dimanche 10 janvier 2021

La relation aux animaux pose la question de la profondeur du cœur

 Dans un livre foisonnant d’histoires, Jacqueline Kelen s’intéresse à ces chien, biche, ours, fourmi, loup, corbeau… qui nourrissent avec l’être humain un lien spirituel ! Entretien avec l’auteure, lauréate du Prix de la liberté intérieure 2020 pour son Histoire de celui qui dépensa tout et ne perdit rien (Cerf).

Compagnons de sainteté,
de Jacqueline Kelen,
Le Cerf, 151 p. 18 €

Des récits de toutes les religions montrent saints et des mystiques vivre en bonne intelligence avec les animaux. Que nous révèlent-ils ?

Ils nous enseignent que la relation avec un animal n’est pas seulement affective, mais aussi spirituelle. À la fin du VIe siècle, saint Colomban vit en ermite dans la forêt en paix avec des loups, un ours, et des buffles. Bien sûr, ces animaux, dits féroces, représentent des passions à dompter et à apaiser comme l’ambition, le pouvoir, l’avidité, ce qui nous pousse à agresser autrui, à vouloir le dominer et l’exploiter. Mais ces histoires nous rappellent également l’état édénique de la Genèse. Elles nous invitent à retrouver notre bonté première faite de respect. Je suis frappée par l’arrogance de l’être humain, qui pense être le seul à mériter d’être sauvé. Les sages de toutes les religions montrent que la miséricorde de Dieu s’étend sur toute créature. Au IXe siècle, en Iran, Bayazid revient du pèlerinage à la Kaaba avec des graines à planter chez lui. Une fois arrivé, il s’aperçoit que des fourmis se sont faufilées parmi ces graines. Il refait alors le voyage inverse pour rapporter les fourmis chez elles ! On trouve cette même idée chez les juifs hassidim qu’il y a un ordre, une harmonie voulue par Dieu dans la création.

Pour ces sages, cela ne passe-t-il pas d’abord par une forme d’ascèse ?

Leur relation avec autrui, quel que soit cet autrui, est un cœur à cœur. Il est donc en effet question de se dégager de ses passions encombrantes et de son égocentrisme. La relation aux animaux pose la question de la profondeur du cœur de chacun. J’aime beaucoup cette histoire du Malien Tierno Bokar, un maître soufi mort en 1940. Tandis qu’il enseigne ses élèves, un grand coup de vent dérange un nid. Un hirondeau tombe sur le sol. Les élèves ne bronchent pas. Tierno Bokar arrête de parler, répare le nid et replace le petit d’hirondelle dedans. Il donne alors une leçon de charité percutante à ses élèves : que veut dire écouter un enseignement si votre cœur est sec et fermé à ce point ? Secourir cette créature de Dieu était plus important pour lui que vouloir acquérir un savoir, fût-il spirituel.

On peut donc exercer la charité envers un animal ?

On parle beaucoup de la compassion du bouddhisme envers toutes les créatures. Dans le christianisme aussi, aucune existence n’est insignifiante. « Notre prochain, ce n’est pas seulement l’homme. Notre prochain, c’est toute la création », écrivait Albert Schweitzer. Au Gabon, dans le dispensaire de Lambaréné où il vivait avec sa femme, ce médecin pasteur accueillait non seulement les habitants du lieu mais aussi les animaux blessés qu’il soignait. La fraternité s’étend bien au-delà de l’espèce humaine. C’est le sens du cantique de saint François.

Vous invitez à parler le langage de la création. Qu’est-ce que cela veut dire ?

Les mystiques ressentent profondément que tout a été créé par Dieu et tout doit retourner à Dieu. Dans le christianisme, cette dimension cosmique a été peu à peu oubliée voire suspectée parce que l’on pensait que c’était du panthéisme. Or, il faut faire une distinction entre l’animisme, où schématiquement l’on considère l’arbre comme une divinité, et le christianisme où Dieu peut aussi manifester une parcelle de sa beauté et de sa bonté à travers un arbre ou un animal. Dans notre société qui se passe de transcendance divine, je pense que nous sommes dans une forme d’idolâtrie de la terre mère, Gaïa. Il s’agit de sauvegarder la planète comme si c’était le but ultime de l’existence humaine. Nous avons à protéger notre maison commune. Mais il n’est pas en notre pouvoir de sauver la Terre. Le but d’une existence chrétienne, c’est de transfigurer le monde et de faire retour à Dieu. Les sages de toutes les religions ont vécu de telle sorte que le monde soit peu à peu empli de la connaissance et de la beauté de Dieu.

