dimanche 11 août 2024

Pensées psychomagiques...

  • La vérité n'est pas la réalité. La vérité n'est que la saisie d'un des multiples aspects de la réalité.
  • Le désir de donner fait fleurir. Le désir de posséder fait flétrir.
  • Hors de notre opinion, les choses en elles-mêmes ne sont ni pures ni impures. La boue fertile est aussi pure ou impure que l'or.
  • Maître Ejo Takata m'a dit : « Vous êtes la cause de ce qui vous oppose. Il n'y a aucune opposition en dehors de toi. ”
  • Conseils pour la vie sociale : À l'intérieur le lumineux, dehors le neutre ; à l'intérieur la force, dehors la délicatesse ; à l'intérieur la noblesse, dehors la conduite commune. Ne t'exhibe pas !
  • Déclarations d'amour : Que signifie l'éternel sans ton regard éphémère ? Tel que tu es sans moins ni plus. Donnez-moi vos imperfections, je m'en contenterai.
  • Bonne éducation : Nous pouvons tous être nécessaires, peut-être jamais indispensables.
  • On lui fait du mal en forçant l'autre à recevoir quelque chose qu'il ne demande pas.

Alejandro Jodorowsky

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samedi 10 août 2024

Commémoration

 PRIERE DE L'AMI DÉFUNT 

Il y a exactement 13 ans aujourd'hui 10 août, mon ami spirituel (mon maître)-  qui dans sa forme cette fois ci s'appelait Arnaud Desjardins prenait congé de la forme en question. 

Il y a 42 ans (début août 82) un jeune homme de 23 ans portant mes noms et prénoms écrivait sa toute première lettre à cet homme qu'il n'avait encore jamais physiquement rencontré mais à travers lequel il avait entendu l'appel de la profondeur s'adressant à la profondeur. 

Cette première lettre que j'ai sous les yeux, soulignée de sa main, marque le début d'une relation en vérité intemporelle et qui se poursuit plus que jamais aujourd'hui, 13 ans après le "départ" d'Arnaud , commémoré en ce jour dans l'ashram qu'il a fondé. 

Cette année, je ne me trouve pas physiquement à cette commémoration, physiquement près de cette sépulture où je me suis rendu il y a moins d'un mois. 

Alors je partage ce texte. 

Il n'a pas été écrit spécifiquement pour "Arnaud Desjardins" mais s'applique bien entendu à lui. 

Au départ il m'est venu après avoir participé à une autre commémoration en juin, celle du départ d'un autre grand ami spirituel, Yvan Amar. 


PRIERE DE L'AMI DÉFUNT

Je ne demeure plus dans le temps

Pas plus que dans l’espace 

La sépulture où ont été mis en terre les restes du corps qui  me fut prêté, précieux serviteur de mon âme en chemin, cette sépulture existe. 

Mais vous ne m’y trouverez pas. 

Elle a été édifiée pour vous, vous qui demeurez encore au sein du temps et de l’espace. Vous êtes très bienvenus à vous y recueillir , à vous y rassembler parfois. 

Pas en mon nom mais au nom de ce Plus Grand auquel mon existence vint à être consacrée. 

Vous y trouverez un rappel de ce qui nous fit et nous fait être en relation. 

Puissiez vous y nourrir,  y raviver ce qui vous unit. 

Puissiez vous y recevoir l’invitation à ne jamais laisser les petitesses vous diviser. 

Auprès de cette sépulture, vous  trouverez le lien tissé entre vous tous à partir de ce dont je fus le serviteur 

Mais vous ne m’y trouverez pas. 

Je n’existe plus en tant que forme, sinon dans votre souvenir, je n’existe plus dans la trame de l’espace et du temps 

Et pourtant la forme dont vous vous souvenez,  dont vous pouvez voir l’image a différentes étapes de son vieillissement,  entendre encore la voix captée à divers stades  de sa maturation , cette forme évanouie demeure une porte d’entrée ;  comme un seuil du souvenir si pour vous elle en vint à être celle de l’Ami. 

