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Message de Gilles Farcet :
Mardi 16 mai, j'emmène Etienne Appert chez Alejandro Jodorowsky pour qu'il lui remette le roman graphique avec une introduction de lui.
Magnifiques retrouvailles avec Alejandro.
Nous nous connaissons depuis trente quatre ans. J'avais trente ans, il en avait soixante ... Faites le calcul ... Alejandro si impressionnant de lucidité, de présence et de bonté.
Merci à Pascale M, son épouse, pour son accueil.
"Quand on vieillit, l'important, c'est de passer de plus en plus du "moi" au "nous" " -
Une parole parmi les perles glanées.
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(remarque entendue aujourd'hui)
Tout le monde a "de la chance", en ce sens que la vie nous présente régulièrement de très bon trains pour suivre notre fil rouge vital intérieur.
Oui, mais trop souvent, "ce n'est pas le bon moment", "ce n'est pas raisonnable", "c'est trop cher", "je ne suis pas assez qualifié, avancé", "je le ferai plus tard", "je suis trop...", "il y a un proche dont je dois m'occuper," "ça sert à rien ça ne marchera jamais ", "je sais ce que j'ai je vais pas risquer ça pour un truc incertain", "je ferai ça à la retraite, quand les enfants seront loin, quand j'aurai fini ce livre...".
Personne n'a de la chance plus qu'un autre. Toutes les cartes Bazi comportent forces, faiblesses et opportunités.
En plus si l'on est honnêtes, on le sait, on le sent, que toutes nos cellules nous crient notre fil rouge, notre suite. Mais personne ne peut nous mentir autant que nous, à nous-mêmes. Nous sommes les champions de la dissimulation...à nous-mêmes.
Les personnes qui se déploient et trouvent une assise joyeuse en elles-mêmes sont simplement celles qui ont bravé leurs peurs, qui ont osé, contre l'avis de leur inertie, qui ont dit non à tout ce qui était "au dessous de leur dignité" (Swami Prajnanpad de mémoire). Et qui ont osé suivre l'évidence, parfois, souvent, contre l'avis des systèmes en place.
Alors, seul.e devant ton miroir, où va ton fil rouge ? Et oseras-tu ?
Fabrice Jordan
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Contemplons simplement la douleur. Même si sa présence est lancinante, demandons-nous quelle est sa couleur, sa forme ou toute autre caractéristique immuable. On s'aperçoit que ses contours s'estompent à mesure qu'on tente de la cerner. En fin de compte, on reconnaît qu'il y a, derrière la douleur, une présence consciente, celle-là même qui se trouve à la source de toute sensation et de toute pensée. Détendons notre esprit et essayons de laisser la douleur reposer dans la pleine conscience, libre de toute construction mentale. Cette attitude nous permettra de ne plus en être la victime passive, mais, peu à peu, de faire face et de remédier à la dévastation qu'elle provoque dans notre esprit.
L’esprit est en effet capable d’examiner ce qui se passe en lui. Il suffit pour cela qu’il observe ses émotions comme nous le ferions pour un évènement extérieur se produisant sous nos yeux. Or, la part de notre esprit qui est consciente de la colère est simplement consciente : elle n’est pas en colère. Autrement dit, la pleine conscience n’est pas affectée par l’émotion qu’elle observe. Comprendre cela permet de prendre de la distance, de ce rendre comte que cette émotion n’a aucune substance, et de lui laisser l’espace suffisant pour qu’elle se dissolve par elle-même.
extraits de "L'Art de la Méditation" par Matthieu Ricard
Deux petits trucs pour revenir sur terre et couper nos pensées (un instant) :
se mettre sur la pointe des pieds ou tirer la langue.
Vous pouvez essayer les deux en même temps ;-)
J'ai la chance de connaître Etienne Appert et son travail mérite d'être mis en valeur.
« Au crépuscule de la Beat Generation » : pèlerinage au cœur de l’anticonformisme
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Pour d'autre, c'est sans grand intérêt car cela ne va aboutir qu'à renforcer une identification à un moi au travers d'une histoire que nous allons découvrir et à laquelle nous allons nous identifier. Ce qui n'est qu'une nouvelle source de souffrance. Ce dernier point mérite un long développement que je ne vais pas faire aujourd'hui.
La vraie solution est de revenir à l'instant et de découvrir ce qui se passe au sein de cet instant insaisissable, de découvrir que cet instant est juste de passage au sein de notre esprit. Pouvons-nous nous en réjouir ?
«Le silence est la plus haute forme de la pensée, et c'est en développant en nous cette attention muette au jour, que nous trouverons notre place dans l'absolu qui nous entoure.» (Christian Bobin)
«Il n'y a pas à créer le silence, il n'y a pas à l'introduire en nous. Il y est déjà et il s'agit tout simplement de le laisser revenir en surface de lui-même, de sorte qu'il élimine par sa seule présence tous les bruits importuns qui nous ont envahis.» (Un Chartreux)
Photo : à proximité du monastère de la Grande Chartreuse.
