samedi 14 mars 2015
vendredi 13 mars 2015
Le cheminement vers soi avec Annick de Souzenelle
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jeudi 12 mars 2015
Guide de Carême (6)
Du jeudi 12 au samedi 14 mars
Envoyer un courriel ou une carte postale à quelqu'un pour lui faire savoir que vous pensez à lui aujourd'hui. Commencez par vous arrêter deux minutes en vous demandant à qui vous aimeriez adresser ce message. Si aucun nom n’apparait, allez-vous promener cinq minutes, sans réfléchir, juste en demeurant disponible à ce qui se présente : l'air sur votre visage, les couleurs autour, le contact de vos pas sur le sol. Et maintenant à qui pensez-vous ?
Rédigez votre courrier, sans vous sentir obligé d'écrire un texte long. Puis poursuivez votre journée sans rien attendre en retour, simplement contribuer à apporter de la reconnaissance autour de vous.
mercredi 11 mars 2015
Une nouvelle traversée... pour Florence Arthaud
30 ans de courses et de vie tumultueuse, de joies immenses, de terribles déceptions aussi, des naufrages, des victoires, de la passion, des joies, des rêves, de belles émotions, des images magnifiques dans la tête.
Dès l'âge de 17 ans, j'ai eu cet accident et j'ai été confrontée à tous ces jeunes quand j'étais à l'hôpital. Tous ces jeunes qui étaient beaucoup plus touchés que moi, ça fait prendre conscience de la précarité de la vie. Et la vie, je l'ai bien vécue. Par les deux bouts !
Je suis croyante et cela vaut mieux quand on navigue en solitaire… À qui d’autre parler dans les moments difficiles à la barre d’un bateau ? Je n’ai pas assez de courage ou de raison pour ne pas être croyante. Mon idole, c’est Jésus…
A voir aussi la vidéo interview de Florence Arthaud
Dès l'âge de 17 ans, j'ai eu cet accident et j'ai été confrontée à tous ces jeunes quand j'étais à l'hôpital. Tous ces jeunes qui étaient beaucoup plus touchés que moi, ça fait prendre conscience de la précarité de la vie. Et la vie, je l'ai bien vécue. Par les deux bouts !
Je suis croyante et cela vaut mieux quand on navigue en solitaire… À qui d’autre parler dans les moments difficiles à la barre d’un bateau ? Je n’ai pas assez de courage ou de raison pour ne pas être croyante. Mon idole, c’est Jésus…
mardi 10 mars 2015
Soigner les douleurs articulaires grâce aux plantes
Quelques conseils phytothérapeutiques pour les douleurs articulaires :
lundi 9 mars 2015
Guide de Carême (5)
Du lundi 9 au mercredi 11 mars

Réfléchissez sur une chose importante que vous avez apprise en ce jour. Tout d'abord, prenez le temps de vous arrêter une minute en vous demandant quelle découverte vous avez réalisée depuis que vous vous êtes levé ce matin. Au choix : une petite ou une grande prise de conscience. Lorsque vous l'avez identifiée, prenez le temps de l'écrire sur un cahier ou simplement sur un post it que vous mettez ensuite dans une poche. Essayez de pratiquer cet exercice une fois en fin de matinée et une autre fois le soir. Le troisième jour, prenez le temps de relire vos découvertes et éprouver de la reconnaissance pour ce que la vie vous permet d’apprendre.
dimanche 8 mars 2015
La pauvreté évangélique selon François d'Assise
Pour le Poverello, la quête du dénuement vise à se dessaisir de soi pour mieux recevoir du Père. Extrait du message et de l'héritage du saint qui a inspiré le nouveau pape.
