jeudi 22 avril 2021

Suivre l'exemple



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Projet inconscient

 


Jung souligne que, dans le déroulement d’une vie, il existe à chaque période une tension vers la réalisation d’un projet inconscient.
Après l’accès à l’autonomie de l’âge adulte, l’adaptation sociale, la création de liens affectifs et/ou familiaux, la nature des buts s’inverse : l’approfondissement et l’introversion entraînent une décentration permettant le retrait des projections et le recul des illusions.
Ainsi peuvent s’animer sur la scène psychique les figures de l’autre intérieur que sont le masculin chez la femme (animus) et le féminin chez l’homme (anima).
Ces figures acquièrent alors une fonction de relation avec l’inconscient selon leur modalité spécifique : l’anima de l’homme (reliée à l’Éros) cherche à unir et à rassembler, l’animus de la femme (relié au Logos) demande à distinguer et à connaître.
Cet itinéraire est pour Jung un processus naturel dont nous avons tendance à nous éloigner par désir infantile de rester dans la toute-puissance de l’accumulation, dans le culte de la jeunesse éternelle (Faust...) et par peur de la mort.
Or, à partir du milieu de l’existence, celui-là seul reste vivant qui veut mourir avec la vie.

Extrait de l'article "Le chant du cygne : la mort et l'œuvre.", de Claire Dorrly, Cahiers jungiens de psychanalyse.
(image : Remedios Varo)

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mercredi 21 avril 2021

Pranam

 

Première rencontre de Denise Desjardins avec Swami Prajnanpad.
Me rendant auprès de Swâmiji, j’avais une position très ambivalente, dans la mesure où j’étais extrêmement attachée à Mâ Ananda Mayee et me sentais plus ou moins coupable de trahison. J’en avais pourtant parlé à Mâ qui m’avait donné sa bénédiction pour aller voir ce Swâmi, mais je ne pouvais me défaire d’un certain malaise. Pour moi, mon maître ne pouvait être autre que Mâ, elle qui m’avait transmis l’amour de l’Inde, le goût de l’authentique liberté intérieure...
J’y allais donc “pour voir”, bien décidée, par exemple, à ne pas faire le pranam (salutation) à Swâmi Prâjnânpâd. Nous avons roulé en pleine chaleur et sommes arrivés aux alentours de sept heures et demie, presque à la tombée de la nuit. Un serviteur nous a reçus, et je ne m’attendais pas à rencontrer Swâmiji ce soir-là lorsque je l’ai soudain vu arriver. Il s’avançait vers nous d’une démarche royale, si grand, si imposant... Swâmiji avait vraiment l’air d’un seigneur, et je me suis sans réfléchir retrouvée le front au sol, en train de faire le pranam. Mes résistances ont fondu.
Dans « biographie de Swami Prajnanpad » page 272.

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mardi 20 avril 2021

lundi 19 avril 2021

Nettoyage du cœur

 



Maître Meng a donné une fois une conférence sur le nettoyage du cœur. Xiangxin huaxing- signifie vouloir ouvrir la conscience par la transformation.
xiao yao you-逍遥游 est une phrase que Maître Meng a référencé dans le Zhuangzi. Elle signifie ce qui suit :
逍xiao -signifie oublier
遥yao- signifie loin
游you- signifie voyager dans l'univers sans obstacles.
C'est un niveau de pratique. Ça commence par l'oubli. Tu ne pourras jamais aller loin dans ta pratique si tu t'accroches aux souvenirs, bons ou mauvais. Si vous pouvez oublier, alors vous pouvez aller plus loin.
Maître Meng dit que c'est un état d'esprit de haut niveau, même si les gens peuvent croire que vous avez la maladie d'Alzheimer !
Un exemple de cette pratique est lorsqu'on se promène, on peut voir de l'herbe et des motifs dans l'herbe ou le chemin d'une route mais ne pas s'en souvenir. Si on ne s'en souvient pas, ces choses ne laisseront pas de trace dans notre cœur. Si nous nous en souvenons, alors elles laisseront des marques dans nos cœurs - des souvenirs. Ces souvenirs créeront des sentiments.
La plupart du temps, nous laissons les choses laisser une marque sur notre cœur. Ce faisant, nous accumulons de plus en plus de souvenirs et les absorbons dans notre cœur. Si nous agissons ainsi, nous nous épuiserons.
La pratique est la même que si vous marchez sur un sentier dans la montagne en passant sur les pierres du chemin mais sans penser aux pierres. Mais un collectionneur de pierres regarde ces pierres et leur donne des noms. C'est l'esprit des gens ordinaires.
Pensez à combien de choses nous avons mis dans notre cœur en faisant des attachements ! Combien de choses inutiles s'y trouvent maintenant. Et que font ces choses inutiles dans notre cœur ? Elles sont des fardeaux.
Comme si quelqu'un essayait d'atteindre le sommet du Mont Everest mais que son sac à dos était rempli d'or ! Cet or est peut-être beau et procure de la richesse, mais sur le chemin de l'ascension du sommet, l'or est totalement inutile.
Les fardeaux créés par le port de choses inutiles dans notre cœur sont des obstacles à notre vraie nature.
La méditation est une méthode utile, mais le nettoyage du cœur est le plus important.
Meng Zhiling

