mardi 6 octobre 2020
Yoga du Cachemire...
lundi 5 octobre 2020
Un extraordinaire témoignage d'écrivain heureux...
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dimanche 4 octobre 2020
Les dessins de Serge Bloch
samedi 3 octobre 2020
« Être conscient d’être conscient »
"Lorsque nous nous soustrayons à la lumière éclatante du soleil en entrant dans une pièce sombre, ce n’est pas le mental qui nous aide à rendre les objets visibles dans l’obscurité. Nous restons juste là, tranquille, et peu à peu, les objets émergent.
C’est la même chose avec la méditation. Le mental ne peut rien faire pour trouver ou connaître la conscience, puisqu’il représente une limitation de cette conscience même qu’il recherche. Tout ce qu’entreprend le mental ne fait que le rajouter à sa propre activité d’obscurcissement.
La méditation repose sur le fléchissement de cette activité du mental, à la suite de quoi révélation lui est faite de sa propre essence : pur connaître ou pure conscience.
Seule la conscience connaît la conscience. Dans la non-activité ou non-pratique que l’on appelle méditation, l’activité du mental se résorbe, et son essence de pure conscience, perdant ses apparentes limitations, se révèle alors à elle-même telle quelle."
Est paru le nouveau livre de Rupert Spira, « Être conscient d’être conscient », aux Editions Accarias L'originel.
Quatrième de couverture :
Plus que tout autre chose, c'est le bonheur que nous aimons, c'est le bonheur que nous désirons. Or la majorité d'entre nous le recherche dans la mauvaise direction lorsque nous nous acharnons à vouloir le trouver dans les objets, les activités, les relations, les substances ou mêmes dans des états mentaux spéciaux encouragés par certaines pratiques religieuses ou spirituelles.
vendredi 2 octobre 2020
Feu à transmettre...
mercredi 30 septembre 2020
Hommage à Quino et à sa création
Cette BD a beaucoup marqué ma jeunesse…
Il faut changer le monde vite fait, sinon c'est lui qui va nous changer.
Rappel : la Vérité est à découvrir
"Il fait très beau aujourd'hui"
La Vérité regarde autour d'elle et lève les yeux au ciel, le jour était vraiment beau. Ils passent beaucoup de temps ensemble jusqu'au moment d'arriver devant un puits.
"L'eau est très agréable, prenons un bain ensemble !"
La Vérité encore une fois méfiante touche l'eau, elle était vraiment agréable. Ils se déshabillent et se mettent à se baigner.
D'un coup, le Mensonge sort de l'eau, met les habits de la Vérité et s'enfuit.
Le Monde en voyant la Vérité toute nue tourne le regard avec mépris et rage.
La pauvre Vérité retourne au puits et y disparait à jamais en cachant sa honte.
Depuis, le Mensonge voyage partout dans le monde habillé comme la Vérité, en satisfaisant les besoins de la société, et le Monde ne veut dans aucun cas voir la Vérité nue. »
mardi 29 septembre 2020
Recevoir la légèreté
lundi 28 septembre 2020
Akinori Kimura et ses pommes miraculeuses
C’est une histoire bouleversante qui se passe au Japon. Akinori Kimura est très peu connu et pourtant, quel courage !
Il est né en 1949 au Japon, au nord de l’île de Honshu, dans une famille de paysans où la pénurie était présente et où il fallait se battre pour survivre. Les perspectives d’avenir pour lui étaient assez limitées : travailler dans une rizière ou dans un verger, cultures dominantes dans sa région. Fort en maths, Akinori adorait démonter des trucs, comprendre comment "ça marche" et de fil en aiguille, il obtient un diplôme et un travail de contrôleur de budget à Kawasaki.
Mais au bout d’un an et demi de cette vie citadine qui lui plaît bien, il apprend que son grand frère intègre l’armée et il est sommé de rentrer immédiatement pour reprendre l’exploitation familiale. Résigné, il rentre et, tout en rêvant de mécanique, il s’applique au travail dans le grand verger. C’est alors qu’il rencontre sa future épouse, Mieko, elle aussi fille d’agriculteurs.
Ils travaillent ensemble, protégeant leurs cultures de pommes et de maïs des insectes avec des produits phyto-sanitaires innovants, présentés à l’époque comme des "solutions miracle" pour augmenter les rendements… On les appelle aujourd’hui des pesticides et hélas, ou heureusement, Mieko se révèle très sensible à ces produits.
Affolé par l’état de santé de sa femme, il décide de chercher une solution et la trouve dans un ouvrage sur l’agriculture naturelle emprunté à la bibliothèque : ainsi, il serait possible de cultiver la terre sans pesticides ? Oui, mais personne ne l’a encore fait avec des pommes, fruits fragiles et très appétissants pour des tas d’insectes. Qu’à cela ne tienne, il se lance.