Puisse donc les traces préservées de cette forme passante oeuvrer en vous comme un appel à franchir le seuil qui ouvre vers vous même  

Souvenez vous  de cette forme pour ce qu’il lui fut  donné de servir. 

Cependant, prenez garde de ne pas vénérer la forme elle même ;  défiez vous de de toute nostalgie, de tout romantisme, de tout attachement à ce qui un temps  fut mais n’est plus et ne sera jamais plus. 

Le Plus Grand vous préserve d’assimiler la forme à ce dont elle fut un fragile véhicule. 

 Gardez vous de l’idolâtrie qui est toujours blasphème . 

Aussi, n’érigez aucun piédestal à ma personne. 

Nul n’est supérieur, nul n’est inférieur, chacun est différent. 

N’effacez pas la mémoire, mais cultivez là uniquement en tant que force active au service du présent. 

Puisez en elle, apprenez d’elle pour aujourd’hui, donc pour demain, jamais pour hier. 

Je ne demeure plus dans la trame de l’espace et du temps. 

Je n’existe désormais qu’en tant que cette force non née non devenue dont je fus dans ma forme passante le si fragile serviteur 

Alors amis,  je vous en prie, cherchez moi et trouvez moi instant après instant dans le souvenir de votre essence  , dans le rappel à vous mêmes,  dans la conscience de votre dignité intrinsèque . 

Cherchez moi et trouvez moi en cette intimité libre de tout regard extérieur , de toute attente,  de toute revendication, de tout rejet et de toute appropriation . 

Cherchez moi et trouvez moi en la vie qui vous anime,  en cette énergie dont vous êtes parcelle , en cet océan dont vous êtes une vague …

Puisse le souvenir de la forme en laquelle je vins à vous servir vous inciter et vous conduire à respecter toutes les formes,  à célébrer l’un dans la danse du multiple , l’infini dans le mystère du fini 

« Ce que tu aimes vraiment demeure 

Ce que tu aimes vraiment est ton véritable héritage 

Ce que tu aimes vraiment ne te sera pas arraché 

Rabaisse ta prétention » 

écrivit un poète (Ezra Pound)

Le Plus Grand veuille que mon éphémère passage ait été et soit  pour vous une fenêtre ouverte sur l’amour qui demeure.

Gilles Farcet

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La voix de Swami Prajnanpad

Gilles  Farcet :

La parole de Swami Prajnanpad est la source et l'inspiration de bien des partages ici présentés. 

Et voilà que grâce au travail de Colette Roumanoff, chacun peut désormais entendre la voix de Swamiji, et pas seulement quelques secondes mais d'un bout à l'autre de plusieurs entretiens donnés à des élèves français. Pour celles et ceux qui se sont depuis longtemps nourris des formules de Swamiji,de sa perspective à la fois radicale et si humaine, quelle merveille ! La voix, c'est si ... parlant ! Imaginez entendre la voix du Christ ...Ou dans un autre registre, celle de Rimbaud lisant "le bateau ivre" ou de Whitman déclamant "Song of Myself' ... 

 D'autant plus remarquable, les enregistrements ici partagés s'accompagnent d'une transcription simultanée en anglais ET en français ! Je partage ici le lien vers un entretien avec Pierre Wack, mais le site en propose un certain nombre avec différents élèves. 

Alors, merci merci Colette et celles et ceux qui l'ont aidé !

