mercredi 12 juin 2024
Débrouille
mardi 11 juin 2024
Vigilance aux émotions
Tenzin Palmo, Reflection on a mountain lake (Snow Lion Ed) .
"Une autre manière de travailler avec les émotions négatives, une fois que nous avons développé une grande vigilance, consiste à voir les pensées et les émotions dans leur nature essentielle dès qu'elles surgissent, au lieu de sauter dessus et de se laisser emporter par elles . Lorsque nous regardons à l'intérieur des pensées et des émotions, nous voyons qu'elles n'ont rien de solide. Elles sont transparentes et fluides. Leur nature est vide. Si nous pouvons voir cela au moment même où les pensées et les émotions se présentent, alors, sur le champ, nous les transformons en une énergie extraordinairement claire.
lundi 10 juin 2024
Nihilisme
Les valeur et le sens établissent des limites bienveillantes à nos actions
dimanche 9 juin 2024
Sans mesure
samedi 8 juin 2024
Impossible repos
À quoi reconnaît-on les gens fatigués ? À ce qu'ils font des choses sans arrêt. À ce qu'ils rendent impossible l'entrée en eux d'un repos, d'un silence, d'un amour. Les gens fatigués font des affaires, bâtissent des maisons, suivent une carrière.
vendredi 7 juin 2024
Espace de perception
L'essentiel est de ne pas mettre l'accent sur la perception, mais sur l'espace dans lequel la perception s'exprime.
Le travail corporel est l'une des multiples expressions de ce regard libre.
Cela peut vous aider à vous rendre compte de la constante réactivité dans laquelle vous vivez.
Avec une grande sensibilité corporelle, vous allez immédiatement percevoir votre réaction, votre défense.
Il y aura un déplacement de l'énergie.
Au lieu de vous situer dans la réaction, vous allez vous situer dans cet espace.
Votre réaction vue et acceptée comme telle, va s'effondrer par manque de carburant, dans votre écoute libre de toute attente.
Eric Baret - le yoga tantrique du cachemire
Peinture : Gérard Beaulet
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jeudi 6 juin 2024
Au cœur du chaos
Mes chers amis,
La méditation, telle que je la partage avec vous a deux facettes, qui sont 2 faces de la même pièce.
La pratique de base de la méditation est la pacification mentale, shiné (en tibétain) ou shamatha (en sanskrit) et l'intention profonde est la vision profonde, lakhtong (en tibétain) ou vipassana (en sanskrit).
Nous essayons d'abord de poser notre attention en un point (par exemple sur la respiration) afin que notre esprit ne poursuive pas toutes les pensées qui surgissent. Le fait de poser notre attention en un point permet de prendre conscience du chaos qui existe dans notre esprit, ce surgissement permanent de pensées que nous avons l'habitude de poursuivre en y réagissant par d'autres pensées dans un processus sans fin.
Le but n'est pas de stopper les pensées, ni d'arriver à un état particulier.
L'intention est juste d'expérimenter ce qui est là, dans l'immobilité du corps, ce qui est une source de distraction en moins.
Cette expérimentation peut être plaisante jusqu'à l'extase ou déplaisante jusqu'à l'abandon de la méditation. L'important est juste de traverser l'expérimentation de l'instant.
Quand nous sommes juste dans l'expérimentation de l'instant, notre véritable nature, cet esprit clair et connaissant, se dévoile car nous sommes sortis de l'attachement et de l'aversion liés à la saisie d'un moi réellement existant, à la saisie de l'égo.
Cela est la vision profonde qui est l'autre facette de la méditation. La réalité commence à être vue telle qu'elle est. Nous nous sommes mis en chemin vers nous-mêmes et nous réalisons que nous y sommes, nous sommes en ce non-lieu que nous n'avons jamais quitté, nous réalisons que tous les phénomènes, toutes nos perceptions, ne sont que des mouvements de notre esprit..
La réalisation de cela permet à nos qualités inhérentes de se manifester : l'amour, la compassion, la joie et l'équanimité.