Sauf que… si ces essais fonctionnent bien au potager, c’est la catastrophe avec les pommes. Un pommier après l’autre, les fruits sont dévorés par les insectes ou poussent mal, peu, voire pas du tout. Les récoltes se perdent les unes après les autres, les économies de la famille sont englouties, Akinori est la risée de tous ses confrères et ses enfants souffrent de cette pauvreté.
Un jour, désespéré de voir ses pommiers dépérir, pétri de honte et usé par tant d’efforts, il décide de se suicider et part en forêt pour se pendre. Mais la corde casse et sa chute le laisse sonné, sur le sol, à regarder les choses depuis là… et ainsi se fait sa révélation : ce ne sont pas les arbres qu’il faut bichonner avec des produits naturels, c’est le sol !!
Revivifié par cette perspective, il se remet au travail, vend ses derniers biens et... un beau jour ses pommiers fleurissent !! Il décide alors d’aller les vendre lui-même sur un coin de rue et le goût de ses pommes miraculeuses était si fin que les clients commencèrent à affluer. C’est ainsi qu’en 2006, la grande chaîne de télévision NHK a pu raconter son histoire et qu’Akinori est, depuis, invité régulièrement en tant qu’expert en arboriculture sans pesticide car il a réussi à retrouver la connaissance d’avant l’ère industrielle et à faire pousser des pommes sans pesticide alors que tout le monde disait que c’était impossible.
Il a donné une conférence TED en 2013 (non sous-titrée).
On peut lire le récit de la vie de Akinori Kimura traduire en français, Les Pommes Miracles, éd. Akata.
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dimanche 27 septembre 2020
Conscience tragique.
Et dans le cerveau, que se passe-t-il quand on dort?
"Il ne faut pas voir le cerveau endormi comme au repos, encore moins éteint. Il travaille tout autant qu’à l’éveil : il garde les informations utiles et supprime les autres, fait des synthèses et des rapprochements entre des souvenirs identiques, les distribue dans le cortex pour qu’ils deviennent pérennes, fait de la régulation émotionnelle…
Il procède à un gros tri destiné à faire de la place et du sens pour le lendemain. Et pour cela, il a besoin de se mettre en veilleuse. Il ne conserve que la capacité à identifier s’il y a besoin de se réveiller ou non. Et tout cela, il l’accomplit de façon totalement différente de l’état de veille, ce qui permet un équilibre entre une pensée rationnelle et une pensée associative, émotionnelle. La nuit, les modes de raisonnement ne sont pas linéaires ou logiques - les contraires sont possibles. Cerveau éveillé, cerveau rêvant… Nous avons besoin des deux.
Ce monde qui n’accorde de la valeur qu’à la conscience, à la logique et pas du tout à l’inconscient, à la rêverie, c’est dramatique."
Perrine Ruby
Chercheuse en neurosciences
source : Sciences et avenir 2020
samedi 26 septembre 2020
Je suis positif !
J'ai fait le test. Je suis positif. J'ai hésité à l'annoncer à ceux qui me sont proches, mais je leur dois la vérité. S'ils craignent de le devenir, ils devront se protéger de moi : je n'ai aucune envie de les éviter ! Je ne sais pas bien comment j'ai pu attraper ça. J'ai dû croiser quelqu'un qui était contagieux ou séjourner dans un cluster sans le savoir. Je suis positif : il va falloir que l'on fasse avec. Il faudrait - pour un bien ? - que je me mette en quatorzaine, comme on dit aujourd'hui : c'est ce qui est recommandé, pour ne pas dire obligatoire. Mais si je suis positif, je dois dire que j'en suis plutôt heureux : j'espère de tout mon cœur que je n'en guérirai pas !
Positif à l'espérance
Je n'évoque pas ici le Covid, vous l'aurez bien compris. J'évoque ici un certain regard sur la vie, une façon de me tenir dans l'existence qui me fait oublier ou au moins traverser - je vous l'assure - le sombre inévitable des jours, des mois et des années. Une façon, ces temps-ci, d'aborder autrement la rentrée que d'aucuns prédisent infiniment morose. À vrai dire, « positif » n'est pas vraiment le mot juste. Pas plus qu'« optimiste ». Et pas béat non plus. Aucunement naïf - qu'on m'avertisse, si c'est le cas ! Et pas non plus « béni oui-oui » ... Les événements économiques, écologiques et pandémiques qui secouent la planète, du bout du monde jusque dans nos intérieurs, ont de quoi troubler et inquiéter. Ce serait sot de ne pas le reconnaître !
L'espérance ne s'achète pas. Elle ne se décide pas. Elle se transmet sans crier gare, comme un virus.