Voici le lien pour écouter cette voix unique

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vendredi 9 août 2024

Vie quotidienne


"Mais si Ramana Maharshi m'a activement découragé d'avoir des relations sociales, il m'a également découragé de m'asseoir tranquillement et de méditer pendant les années où j'ai travaillé à l'ashram.
Pendant cette période de ma vie, si Bhagavan me voyait assis les yeux fermés, il m'appelait et me donnait du travail à faire.
À l'une de ces occasions, il m'a dit : " Ne t'assieds pas et ne médite pas,
"Ne t'assieds pas pour méditer. Il suffit que tu n'oublies pas que tu es le Soi. Garde cela à l'esprit tout le temps pendant que tu travailles. Cette sadhana vous suffira.
La véritable sadhana ne consiste pas à oublier le Soi. Ce n'est pas s'asseoir tranquillement les yeux fermés. Vous êtes toujours le Soi. Il suffit de ne pas l'oublier.
La méthode de Bhagavan ne crée pas de guerre entre le corps et l'esprit. Il n'oblige pas les gens à s'asseoir et à combattre l'esprit les yeux fermés.
Habituellement, lorsque vous vous asseyez en méditation, vous luttez pour atteindre quelque chose, vous vous battez pour obtenir le contrôle de l'esprit.
Bhagavan ne nous a pas conseillé de nous engager dans ce genre de combat. Il nous a dit qu'il n'était pas nécessaire de s'engager dans une guerre contre le mental parce que le mental n'a pas d'existence réelle et fondamentale.
Ce mental, disait-il, n'est rien d'autre qu'une ombre.
Il m'a conseillé d'être continuellement conscient du Soi pendant que je faisais les choses ordinaires de la vie quotidienne, et dans mon cas, c'était suffisant."
Annamalai swami
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jeudi 8 août 2024

Discipline

 DISCIPLINE

se maintenir
ou s’effondrer
se rassembler
ou s’effriter
se concentrer
ou se dissoudre
veiller
ou s’endormir
la discipline
n’est pas punition
pourvu qu’elle sache se faire
discrète en sa bienveillance
saupoudrée par pincées
légères mais récurrentes
dans la marmite du quotidien

Gilles Farcet

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mercredi 7 août 2024

Richesse...

 


Q : Je veux être riche mais mon vœu n'est jamais exaucé.

Ma Anandamayi : Vous recevez exactement ce qui vous est dû, rien de moins et rien de plus.

Ce qui gêne sur le chemin spirituel porte en soi les graines de souffrances futures. Pourtant, le chagrin et l'angoisse résultant de ces entraves sont le début d'un éveil à la conscience. S'il y a quelque chose à obtenir – quoi que ce soit, de quelque manière que ce soit – cela doit être obtenu de Lui seul. 

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mardi 6 août 2024

Cout économique

 


Herman Daly, professeur à l'université du Maryland, estime qu'aujourd'hui déjà les coûts environnementaux liés à la croissance économique dépassent les profits qu'elle engendre : passé un certain seuil, la croissance économique, qui oublie de comptabiliser comme des coûts les dégâts qu'elle occasionne, nous appauvrit au lieu de nous enrichir.

Matthieu Ricard (pensée de la semaine)

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lundi 5 août 2024

Devoir de vacances

 Quand j’étais enfant, mes parents ne manquaient jamais en début d’été de glisser dans les bagages un cahier pour les leçons quotidiennes (lecture, calcul, exercices de grammaire et de conjugaison), histoire de ne pas tout oublier sous le soleil des vacances. Ce rendez-vous, un peu fastidieux mais nécessaire, n’était pas si contraignant pour ma petite sœur et moi qui aimions l’école : avec leurs pages colorées sagement remplies à la grande table tandis que Mamie écossait les haricots ou pelait les pommes de terre, les devoirs de vacances constituaient un rituel de l’été au même titre que la sieste sous le tilleul, les parties de nain jaune, la chasse au dahu et la cueillette des mûres.

Du temps pour rien


J’ai grandi ; mes étés ont changé, et mes devoirs aussi. Mais à l’heure des valises, entre les croquettes du chat et la crème solaire, je ne manquerai pas de faire une petite place pour un bagage léger, invisible et bien particulier : oublieuse assumée des règles du pluriel, je l’appelle mon « devoir de vacance ». Parce que le mot « vacance » vient du latin vacuum qui désigne le vide, il est bon de vivre parfois sans projet ni maîtrise absolue des choses. Voici ce que j’emporte avec moi en guise de devoir : la résolution, au milieu de mes jours encombrés, de dégager un peu de place, de prendre un peu de temps. Pour rien.

