Bouddha Dunhuang - Bois polychrome
Musée Guimet.
Souvent après un shiatsu, il y a des bâillements. La zone cérébrale impliquée n'est toujours pas identifiée.
L'un des effets à noter du bâillement est qu'il relaxe. Ce comportement réflexe agirait comme un stimulateur permettant de se reconnecter à notre environnement. (Source : science et avenir )
Je vous conseille d'entrebâiller la porte de la détente en ouvrant la bouche. Vous pouvez même en profiter pour étirer la langue...
L'Adhyatma Yoga ou le shiatsu vous propose de transformer vos murs en branches vivantes.
Le but : écouter le chant d'oiseau de votre cœur.
(Artiste : Pejac)
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Ici, tout de suite, nous nous heurtons à un paradoxe apparent: c'est à l'intérieur du corps, que se révèle une réalité qui transcende la conscience limitée par le corps. A l'intérieur et grâce au corps.
Si la méditation est l'effort pour prendre conscience de ce qui en nous ne change pas, c'est aussi l'effort pour prendre conscience de ce qui, en nous, peut subsister après la mort du corps physique et peut être "immortel".
Arnaud Desjardins - Les chemins de la Sagesse
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"Comment cultiver la légèreté, l'allégresse ? Cicatriser sans nier, renier la blessure ? se délivrer des chaînes les plus pesantes, comme des plus subtiles, celles dont on se libère en arrachant un peu de chair…
Le secret serait-il de renouveler à chaque aube le vœu de bonté ?... Aller vers ce qui vient, les mains nues, le cœur simple, sans anxiété ni impatience. La joie du vif plutôt que le poids du mort."
Colette Nys-Mazure - Célébration du quotidien
peinture: Andrew Wyeth 1917-2009 - Chambered Nautilis 1956
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Etre entièrement vivant, entièrement humain et complétement éveillé, c'est être continuellement jeté hors du nid. Vivre complétement c'est être sans cesse dans le no man's land, c'est faire l'expérience de chaque instant complétement neuf et frais.
Vivre, c'est être disposé à mourir encore et toujours. Du point de vue éveillé, c'est ça la vie.
Pema Chödrön
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Noël 1968.
Les
premières lignes du premier chapitre, me touchent au point que je les copie
afin de m'en imprégner : « Tout travail, tout métier, tout art, exige un
entraînement pour que “l'œuvre” réussisse. Certes, nous le savons tous et
chacun de nous, à travers l'épreuve de l'existence, s'instruit et s'exerce,
intégrant ses propres expériences. Cependant, on ignore le plus souvent que
ceci est également valable pour la réussite de l'œuvre la plus importante de
notre vie : la réalisation de notre Être ».
J'ai
l'impression d'avoir entre les mains la clé de compréhension de ce qu'en Orient
et en Extrême-Orient on appelle la Voie : se prendre en mains comme l'artisan
qui, quotidiennement, reprend dans ses mains l'œuvre non encore achevée.
Si je
comprends bien, l'achèvement n'est autre que le fruit d'un processus de
transformation engendré par l'exercice. En réalité il s'agit, je le vérifierai
plus tard, d'une totale incompréhension de ce que propose Graf Dürckheim à une
personne en quête de sens.
Mai 1969 - Septembre 1974.
Je quitte
Bruxelles pour la Forêt Noire. Rütte, un hameau situé au cœur de la vallée du
silence où des personnes viennent de tous les coins du monde pour rencontrer le
vieux sage de la Forêt Noire.
Cinq années
dédiées à la connaissance de soi en s'engageant sur « Un chemin d'expérience et
d'exercice » à ne pas confondre avec ce qu'on pense être « Un chemin d'exercice
et d'expérience ».
J'ai
moi-même commis cette erreur qui consiste à penser que le Zen, qui n'a de
réalité que lorsqu’on pratique un exercice (Zado, Kyudo, Chado, Kendo etc.) est
un chemin à suivre dans le but d'obtenir un résultat ... ultérieurement. Une
pratique qui s'appuie sur la loi de cause (l'exercice) à effet (l'expérience).
Quelle espèce d'expérience ? En abrégé : ce qui va faire du bien à MOI.
Un chemin d'expérience et d'exercice ? Expression qui laisse à penser que l'EFFET précède la cause. Et il en est bien ainsi.
J'ai
souvenir de mon étonnement lorsque, quelques semaines après m'être installé à
Rütte, Graf Dürckheim me dit : “Lorsqu'il s'agit de la Voie intérieure, tout
commence avec une expérience". Et il ajoute, “Quand avez-vous vécu
dernièrement une EXPÉRIENCE MYSTIQUE, ce que j'appelle une expérience qui
révèle la présence de NOTRE NATURE ESSENTIELLE ?”
La question
me trouble, en réalité elle m'effraie. Ma réponse est immédiate : "Jamais
!” Jamais encore ! Et voici la transcription du dialogue qui a suivi :
J.C. — Je
pourrais dire que d'un instant à l'autre je n'avais plus le moindre souci.
C'est lorsque s'imposait le deuxième souffle que j'avais l'impression d'être
tout à coup en ordre, tout simplement en ordre ; l'impression que je pourrais
courir des heures sans être phagocyté par mille pensées.
