samedi 23 mai 2020

Un temps pour se découvrir avec Les Trois cheveux d'or



Très belle découverte d'une vidéo de Netzach Sephirah qui présente d'une manière très claire et précise notre jeu "Les Trois cheveux d'or - Parcours de guérison avec les frères Grimm et Pierre Dhainaut", paru en 2016 aux Editions LE SOUFFLE D'OR. Le livre et les cartes sont montrés, ainsi que les différentes manières d'utiliser le jeu.
A découvrir !
(Sabine Dewulf)

"Bonjour à tous,J'ai fait une vidéo de présentation du jeu "Les Trois Cheveux d'Or", disponible aux Éditions Le Souffle d'Or. C'est un outil formidable pour aider à la guérison des blessures de l'enfance notamment."

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vendredi 22 mai 2020

Sobriété laborieuse...


On demande aux personnes de consommer de nouveau pour relancer le système. 
 Mais est-ce vivre que de consommer ? 
Nous oublions la contemplation de cette planète qui nous accueille plutôt que la consommation.
Pourquoi n'écoutons-nous pas les sommations de la terre mère ?


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jeudi 21 mai 2020

Elixir alchimique


Les méditants qui pratiquent l'alchimie interne cherchent la partie de leur nature qui est immortelle, en s'appuyant sur leur propre transformation. Cela signifie qu'ils sont l'élixir de vie : tous les matériaux doivent se trouver en soi-même. Le corps est le creuset. Les fluides corporels et les énergies sont les eaux. L'effort est le feu.
Parfois, il est tentant de se procurer un nouvel appareil d'exercice, d'approcher une nouvelle méthode, d'essayer un nouveau régime alimentaire ou de trouver un nouveau truc qui semble miraculeux. Bien qu'il y ait une certaine valeur à employer de telles choses judicieusement, nous pouvons parfois nous laisser emporter. Nous pensons que si nous payons pour obtenir quelque chose, et que si cette chose a quelque chose de très particulier, ce sera un raccourci.
Il n'y a pas de raccourcis.
Pratiquer, c'est faire quelque chose à partir de rien. Ou plutôt, c'est se changer soi-même par la pensée, le dévouement et l'effort. Selon la métaphore de l'alchimie interne, c'est accepter le corps, le mental et l'esprit qui sont les nôtres et les utiliser comme base de nos propres objectifs. On ne peut pas acheter le succès. On ne peut pas obtenir la transformation au rabais.
On ne peut pas gagner en prenant. On ne peut gagner qu'en faisant, et en donnant.


Illustration gravée sur bois de la pratique connue sous le nom de "Copulation du ciel (qian) et de la terre (kun) [trigrammes]" du Xingming guizhi (Conseils sur la nature spirituelle et la vie corporelle) de Yi Zhenren, un texte taoïste sur l'alchimie interne publié en 1615. Wellcome Collection, Londres

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mercredi 20 mai 2020

Chemin de transformation


Le chemin de la transformation intérieure ne passe pas par le jugement d'un aspect ou un autre de soi-même ni par le fait de se rabaisser à ses propres yeux. Ce n'est pas le reproche qui est transformateur, mais l'accueil, l'acceptation et la vision neutre de ce qui est. Ainsi, toute condamnation est une forme de rejet qui génère la division et renforce par conséquent ce que l'on cherche à éliminer. Cette direction est sans issue et ressemble à un cercle infernal, parce que la division intérieure ne fait que se renforcer. Swami Prajnânpad l'explique en ces termes à un disciple indien, Sumangal Prakash ; " Il n'y a rien à réprimer, il n'y a pas de censure, pas de considération de bien ou de mal. Car, en tout premier lieu, le jugement de valeur en lui-même est faux, c'est une illusion (...) J'ai deux yeux. Si quelque chose arrive à l'un des deux et si l'autre n'a rien, vais-je arracher le mauvais œil et le jeter? Non, je l'accepte comme il est. Je le laisse là où il est et j'utilise l'autre œil. Je les accepte tous les deux comme ils sont. Je ne rejette pas l’œil endommagé. Je ne lui refuse pas son existence parce qu'il est là. De la même façon, je ne peux me détruire. Je ne peux pas m'ôter une partie de moi-même. Je dois tout intégrer... 
Aucune division à l'intérieur de moi...
Cette division seule est la source de tous les malheurs et de toutes les souffrances.