Plutôt que testé « positif », c'est « positif à l'espérance » qu'il faudrait plutôt dire. Cette espérance, qui n'a pas de point commun avec la méthode Coué, ne consiste pas à dire à qui mieux mieux que tout ira bien demain, mais à croire que chaque chose qui arrive a un sens. Il reste à le trouver. Il n'est rien, dans tout ce qui touche l'homme et notre humanité, qui ne soit un appel à des audaces nouvelles, à un tremplin pour accueillir ou inventer un « à-venir », à un chemin nouveau à défricher et à risquer. Même les plus terribles des déroutes.
L'espérance ne s'achète pas. Elle ne se décide pas. Elle se transmet sans crier gare, comme un virus, au contact de ceux qui s'étonnent chaque matin de la vie qui est donnée, qui discernent les possibles, font le choix de se réjouir d'abord de ce qui va bien, s'émerveillent des petites choses. Elle se reçoit dans l'attention à ceux qui s'aventurent sur les sentiers de justice, de partage et de fraternité. Elle se greffe dans l'intime à la lecture de paroles fortes qui élèvent le coeur. Ils sont nombreux, autour de nous, ceux qui portent les symptômes bienfaisants de l'espérance. Et plus nombreux encore ceux qui n'en savent rien, mais sont déjà atteints et contagieux de cette heureuse « maladie ».
Apprendre à déchiffrer la vie
Il ne faut pas lutter. Pas résister. Ne pas se prémunir d'eux. Tant mieux si le virus de l'espérance se propage dans ce monde qui en a tant besoin. Il faut refuser aux crieurs de mauvaises nouvelles leurs soi-disant vaccins d'information et de recettes consuméristes qui nous entraînent du côté de l'obscur. L'espérance, la « petite fille espérance » comme la nommait Charles Péguy, entraîne notre foi et notre charité du côté où la vie est possible (le Porche du mystère de la deuxième vertu). Sans elle, elles ne seraient rien que « deux femmes d'un certain âge. Fripées par la vie ».
L'espérance soutient tout. Elle donne de comprendre, comme l'écrit Madeleine Delbrêl, que « comme l'arabe, les vrais signes de Dieu sont écrits à l'envers de notre écriture à nous. C'est pourquoi nous voyons si souvent une tentation de désespoir là où il y a un signal d'espérance, une destruction là où il y a une fondation » (Œuvres complètes, volume 3, Nouvelle Cité). Elle donne d'apprendre à déchiffrer la vie. Nos livres spirituels et nos rites religieux ne serviront à rien si nous n'apprenons pas à déchiffrer notre vie et les signes des temps. L'espérance se plaît à dilater en nous des « yeux de chouette » capables de nous faire avancer à temps et à contretemps. Plaise à Dieu que nous nous laissions toucher.
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vendredi 25 septembre 2020
Hommages
Dieu le Père, ça ne marche pas. Moi, j’aime la Mère et le Fils, Marie et Jésus. Je n’ai pas rencontré beaucoup de prêtres et de religieux dans ma vie. En revanche, j’ai échangé avec des croyants, ceux qui n’avaient pas perdu la foi. Ils ont bien de la chance. Ce monde devient si étrange que la foi devient à la fois difficile et exotique. Mais j’exagère. J’ai beaucoup aidé le curé du village où je vis, dans l’Oise. C’était un vrai soldat du Christ, au sens noble. Quand j’y suis arrivé, il y a cinquante ans, il n’avait pas le sou. J’ai acheté des bancs pour l’église du village et j’ai participé à la réparation des cloches. J’habite dans son ancien presbytère. C’est là que le nouveau disque a été enregistré. Cette vielle maison respire, par certains côtés, la misère et le dévouement des curés de campagne de jadis et garde une jolie atmosphère.
“Je suis un enfant naturel, né hors mariage de l’amour de ma mère et de son amant, un enfant considéré comme une « honte » par sa famille. Quel long chemin depuis ce départ si difficile jusqu’à aujourd’hui, où je suis habité de paix et de confiance !
Cela aurait pu mal finir, mais Dieu m’a sauvé. À des moments importants de ma vie, j’ai écouté Ses appels et j’y ai répondu. Nous sommes tous appelés. Dans un monde si dur, marqué par le chômage, la violence, la pauvreté, les familles disloquées, la solitude…, l’amour de Dieu est pour nous la plus belle des espérances
J’ai voulu écrire ce livre car on me pose tant de questions sur mon chemin spirituel, ma foi, ma prière, mon lien d’amour avec Dieu. J’ai souhaité raconter et partager. Admirer aussi les êtres qui m’ont guidé et inspiré.
Dieu est si présent, si actif dans nos vies que tout est possible. À n’importe quel moment, à n’importe quel âge, qu’on soit riche ou pauvre, homme ou femme, pratiquant ou pas, bien portant ou malade, oui, tout est encore possible. Il nous faut juste nous ouvrir, nous offrir à Lui.
Il n’est jamais trop tard pour le plus grand Amour. “
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