samedi 27 février 2021

Rencontre avec quelqu'un

 



« C’est mon grand-père qui m’a appris le nom des arbres, quand j’étais encore tout petit. Et je me souviens qu’un jour, en me faisant admirer un chêne énorme et de forme parfaite, il m’a dit : « Tu vois, mon petit, un arbre comme celui-là, c’est quelqu’un ! »
Je souhaite donc simplement, quand vous rencontrerez un arbre, de pouvoir dire aussi que c’est plus que quelque chose, mais quelqu’un. Vous aurez alors fait un grand progrès spirituel, car au lieu de seulement connaître, vous aurez aussi compris »
Georges Becker : L’Âme de la forêt

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Poésie encore vivante

 


"Tel est le monde
Nous ne le voyons pas très longtemps : juste assez
Pour en garder ce qui scintille et va s’éteindre,
Pour appeler encore et encore, et trembler
De ne plus voir."
Philippe Jaccottet.


« La poésie serait la part toujours inconnue et toujours obscure de nous-même et du monde ; elle se situerait à la conjonction de trois points : une attention si profonde au visible qu’elle finit nécessairement par se heurter à ses limites ; une attention à la langue, mais sans verser dans l’excès de maîtrise qui conduit à la virtuosité, à l’ornement, à la surabondance ou à l’extrême complication des figures ; une attention à l’être, enfin, ce point central d’extrême densité où tous les contraires se fondent, ce foyer d’où rayonne une lumière inoubliable, serait-elle même illusion. »


Philippe Jaccottet, L’Entretien des muses , "Remarques", Gallimard, 1968

vendredi 26 février 2021

Sans souci...



"Chaque mois, le disciple envoyait à son maître un rapport sur ses progrès.
Le premier mois, il écrivit :
"J'éprouve une expansion de la conscience et je fais l'expérience de mon unité avec l'univers."
Le maître jeta un coup d'œil à la note et la jeta.
Le mois suivant, voilà ce que le disciple avait à dire :
"J'ai finalement découvert que le Divin est présent en toutes choses."
Le maître sembla déçu.
Le troisième mois, les mots du disciple s'exclamaient avec enthousiasme :
"Le mystère de l'Un et du multiple s'est révélé à mon regard émerveillé."
Le maître hocha la tête et jeta de nouveau la lettre.
La lettre suivante disait :
"Personne ne naît, personne ne vit et personne ne meurt, car l'ego n'existe pas."
Le maître leva les bras au ciel dans un geste de total désespoir.
Après cela, un mois passa, puis deux, puis cinq - et finalement une année entière sans aucune lettre.
Le maître pensa alors qu'il était temps de rappeler à son disciple qu 'il avait le devoir de le tenir informé de ses progrès spirituels.
Alors le disciple répondit :
"Qui s'en soucie ?" (Who cares ?).
Quand le maître lut ces mots, un air de grande satisfaction s'afficha sur son visage."
Ramesh Balsekar
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Le premier pas est vers soi.

 


Avant de vouloir prendre soin d'autrui, il faut d'abord être capable de s'aimer soi-même. L'amour de soi ne s'appuie pas sur un sentiment de dette personnelle dont nous serions redevables envers nous-mêmes, mais simplement sur le fait que, par nature, nous aspirons tous à être heureux et à ne pas souffrir. Ce n'est qu'après avoir accepté cette bienveillance à l'égard de soi qu'il est possible de l'étendre à tous les autres.

Extrait résumé et adapté de Les Voies spirituelles du bonheur, Presses du Châtelet, Paris, 2002; Points Sagesse, Seuil, 2004.

FOURTEENTH DALAI LAMA, TENZIN GYATSO (B. 1936)

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mercredi 24 février 2021

Chatgement...

 


"Vouloir changer le cours des choses,
C'est comme tenter
De dresser un chat à aboyer ...
Un conseil ...
Laissez tomber !
Byron KATIE

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mardi 23 février 2021

Interdépendance joyeuse


J'éprouve une joie intérieure immense lorsque je me sens en parfaite connexion, lorsque je ressens que je fais partie de chaque molécule qui danse autour de moi. 
C'est comme si j'avais une transmission de l'Univers qui me fait rire très très fort à l'intérieur. Je ressens le lien sacré, l'Amour avec le Tout, la joie émerge à l'intérieur de mon cœur et sort par toutes mes cellules.

 Ce qui me bouleverse et me rend profondément heureux, c'est de constater l'impact indiscutable de cette joie sur les autres êtres et tout l'environnement. Comment dire après ça que tout n'est pas en interdépendance ? 

