samedi 29 septembre 2012

Instants précieux avec Michel Quoist




« L’homme inquiet traîne avec lui son passé et tente de saisir l’avenir en même temps que le présent.
L’excité veut vivre plusieurs instants à la fois. Piètre jongleur, il les rate tous et court après chacun d’eux.


Si tu veux réussir ta vie, remets le passé entre les mains de Dieu, laisse-Lui le futur, et vis pleinement, l’un après l’autre, chaque instant présent. Ne rate pas une seule maille de ton tricot, tu ferais “une échelle”, car si la maille est petite elle est indispensable.


Ne néglige pas un seul instant, tous sont infiniment précieux pour tisser sans aucun trou l’étoffe de ta vie. »

Michel Quoist 
Extrait de Réussir.

" Tu veux rencontrer Dieu personnellement, le connaître pour lui parler comme à quelqu’un, t’unir à lui profondément et devenir son ami. (...) Nul ne peut être homme pleinement accompli et pleinement heureux tant qu’il ne parvient pas à cette union, dès aujourd’hui, dans cet au-delà mystérieux mais RÉEL dans lequel il entrera, quand il aura franchi la frontière du temps. "

Prêtre, sociologue et écrivain

1921  Naissance au Havre (76). 1934 Décès de son père. 1947 Ordonné prêtre. 1952  Publie sa thèse de sociologie, la Ville et l’homme.
1947 Publie le recueil Prières. 1947 Publie Réussir. 1962  Nommé secrétaire général du Comité épiscopal France-Amérique latine.
1997 Meurt au Havre.


Les bienfaits du massage

Si vous êtes en de bonnes mains...laissez-vous toucher...

vendredi 28 septembre 2012

Conseils pour être habité par la joie par Fabrice Midal (4)

4 - Accueillez tout ce qui vient 

Quand vous vous tenez en silence, dans la prière, surviennent souvent des pensées que j’appelle « étrangères », comme les doutes, les peurs ou les fantasmes. 

Ces pensées ne sont pas interdites, encore moins condamnables. Apprenez non à les rejeter, mais à les accueillir pour les sublimer, les transformer et les sanctifier. 

Cette attitude de non-violence nous invite à ne pas avoir peur de notre confusion. Souvent, on se dit qu’en se débarrassant de telle ou telle partie de soi-même, on trouvera enfin la paix. 

Il est important d’adopter un point de vue plus ample en laissant les influx divins pénétrer tout ce qui vient.

Source : La Vie

jeudi 27 septembre 2012

Conseils pour être habité par la joie par Fabrice Midal (3)


3 - Cherchez le silence 



La prière est importante, mais la préparation à la prière l’est aussi. 

Pour cela, ouvrez-vous au silence. 

Prenez le temps d’être à l’écoute de ce qui est, sans intention, mais avec une bienveillante attention.

mercredi 26 septembre 2012

Conseils pour être habité par la joie par Fabrice Midal (2)



2 - Soyez fervent

Vivre dans la ferveur, c’est ressentir un mélange de tristesse et de joie infinies. Plus vous entrez sur la voie, plus vous sentez que vous êtes loin de l’amour, de la présence. Le désespoir lié à cette prise de conscience se teinte cependant de la joie d’être engagé sur un vrai chemin.

Faites confiance à l’appel de votre cœur qui n’est pas réductible à la psychologie, mais dépasse votre subjectivité, vous parle d’ailleurs. Au fond, il ne faudrait jamais dire : « Je suis joyeux », mais : « La joie me traverse, ­m’habite. » Dans ce renversement se tient la vérité spirituelle. La ferveur est une manière de sortir de soi-même, de laisser venir en vous quelque chose de plus grand, de découvrir un secret qui vous dépasse.

mardi 25 septembre 2012

Conseils pour être habité par la joie par Fabrice Midal (1)



1 -  Veillez à chaque geste

Tout ce qui existe renferme des saintes étincelles, dit la mystique juive. 
Notre rôle consiste à faire jaillir ces étincelles, à les libérer, selon cette idée magnifique que le monde n’est pas achevé et que c’est à nous de l’accomplir. 
Dès lors, chaque geste, même le plus ordinaire, s’il est réalisé avec une juste intention, a une portée secrète, recèle en lui une parcelle divine et peut sauver le monde. La rédemption vient des choses les plus banales, comme le fait de servir un verre d’eau à quelqu’un. 
La présence n’est pas ailleurs que dans ce monde concret que nous avons à habiter.

