mercredi 13 février 2008

J'aimerais tant voir... l'instant par Henri Salvador

Je me souviens de vous
Tout au fond d'un jardin secret
Dans le soleil léger de mai



Henri Salvador et l'instant optimiste (1 min.20)





Spiritualité et Ecologie avec Jean-Marie Pelt


Jean-Marie Pelt, pharmacien agrégé, spécialiste de botanique et d’écologie, est aussi fondateur de l’Institut européen d’écologie, installé à Metz, et ambassadeur européen de l’environnement.
Il nous parle (dans l'émission "CO2 mon amour" de France Inter) de la relation entre spiritualité et écologie ainsi que de sa vision du bouddhisme ...

Spiritualités et écologie (8 min.)







Bouddhisme et nature (8 min.)






J.-M. Pelt: "Le problème, c'est le rapport complètement inadéquat avec la nature : au lieu de la jardiner avec amour, nous l'exploitons. Ce n'est pas de l'avoir labourée un jour, c'est de l'avoir brutalisée. Les premiers jardins ont été faits par des femmes, de manière toute féminine... Ensuite on a pris des socs, puis des tracteurs, puis d'énormes bulldozers et maintenant on casse tout. On a droit aux technologies, on n'a pas le droit d'en faire un mauvais usage - je suis convaincu que les dérèglements écologiques viennent d'un profond désintérêt pour la terre. Le fait de ne pas l'aimer, tout part de là."

mardi 12 février 2008

Renaissance des lamentations du prophète Jérémie

Le livre des Lamentations (ou Lamentations de Jérémie) est un livre du Tanakh et de l'Ancien Testament, écrit vraisemblablement par le prophète Jérémie près de Jérusalem et terminé vers 607 avant J.-C. Il s'agit de lamentations causées par la destruction de Jérusalem.
Le texte émouvant des Lamentations du prophète Jérémie a inspiré une multitude de compositions musicales empreintes d’un mélange de douleur et d’espoir caractéristiques, et ce de tout temps : on aurait tort de s’imaginer que ces fameux poèmes bibliques écrits pendant la chute de Jérusalem 586 ans avant notre ère, rythmés verset après verset par l’énoncé de l’alphabet hébraïque, deviendraient la seule “spécialité” des musiciens baroques. Les compositeurs de la Renaissance n’avaient pas attendu les Leçons de Ténèbres du XVIIe siècle français pour consacrer tout leur art à ces Lamentations. En voici un extrait :

Lamentio Prima






Artistes: Paul Van Nevel / Huelgas-Ensemble

lundi 11 février 2008

La lune décroissante... vers l'homme

Un regard (de 2 min) sur la lune par la fenêtre de Jean Giono... où voir est un délice.
extrait de "Nos plus beaux rendez-vous"
de Paul Cornet

dimanche 10 février 2008

Art unifié aborigène, 50000 ans d'existence...

Voici un voyage à travers l'art d'Australie pour un regard terrestre différent, grâce à l'extrait du documentaire de Eric Grinda, "The point of origine" :
Les aborigènes d'Australie, 50 000 ans d'existence, une des plus vieilles civilisations vivantes sur terre. Comment ont-ils pu survivre depuis si longtemps, quasiment inchangés ; et que peuvent-ils nous apprendre?.
Ils utilisent aujourd'hui leur art pour nous faire partager leur vision et compréhension du monde.

A la découverte du Secret des écorces...

L'art de la nature écorce nos racines essentielles... Pour ceux qui aiment les arbres et qui souhaitent admirer la sève de notre existence, je vous conseille le site suivant du photographe Cédric Pollet :

samedi 9 février 2008

Plus fort que soi... chez les chinois

Cette oeuvre s'appuie sur une fable chinoise traditionnelle qui reprend un proverbe très ancien «1a mante pourchasse la cigale sans savoir que l'oiseau la guette». Un précepte de Liu Xiang (érudit de la dynastie Han) qui remonte à plus de 2000 ans, du temps des empereurs Han. Méfiance, méfiance. On peut toujours être la proie de plus fort que soi...
Hu Jinqing est l'inventeur d'une technique d'animation tout à fait originale : le lavis découpé. Cette technique associe le lavis traditionnel et découpage articulé, permet une grande économie de temps et de moyens puisque les fonds peuvent être conservés de plan en plan. Dans ce film, Hu Jinqing combine plusieurs références à l'art ancestral chinois et reprend les motifs traditionnels de la peinture «Peur et oiseaux».

LA MANTE RELIGIEUSE
un film de Hu Jinqing
Chine - 1988 - 5 mn - Animation - Sans paroles

vendredi 8 février 2008

Accès immédiat à l'Eveil

Nous portons tous en nous cette possibilité d'Eveil. Afin que tous puissent y accéder, Thierry Vissac a créé un lien qui vous ouvre cette porte vers l'illumination !