Propos recueillis par Florence Châtel
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Le même Etre

 "Ne dites pas : "Ça se promène." Dites : "Elle se promène."

 Les animaux ne sont-ils pas des êtres vivants et en réalité le Soi  ?

Les animaux sont revêtus du corps de l'animal et les humains sont revêtus du corps de l'homme.

Nous portons tous des corps différents comme des chemises différentes,

mais en réalité nous sommes tous le même Être".

~ Ramana Maharshi

   

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"Don't say, "It's going around." 

Say, "She is going around." Aren't animals living beings and in reality the Self as well?
Animals wear the animal body and humans wear the human body. We all wear different bodies like different shirts, but in reality we are all the same being."
~ Ramana Maharshi

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source : blog de Jose Le Roy


samedi 9 janvier 2021

Pour une belle année 2021

 



J'ai acheté ça dans un magasin rigolo mais c'est uniquement pour que cette fois on n'oublie pas ma requête.







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vendredi 8 janvier 2021

Notre corps en paix !

 


Nous devons découvrir pourquoi l’homme n’est pas en paix avec lui-même, pourquoi il n’est pas en harmonie avec l’intégralité de son corps et de son mental.

Pourquoi vit-il sous tant de pression et de stress ? Pourquoi est-il si agité ? Pourquoi est-il comme une feuille fragile balayée par le vent des sentiments et des émotions ? Pourquoi est-il à chaque instant tourmenté et torturé par des désirs, des besoins et des passions contradictoires ? Pourquoi est-il tourmenté individuellement et incapable de vivre harmonieusement avec les autres ?

Ainsi, l’intégralité du défi de la crise du psychisme humain se réduit-il à ces différents aspects du même problème.

Pourquoi ne suis-je pas en harmonie avec mon corps et mon esprit ? Pourquoi me faut-il la carotte et le bâton de règles et de préceptes pour m’occuper de mon corps, de mon régime alimentaire, de mon activité physique, de mes heures de sommeil, de ma relation aux vêtements et aux objets que mon corps utilise ?

Pourquoi me faut-il certaines incitations pour penser que mon corps sera récompensé si j’adopte certains comportements, et au contraire sanctionné s’il ne les adopte pas ? Pourquoi dois-je employer des stimulus positifs ou négatifs ?

La peur ou la tentation est l’aiguillon d’un comportement correct, parce que sans cet aiguillon, nous végétons du matin au soir. Il faut que quelqu’un nous dise que si nous nous comportons de telle manière, nous obtiendrons ceci en récompense, dans cette vie ou la prochaine, ou alors que nous serons punis, dans cette vie ou après notre mort !

Pourquoi cette peur et cette tentation ? Peut-être parce que nous n’avons jamais examiné notre organisme physique avec amour et tendresse, avec soin et intérêt, peut-être parce que nous ne sommes pas familiarisés de première main avec cet organisme biologique qui nous a été donné, l’instrument le plus beau, le plus sophistiqué et le plus raffiné qui soit, infiniment plus sensible et sensitif que n’importe quel instrument à corde tel que le sitar ou le violon, par exemple.

Donc, se familiariser avec l’organisme biologique, être l’ami de son propre corps, le respecter et l’aimer, semble impératif, vital.


Soit nous câlinons notre corps, nous satisfaisons ses demandes aveugles, soit nous le réprimons et rejetons toute ses demandes. La complaisance et le rejet ou la répression, sont les deux faces d’une même faiblesse. Donc, sans aller jusqu'à vénérer le corps ou le réprimer et le blâmer, pouvons-nous simplement l’observer ? Le système musculaire, le système glandulaire, le système nerveux, les neurones, les tendon. la circulation sanguine, la beauté du souffle qui va et vient comme un rythme, une mélodie !

Se lever, s’asseoir, se déplacer, tout ce bel organisme humain, pouvons-nous l’observer simplement ?

Le nourrir après avoir compris ses besoins et ses nécessités, plutôt que le nourrir selon certaines traditions ou certaines modes… ne pas traiter notre corps comme la victime de modèles de comportement cristallisés dans notre famille, dans notre communauté ou dans notre pays. Mais l’observer, voir de quoi il a réellement besoin.

Observer et étudier les limitations de notre héritage biologique, psychologique, nos idiosyncrasies, et ainsi adopter un régime alimentaire approprié, une relation saine et scientifique à l’alimentation.

Une approche sensible du régime alimentaire permet an corps de ne pas être suralimenté ou sous-alimenté, ni vénéré ou maltraité sous prétexte d’austérité.