Recevez tout, ne possédez rien : c’est ainsi que l’on pourrait résumer la règle de saint François. Et surtout n’ayez pas la tentation de posséder ce que vous avez reçu. Sans cesse, reprenez ce travail de dépouillement. Né riche, François a appris la pauvreté des pauvres eux-mêmes. Des enfants, qui ne peuvent vivre sans leurs parents ; des lépreux, ces parias absolus qui, ne pouvant travailler, ne se nourrissent que de ce qu’on leur laisse. La leçon est simple : il n’est pas bon d’être pauvre ou malade - la maladie provoque la souffrance, et François lui-même n’a pas caché à la fin de sa vie qu’il souffrait beaucoup -, mais lorsqu'on est pauvre ou malade, on devient dépendant de l’amour d’autrui. La pauvreté a donc une valeur pédagogique : elle aide à réaliser que l’homme n’est pas autosuffisant, tentation de l’orgueil et de l’égoïsme, mais qu’au contraire il est fait pour aimer et pour être aimé.
La pauvreté de François est donc une pauvreté volontaire ou, tout au moins, acceptée. La pauvreté qui n’est pas volontaire est une grande souffrance ; elle peut détruire ; c’est pour cette raison qu’il faut libérer ceux qui s’en trouvent en quelque sorte les esclaves. François fait toujours passer les « vrais » pauvres, c’est-à-dire les victimes de la misère ou de la maladie, avant lui-même. Et s’il jeûne, c’est d’abord pour partager son pain. Chez le disciple de François, le souci des pauvres est constant. La charité a toujours fait partie de la vie des franciscains, religieux ou laïcs. Dans le malade, victime par excellence puisqu’on est toujours innocent de la maladie que l’on subit, le franciscain reconnaît le Christ souffrant, victime lui aussi.
Mais, pour être volontaire, cette pauvreté ne doit pas non plus devenir une course à la misère dont on voudrait se faire le champion. Saint Bonaventure a dénoncé cette sorte d’expertise de la pauvreté chez certains de ses frères. Dans son testament, François mentionne précisément l’habit qu’il assigne aux frères, un habit rustique, rapiécé autant qu’il le faudra, une tunique de travailleur ou de paysan. Humble, mais suffisante néanmoins. Car la véritable pauvreté n’est pas dans les extrêmes ; la pauvreté du corps n’est qu’un instrument ; la véritable pauvreté est dans l’attitude intérieure qui consiste à recevoir de Dieu, au fil des jours, ce qu’il donne ou ne donne pas, même l’inattendu. Accueilli un jour, rejeté le lendemain. Et ne pas se regarder soi-même, ni regarder ce que l’on a donné. Que donne donc la pauvreté ? Rien, sinon la confiance totale en Dieu. Et la confiance totale en Dieu donne la joie.
Recevez tout, ne possédez rien : c’est ainsi que l’on pourrait résumer la règle de saint François. Et surtout n’ayez pas la tentation de posséder ce que vous avez reçu. Sans cesse, reprenez ce travail de dépouillement. Né riche, François a appris la pauvreté des pauvres eux-mêmes. Des enfants, qui ne peuvent vivre sans leurs parents ; des lépreux, ces parias absolus qui, ne pouvant travailler, ne se nourrissent que de ce qu’on leur laisse. La leçon est simple : il n’est pas bon d’être pauvre ou malade - la maladie provoque la souffrance, et François lui-même n’a pas caché à la fin de sa vie qu’il souffrait beaucoup -, mais lorsqu'on est pauvre ou malade, on devient dépendant de l’amour d’autrui. La pauvreté a donc une valeur pédagogique : elle aide à réaliser que l’homme n’est pas autosuffisant, tentation de l’orgueil et de l’égoïsme, mais qu’au contraire il est fait pour aimer et pour être aimé.
