vendredi 9 mai 2008

La peur ... par Soeur Chan Giac Nghiem

Issue d'une famille chrétienne très ouverte, Soeur Chan Giac Nghiem est entrée comme moniale auprès de Thich Nhat Hanh, dans la communauté qu'il a établie en France (voir la vidéo sur le village des pruniers). A la suite de son maître, Soeur Chan pratique la démarche de compréhension et de transformation de la pleine conscience, une pratique qui s'effectue dans chaque acte de la vie quotidienne. La fraternité de Jésus et de Bouddha est pour elle une évidence lumineuse : au-delà des concepts et des formes religieuses particulières, la même énergie d'amour en émane pour faire cesser la souffrance en nous et dans le monde.
Elle nous parle, dans l'extrait joint, du "dépassement" de la peur :
Quelles pratiques avez-vous suivies pour dépasser cette peur ?
Lorsque nous sommes conscients qu'une émotion. une peur est là, nous retournons à nous-même, nous cessons de penser, de parler, d'agir et nous nous recueillons – un mot employé aussi bien dans la tradition chrétienne que bouddhiste, un mot que j'aime beaucoup. Nous accueillons notre respiration, comme elle se présente et nous relâchons nos tensions physiques et mentales. Nous restons en contact avec notre respiration comme avec ce que nous ressentons et nous le nommons : « Bonjour ma peur ». Nous faisons cela comme nous le ferions avec un enfant qui ferait un cauchemar, que nous prendrions dans nos bras en lui disant : « Respire, mon amour, c'était un rêve, il n'y a rien autour de toi de dangereux en ce moment, rien qui te menace. » Si rien ne nous met réellement en danger, lorsque nous retournons à nous-même de cette façon, que nous nommons notre émotion en restant en contact avec notre respiration, nous nous apaisons. Nous pouvons également faire une marche méditative qui consiste à prendre conscience du sol, du contact de notre pied, du déroulement de notre pas. Nous associons à cette marche consciente la respiration, un pas sur l'inspir, un pas sur l'expir, lentement si nous avons la chance d'être seul ou peu nombreux, laissant toute discussion mentale partir, étant juste présent à ce qui se passe. Nous tenons cet enfant apeuré en nous-même, sur notre coeur, et en même temps nous tenons en nous tous les ancêtres, qui ont eu peur de la même chose. La marche en pleine conscience, en contact avec l'émotion qui nous habite, va peu à peu apaiser cette émotion, spontanément. En marchant de la sorte, nous développons notre concentration du souffle et du pas et notre regard profond peut lui aussi se développer. C'est ce regard qui va nous renseigner sur les racines de notre émotion, de notre peur.
Dès que nous en avons vu les vraies racines, en général cette émotion s'arrête[...]

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Pour une métamorphose de l'esprit !

Deux nouveaux livres, en poche, de Thich Nhat Hanh ont été edités :
Pour un métamorphose de l'esprit (chez Pocket) et Changer l'avenir (chez Albin Michel). En attendant de les lire, je vous propose d'écouter la deuxième partie sur la voie engagée et la voie contemplative, qui fait suite à l'article précédent :
2ème partie (20 min.)

jeudi 8 mai 2008

Magnifiques instantanés...

Phytospiritualité est dans "l'obligation" de vous montrer quelques images du site de Bruno Picconi. La beauté parle souvent d'elle-même...

«Photographier, c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur.»
Henri Cartier-Bresson


« La mémoire ne filme pas, elle photographie. »
Kundera Milos

Bouddhisme engagé avec Thich Nath hanh

J'ai réécouté l'interview de Thich Nath Hanh dans laquelle il nous parle de la pleine conscience dans le Ici et Maintenant. Voici un autre extrait où l'on peut entendre cette douce voix... pour une voie engagée ou une voie contemplative :
Partie 1 (20 min.) :

L'arbre et ses enfants

Pour ceux qui n'ont pas suivi la série, je peux vous faire un dessin !
"Un être vivant...à l'intérieur il y a de la sève, c'est un peu comme notre sang. A chaque saison, c'est un autre arbre !"

mercredi 7 mai 2008

Finissons-en avec les arbres !

Vers un lâcher-prise... avec Denise Desjardins

Le DVD "De la révolte au lâcher-prise" est le parcours spirituel d’une femme du XXème siècle qui a su suivre ses intuitions et cherché sans relâche à incarner les préceptes de 'la voie' dans la vie quotidienne. Denise Desjardins voyage en Asie, pratique la sadhana dans les groupes de Gurdjieff, puis auprès de Mâ Anandamayi et de Swami Prajnanpad. Fidèle à l’enseignement de Swami Prajnanpad, elle écrit de nombreux ouvrages et découvre une pratique originale de libération des mémoires anciennes (le lying), dont elle deviendra une spécialiste reconnue. À travers ce film, Denise Desjardins nous laisse entendre l’effort et l’opiniâtreté inhérents à toute réalisation de l’être. Elle souligne le caractère impérieux de cette recherche pour certains assoiffés de vérité. Ce DVD comporte de nombreux suppléments, avec la complicité de Gilles Farcet, Arnaud Desjardins, Gilles Rochette, etc...

lundi 5 mai 2008

Préface d'Arnaud Desjardins sur Alan Watts

Voici le début de la préface du livre "ALAN WATTS, taoïste d’Occident", éd. La Table Ronde, 1983, écrite par Arnaud Desjardins :
“Grâce à Jacques Mousseau, alors rédacteur en chef de la revue Psychologie, j’ai connu personnellement, il y a une quinzaine d’années, Alan Watts, de passage à Paris. Nous avons d’abord diné tous les trois au restaurant. Puis, comme à cette époque, nous vivions encore rue Soufflot ma femme et moi, Alan Watts est venu passer la soirée dans notre appartement en compagnie de mon guide et interprète, Sonam T. Kazi qui m’avait accompagné durant tous les séjours que je venais de faire auprès de Sages tibétains réfugiés dans l’Himalaya.
J’avais lu avec beaucoup d’émerveillement et d’admiration quelques ouvrages d’Alan Watts non encore traduits en français, et je n’ai d’ailleurs jamais caché ce que je devais personnellement à ses livres. Mais la rencontre avec Watts est, pour moi, difficile à oublier parce que c’était visiblement un homme sortant complètement de l’ordinaire. Il émanait de lui une intelligence et une liberté intérieure qui ne décevaient pas, comme c’est hélas, le cas trop souvent, chez le lecteur de ses oeuvres..."

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Tibet, une invasion qui se poursuit...

Le 7 octobre 1950, quelque part au pied de l’Himalaya, 40.000 soldats de l’Armée populaire chinoise partaient à l’assaut du Tibet sans provoquer la moindre réaction de la communauté internationale. Au moment où commençait la Guerre Froide, et quelques mois à peine après que Mao Zédong ait pris la tête du pays le plus peuplé du monde, le sort de quelques centaines de milliers de Tibétains n’avait pas assez d’importance pour mobiliser les journalistes. Et c’est devant un seul témoin étranger, un opérateur radio anglais, Robert Fort, que les 6° et 18° armées du général Chou Teh franchissaient sans difficulté la frontière du Tibet. Tandis qu’a Lhassa, prévenu par Robert Fort, le gouvernement tibétain annonçait la nouvelle au XIV° Dalaï-lama.

Emission de France Inter, le 30 avril 2008 (25 min)

« Le Tibet et la Chine se maintiendront dans leurs frontières présentes. Il n’y aura ni guerre, ni saisie de territoire de part et d’autre. »
Traité signé entre le Tibet et la Chine en 822