Il faut aussi parvenir à ce que le corps ne soit pas un problème qu’il nous faut ruminer, auquel il nous faut réfléchir. Pour cela, il nous faut trouver le moyen de le garder en forme, souple, flexible, toujours affûté, toujours frais. Les formidables ressources qu’a ce corps humain ! Nous ne le réalisons même pas !

Nous n’utilisons pas toutes nos ressources musculaires et glandulaires.

L’Orient a eu la chance d’avoir la science et l’art du yoga, qui se sont considérablement développés depuis que Patanjali a codifié les Yoga Sutras, environ 550 ans avant Jésus Christ. Nous avons eu cela. Nous en parlons. Mais combien d’entre nous étudient et appliquent dans leur vie quotidienne ce qu’ils ont étudié, afin de mener le corps humain à sa grandeur, à sa dignité, à sa beauté ?


Pourquoi notre corps se sent-il épuisé ? Pourquoi se sent-il suralimenté ? Parce que nous ne l’avons pas observé, nous ne l’avons pas étudié de près. Or, dès qu’il y a un déséquilibre chimique dans le corps, dès qu’il y a une pression ou une tension nerveuse dans le corps, la paix de l’esprit disparaît. Une personne qui n’a pas découvert l’art et la science de maintenir son corps dans la beauté de son bien-être, dans la musique de l’harmonie entre les muscles, les nerfs, les glandes et tout le reste, dans la beauté de tenir sa colonne vertébrale érigée, de garder le corps droit et souple, sans rigidité, comment cette personne peut-elle avoir l’esprit en paix ?

À moins de découvrir cela, les déformations et les nœuds du corps seront forcément reflétés dans nos attitudes mentales. C’est pourquoi il nous faut poser les bonnes fondations au niveau physique. Pas par acceptation ni par rejet.

Il y a des gens qui acceptent aveuglément, mais la génération des plus jeunes est dans un rejet global. Aucune de ces deux attitudes n’est scientifique. Nous devons découvrir le parfum de notre propre vie à travers une approche scientifique.

Vimala Thakar
L'essence de la plénitude 
Ed. Accarias L'Originel

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Les 10 superpouvoirs du houx

 


Symbole de l'hiver et de la nouvelle année, le houx est plein de surprises. 

Découvrez 10 de ces incroyables capacités.

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jeudi 7 janvier 2021

Sans visage...

 


"Imagine que tu aies vécu dans un monde où n'existent pas de miroirs. Tu aurais rêvé de ton visage, tu l'aurais imaginé comme une sorte de reflet extérieur de ce qui se trouvait en toi. Et puis, suppose qu'à quarante ans on t'ai tendu une glace.
Imagine ton effroi.
Tu aurais vu un visage totalement étranger.
Et tu aurais nettement compris ce que tu refuses d'admettre :
ton visage, ce n'est pas toi."
Kundera

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mercredi 6 janvier 2021

"bienheureux voyage de l’homme en quête de Dieu"

 


Oui, c’est notre propre histoire, l’histoire de notre pèlerinage sans fin que nous déchiffrons à travers ces Mages venus de la lointaine Babylone, conduits par l’étoile, vainqueurs obstinés de l’immensité des déserts aussi bien que de l’indifférence et de la politique, et parvenant finalement à trouver l’enfant et à l’adorer comme le roi sauveur.

Oui, c’est notre histoire que nous lisons… que nous devrions lire, à travers ce récit. Ne sommes-nous pas tous des pèlerins, des voyageurs, des hommes sans domicile fixe, même si nous n’avons jamais eu à quitter notre « chez nous » ? (…) Mais comment faire cette route ? C’est notre cœur qui doit se mettre en branle. (…)

Nous venons d’entrer dans une nouvelle année. Tous les chemins qui la traversent, de l’Orient à l’Occident, seront entraînés avec elle dans l’écoulement sans fin des années et des siècles. Mais on peut, même sur ces chemins, être de ces bienheureux pèlerins qui marchent vers l’Absolu, de ceux dont le voyage terrestre est un voyage vers Dieu. Allons, mon cœur, ouvre-toi et mets-toi en route, car l’étoile a lui. Tu ne peux sans doute emporter beaucoup de bagages, et tu en perdras bien d’autres en chemin. N’importe, va de l’avant. L’or de l’amour, l’encens du désir, la myrrhe de la souffrance, tu possèdes déjà tout cela. Il acceptera tout cela. Et nous finirons par le trouver. 