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dimanche 18 avril 2021

Le silence de l'aube

 


"Quand toute parole est oubliée dans le silence..." Voilà la phrase qui résonne dans ma tête ce matin. Tôt levée, je marche dans l’aube nouvelle, enveloppée de sa fraîcheur, attentive à ne rien perdre de ce moment où la nuit se retire, nous laissant dans la respiration du monde et sa promesse de renouveau.

Ces derniers jours, les prairies ont commencé tout en douceur à se recouvrir de leur robe de printemps, et à travers leur vert tendre, pointent de minuscules fleurs bleues et rouges, pâles dans cette aube naissante ; seules taches de couleur, les genêts éclaboussent de leur jaune glorieux les bordures des prés. À l'horizon, les montagnes enveloppées de voiles de brume hésitent entre le gris et le bleu : elles se veulent légères, formes changeantes, pour quelques instants encore. Dans le ciel qui s’éclaire, j’aperçois un minuscule croissant de lune, une petite lune de trois jours, émouvante dans sa fragilité, qui s’efface doucement.

Sortie avant la première méditation de la journée, j’ai voulu voir le monde s’éveiller, accompagner la lumière naissante, vivre cet accomplissement, si quotidien que nous en oublions parfois la beauté. Et être entourée de silence : le monde respire et les champs, la forêt et moi retenons notre souffle - pas un oiseau ne chante, le murmure de la rivière même est assourdi de rêves, nul ne bouge. « Quand toute parole est oubliée dans le silence, écrit le vieux moine chinois Wanshi. qui aimait sans doute, lui aussi, sortir du lit pour admirer l'aube, vous apparaissez devant vous-même avec clarté. »

NAISSANCE, RENOUVEAU, LUMIÈRE

Qu’a-t-il vu. ce matin-là. lorsqu'il marchait dans les collines ? Connaissons-nous le silence dont il parle ? Que se passe-t-il en nous lorsque le tumulte qui entoure nos jours s’arrête un instant et que nous nous retrouvons au creux de notre vie. là où tous nos déguisements tombent ? Lorsque le cœur s’enrichit de silence, un silence plus profond, plus tranquille que l’absence de bruit : un silence qui palpite avec le monde, qui en réfléchit la beauté et nous donne notre place juste, à la fois essentielle et fragile. Un silence, tout de transparence, source même de notre existence.

Et il poursuit : « Alors, les limites du temps s'effacent, et en cet instant, tout revient à la vie. » Naissance, renouveau, lumière… nos yeux s’ouvrent, nos peurs s'effacent, nous sommes en harmonie avec nous-même. nous sommes le chant, nous sommes le mystère. Le ciel s'emplit de bleu azur ; le soleil apparaît : la journée sera belle.

Joshin Luce Bachoux

source : La Vie

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samedi 17 avril 2021

Exercice pour rejoindre notre corps

 

Pratiques de retour à son corps

Nous vous proposons à présent d'expérimenter la Transition Intérieure par vous-même !
Voici 2 exercices qui vous permettront de prendre un temps pour vous et de réfléchir à ce que le changement intérieur vous évoque.
Il est important que vous lisiez l'ensemble de l'exercice avant de le mettre en pratique.

1. Méditation marchée


a. Marcher

Durée : à votre convenance
Matériel : aucun

Quel que soit l’endroit où vous vous trouvez, vous pouvez pratiquer la méditation marchée. Il suffit de prendre conscience que vous êtes en train de marcher.