Vacance du corps. Changer de rythme, d’habitudes et de paysage. Suivre un chemin sans savoir où il mène, ne plus se rappeler précisément quel jour on est. Accepter de ne pas savoir le matin à quoi sera employé l’après-midi, à rien, peut-être : à rêvasser à l’ombre d’un parasol, à somnoler dans une chambre tiède, à regarder la pluie qui ruisselle sur la vitre. Reprendre un café, laisser la soirée s’étirer sous les étoiles, tenter une partie de cartes. Chanter. Accepter que la vaisselle reste dans l’évier et que les enfants aillent au lit sans s’être brossé les dents. Se laisser rejoindre par tout ce qui nous cerne, par les sons, les saveurs, les couleurs. Ériger une cabane ou un château de sable. Regarder les collines. Regarder l’horizon. Regarder la mer.

Accueillir les souvenirs des mois écoulés

Vacance pour l’âme. Dans le calme retrouvé, accueillir les souvenirs des mois écoulés. Le cerveau a ceci d’extraordinaire qu’il n’exige en rien que nous nous enfermions pour ce faire dans une pièce solitaire avec un linge humide autour du front : non, il nous suffit de suspendre quelque temps le flot de nos activités ; de nous asseoir sous un arbre, de marcher le long de la mer ou de regarder danser les flammes.

C’est ainsi qu’on peut doucement laisser couler au fond de la mémoire les expériences vécues, les jolies heures et les mauvais jours, les succès et les regrets, les découvertes et les rencontres. Ils trouveront leur place sur les étagères de nos souvenirs, dans le labyrinthe de notre bibliothèque intérieure où quelque chose de nous saura les retrouver quand s’en fera sentir le besoin. Ne jamais s’arrêter, c’est se condamner à manquer de temps pour ce nécessaire ménage de l’âme.

Devoir de vacance : c’est encore ne pas oublier de dégager la place en nous pour l’inattendu. Un rire, une étreinte ; un ami de passage, un renard à l’orée d’un bois, le chant d’une cascade. Compter les étoiles. Ramasser des coquillages. Allumer un feu… Prendre le temps d’écouter, de recevoir et de nous émerveiller. Goûter les joies de l’inutile, de l’improductif, du non-quantifiable. Se découvrir vibrant de l’être tout autant que du faire. Accueillir en nous la part non maîtrisée, inattendue et irréductible du monde.

Je vous souhaite d’heureux devoirs de vacance.

Anne Le Maître 

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dimanche 4 août 2024

La caravane passe, les chiens aboient…

 


La caravane passe, les chiens aboient ou applaudissent. Chacun y trouve son plaisir ou son devoir, le plaisir, le devoir d’aboyer ou celui d’applaudir.

Les grognons, jamais de leurs groins ne produiront une chanson. Les béats, jamais de leur bouche béate ne produiront une critique.

Où sommes-nous ? Qui sommes-nous ?

Dans la caravane ? Tout occupé à notre « performance », nous n’entendons ni les aboiements, ni les sifflets, ni les applaudissements, ou si nous les entendons, ils sont secondaires. L’or de la médaille (heureusement ! où hélas !) brille plus fort que les ordures qui l’environnent.

Parmi les chiens ? Les aboyeurs professionnels, les jamais contents, les hypocrites qui imposent sans jamais les vivre leurs grandes valeurs : ceux pour qui aboyer c’est vivre. Tant qu’on râle on est encore vivant, n’est-ce pas ? 

Parmi les chiens ? Ceux qui glapissent, qui applaudissent, qui se tiennent debout sur leurs « papattes » pour sucer le « susucre » que leur tend le maître ?

Peut-être aussi que ces chiens là trouvent plus de bonheur à rire, à jouir et à chanter qu’à « bien penser ? »

La caravane passe… Elle est passée… Que deviennent les chiens ?

Plus de prétextes aux aboiements, ni aux applaudissements. Que faire ? Attendre ou chercher une nouvelle caravane ?

Ou écouter enfin cette « voix de fin silence » dont nous avons le pressentiment au cœur même de nos exploits et de nos mascarades. Ce silence qui est partout et toujours là, juste avant, juste après, le pathétique de nos aboiements et de nos applaudissements. Le Réel qui est partout et toujours là : dans la caravane qui passe, dans le chien qui grogne, le chameau qui (dé)blatère et dans l’ange qui sourit…

- Jean-Yves Leloup, juillet 2024

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samedi 3 août 2024

Attention à l'attention



C'est aussi ce qu'écrivait Montaigne...