La pauvreté de François est donc une pauvreté volontaire ou, tout au moins, acceptée. La pauvreté qui n’est pas volontaire est une grande souffrance ; elle peut détruire ; c’est pour cette raison qu’il faut libérer ceux qui s’en trouvent en quelque sorte les esclaves. François fait toujours passer les « vrais » pauvres, c’est-à-dire les victimes de la misère ou de la maladie, avant lui-même. Et s’il jeûne, c’est d’abord pour partager son pain. Chez le disciple de François, le souci des pauvres est constant. La charité a toujours fait partie de la vie des franciscains, religieux ou laïcs. Dans le malade, victime par excellence puisqu’on est toujours innocent de la maladie que l’on subit, le franciscain reconnaît le Christ souffrant, victime lui aussi.
Mais, pour être volontaire, cette pauvreté ne doit pas non plus devenir une course à la misère dont on voudrait se faire le champion. Saint Bonaventure a dénoncé cette sorte d’expertise de la pauvreté chez certains de ses frères. Dans son testament, François mentionne précisément l’habit qu’il assigne aux frères, un habit rustique, rapiécé autant qu’il le faudra, une tunique de travailleur ou de paysan. Humble, mais suffisante néanmoins. Car la véritable pauvreté n’est pas dans les extrêmes ; la pauvreté du corps n’est qu’un instrument ; la véritable pauvreté est dans l’attitude intérieure qui consiste à recevoir de Dieu, au fil des jours, ce qu’il donne ou ne donne pas, même l’inattendu. Accueilli un jour, rejeté le lendemain. Et ne pas se regarder soi-même, ni regarder ce que l’on a donné. Que donne donc la pauvreté ? Rien, sinon la confiance totale en Dieu. Et la confiance totale en Dieu donne la joie.
Yves Combeau, dominicain, historien de formation et conseiller éditorial de l'émission le Jour du Seigneur
samedi 7 mars 2015
Interconnexions humaines
Quelques amis de Montréal ont voulu montrer, à quel point ‘une réelle connexion’ entre les êtres humains est importante. Ils ont donc organisé une expérience sociale : ils ont demandé à des inconnus de se regarder dans les yeux pendant une minute et ils ont filmé leurs réactions.
Les individus semblent vivre un moment assez fort, entre l'introspection, la création d'un lien unique, et l'envie de sourire face à cette situation amusante mais inhabituelle.
« Quand on regarde quelqu'un dans les yeux, et que cette personne se trouve dans notre bulle, c'est très inconfortable comme situation. On se retrouve confronté à soi-même et la vulnérabilité ressort »
Source : Marc Guevremont via Huffingtonpost
vendredi 6 mars 2015
Guide de Carême (4)
Du jeudi 5 au samedi 7 mars
Portez à votre esprit une personne pour qui vous éprouvez de la gratitude. Ce peut être un homme ou une femme que vous côtoyez régulièrement ou bien que vous n'avez pas vu depuis longtemps. Peut-être même ne l'avez-vous rencontré qu'une seule fois ? Vous pouvez aussi choisir une personnalité, mais pour laquelle vous ressentez de la reconnaissance pour son action, pour ce qu'elle est. Qu'importe, prenez le premier visage, le premier nom qui apparaît. Laissez remonter des propos qu'elle a pu prononcer. Essayez de la visualiser aussi comme si elle se trouvait près de vous. Notez ce qui se passe en vous lorsque vous agissez ainsi. Renouvelez cette attention plusieurs fois dans la journée.
Portez à votre esprit une personne pour qui vous éprouvez de la gratitude. Ce peut être un homme ou une femme que vous côtoyez régulièrement ou bien que vous n'avez pas vu depuis longtemps. Peut-être même ne l'avez-vous rencontré qu'une seule fois ? Vous pouvez aussi choisir une personnalité, mais pour laquelle vous ressentez de la reconnaissance pour son action, pour ce qu'elle est. Qu'importe, prenez le premier visage, le premier nom qui apparaît. Laissez remonter des propos qu'elle a pu prononcer. Essayez de la visualiser aussi comme si elle se trouvait près de vous. Notez ce qui se passe en vous lorsque vous agissez ainsi. Renouvelez cette attention plusieurs fois dans la journée.