Marchez… lentement… juste pour le plaisir de marcher… avec liberté et solidité, sans vous dépêcher. Soyez simplement présent·e à chacun de vos pas. Dites-vous « je fais un pas… puis un autre pas… » et sentez chaque partie de votre pied posé sur le sol (d’abord le talon, puis la plante du pied et ensuite les orteils).

Si vous souhaitez parler à quelqu’un ou répondre au téléphone, arrêtez-vous de marcher et prêtez toute votre attention à la personne en face de vous ou au bout du fil, à vos paroles et à votre écoute.

De temps en temps, arrêtez-vous, regardez autour de vous et voyez comme la vie est merveilleuse : les arbres, les nuages, le ciel infini, un insecte, un oiseau qui chante, une brise légère, ou même les jouets de vos enfants sur le sol, la table de la cuisine où vous prenez soin de manger chaque jour.

La vie est tout autour de vous, vous êtes vivant·e et capable de marcher en paix.
Marchez comme une personne libre et sentez vos pas devenir plus légers au fur et à mesure que vous marchez. Exprimez votre gratitude et votre amour à la terre et à la vie.
Appréciez tous les pas que vous faites.

Vous pouvez, si vous le souhaitez, utiliser ce poème (faites deux ou trois pas pour chaque inspiration et chaque expiration, et pensez) :

  • À l’inspiration « je suis ici », à l’expiration « maintenant ».
  • À l’inspiration « je suis solide », à l’expiration « je suis libre ».
  • À l’inspiration « je respire », à l’expiration « je suis vivant·e ».


(inspiré de la méditation marchée, pratique du village des Pruniers, monastère bouddhiste zen en France et dans le monde, Thich Nhat Hanh).

b. Ressentir

image 1

Durée : minimum 10 minutes
Matériel : une feuille de papier, un crayon gris, quelques crayons de couleurs ou marqueurs

Après avoir marché, restez dans un état méditatif et calme. Rendez-vous à votre bureau ou à votre espace de travail. Dessinez sur une feuille une trace de pied ou tracez le vôtre. Remplissez-le ensuite de couleurs ou de mots, tentez de traduire ce que vous avez ressenti durant cette méditation.
Comment vous êtes-vous senti·e ? Était-ce plutôt agréable ou désagréable ? Dans quelle humeur cela vous a-t-il mis·e ? Cela vous a-t-il appris quelque chose ?

2. Danse libre intuitive


Durée : à votre convenance - exercice complet : 30 minutes
Matériel : de quoi écouter une piste audio (baffles de l’ordinateur ou autres)
Musique : choisissez à votre convenance et à votre ressenti du moment

Nous vous proposons, pour cette pratique, de trouver un endroit où vous pourrez être tranquille, à l’abri des regards, si cela est important pour vous de préserver une forme d’intimité.
Nous vous invitons à vous allonger, au milieu de l’espace que vous occupez, par terre ou sur un matelas léger, et à commencer à écouter la musique que nous vous proposons, les yeux fermés.
Nous vous invitons à commencer par rester immobile et simplement écouter.
Prendre conscience de ce que vous écoutez.
Demandez-vous… La musique est-elle lente ou rapide ? Douce ou énergique ?
Que vous fait-elle ressentir ? Où cela se trouve-t-il dans votre corps ?
Quelle énergie est présente en vous en écoutant cette musique ?
Que vous donne-t-elle (ou non) envie de faire ? Voulez-vous bouger ? Chanter ? Crier ? Sauter ?

Dans un second temps, après avoir observé tout cela, nous vous proposons de sentir le sol sous votre corps, de le toucher, doucement, à votre rythme.

Puis nous vous invitons à vous mettre en mouvement, guidé·e par la musique, les yeux ouverts ou fermés, suivant votre ressenti intérieur, et à bouger, danser…, guidé·e par votre intuition. Revenez à des moments de calme si vous le souhaitez. Tout est juste.

Poursuivez jusqu’à la fin de la playlist, ou arrêtez avant si c’est bien pour vous.

Qu’avez-vous ressenti ? Prenez quelques notes si vous le souhaitez.