"Lorsque vous mangez, mangez. Lorsque vous marchez, marchez. Lorsque vous lisez, accordez toute votre attention à cela, qu'il s'agisse d'un roman policier ou d'un magazine...

Ce qui est important n’est donc pas ce que vous faites, mais si vous pouvez y accorder une attention totale."

~ Jiddu Krishnamurti 

Public Talk 9, Saanen, July 28, 1966

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vendredi 2 août 2024

Accepter d'accepter...

 L'acceptation, un concept profondément ancré dans les domaines de la psychologie et du bien-être, revêt une importance cruciale dans la façon dont nous naviguons à travers les défis et les changements de la vie.

Qu’implique l’acceptation ?


L'acceptation, en essence, consiste à reconnaître et à accueillir pleinement la réalité de ce qui se présente, même lorsque cela va à l'encontre de nos désirs ou de nos attentes. Cela ne signifie pas nécessairement être d'accord avec chaque aspect de la situation, mais plutôt choisir de ne pas lutter inutilement contre ce qui est hors de notre contrôle. Cette approche repose souvent sur des principes de pleine conscience, qui encouragent l'observation et l'acceptation des pensées, des émotions et des sensations sans jugement.

Les bienfaits de l'acceptation

Plusieurs études ont mis en évidence les avantages de l'acceptation pour la santé mentale et le bien-être général. En acceptant les situations stressantes ou difficiles, les individus peuvent réduire leur niveau de détresse émotionnelle, diminuer les symptômes de l'anxiété et de la dépression, et améliorer leur capacité à faire face de manière adaptative. De plus, l'acceptation est souvent associée à une plus grande résilience psychologique, permettant aux individus de rebondir plus facilement après des revers ou des échecs.

L'acceptation favorise également des relations sociales plus saines en encourageant la tolérance et la compréhension mutuelle. En acceptant les autres tels qu'ils sont, avec leurs forces et leurs faiblesses, nous cultivons la compassion et la bienveillance, renforçant ainsi les liens interpersonnels et réduisant les conflits.

L'acceptation dans la pratique clinique

Dans le domaine de la psychothérapie, des approches telles que la thérapie d'acceptation et d'engagement (ACT) et la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) intègrent des techniques visant à cultiver l'acceptation chez les clients. Ces approches encouragent les individus à reconnaître leurs pensées et leurs émotions sans chercher à les changer ou à les supprimer, les aidant ainsi à développer une relation plus souple avec leur propre expérience intérieure.


Défis et résistances à l'acceptation

Malgré ses nombreux avantages, l'acceptation peut être difficile à pratiquer, en particulier dans des situations où les émotions sont intenses ou les circonstances semblent injustes. Les individus peuvent rencontrer des obstacles tels que la peur du jugement social, le sentiment d'impuissance ou la tendance à s'accrocher à des attentes irréalistes. Cependant, avec de la pratique et un soutien approprié, il est possible de cultiver une attitude plus compatissante et ouverte envers soi-même et les autres.

Cultiver l'acceptation au quotidien

Pratiquer l'acceptation au quotidien demande un engagement conscient et une volonté de s'ouvrir à toutes les expériences de la vie, qu'elles soient agréables ou désagréables. Cela peut impliquer des exercices de pleine conscience, tels que la méditation ou la tenue d'un journal de gratitude, qui aident à développer une attitude de réceptivité et de non-jugement envers soi-même et les autres.

En conclusion, l'acceptation joue un rôle essentiel dans notre bien-être émotionnel et mental. En embrassant la réalité telle qu'elle est et en adoptant une attitude de non-jugement, nous pouvons trouver une plus grande paix intérieure et une résilience face aux défis de la vie. À travers des approches thérapeutiques basées sur l'acceptation et des pratiques de pleine conscience, nous pouvons apprendre à naviguer avec grâce à travers les hauts et les bas de l'existence, en cultivant un plus grand sens de contentement et de sérénité.