jeudi 5 mars 2015
Le chemin de la Vie par Christiane Singer
De notre conception à notre mort, la vie est conçue comme un chemin d’initiation, un cycle d’expériences successives. La roue qui va tourner son grand tour est à chaque point où son cercle ferré touche le sol à son point de départ. Chaque instant est le début, chaque nouveau jour, chaque nouveau livre, chaque nouvelle rencontre. A chaque moment nous commençons de neuf. […] La vie ne commence de faire mal, très mal, que lorsque nous ne nous laissons pas porter par son courant […]. Retenir le flux de l’existence, c’est oublier que la vie est l’art de la métamorphose. La femme que vous avez devant vous a déjà enterré un enfant, l’enfant qu’elle a été ; joyeux, il chantait et dansait ; puis une adolescente embarrassée de ses jambes. J’ai enterré aussi une jeune femme, une jeune mère. J’ai enterré une femme mûre. Je viens même d’enterrer la femme féconde que j’étais ; c’est-à-dire que je suis entrée dans ma seconde fécondité. Et j’enterrerai cette femme mûrissante que je suis en devenant la femme vieille qui est en moi ; puis la très vieille femme ; puis, la morte et celle qui fera le passage vers l’autre rive.
Ainsi, chaque fois que j’ai quitté un espace, je suis entrée dans un autre. Ce n’est pas facile. C’est dur de quitter le pays de l’enfance ; c’est dur de quitter le pays de la jeunesse ; c’est dur de quitter l’épanouissement féminin, de quitter la fécondité. D’un pays à l’autre, d’un espace à l’autre, il y a le passage par la mort. Je quitte ce que je connaissais et je ne sais pas où je vais. Je ne sais pas où j’entre. Traiter ce passage comme s’il allait de soi ? Bien sûr que non : ce serait légèreté. Mais, puisque plusieurs fois déjà j’ai fait l’expérience qu’en quittant un " pays " j’entrais dans un autre d’une égale richesse sinon d’une plus grande richesse, pourquoi donc hésiterais-je devant la vieillesse ? […]
(source : Psychologies 1996)
mercredi 4 mars 2015
Zazen est terminé, l’exercice continue...
Que peut-on attendre d'une retraite en silence au Centre Dürckheim ?
Attendre ? Rien ! Mais le plus souvent la personne qui participe à une retraite fait l’expérience de ce qu’elle n’attend pas. Voici le récit que fait une participante au lendemain de son séjour au Centre :
« La méditation de pleine attention, est une rupture avec notre manière d’être et de faire habituelle ». Rupture avec notre quotidien, nos habitudes. C’est, de fait, l’occasion de se regarder être. Et de constater que, le plus souvent, nous n’agissons pas, nous réagissons : réactions mentales, émotionnelles, physiques...
« La méditation de pleine attention est un exercice sur la voie de l’action ». ‘’Action ‘’ : ce mot que je fais habituellement rimer avec précipitation et multiplication d’expériences se résume ici à ce que vit mon corps dans l’immobilité. Cela me paraîtrait fou si je n’étais pas en train de le ressentir à travers ma respiration et mon léger balancement qu’elle provoque naturellement. Mais voilà que les pensées m’assaillent, envie de bouger, des fourmis dans les pieds...
« L’ego n’aime pas cette rupture avec son fonctionnement habituel ». Alors il intervient : les pensées, de nouveau, nous habitent, inutiles. Pour arrêter leur flux, il nous faut retrouver l’attention à la respiration. Et, sans cesse, « tout reprendre à zéro ». L’expression me rassure : elle me rappelle qu’il est toujours possible de revenir au calme. Entre deux séances de vingt-cinq minutes de zazen, cinq minutes de kin-hin : l’expérience est la même, mais se vit debout, en marchant lentement. Très lentement. Dans une lenteur que je ne mesure plus, je tente de me laisser porter par le balancement d’un pied sur l’autre, doucement, je sens que chaque jambe travaille intensément, hanches, fesses... Coureuse de fond, j’apprends à marcher.
