jeudi 10 juillet 2008

Voix de la bienvenue... de Pierre Dhainaut

J'ai de nouveau rencontré cet humble et grand poète qu'est Pierre Dhainaut. Je souhaite donc bienvenue au nouveau livre de Sabine Dewulf (aux éditions des Vanneaux) qui lui est consacré...
...Il a plu cette nuit,
c'est la première fois que je regarde,
jusqu'au silence qui résonne.

Sac, ressac, je ne juge pas,
l'instant demeure,
l'écume transparente.

Je m'interromps comme je parle,
en la marée,
chaque jour y a-t-il un jour de plus?

Le ciel n'est jamais vide, le sol nous porte,
on n'aperçoit aucun arbre,
on sait pourtant qu'ils sont proches.

Une marge, un rivage,
il n'y a de secret que le visible
épanoui...

4ème de couverture

C'est face à l'océan qu'il faudrait naître
afin que notre cri se mêle aux cris d'oiseaux,
au grand matin de la conscience, de la louange,
toujours nous serions disponibles. Une fois, une seule,
ici, fût-ce par tempête, avons-nous pris peur,
et la respiration, avons-nous cru pouvoir
la contenir ? Un appel sans frontière,
le monde, une arche, la mort s'y tiendrait à son rang...
Murs ou fenêtres lisses, étroits, est-ce encore
une chambre, dès que l'on y ramène un nouveau-né?
Nous n'osons pas le prendre entre nos bras :
l'arche est-elle autre part qu'en ce berceau
en ce sommeil de paix? Une force en émane,
la vie qui se donne à la vie plus qu'un rivage
aux vents perpétuels.


Ce livre contient une biographie du poète, une anthologie de poèmes et de textes ainsi que des photographies.

Nous contenons le Cosmos...


En souvenir de plusieurs soirées spectacles inoubliables avec Yves et Pascal.

IAM - COSMOS - Shurik'n Chang-Ti - Akhénaton
Mais en tant que médiateur entre le ciel et la Terre,
Régi par l'un et dépendant de cette dernière,
Notre tâche est d'assurer la liaison,
Mission non-remplie par la façon dont nous vivons...

mercredi 9 juillet 2008

Le mandala de l'Arbre du monde

ENVELOPPANT LA TERRE DE SES RACINES ET SE DÉPLOYANT DANS LE CIEL, L'ARBRE DU MONDE SYMBOLISE NOTRE FACULTÉ A TRANSCENDER NOS MODESTES ORIGINES ET À ATTEINDRE LA FÉLICITÉ CÉLESTE.
1. Contemplez l'Arbre du monde, si majestueux que sa canopée surplombe le jour et la nuit. Imaginez-le couvert de fruits, symboles des vertus offertes par le divin : l'amour, la compassion, la paix et la conscience de soi. Fort de la connaissance de cet arbre, vous êtes immensément privilégié. Gardez-le en vous, et vous accomplirez votre véritable destinée.

2. Sentez l'essence vitale de l'Arbre du monde, qui est à la fois matérielle et spirituelle, montez le long du tronc et des branches, absorbez-les en vous et circulez dans les canaux de votre esprit.

3. Même si une branche vient à casser, l'arbre reste debout. De la même manière, votre essence spirituelle est éternelle, et demeure, même lorsqu'un accident altère votre corps.

"Lorsque le vent de la pensée pure souffle dans ses feuilles,
l'Arbre du monde murmure le nom du divin."

(méditation moderne allemande)


extrait du très beau coffret "Atelier mandala" de Lisa Tenzim-Dolma aux éd. Solar

mardi 8 juillet 2008

Humeurs labyrinthiques

Voici un extrait du carnet de voyage que ma muse a réalisé après la traversée du labyrinthe de Chartres. Quelques pensées venues d'une marche sinueuse...

L'ange au cadran (Notre-Dame de Chartres)

Autre extrait du carnet de voyage :

lundi 7 juillet 2008

Le vol décortiqué de la mésange

Qualifié d'oscillant est le vol de la mésange bleue. En effet, son vol n'est pas rectiligne, et elle peut effectuer des virages très brusques. Voici quelques phases du vol de cet oiseau.

dimanche 6 juillet 2008

Voyage sanghatique à Chartres

En direct de chez Ned, des images du voyage à Chartres

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Le labyrinthe de la cathédrale de Chartres

Le labyrinthe de Chartres portait jadis en son centre une plaque de cuivre présentant des personnages de la mythologie grecque étroitement liés au motif du labyrinthe :
- Thésée, le héros, fils du roi Egée, victorieux du Minotaure au centre du Labyrinthe.
- Le Minotaure, le monstre à abattre, mi-homme, mi-taureau, né de l’union clandestine de Pasiphaé, épouse de Minos, roi de Crète, et de Poséidon, dieu des mers, transformé pour la circonstance en un taureau éblouissant. Le Minotaure dévorait tous les neuf ans sept jeunes filles et sept jeunes gens qui lui étaient livrés, sur ordre de Minos, par Egée, roi d’Athènes. Il vengeait ainsi la mort d’un des fils du roi Minos, tué à Athènes.
- Ariane, la bonne fée, fille de Minos et de Pasiphaé et amoureuse de Thésée : elle tint dans sa main le fil magique qui permit à Thésée de parvenir sans se tromper jusqu’au centre du labyrinthe conçu par l’architecte Dédale.
L’Eglise, au Moyen Age, avait donc le souci de ne pas effacer certains éléments païens des traditions antérieures et préférait les incorporer à son propre système, se les approprier : héros mythologiques, signes du zodiaque, chiffres symboliques, figures géométriques… Le labyrinthe en fait partie : symbole très ancien, il est présent dans toutes les traditions de tous continents. Ce n’est que plus tard que l’Eglise choisira d’éliminer ces traces païennes. Ainsi seront effacés des sols des églises la plupart des labyrinthes et ce, dès la fin du Moyen âge en marche vers la Renaissance, âge de la rationalité, des lignes droites et de l’esprit scientifique. Désormais, les labyrinthes se réfugieront dans des espaces purement ludiques, comme frappés d’insignifiance : dans les jardins, les foires et les jeux de société, le jeu de l’oie en particulier.