Écrit par Yassine Jebbour sur le site Psychologue.net

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jeudi 1 août 2024

Monstre du vouloir

 Soyez simple, laissez le corps capter et n'ayez pas peur que les choses ne se passent pas bien. Lâchez prise de cet énorme monstre qui veut absolument que tout se passe bien. En voulant que tout se passe bien, vous passez de l'état d'amour à l'état de devoir, et là, il y a la souffrance. Un être qui aime n'est pas en souffrance.


~ Luis Ansa - La Voie du Sentir



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mercredi 31 juillet 2024

Accompagnement et présence

 

  • QUESTION : Mon père est en train de mourir et j’ai besoin d’aide. Il a un cancer en phase terminale et j’ai très peur qu’il se mette à souffrir. J’ai envie de l’accompagner dans ce processus et j’ai très peur d’être complètement submergé.

  • ECKHART TOLLE : En fait, vous n’avez pas peur de votre père en train de mourir. Vous avez vraiment peur de vos pensées à ce sujet. Vos pensées à ce sujet créent la peur. Et je relève dans votre question que toutes les choses dont vous avez peur ne se produisent pas pour l’instant. Vous dites « j’ai peur qu’il se mette à souffrir » », « j’ai très peur d’être complètement submergé ». Toute cette peur provient de ce que vous en pensez.
  • Vous remarquerez que dans le moment réel, quand vous êtes assis auprès de lui, faites quelque chose pour lui, quand vous l’écoutez, lui parlez, il n’y a pas de peur. Vous serez capable d’être présent « ici et maintenant » et vous ne serez pas submergé par ce moment présent avec votre père mourant, mais dès que vous allez dans la tête, vous êtes submergé.
  • La plus belle chose que vous puissiez faire pour votre papa, c’est être présent pour lui, quitter le mental et permettre à cette situation, la mort, de vous amener complètement dans le moment présent. Permettez-lui – personne ne doutera que c’est un défi énorme – de vous entraîner dans la présence absolue et si vous pouvez être là pour lui, dans la présence absolue, c’est la plus belle aide que vous pouvez lui apporter. Il se peut qu’il vous rejoigne dans cette présence.
  • Ensuite, à tout moment de ce processus de mort qui pourrait prendre des semaines, des mois ou (qui sait ?) parfois un an ou deux, à chaque moment, vous pouvez être totalement là et juste faire ce que l’instant requiert. C’est la façon de vivre en toute circonstance. Ultimement, c’est vivre en étant éveillé où le moment présent est le point focal de votre attention, le reste n’étant que des choses pratiques, le passé, le futur...
  • Ici, vous pouvez donc à la fois vivre un changement d’état de conscience grâce à cela et en utilisant cette expérience douloureuse, mais qui peut aussi favoriser l’éveil... Vous l’utilisez et vous la renversez : vous retournez quelque chose qui aurait été considéré comme entièrement négatif et douloureux dans l’ancien mode de conscience. Je ne dis pas qu’il n’y a plus de douleur.
  • Même dans le moment présent, assis auprès de lui, il peut y avoir de la douleur, mais vous ne vous sentirez pas submergé. Vous sentirez la douleur, la douleur émotionnelle. Et vous acceptez cela. Ce n’est pas alors un problème qui vous submerge. C’est juste là. Vous lui permettez d’être et il y a alors un approfondissement. Vous sentez alors quelque chose au-dessous de la douleur, une paix en dessous. Il peut y avoir les deux. Il y a la douleur et il y a un sentiment plus profond de paix en dessous quand vous êtes présent.
  • Donc, le principal pour vous est de ne pas permettre à vos pensées de vous attirer hors du moment présent. En ce cas, vous n’êtes d’aucune aide pour votre papa si vous êtes plein de nervosité : « Je ne peux plus supporter ça ! ». Pourquoi est-ce insupportable ? Parce que vous êtes en train de penser à quelque chose qui n’est pas ici. Ce moment est tel qu’il est et il est simple.
  • Donc, vous pouvez mourir avec lui, mourir au faux soi. Et pour lui, la mort peut être un éveil à qui il est au-delà de la forme. Votre pratique revient donc à renoncer au futur, à renoncer au penser, lequel est le futur.

ECKHART TOLLE.TV : (Conférence Questions et réponses)
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