« Zazen est terminé, l’exercice continue », invite Jacques Castermane. À l’extérieur du dojo, en préparant le repas, en dressant la table, en balayant la cour, je m’efforce de rester dans cette pleine conscience, attention précise à chaque action – qui, de fait, est lenteur. Étonnamment, cela ne me demande aucun effort : je n’ai pas la sensation de me contraindre à ralentir, mais de suivre un rythme interne qui tombe juste. Mon rythme. Je me sens bien. Après quatre jours au Centre Dürckheim, je ne suis plus moi. Ou, plutôt, j’ai l’impression d’être moi comme jamais. D’avoir été remise à l’endroit, de marcher vraiment, de respirer vraiment. Quelque chose comme un retour à l’essentiel qui rend impensable toute nouvelle fuite en avant.
voir aussi les propos de Anne-Laure Gannac: "Le jour où j'ai décéléré",
Psychologies magazine, juin 2011
Attendre ? Rien ! Mais le plus souvent la personne qui participe à une retraite fait l’expérience de ce qu’elle n’attend pas. Voici le récit que fait une participante au lendemain de son séjour au Centre :
« La méditation de pleine attention, est une rupture avec notre manière d’être et de faire habituelle ». Rupture avec notre quotidien, nos habitudes. C’est, de fait, l’occasion de se regarder être. Et de constater que, le plus souvent, nous n’agissons pas, nous réagissons : réactions mentales, émotionnelles, physiques...
« La méditation de pleine attention est un exercice sur la voie de l’action ». ‘’Action ‘’ : ce mot que je fais habituellement rimer avec précipitation et multiplication d’expériences se résume ici à ce que vit mon corps dans l’immobilité. Cela me paraîtrait fou si je n’étais pas en train de le ressentir à travers ma respiration et mon léger balancement qu’elle provoque naturellement. Mais voilà que les pensées m’assaillent, envie de bouger, des fourmis dans les pieds...
« L’ego n’aime pas cette rupture avec son fonctionnement habituel ». Alors il intervient : les pensées, de nouveau, nous habitent, inutiles. Pour arrêter leur flux, il nous faut retrouver l’attention à la respiration. Et, sans cesse, « tout reprendre à zéro ». L’expression me rassure : elle me rappelle qu’il est toujours possible de revenir au calme. Entre deux séances de vingt-cinq minutes de zazen, cinq minutes de kin-hin : l’expérience est la même, mais se vit debout, en marchant lentement. Très lentement. Dans une lenteur que je ne mesure plus, je tente de me laisser porter par le balancement d’un pied sur l’autre, doucement, je sens que chaque jambe travaille intensément, hanches, fesses... Coureuse de fond, j’apprends à marcher.
« Zazen est terminé, l’exercice continue », invite Jacques Castermane. À l’extérieur du dojo, en préparant le repas, en dressant la table, en balayant la cour, je m’efforce de rester dans cette pleine conscience, attention précise à chaque action – qui, de fait, est lenteur. Étonnamment, cela ne me demande aucun effort : je n’ai pas la sensation de me contraindre à ralentir, mais de suivre un rythme interne qui tombe juste. Mon rythme. Je me sens bien. Après quatre jours au Centre Dürckheim, je ne suis plus moi. Ou, plutôt, j’ai l’impression d’être moi comme jamais. D’avoir été remise à l’endroit, de marcher vraiment, de respirer vraiment. Quelque chose comme un retour à l’essentiel qui rend impensable toute nouvelle fuite en avant.
voir aussi les propos de Anne-Laure Gannac: "Le jour où j'ai décéléré",
Psychologies magazine, juin 2011
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méditation,
pleine conscience,
sagesse,
témoignage,
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zen
mardi 3 mars 2015
Demeure...
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Ramana Maharshi,
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