Comme
l'animal vivant dans la Nature, tous les sens étaient en éveil. L'impression
que vivre, c'est être touché par le chant des oiseaux, touché par le craquement
du bois mort écrasé par la foulée, touché par l'air frais qui caresse le
visage. Et, paradoxalement, alors qu’au départ d'une compétition (3000 mètres)
je me sentais stressé, tendu, inquiet (du résultat) lorsque je courais ainsi,
sans autre but que celui de courir, porté par un rythme qui d'instant en
instant se renouvelle, je me sentais absolument calme, plein d'une vitalité
calme. J'avais lu, dans le livre de Herrigel, que son maître de tir à l’arc lui
disait : Ne tirez pas ... laissez cela tirer ! En vous parlant, je vois qu’au
cours de ces entraînements je ne courais pas, cela courait !
K.G.D. — Voilà ! Oui voilà ce que j'appelle l'expérience de l'être, le toucher de l'être. Ce moment au cours duquel notre vraie nature se dévoile. Le moi mondain, le moi conditionné, s'efface et laisse place au vrai soi-même. C'est alors qu'une question s'impose : “Que pourrais-je bien faire afin de rester en contact avec cette manière d'être au monde ? Etre et se sentir calme, être et se sentir en ordre, être et se sentir confiant, être et se sentir en paix intérieurement ?”
La réponse
est simple : un EXERCICE. Non pas un exercice qui me permettrait de fabriquer
ce calme, cet ordre intérieur. Parce que ces qualités d'être - qui font d'un
homme un être humain – sont innées et toujours présentes au plus profond de
chacun de nous. Mais un exercice qui va me libérer de ce qui entrave le contact
avec le vrai soi-même.
Quel
exercice ? Par exemple zazen.
Ce que j'ai
découvert au cours de mon séjour au Japon c'est que, en ce qui concerne notre
vie intérieure, nous ne souffrons pas d'un manque (qu'il faudrait combler en
faisant des exercices) mais que nous souffrons d'ignorer ce qui ne manque pas.
Pourquoi pratiquer zazen ? Afin de perdre l'ignorance.
Octobre 2022.
Un élève du
Centre m'a transmis, il y a quelques jours, le récit que voici :
« Un maître
de Kyudo (le tir à l'arc traditionnel) était reconnu comme un maître de vie
autant que de tir à l'arc. Un jour, son plus brillant élève atteignit trois
fois de suite le centre de la cible, dans un concours national. Tonnerre
d'applaudissements. Félicitations de toutes parts pour l'élève et pour le maître.
Le maître,
malgré tout, sembla indifférent. Même critique.
Lorsque,
plus tard, l'élève lui demanda pourquoi, il dit : “Il te reste à apprendre que
la cible n'est pas la cible.”
- Qu'est-ce
qui est la cible ? demanda l'élève.
Mais le
maître ne le dit pas. L'élève aurait à l'apprendre par lui-même, un jour, parce
que cela ne pouvait pas se transmettre avec des mots.
Un jour, il
découvrit que ce qu'il devait viser, c'était non la performance, mais
l'attitude ; pas le centre de la cible, mais la disparition de l'ego ! »
Voilà de
quoi nous encourager à pratiquer zazen pour une bonne et seule raison : parce
que c'est l'heure.
Jacques Castermane
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Le livre prétexte à cette (rare) rencontre publique s'intitule "la réalité est un concept à géométrie variable". Je ne sais pas si le sujet est "le bonheur" ... Ou alors avec un point d'interrogation. Voici ce qui en est dit dans le livre en question :
"Il osait le ressentir mais osait à peine le dire. Il était heureux, d’un sentiment violent. Violent par son évidence comme quand une pluie nettoie tout un paysage ou qu’un soleil de printemps fige une prairie dans sa gloire matinale...
Toujours heureux ? En vérité il n’y avait pas de toujours.
Juste le changement et derrière le changement, le pressentiment de plus en plus insistant de ce qui n’y participe pas. L’idée même de se présenter comme ayant atteint quoi que ce soit lui paraissait ridicule et malhonnête. Illusoire, à vrai dire.
Et, tout de même, Il était heureux. Contre toute attente raisonnable. Toutes prévisions déjouées, toutes statistiques défaites, toute pseudo-rationalité à jamais bafouée.
Il était heureux et il n’y était pour rien, ou pour pas grand-chose.
.....
Le bonheur ? Oui et non. Plutôt non, en vérité. Le bonheur, d’abord, il n’y croyait pas.
Il n’adhérait pas à cette fable pour la simple raison qu’il était dans l’incapacité de percevoir une autre réalité que celle de la non-permanence.
Alors le bonheur ... À d’autres !
Et puis, surtout, il ne se sentait pas sur une terre ferme. En lui-même il s’éprouvait ferme, bien planté, solide, oui.
Mais de sol ferme, il n’y en avait pas, oh que non.
Il se vivait tel ce personnage de l’histoire zen qui, tombé de la falaise, s’est rattrapé à une branche qu’il sent craquer sous son poids tandis que de son autre main il cueille des fraises sauvages poussées dans le creux de la roche et s’émerveille de leur goût.
Il était au courant.
Tout ne tenait qu’à un fil.
...
Chaque instant était un miracle, chaque respiration un don inouï, chaque petit plaisir une bénédiction.
Rien n’était dû, jamais.
Tout était accordé par une sidérante grâce.
Il était heureux et il n’en revenait pas. Il n’avait aucune intention d’en revenir.
------- Gilles Farcet
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Le pouvoir du yin démontré par l'hexagramme 9, le vent sur le ciel.