dimanche 23 septembre 2012

Solitude pleine avec Joshin Luce Bachoux

Tout l'été, nous les avons accueillis... Ils et elles s'appellent Léopold, Noémi, Mélissa ou Jean-Marc... Ils sont enseignants ou à la retraite ; elles sont médecins ou femmes au foyer... Ils ont fini leurs études depuis plus longtemps qu'ils n'ont envie de compter, ou bien attendent avec impatience leur première année de fac ; elles s'engagent tout juste dans la vie dite « active » ou bien s'émerveillent devant leur premier petit-fils... Ils et elles viennent par curiosité, par hasard ou par conviction mais, pour tous, passer quelques jours avec nous, partager notre quotidien tant dans son silence que dans ses activités n'est pas toujours chose facile. Dès l'entrée, un petit panneau demande d'éteindre les téléphones portables : une retraite, c'est un moment de coupure. Il s'agit d'entrer dans un autre temps, non plus celui du loisir ou du travail, mais celui de la contemplation et de la présence. Il faut pour cela accepter de mettre un peu d'écart, même avec les plus proches, pour se retrouver seul en soi-même - difficile à croire au début, mais c'est exactement là où, au final, nous retrouverons tous les autres.

Pour tous, d'abord, c'est la solitude de l'arrivée dans un endroit nouveau, solitude d'être entouré de personnes inconnues, souvent vite jugées à première vue : « Elle a l'air sympa ; ils ont l'air pas drôles... » On ressent la nostalgie alors des êtres aimés, du chez-soi. Et viennent les premières difficultés : il faut se lever à 5 heures pour la méditation, il faut partager sa chambre avec d'autres personnes, il faut répondre à la cloche des repas...

On ne s'y reconnaît plus. De tous ces changements naît la peur d'un dépouillement tant psychologique que matériel : tant de choses nous entourent d'habitude, amortissant, si l'on peut dire, la vie brute, directe. Ce sont, bien sûr, les objets, de plus en plus, mangeurs de temps, amis du bavardage et du temps passé trop vite, tout ce que nous devons mettre de côté maintenant. Mais surtout : tout comme les murs de notre maison nous protègent du chaud et du froid, nous avons érigé des barrières mentales pour nous protéger de nos peurs, de nos souvenirs, des autres ; elles ne sont en fait, et nous le savons, que protections illusoires, tant de fois démolies, tant de fois reconstruites... Comme des maisons sans fenêtres, elles empêchent l'air, le soleil, la vie même de nous caresser, de nous réchauffer, de nous atteindre. Mais nous avons si peur de les perdre ! Pourtant, lorsqu'au fil des heures, ces murs intérieurs s'érodent, laissant entrer en nous chaleur et joie, lorsque, de n'être plus enfermé, notre espace intérieur devient de plus en plus vaste, la respiration de tout notre être s'amplifie, nous ouvrant au mystère de la profondeur de l'être. Seul en soi-même : c'est d'une autre solitude dont il s'agit ici, non pas de la solitude imposée par les circonstances de notre vie, voile de tristesse qui obscurcit les jours et les nuits, ni de celle qui est choisie librement, espace nécessaire d'attention à soi. Seul en soi-même, et pourtant empli de tous les autres à travers l'amour : solitude pleine, plénitude - au bout du chemin.

JOSHIN LUCE BACHOUX est une nonne bouddhiste. Elle anime la Demeure sans limites.
Source : La Vie

Art sacré

Il est encore temps d'y aller !
Des oeuvres ouvrant à elles seules la porte du sublime
Du 19 Septembre au 6 Octobre 2012   
64 rue Mazarine Paris 6      
un bel ensemble d’oeuvres de Thailande-Laos-Birmanie-Cambodge

samedi 22 septembre 2012

Étincelles avec Israël ben Eliezer

« Ceci est un principe essentiel :
tout ce qui existe dans le monde renferme de saintes étincelles.
Rien n’en est dépourvu.
Ni l’arbre,
ni la pierre.

Dans tous les actes que l’homme accomplit,
et même dans ses actions répréhensibles,
il y a de telles étincelles, lesquelles proviennent
de la Brisure des Vases.