Karl Rahner - L’Homme au miroir de l’année chrétienne

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Pensées d'une nuit paisible


D'une blancheur immaculée,

La clarté de la lune s'épand au pied de mon lit.

Les yeux ensommeillés,

je l'ai d'abord prise pour une couche de givre sur le sol.

Levant la tête, j'observe la lune ;

baissant les yeux, je pense à mon lointain bercail.

"Si profonde est la forêt" - Anthologie de la poésie des Tang - Préface de Pierre Dhainaut (Ed. Les Deux-Siciles)- traduction Guomei Chen


En recherchant une image pour ce poème, je suis tombé sur celle-ci et elle correspondait au même poème chinois mais avec une traduction différente. Etonnant !

Extrait du site

J’ai déjà parlé de Li Baï, ou Li Po (701-762), un des plus grands poètes chinois, qui composa des poèmes avec l’empereur, et aima le vin un peu plus que de raison.

Li Baï voyagea beaucoup, dépensa beaucoup, se maria quatre fois, et eut des amis de tous styles : taoïstes, hauts fonctionnaires, hommes de lettres (comme le poète Du Fu), qui l’admiraient.

Comme la plupart des poètes chinois, il éprouvait une dilection pour la lune. Dans ses Pensées d’une nuit calme, il écrit :


Au pied du lit la lune étend son vif éclat

On croirait presque voir du givre sur la terre

Si je lève les yeux, c’est la lune brillante

Si je baisse les yeux, le pays de mes pères *

Son penchant pour le vin lui valut plusieurs revers de fortune : insolence, querelles, il fut par trois fois chassé de la Cour.

Lorsque le sort cessa vraiment de lui être favorable et qu’il fut condamné à l’exil, il reprit sa vie vagabonde, errant de la maison d’un ami à celle d’un autre, et d’ivresse en ivresse. Son voyage prit fin une nuit qu’il naviguait sur le fleuve Yang Tsé, près de Nankin. On raconte que la lune se reflétait si joliment dans l’eau qu’il voulut l’embrasser, et se noya.

*  traduction Florence Hu-Sterk, © Gallimard

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mardi 5 janvier 2021

Récupérer ses âmes vagabondes

 


10 minutes avec Fabrice Jordan pour un pas de Tao dans cette nouvelle année
(programme pour ce mercredi d'épiphanie):


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lundi 4 janvier 2021

Le bonheur ne se barre jamais

BELLE HEUREUSE ANNEE !



Bien sûr on ne se connaît peut-être pas dans « la vraie vie »... On ne s’est pas croisés, touchés, reniflés… Mais on a pourtant le droit de se vouloir du bien… Alors belle année prochaine à vous ! Pour les années passées c’est trop tard. Soyons heureux chacun à notre façon et qui n’a sûrement rien à voir avec la santé, la réussite, la prospérité… 
Ça tombe bien, rien dans l’avenir ne nous annonce tout ça ! Soyons juste heureux pour donner l’exemple, parce que c’est plus amusant, plus rare. Parce que c’est difficile. Parce qu’on a aucune raison objective de l’être. Et parce que c’est dangereusement communicatif : ça rend les autres plus heureux aussi .

Édouard Baer
(source : Instagram)
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dimanche 3 janvier 2021

Saut dans le bonheur. Je suis...

 


"Mettre mon attention sur la présence que je suis.
Tout est toujours exactement tel que cela doit être. Comprendre ça est la fin de la souffrance. La pleine acceptation des choses telles qu'elles sont, l'absence de résistance, à la vie telle qu'elle est, c'est cela la paix, le paradis, le bonheur.
Et le bonheur, c'est ce que nous sommes.
...
Ce n'est pas nous qui choisissons d'être déconnectés de nous-même, c'est la source, la vie, qui a mis ce programme en place. Vivre l'expérience de la séparation n'est donc pas une erreur, elle fait partie de ce qui est destiné à être vécu par chaque être humain."
Armelle Six

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Le mot du jour. Je suis...

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samedi 2 janvier 2021

Regard d'amour

 

L'amour voit ce que les autres ne voient pas. Il voit derrière les apparences, derrière toutes ces protections que je me suis constituées pour protéger mon cœur. Pendant toute la vie, je suis menacée de toutes parts, par mes éducateurs, et tous ceux qui veulent m'imposer leurs vues. Je me protège toute une vie durant. Mais le regard qui m'aime fait fondre toutes les carapaces dans lesquelles je me suis cachée autrefois pour survivre.


Christiane Singer, Du bon usage des crises, Albin Michel, 1996, p.96
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