher tout ce que tu crois tenir.
La condition humaine c’est de porter la vie, d’en faire une affaire personnelle, une réalisation, un devenir.
La quête spirituelle récupère ce même mouvement et devient quelque chose à réussir.
Comme c’est lourd et épuisant !
Comme c’est difficile !
N’en as-tu pas marre ?
Tant que tu n’en auras pas assez marre, tu vas continuer.
Il faut parfois aller au bout de l’absurdité.
Essayer encore et encore de réussir cette quête, d’arriver quelque part, d’accumuler les expériences.
Mais un jour, tu ne pourras plus faire autrement, tu va revenir à plus d’humilité et reconnaitre profondément la vérité :
Tu ne tiens rien,
Tu ne possèdes rien,
Il n’y a rien à réussir,
Tu es déjà nu devant la vie.
Et en réalité c’est cela que ton cœur désire le plus : reconnaitre cette nudité de ton être.
C’est dans cette nudité que nous pouvons faire le don de nous-même au vivant que nous sommes.
Et nous laisser porter par son libre mouvement.
Alors ami chercheur, acceptes-tu de ne plus rien accumuler ?
De te délester de ce que tu crois avoir acquis ?
Et de te montrer dans ta plus intime vulnérabilité ?
Dans ta plus totale nudité ?
Tu te rencontreras alors dans ta plus profonde humanité.



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jeudi 28 septembre 2017

Rencontre pour un hommage à Douglas Harding





Les 18 et 19 novembre, un week-end de célébration de Douglas Harding sera organisé à Paris, à l'occasion des 10 ans de son décès. 




Beaucoup d'amis seront là : Catherine Harding, Richard Lang, Alain Bayod, José Le Roy et bien d'autres du monde entier (France, Angleterre, Belgique, Japon...)

Venez nombreux

Conférences, ateliers, livres, films, témoignages... Cet événement est ouvert à tous et sera l'occasion de partager le trésor de notre vraie nature. En français et en anglais

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mardi 26 septembre 2017

Le temps perdu est du pain béni...


Le temps perdu est comme le pain oublié sur la table, le pain sec. On peut le donner aux moineaux. On peut aussi le jeter. On peut encore le manger, comme dans l'enfance le pain perdu : trempé dans du lait pour l'adoucir, recouvert de jaune d’œuf et de sucre, et cuit dans une poêle. Il n'est pas perdu, le pain perdu, puisqu'on le mange. 
Il n'est pas perdu, le temps perdu, puisqu'on y touche à la fin des temps et qu'on y mange sa mort, à chaque seconde, à chaque bouchée. 
Le temps perdu est le temps abondant, nourricier. 

La part manquante - Christian Bobin

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lundi 25 septembre 2017

A tous mes amis... de la forêt.


L'arbre est devant la maison, un géant dans la lumière d'automne. Vous êtes dans la maison, près de la fenêtre, vous lui tournez le dos. Vous ne vous retournez pas pour vérifier s'il est bien toujours là – on ne sait jamais avec ceux qu'on aime : vous négligez de les regarder un instant, et l'instant suivant ils ont disparu ou se sont assombris. Même les arbres ont leurs fugues, leurs humeurs infidèles. Mais celui-là, vous êtes sûr de lui, sûr de sa présence éclairante. Cet arbre est depuis peu de vos amis. Vous reconnaissez vos amis à ce qu'ils ne vous empêchent pas d'être seul, à ce qu'ils éclairent votre solitude sans l'interrompre.
Oui, c'est à ça que vous reconnaissez l'amitié d'un homme, d'une femme ou d'un arbre comme celui-ci, gigantesque et discret. Aussi discret que gigantesque.

Christian Bobin 
L'inespéré


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dimanche 24 septembre 2017

3 conseils de Joël Cunin pour voir la vie comme une œuvre

1. Émerveillez-vous

Face à la Création, ayez un regard de peintre, laissez-vous toucher et admirez ce qu'elle recèle de sacré... Avoir ce regard d'humilité, d'enfant, de contemplation, c'est peut-être déjà suivre le Christ lorsqu'il nous demande d'aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme, de toutes nos forces. S'émerveiller, dans notre monde où l'image va si vite, c'est s'abandonner à quelque chose qui nous est supérieur, s'en nourrir afin de faire grandir nos œuvres, nos actions, sans calcul de réussite ou de profit.

2. Entrez en relation

Poser quelques taches sur une toile, c'est créer un espace qui ouvre à la venue d'autres couleurs. Après quelques touches, on recule, on observe, on y retourne et la toile nous parle, on dialogue avec l'œuvre qui va jaillir. N'ayez pas peur de dialoguer avec autrui comme s'il était l'une de ces touches de couleur. Dans votre vie, essayez de tendre vers une harmonie sans cesse à créer et recréer. Et quand vous n'êtes pas satisfait d'une courbe ou d'une ligne, ne les effacez pas ; gardez-les, elles serviront de tuteur afin d'être un repère pour en redessiner de nouvelles. Comme les erreurs, dont on tire un enseignement, au fil de nos expériences, elles nous aideront à grandir.

3. Soyez vous-même

L'artiste ne tient pas compte des modes et du marché quand il crée. Ne cherchez pas à suivre une tendance qui ne vous convient peut-être pas, mais ayez plutôt votre propre regard, soyez vous-même, sans suivre de profil établi par l'époque. Les temps passent, le Christ, non. Suivez-le, Lui qui nous rejoint en notre propre image d'enfant de Dieu. En se mettant à son écoute par la prière, par l'adoration, nous l'accueillons, et il nous guidera vers le lieu où nous saurons le servir et servir nos frères.


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source : La Vie

samedi 23 septembre 2017

Vibrations du coeur...



Photo : Artiste Michelle Lynn Fritz
Souviens-toi que tu t'es engagée, en venant sur cette terre, à prendre soin - oh, de ce que tu voudras ! - de quelques êtres et de toi-même, de quelques arbres et de quelques buissons, de quelques bêtes qui mangeront dans ta main, ou de toute une école, d'un hôpital, d'une préfecture ou d'un ministère, de toute façon, un royaume ! Tu as le choix ! La seule clause fixée, tu t'en souviens ?
La seule condition sine qua none, tu te la rappelles ?
Oui, voilà que la mémoire te revient : à condition de faire tout ce que tu feras dans une vibration d'Amour.

Christiane Singer, 
Les chevaux écumant du passé

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vendredi 22 septembre 2017

Des mots "coeurs"...


Le changement, c'est maintenant...


“Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement.” 
Francis Blanche

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jeudi 21 septembre 2017

Repositionnement de l'attention...





Je découvre alors qu'en déplaçant d'une manière ou d'une autre le foyer de l'attention, je deviens la chose même que je suis en train de regarder et je ressens le type de conscience qu'elle possède. 
Je deviens ce témoin intérieur de la chose. 
J'appelle Amour cette capacité de pénétrer les autres foyers de conscience, mais vous pouvez lui donner le nom que vous voudrez puisqu'en tous les points du temps et de l'espace, je peux être à la fois le sujet et l'objet de ce qui est vécu. 
J'exprime cela en disant que je suis les deux et au delà des deux. 

Sri Nisargadatta Maharaj 

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