Cependant, quelle peut être l’étincelle de la sainteté
qui reluit dans la faute ?
C’est la possibilité d’opérer
un retour sur soi-même.
À l’heure où l’homme revient du tort commis,
il en élève les étincelles vers des univers supérieurs.
Et c’est ce qui est écrit
dans la Torah :
“Il élève la faute.” »

Baal Shem Tov
ou Israël ben Eliezer,
Extrait du Testament hassidique, éd. Bibliophane.

vendredi 21 septembre 2012

Compassion et vacuité avec Jetsun Pema

La réalisation de la vacuité est l’expression la plus sublime de la sagesse dans le bouddhisme tibétain. Sa Sainteté définit la vacuité comme l’absence d’existence inhérente de soi et des phénomènes. C’est une notion mal comprise en occident où l’on confond vacuité et néant. Les religions occidentales reposent sur l’idée de création et d’un dieu créateur. Pour nous la vacuité est l’essence même de la vie car elle est associée à la notion de l’interdépendance. Aucun phénomène, aucun individu ne peut exister sans le concours de causes et de conditions, c’est en cela qu’il est dit " vide d’être en soi".

Il s’agit là d’un niveau supérieur de sagesse vers lequel je tends. Mais je ne suis pas une grande pratiquante. Sa Sainteté (Le Dalaï-Lama) le sait bien, il me donne des méditations très simples ! Comme vous le savez, la pensée précède l’action. La compassion qui naît de la contemplation de la vacuité est la forme de compassion la plus pure, parce qu’elle a source dans un esprit lui-même parfaitement pur. C’est ce que l’on appelle « l’attitude extraordinaire », ou encore « l’attitude d’exception ». La force d’une telle compassion n’est pas celle de pratiquants de moindre capacité. Elle s’accompagne de la capacité d’apporter un bonheur durable aux autres êtres sensibles.

Pour moi qui suis engagée dans l’action, je cultive une compréhension pour ainsi dire pratique et directe de la vacuité à travers l’action précisément, dans le non-attachement, le lâcher-prise, le non-ego et la conscience de ma responsabilité.

Jetsun Pema
née en 1940 à Lhassa au Tibet, est la sœur cadette du 14e dalaï-lama. Contrainte à l'exil, elle poursuivit ses études en Inde. Elle fut directrice des villages d'enfants tibétains et première femme ministre élue du gouvernement tibétain en exil...


jeudi 20 septembre 2012

Traverser les heures avec le coeur et avec Christian Bobin

Christian bobin nous conduit au coeur de l'existence...


Je traversais les heures (3 min.)

mercredi 19 septembre 2012

Patrice Gourrier et la pleine conscience

...j’étais un cadre d’entreprise qui menait sa vie tambour battant en faisant du 8h-21h. Puis un gros problème de santé en 2000 a cassé cet élan : j’ai failli mourir et j’ai dû être hospitalisé longtemps. Quelques mois avant, j’avais découvert la tradition hésychaste, celle des Pères du désert, et trois mots forts résonnaient à mon oreille alors que j’étais sur mon lit d’hôpital : « Assieds-toi, tais-toi, calme-toi. » Exactement ce que je n’étais pas. C’est à partir de là que j’ai fait de la pleine conscience sans le savoir. Ensuite, j’ai découvert un ouvrage de Jon Kabat-Zinn, le pionnier de la pleine conscience aux États-Unis. J’ai pu mettre des concepts sur ce que j’avais lu chez les Pères du désert et sur ce que je vivais personnellement...

Quand je suis devenu prêtre, un changement s’imposait. Je ne pouvais rester l’homme stressé que j’étais. On a un mot, chez les catho­liques, qui est l’ascèse et qui signifie, en grec, « l’exercice, l’entraînement, la manière de vivre ». C’est ainsi qu’à Talitha Koum, le mouvement que j’ai créé avec quelques-uns, nous avons comme principe de nous arrêter une fois par jour, par semaine, et par mois, à chaque fois un peu plus longuement. Les Pères du désert affirment qu’il est ainsi possible de calmer nos pensées, d’apaiser nos passions.

Je commence donc ma journée par 5 minutes minimum de méditation de pleine conscience et essaie ensuite de travailler mes cinq sens jusqu’au soir. Toute ma vie en entreprise, on m’a appris à avaler mon repas, à marcher dans la rue pour rejoindre mon but le plus vite possible. Maintenant, au contraire, je m’évertue à goûter les saveurs, à observer ce qui se passe autour de moi et à être pleinement à ce que je fais. Toutes ces démarches sont de la pleine conscience. Avec tous ces petits exercices quotidiens, je sens une transformation : ma prière et ma manière de célébrer la messe ont changé et l’assemblée le ressent.


Patrice Gourrier
Source : La Vie