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vendredi 16 avril 2021

Secret de famille

 Il est toujours impressionnant, lorsque je reçois des personnes, de voir comment les expériences vécues dans l'enfance sont minimisées et de voir également que les secrets pourrissent peu à peu les racines de l'arbre généalogique. J'ai apprécié l'approche de Philippe Grimbert.



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Extrait du magazine de la santé




jeudi 15 avril 2021

Exercice : les quatre quadrants de Ken Wilber

 

Dans l’approche intégrale de Ken Wilber, toute chose (être naturel, objet, situation, système, etc.) peut être analysée à partir de 4 perspectives fondamentales qui résultent du croisement de 2 dimensions d’analyse :

  • individuel-collectif
  • intériorité-extériorité


Dans cet exercice, nous vous invitons à explorer ces 4 quadrants en observant votre vie ainsi que le monde qui vous entoure.

Voici une présentation synthétique des 4 quadrants :

image 1













Et si nous appliquions les 4 quadrants à une pomme, ça pourrait donner cela :

image 2



Venons-en à l'exercice :
1) Sur une feuille, identifiez et écrivez des aspects de vous-même et de votre mode de vie que vous aimez.

D’où cela vient-il ? Comment voyez-vous cette qualité dans le système plus large ?
Vous pouvez vous servir du tableau ci-dessous pour vous aider.

image 3



2) À présent, identifiez et écrivez des aspects de vous-même et de votre vie que vous n'aimez pas.

D’où cela vient-il ? Comment voyez-vous ce défaut dans le système plus large ?

image 4



3) Parmi les éléments que vous observez en vous et autour de vous, qu’est-ce qui contribue à créer un avenir meilleur et à préserver la vie sur Terre ?


4) Au contraire, qu’est-ce qui contribue à mettre en danger la vie sur Terre ?


5) Comment utiliseriez-vous les 4 quadrants pour concevoir des projets et une société qui contribuent à préserver la vie sur Terre ? Illustrez avec un exemple concret.

Ex : « je veux créer un potager collectif »
Comment faire pour que ce projet soit cohérent avec un monde en transition (toucher les dimensions intérieur-extérieur et personnel-collectif) => Par exemple, revisiter nos croyances collectives afin de voir si certains pensent que les pesticides sont nécessaires (quadrant collectif intérieur), que l’on peut acheter des semences brevetées au supermarché (quadrant individuel extérieur), etc.


Extrait du Mooc de la Transition Intérieure de l'université Colibri


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mercredi 14 avril 2021

Balayer devant sa porte...

 A chacun son exercice pour pratiquer... et demeurer calme.



"Il y a toujours un balai près de moi.
Dès que j'ai du temps libre, je balaie le sol,
Balayer harmonise la circulation et le souffle.
Balayer calme l'agitation et les pensées.
Massages et exercices respiratoires sont fastidieux !
Alors, rien ne vaut de balayer par terre
C'est là une recette facile pour
Demeurer calme et prolonger la vie".
LU YU



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mardi 13 avril 2021

Pas demain sans lien...

 


J'aime penser que nous avons tous besoin de changer de point de vue, de regard, de faire des pas de côté, et d'observer la vie qui va en nous à partir d'une autre berge que celle des habitudes ou de nos lassitudes.
À certains jours où tout nous semble trop clair pour être vraiment juste, à d'autres, quand tout nous semble tellement confus, il faut que quelqu'un, quelque chose, ou quelques-uns nous poussent à voir les choses autrement.
Alors on peut entrer dans la vérité de la vie. Dans une justesse que nous ne pouvions deviner de nous-même. On a besoin des autres !
Raphaël Buyse (source ; La Vie)

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lundi 12 avril 2021

A suivre à la lettre...

 



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Anagramme taoiste

 

Maître Lao-tseu




“Qui sait ne parle pas 

Qui parle ne sait pas

Garde la bouche fermée 

Garde la porte close 

Émousse tout tranchant 

Dénoue tous les nœuds 

Harmonise toute lumière 

Mêle toute poussière 

Là réside l’Unité mystérieuse 

Atteins suprême vacuité 

Maintiens en toi quiétude 

Dans la manifestation foisonnante des choses 

Je contemple leur retour

Car toute chose après avoir fleuri 

Retourne à sa racine”

Ou l’âme artiste

extrait de "Anagrammes pour lire les pensées"
De Raphaël Enthoven

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