Nous n'avons pas de chemin à parcourir car notre véritable nature, notre nature de bouddha, le Christ en nous, ont toujours été là, mais étaient voilés par notre ignorance, notre vue erronée sur nous-mêmes et sur le monde.
Nous pouvons commencer par lakhtong ou par shiné, mais la vision directe de notre véritable nature, sans avoir habitué son esprit à se poser en un point, risque d'être très vite voilée par des émotions perturbatrices liées à nos attachements et nos aversions.
La pratique de shiné me semble à ce jour incontournable pour arriver à vraiment se libérer de la souffrance. Mais shiné peut aussi se faire dans le mouvement, c'est pourquoi j'ai inclus dans la pratique d'hier de la marche méditative.
Je vous présente ici en quelques mots l'essentiel de la méditation, mais cela nécessite bien sûr de beaucoup plus longs développements et surtout une pratique contemplative.
Je vous souhaite à tous une belle journée, libres de trouver cette paix toujours présente au cœur du chaos.
Philippe Fabri
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mercredi 5 juin 2024
Se libérer du mental
- Écoutez aussi souvent que possible cette voix dans votre tête. Prêtez particulièrement attention aux schémas de pensée répétitifs, à ces vieux disques qui jouent et rejouent les mêmes chansons peut-être depuis des années. C’est ce que j’entends quand je vous suggère « d’observer le penseur ». C’est une autre façon de vous dire d’écouter cette voix dans votre tête, d’être la présence qui joue le rôle de témoin.
- Lorsque vous écoutez cette voix, faites-le objectivement, c’est-à dire sans juger.
- Ne condamnez pas ce que vous entendez, car si vous le faites, cela signifie que cette même voix est revenue par la porte de service. Vous prendrez bientôt conscience qu’il y a la voix (Le mental) et qu’il y a quelqu’un qui l’écoute et qui l’observe qu'on appelle la conscience.
- Cette prise de conscience que quelqu’un surveille, ce sens de votre propre présence, n’est pas une pensée. Cette réalisation trouve son origine au-delà du « mental ».
(Le pouvoir du moment présent - Eckhart Tolle)
mardi 4 juin 2024
lundi 3 juin 2024
Tout sert !
Y aurait-il la moindre parcelle de vivant qui n’ait son utilité ?
J’ai beau scruter : dans le monde végétal, tout sert. Le plus visible est la chaîne alimentaire. Mais pas seulement. Le végétal contient des principes actifs pour soigner les animaux et les humains. Il constitue la base de la pharmacopée. Il régule le climat. En se nourrissant du minéral terrestre et de la lumière céleste, il montre subtilement l’amour inconditionnel : recevoir-donner.
Le minéral qui nourrit le végétal est indissociable de la chaîne du vivant. Chaque atome, dans sa spécificité, s’unit à un autre pour constituer le socle de la vie terrestre visible. Par exemple le carbone aux multiples affinités ou la combinaison hydrogène-oxygène pour son environnement gazeux.
Y aurait-il le moindre insecte, le moindre animal qui n’ait son utilité ? Même si je connais peu d’animaux parmi leur immense diversité, je sais que chaque espèce possède un instinct dominant qui lui est propre, et lui donne une façon unique d’exister. Et nous sommes la sommation du monde animal. Nous leur devons la base de ce qui constitue notre personnalité.
Avec un petit truc en plus : la parole. Tout a son utilité. Et l’homme n’aurait pas d’utilité ?
Au sommet de l’évolution, le petit dernier arrivé sur terre n’aurait pas sa place active dans la chaîne du vivant ?
L’être le plus complexe de la création a, comme les autres, son utilité. Bien sûr, son originalité, c’est qu’il doit trouver sa propre utilité. Elle est forcement singulière car chaque être humain est singulier.