 Nassim HARAMEIN --- 
 Director of research for Resonance Science Foundation.

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Changement intérieur


 Quelques pas vers un changement conscient : shiatsu pour dénouer nos tensions ancrées ou travail sur nos origines et nos mécanismes venus du passé (constellations)...

Le principal est de suivre le changement par une transformation intérieure.


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lundi 22 février 2021

Je suis le Soi et son serviteur

 أنا الذات و خادمها


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Voyage spirituel

 

L'une des choses les plus importantes peut-être dans le taoïsme c'est ce qu'on appelle l'efficace.

C'est ce mot Ling qui dit en même temps qu'il y a un lien au ciel… peu importe... au Dao ou au Ciel Antérieur, mais en même temps, ça veut dire : efficace.

Donc, je dis souvent, la spiritualité - d'abord, il faudrait s'entendre sur ce qu'on entend par spiritualité - mais quand on s'engage dans une voie spirituelle, c'est qu'il y a une forme de gestion de projet en réalité. Oui, il ne faut pas laisser son cerveau de côté.

On part en voyage n'importe où, on va quand même prendre un sac, regarder la carte, regarder la météo, on va prendre des bons habits, et puis la bonne monnaie. Pourquoi ce qu'on ferait pour un voyage banal, on n'aurait pas le même soin à le faire dans peut-être le plus grand voyage qu'on peut faire dans une vie ?

Fabrice Jordan
Extrait de l'entretien pour Qi Connexion

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dimanche 21 février 2021

Un jardin de Carême

 

C’est de ma mère que je tiens cela : il y a deux façons de faire, dans un jardin. Il y a ceux qui sont obsédés par les mauvaises herbes. Ils passent leur temps à essayer de les éradiquer. Au bout du compte, les meilleurs obtiennent un jardin impeccable – et ils en sont très fiers. Tout est au cordeau, sans une herbe sauvage. Mais il n’y a pas une fleur : ils n’ont pas eu le temps de s’en occuper.

Et puis il y a ceux qui sont passionnés de fleurs. Ils passent leur vie à les soigner. Au passage, ils arrachent une mauvaise herbe, bien sûr. Mais ils n’en font pas une affaire : ce qui les intéresse, c’est de faire fleurir les massifs et de faire porter du fruit aux arbres du jardin. Et au bout du compte, il y a tellement de fleurs qu’il n’y a plus de place pour les mauvaises herbes.
J’en ai assez de ces carêmes qui ne servent à rien. Tout y est négatif : on passe la première moitié du carême à détecter son défaut dominant (vous ne le savez pas encore, depuis le temps ?), et l’autre moitié à essayer de l’éradiquer. Peine perdue : nous mourrons tous avec notre défaut dominant ! Les défauts ne diminuent pas avec l’âge, ils augmentent.
Heureusement, c’est la même chose pour les qualités. À savoir, donc, si les qualités vont croître plus vite que les défauts, voilà la vraie question… C’est une affaire de tactique et de regard. « Il y a un temps pour arracher et un temps pour planter », dit Qohéleth (Qo 3,2 ), mais le plus important, c'est la récolte ! « C’est moi qui vous ai choisis et établis, dit Jésus, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. » (Jn 15,16).
Je voudrais donc vous proposer un carême dans les fleurs… Oh, bien sûr, il y a un peu de nettoyage à faire ! Il faut le faire de bon cœur, et joyeusement. Mais il faut surtout se rappeler que le but n’est pas d’avoir un jardin bien propre, mais un jardin bien fleuri ! On le voit à l’avance, on l’imagine, on en rêve. Il faut se lancer dans le carême les yeux et le cœur fixés sur l’alléluia pascal : comment vais-je le chanter cette année ?