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Chers amis,
Nous avons la grande tristesse de vous annoncer le décès de notre grande amie Yahne Le Toumelin, survenu à Tursac en Dordogne, ce 8 mai 2023 au matin, chez elle, dans sa 100ème année.
Personnage aux multiples facettes et à la forte personnalité, artiste peintre renommée, elle fut avant tout une pratiquante de la première heure. Elle rencontra Kangyour Rinpoché en 1968, puis passa plusieurs années auprès de lui à Darjeeling. Elle a pris les vœux de moniale avec Sa Sainteté le 16ème Gyalwa Karmapa en 1968 et fit un long séjour auprés de Dilgo Khyentsé Rinpoché au Bhoutan. Elle fit également une retraite de trois ans en Dordogne et y a vécu depuis. Elle eut aussi l’occasion de servir Kyabjé Dudjom Rinpoché et sa famille.
Quiconque a eu l'occasion de la rencontrer garde le souvenir d'une personne hors du commun, de par son talent artistique, son humour, sa bienveillance et ses côtés hauts en couleur, parfois étonnants, voire extravagants, mais toujours empreint d’un grand cœur.
Ayant une foi inébranlable dans les enseignements du Bouddha et les maîtres qu'elle a rencontrés et servis pendant de nombreuses années, elle a inspiré par sa vie et son exemple de très nombreuses personnes.
Son itinéraire spirituel est indissociable de celui de son fils Matthieu dont elle était très proche, et qui a pris soin d'elle toutes ces dernières années. Sa chère fille Ève et son époux Yann, se sont également installé en Dordogne non loin d’elle.
Yahne sera inhumée ce vendredi 12 mai à 13 heures dans le cimetière de Tursac, Dordogne.
Bien amicalement,
Songtsen-Chanteloube
J’avoue que j’ai vécu, j’avoue que je suis blessé, mais ces blessures sont aussi ma beauté. L’amour, c’est ne plus avoir besoin de se cacher, de dérober à l’autre son plus mauvais profil, pouvoir enfin se montrer nu à quelqu’un qui n’en profitera pas pour affirmer sa puissance.
Être nu dans un regard qui respecte notre force et notre fragilité, tout est si précieux, si éphémère…
Tout ce qu’on fait sans amour est du temps perdu, tout ce qu’on fait avec amour est de l’éternité retrouvée..."
Jean-Yves Leloup
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Comment cultiver le goût bonheur par Marie-Christine Barrault :
Comme disait Marie Curie, que j’ai eu la chance d’incarner au cinéma, il ne faut pas dépendre des événements. Le bonheur est comme un château intérieur que rien ni personne ne peut détruire. Mais ce château, il faut le défendre des attaques ennemies, c’est-à-dire des épreuves, petites ou grandes, qui adviennent inévitablement. Comment ? En veillant sur lui, constamment, chaque jour, grâce à un travail intérieur. On ne peut pas être heureux en se laissant vivre.
Être dans la gratitude
Au lever, je souris à moi-même, je me demande quelles merveilles vont m’être offertes et je dis « oui », je me lance dans la vie. Je me regarde ensuite dans la glace et je me dis : « Ne t’énerve pas. Dans 10 ans, si tu es toujours là, tu regretteras ton visage d’aujourd’hui, alors profite ! » La vieillesse n’est pas un cauchemar, elle n’est qu’une étape sur le chemin de notre existence. Je la respecte infiniment. Le soir, je revois chaque détail de la journée et je m’en réjouis. La gratitude cultive et nourrit mon bonheur, elle le rend tangible, malgré mes douleurs et mes peines.
Quand j’ouvre l’œil le matin, je suis très optimiste, mais quand je mets le pied par terre, c’est douloureux (rires). J’ai 79 ans tout de même, alors, oui, je dois accepter que mon corps me fasse défaut. Mais je souffre donc je suis ! Mes douleurs me rappellent que je suis toujours vivante. On peut construire quelque chose sur la douleur à condition de ne pas la refuser, mais de l’accompagner.
Être là, présent au présent
À l’âge que j’ai maintenant, je pense que la réponse à tout ce qui peut arriver dans une vie, c’est : être là. C’est une façon de vivre qui aide à transcender toutes les questions de l’existence. Tous les drames aussi. Je l’ai compris au moment de la mort de Vadim. Plutôt que de faire à tout prix, il s’agit d’être. Ma vision de l’interprétation tient donc en ces deux mots : être là. Dans la vie comme sur scène.
source : La Vie
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