Mais revenons à Chartres : la longueur du labyrinthe est de trois cent soixante-dix coudées, ce qui correspond à la hauteur de la nef. Autre signe de la précision des calculs des architectes de l’époque : si on couchait le mur de la façade sur le sol, la rosace ouest se superposerait exactement au labyrinthe.
Celui-ci se compose de onze enroulements : onze précède douze, le chiffre de l’accomplissement, au centre. Le labyrinthe est inscrit dans un cercle, figure du Ciel, du monde divin. Une croix s’y dessine, formée par les interstices entre les enroulements : s’y croisent l’horizontalité de la matière, de l’humain, de la temporalité, et la verticalité de l’Esprit, de la transcendance divine, de l’éternité. Au centre de la croix, une rose à six pétales : le centre symbolise l’instant présent, à la jonction du temps et de l’éternité, de l’humain et du divin. Le chiffre 6 est celui de la création du monde (en 6 jours, dans la Bible) ; il précède le 7, symbole du repos divin et de la perfection, au cœur de la rose, laquelle est l’une des figures de la Vierge Marie, à qui est dédiée cette cathédrale.

Au Moyen Age, les pèlerins qui ne pouvaient se rendre à Jérusalem parcouraient les labyrinthes d’églises à genoux, jusqu’au centre qui symbolise aussi la Jérusalem céleste, le paradis retrouvé, celui qui achève et efface l’exil hors du paradis terrestre d’Adam et Eve.
A Chartres comme en d’autres cathédrales, c’est un chemin unique, sans impasses ni fausses routes, qui conduit au centre. N’est-ce pas là la marque de toute voie initiatique, en laquelle il s’agit simplement de s’engager en toute confiance, de se laisser porter dans la paix de l’esprit, avec dans le cœur la certitude que la pratique du chemin conduit immanquablement au centre, Ici et Maintenant ? Un centre auquel, du reste, toutes les circonvolutions de l’existence sont indissolublement liées...

Article écrit par Sabine

samedi 5 juillet 2008

De retour de Chartres, la crypte intérieure...

Cette rencontre avec la cathédrale Notre-Dame de Chartres a été vibrante. Ce matin, à côté de l'autel de la crypte, l'énergie a circulé de la tête aux pieds. Sous la terre, le corps a prié.
Etre juste le réceptacle de courants mystérieux... Qu'y a-t-il de commun entre le gothique, le roman ou le celtique ? La quête du centre par le coeur...

Les premiers chrétiens auraient édifié du IVe au XIe siècle des sanctuaires successivement dévastés par les flammes et/ou persécutions religieuses. Un vestige de muraille, généralement attribué à l'époque gallo-romaine, rappelle la première église, mais il ne subsiste rien de celle du VIe siècle, pas plus que de celle détruite en 858 par les Normands. Par contre la crypte de l'église carolingienne édifiée par Gislebertus au IXe siècle existe toujours. Elle porte le nom de caveau Saint-Lubin et se situe sous le chœur de la cathédrale actuelle, juste sous le maître-autel.

L'image de gauche montre le mur gallo-romain avec le plus ancien des piliers de la cathédrale, juste en face de l'autel (ci-dessus).

Thich Nhat Hanh : "Etre vivant, c'est un miracle !"

La pleine conscience nous aide à nous établir dans le moment présent... Qu'attendons-nous ?

vendredi 4 juillet 2008

jeudi 3 juillet 2008

Tuer avec un sourire... par Swami Prajnanpad


Extrait du livre de Colette Roumanoff intitulé "Les yeux de l'orpheline" (éd. Critérion) :
Swamiji m'a dit un jour : "Vous pouvez tuer quelqu'un avec un sourire plein d'amour sur votre visage, plein d'amour dans vos yeux. Réfléchissez bien à cela, vous pouvez tuer quelqu'un avec un sourire plein d'amour. Comment est-ce possible ?"

"Quoi de plus naturel que de tendre la main à quelqu'un qui se noie ? Et pourtant, Alain écrit : "On constate chez le sage un refus d'aider." Parole à méditer. J'ai vu une fois Svâmiji faire semblant d'être sourd et bête dans un entretien auquel il m'avait demandé d'assister. Il s'agissait d'une vieille dame anglaise, veuve d'un général indien dont elle avait été d'abord l'infirmière et qui élevait chez elle des tigres ou des panthères recueillies bébés dans la jungle avant de les envoyer dans des zoo. Cette dame, qui se sentait un droit de regard sur tout le quartier, avait demandé un rendez-vous à Svâmiji. Elle ne comprenait pas ce que nous, français, nous pouvions trouver à ce pandit indien. Elle ne l'a pas compris par la suite, car Swamiji a joué pour elle le rôle d'un vieillard tout à fait sourd (il lui faisait répéter les questions trois fois), à l'esprit lent (il ne comprenait pas et répondait à côté) et plutôt gâteux. aider, donner, tout donner. Oui, mais quand? A qui? Dans quelles circonstances?"

mercredi 2 juillet 2008

Accueillir un enfant

J'ai vécu cette aventure de l'accueil d'un enfant... Cette famille ressemble à la nôtre...En pensée avec toi, Daïrine...