Jeûner, c’est tailler. Pourquoi taille-t-on un rosier ? Pour trois raisons : la taille stimule et ravigote ; elle domestique la plante et lui donne une jolie forme ; et enfin, elle lui garantit une bonne santé en lui redonnant de l’air et de la lumière. Il faut y aller généreusement avec les plus forts, et tout doucement avec les plus fragiles.
Prier, c’est soigner, nourrir la terre, donner de l’engrais, mettre un tuteur à ce rosier encore fragile, accrocher à un fil la branche indisciplinée de ce rosier grimpant… Il faut y passer du temps. Une heure le dimanche ne suffit pas : il faut aller au jardin dès qu’on a un moment. Un peu tous les jours : le jardinier passionné voudrait y passer sa vie !
Mais surtout, surtout, il faut de la gratuité, de la générosité. Ça, c’est l’aumône : on donne des fleurs et des fruits à tout le monde, largement, sans compter. Chez ma mère, il y avait toujours un bouquet dans la chambre, même quand on ne venait que pour une nuit. Même en hiver. Et s’il n’y a plus de fleur, il y a toujours un sourire à donner.
Au travail, donc ! Quelles sont les fleurs que je vais cultiver pendant ce carême ? Quelles sont les qualités, les talents que Dieu m’a donnés et dont il attend de beaux fruits ?
Pour ce qui est de la taille, à chacun de voir : on a l’embarras du choix, dans ces vies trop encombrées. La prière, l’aumône ? La paroisse a un large choix de propositions pour ceux qui se demandent où et quoi. Des déchets à porter au fumier ? le prêtre est là et vous attend pour le sacrement de la réconciliation. Quant au sourire, pas besoin de conseil : tout est permis, et même recommandé !
De tout cœur, je vous souhaite un beau et saint carême, au jardin !

Père François Potez, curé
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samedi 20 février 2021

Les 5 pourquoi

 Voici un exemple de méthode qui peut être intéressante. Ici, elle est utilisée lors de la participation ou Mooc Colibri sur la transition intérieure mais elle est applicable pour de nombreuses démarches de recherche de l'essentiel.


Nous vous invitons à prendre le temps de sentir en vous ce qui vous motive profondément dans cette démarche, grâce à l'intitulé « Les 5 pourquoi ».

Objectif : révéler par l'outil des « 5 pourquoi » votre intention profonde lorsque vous rejoignez ce cheminement
Durée : 10 min
Type d'exercice : questionnement individuel ou en binôme


La méthode des « 5 pourquoi »


Il s'agit d'une méthode de résolution de problèmes qui utilise une question très simple et très puissante, le « POURQUOI », LA question favorite des enfants ! Appréhendez-la comme des poupées russes : au bout de 5 pourquoi, vous arrivez à la source essentielle du problème qui touche le sujet questionné.


Consignes


Procurez-vous une feuille de brouillon pour y inscrire directement vos réponses. Prenez 2 min maximum par question. Notez votre réponse avant de passer au pourquoi suivant. Les questions découlent des réponses précédentes.

1. Répondez spontanément, en une phrase, à la question « Pourquoi je prends part à ce MOOC ? » : c'est votre intention personnelle spontanée !


2. Appliquez les 5 pourquoi à cette première formulation


Comme vous répondez à une problématique qui vous est propre, exprimez-vous à partir de votre « Je », pas de « on », pas de « ils ». Répondez le plus spontanément possible en commençant par : « parce que ». Ce qui vous vient est ce qui est bien.

3. Au regard de ces différentes réponses, reformulez une phrase avec ce qui fait sens pour vous : c'est votre intention personnelle profonde !



Exemple 1
Pourquoi je participe au MOOC ?
Intention personnelle spontanée : pour me lancer dans une aventure de transition intérieure.
1. Pourquoi « j’ai envie de me lancer dans une aventure de transition intérieure ? »
Parce que je souhaite explorer la dimension intérieure de la transition.
2. Pourquoi « je souhaite explorer la dimension intérieure de la transition ? »
Parce que je veux trouver du sens et de la cohérence dans les actions que je mène pour l'environnement.
3. Pourquoi « je veux trouver du sens et de la cohérence dans les actions que je mène ? »
Parce que je ne veux pas me sentir seul·e et épuisé·e, et je veux me remotiver dans mon engagement écologique.
4. Pourquoi « je ne veux pas être seul·e et épuisé·e ? »
Parce que je veux mieux participer à la construction d'un système sain et résilient.
INTENTION PERSONNELLE PROFONDE : me former pour retrouver du sens, me remotiver et participer à la construction d'un système sain et résilient.

Exemple 2
Pourquoi je suis végétarienne ?
Intention personnelle spontanée : pour faire baisser le taux de CO2 dans l'atmosphère.
1. Pourquoi « faire baisser le taux de CO2 dans l'atmosphère ? »
Parce que les gazs à effet de serre sont un problème.
2. Pourquoi « les gazs à effet de serre sont un problème ? »
Parce que cela contribue au réchauffemment climatique et que ça aussi c'est un souci.
3. Pourquoi « le réchauffement climatique est un souci ? »
Parce que de nombreux écosystèmes sont en train de disparaître et cela me rend triste.
4. Pourquoi « cela me rend triste que les écosystèmes disparaissent ? »
Parce que j'aime profondément la Nature.
INTENTION PERSONNELLE PROFONDE : je suis végétarienne pour contribuer à préserver la nature

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