Cliquez- ici

La danse de la mort... Genèse de la vie

Je ne peux que vous conseiller ce film extraordinaire appelé "Genesis". En voici un dernier extrait :

jeudi 7 février 2008

Au commencement... la Création du Monde

Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.
La terre était informe et vide: il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.
Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut.
Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres.
Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le premier jour...

mercredi 6 février 2008

La note du "Tout" chez Teilhard de Chardin


En 1926, dans une lettre envoyée à une amie, Teilhard de Chardin écrit :

"Il y a d'abord la joie profonde de sentir, grâce à nos perspectives nouvelles de la Vie, notre être se dilater à la mesure de tout le passé, de tout l'avenir, de tout l'espace : l'enracinement dans la Matière, qui nous enveloppe, nous tisse, nous réunit, et se spiritualise en nous. C'est la note Yu chinoise, la note du Tout, éclatante et magnifique."


Extrait de "Pierre Teilhard de Chardin, l'homme en avant"
(film de Jean-Claude Salou)

mardi 5 février 2008

Michel Serres et le divin...

La profession de foi de Michel Serres (né à Agen, le 1er septembre 1930, philosophe et épistémologue français) laisse une place au divin... mais pourquoi la société ne reflète-t-elle pas le divin ?
extrait d'un film documentaire (France 5, janvier 2008)

lundi 4 février 2008

Jules Supervielle ou le retour d'humanité

De retour du colloque sur Jules Supervielle, Prince des poètes, à Oloron-Sainte-Marie, dans lequel Sabine (dont je suis le mari) n'a pas pu s'empêcher de citer Douglas Harding, après avoir dîné avec un grand baryton, Robert Massard, j'étais plutôt en train (TGV) d'accueillir le paysage en moi. S'est alors levé, dans le compartiment, un homme aux cheveux blancs et longs. Il m'a dit "Vous allez bien ?" J'ai répondu oui, puis il m'a fait "gasho". Quand il montait l'escalier roulant, à Roissy, je l'ai fixé à travers la vitre du wagon, l'ai regardé et lui ai renvoyé Gasho. Un sourire mutuel et je dirais la première fois que je ressens l'autre, l'ami inconnu comme aurait dit Supervielle, aussi proche de mon être.


FAIRE PLACE

Disparais un instant, fais place au paysage,
Le jardin sera beau comme avant le déluge,
Sans hommes, le cactus redevient végétal,
Et tu n'as rien à voir aux racines qui cherchent
Ce qui échappera, même les yeux fermés.
Laisse l'herbe pousser en dehors de ton songe
Et puis tu reviendras voir ce qui s'est passé.

Jules Supervielle (dans les "Amis Inconnus")


"Un jour, je me trouvai par hasard dans l’Himalaya et je regardais le ciel. J’abaissai ensuite mon regard vers les montagnes, et puis vers les vallées plus proches et je vis de l’herbe. Plus près encore, je vis les pieds de Douglas et le ventre de Douglas. Et je vis que je m’arrêtais ici et qu’au-dessus de ma poitrine, il y avait l’Everest. Je m’arrêtais ici en tant que Douglas et j’étais remplacé par le paysage. J’ai simplement remarqué que je n’avais pas de tête. Fou, n’est-ce pas ? Enfin, ce n’est pas tout à fait exact, je devrais dire que je n’avais pas de tête Ici. J’en avais une, bien sûr, mais je la gardais à un mètre de moi, dans le miroir de la salle de bains. Ici, je n’avais pas de tête : à la place de ma tête j’avais le Kitchunjunga et l’Everest.
Puis j’ai pensé : quelle folie ! Bon sang, Douglas, qu’est-ce que tu t’imaginais avant d’avoir vu cela ? …que tu étais coincé dans un magma sombre, humide, collant à l’intérieur d’une boule de viande de quelques centimètres de diamètre ? Le croyais-tu vraiment ? Allons donc, Douglas, tu n’as jamais cru ça, n’est-ce pas ? Tu as toujours été grand ouvert pour accueillir le monde. Et bien sûr, c’était évident ! Lorsque j’étais petit, j’étais ainsi, grand ouvert pour accueillir le monde. Puis, quand j’ai grandi, j’ai fait quelque chose de moche, de stupide, de très impoli. Pour devenir membre du club humain, j’ai pris ce petit Douglas dans le miroir, je l’ai élargi, retourné et mis sur mes épaules, ce qui bien sûr est impossible, et je me suis baladé partout comme s’il y avait une boule de viande Ici pour empêcher le monde d’entrer. Si j’avais un ami en face de moi, je disais en silence : « Défense d’entrer ! J’en ai une ! » Mais ce n’est pas vrai, je n’en ai pas. Je ne trouve absolument rien Ici. "

(Douglas Harding, L’Immensité intérieure, éditions Accarias L’Originel, 2002, p.15-16)
extraits du colloque sur Jules Supervielle à Oloron-Sainte-marie, le 2 février 2008