Mais la famille humaine a reçu et sait la nature de son service, à la suite des règnes qui nous ont précédés. Être comme le minéral, croître comme le végétal, instinctivement ensemble comme l’animal, en le sachant par sa personnalité, son rôle : donner de l’amour.
Mettre de la paix là où il y a la guerre, de l’ordre là où le désordre gouverne, mettre de la douceur où la haine domine.
Donner de l’amour, selon sa propre forme, voilà l’utilité dévolue à chacun.
Christian Rœsch
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dimanche 2 juin 2024
Le feu de la vie
Qu’est-ce qui préoccupe les gens dans la vraie vie comme disent les journalistes ?
Est-ce le pouvoir d’achat ? La guerre qui nous entoure ? Le prochain week-end prolongé ?
La destruction de la nature ? Les élections européennes ? La faim dans le monde ?
Non, ce n’est aucun de ces sujets. C’est la somme de tous les sujets qui provoque une certaine inquiétude. Derrière, se profilent les grandes questions sous-jacentes : Quel est le sens de tout ça ? Pourquoi la souffrance ? Qu’y puis-je ? Pourquoi suis-je sur terre ?
Sans réponse, la vie suit son cours comme l’eau va à la mer… et finit comme une goutte dans l’océan… dissoute.
Pourquoi certains, à l’occasion d’une souffrance importante, de circonstances particulières, ou sans raison apparente, ne se contentent pas de non-réponse ?
Ils lisent, écoutent, examinent, se questionnent. Et parfois entendent ce que le feu de la vie leur répond.
Le feu de la vie a toujours deux aspects inséparables : chaleur et lumière.
La chaleur répond par l’amour : Nous sommes nés de l’amour pour incarner l’amour.
La lumière répond : L’existence humaine a du sens ; nous sommes là pour progresser en connaissance de l’ordre de l’univers, en servant cet ordre avec amour.
Ce feu, c’est la foi. Autrefois, elle consistait à croire ce qui avait été dit et que les yeux ne voyaient pas. Et c’était juste. Aujourd’hui, la foi demande à expérimenter ce qu’on ne voyait pas.
Voir, entendre, suivre et vivre le feu de la vie.
La Tradition chrétienne l’appelle Esprit-Saint.
« Demandez, demandez sans cesse. Il vous sera répondu ».
C’est la nouvelle Pentecôte, individuelle.
Toujours la même, en réalité ; le feu ne change pas.
Christian Rœsch
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samedi 1 juin 2024
Qu'est ce qu'être normal ?
(extrait du "carnet")
Une liberté intime vis à vis de tous les cadres, contextes, institutions y compris spirituelles, cette liberté se traduisant paradoxalement par une aptitude à respecter et se conformer à tous les cadres, contextes et institutions y compris spirituelles, dès lors que cela s’avère nécessaire et juste.
vendredi 31 mai 2024
Un bruit méditatif
Mes chers amis,
Je reprends des propos de Jean Marc Falcombello dans sa méditation de lundi : "un bruit nous dérange tant qu'il nous dérange".
En effet quand nous ne sommes plus dérangé par ce bruit, il ne nous dérange plus !
Oui, c'est évident, et alors ?
Alors cela signifie simplement que le bruit n'est qu'une cause à laquelle nous pouvons réagir ou pas. Le dérangement n'est pas inhérent au bruit, mais est inhérent à nous, puisque le même bruit peut nous déranger ou pas.
Quelle est la réaction la plus utile, lutter contre le bruit ou prendre conscience de notre réaction, de notre dérangement. Si la cause est facilement modifiable, faisons le nécessaire. Si la cause n'est pas modifiable, voyons si nous pouvons modifier notre réaction.
Ceci ne vaut évidemment pas que pour les bruit, mais vaut pour toutes nos perceptions.
La méditation est un moment où nous pouvons essayer de prendre conscience de nos réactions, de ce qui nous dérange...
Avec ma profonde amitié pour vous tous, je vous souhaite à tous une très belle journée, conscient de ce qui vous dérange.
Philippe Fabri
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