Extrait de « Dites-leur de viser haut ! »
Eric et Sophie Edelmann


Que signifie le titre de votre livre Dites-leur de viser haut ! ?

Éric : Arnaud Desjardins venait chaque automne à Mangalam donner des enseignements. Au printemps 2011, alors qu’il était à Hauteville, il a transmis un dernier message à ses élèves québécois par la voix de l’un de ses proches collaborateurs qui allait s’envoler pour le Québec : « Dites-leur de viser haut ! » Ce titre nous est apparu comme une évidence pour notre livre. Sans doute devait-il sentir sa fin prochaine, alors qu’il n’y avait pas de signes avant-coureurs… Quelques mois plus tard, en effet, il allait être emporté, à l’âge de 86 ans, des suites d’une attaque cardiaque. […]
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mardi 19 mai 2020

Pandémie – ne pas recouvrir l’immensité d’opinions



J’espère que nous ne recouvrirons pas trop vite l’ampleur de ce qui nous arrive.
Je nous souhaite d’écouter patiemment le murmure léger de ce que la perte aura bouleversé en nous avant que de le recouvrir du bruit grossier de nos savoirs, des mains affairées de nos savoirs-faire.
L’invitation, c’est de se laisser altérer par ce qui des profondeurs s’élève du fait des grands événements de la vie – de voir advenir par là de nouvelles manières d’être et de sentir.
Puissions-nous apprendre à nous laisser guider par, à accompagner en douceur le mouvement de ce qui est profondeur en nous.
Face à l’Immense fait forme, plutôt que d'opiner, puissions avoir la sagesse courageuse d’écouter ce qui est vulnérable en nous.
Dans cet acte même se révèlent d'infinis trésors.
Texte : Aédàn (2020)

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lundi 18 mai 2020

Illusion du chemin


Comment percevons-nous le monde ?  Enfermés dans notre être de chair, nous n'intégrons pas l'immense espace de l'accueil. Alors si c'est comme chat... ouvrons-nous !


Ainsi, en conclusion, le chemin que nous parcourons est aussi long ou aussi court que nous le voulons. Et toutes les voies, y compris la nôtre d'un mètre, se réduisent finalement à 0 centimètre, étant donné qu'il est impossible de quitter ou d'approcher le Soi. De sorte qu'au bout de toute voie spirituelle authentique, le voyageur fatigué réalise qu'il n'a jamais quitté sa Demeure, ne serait-ce qu'un instant, et que la voie elle-même, courte ou longue et ardue, était tout à fait fictive.
Douglas Harding


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dimanche 17 mai 2020

Vigilance du disciple



Si on observe bien, pourquoi pratique-t-on des techniques destinées à rendre silencieux le mental ou à pacifier les agitations émotionnelles ? Parce que continuellement, dans la journée, les relations perpétuent, entretiennent ces agitations, ces préoccupations, ces attentes, ces anticipations, ces rancœurs, ces contentieux... 


Mais si on vit la relation de façon de plus en plus consciente, non intéressée, pour accomplir sa valeur réelle, alors ces mécanismes-là s’épuisent, et lorsqu’on s’asseoit le soir, en silence, il y a de moins en moins de retour des relations évitées, avortées, non menées à terme. Il y a de moins en moins de bruit, de « conciergerie » intérieure. On devient non pas un méditant, mais un lieu de plus en plus paisible, le lieu de méditation de Dieu. Au lieu d’être le lieu du bruit du monde, d’un monde avorté, inachevé, on devient vraiment le lieu de l’avènement du Royaume, le lieu où l’univers se plaît à se reconnaître. 

On devient, au sens noble, un temple où Dieu fait Sa résidence, non seulement dans ces moments de silence, mais la journée suivante, dans la qualité de notre relation au prochain.

Yvan Amar
(Source : Anthologie de la Vigilance de Marie Chantale Forest)

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samedi 16 mai 2020

Nourritures...


« Les élites sombres sont très effrayées, elles savaient que l'humanité était en train de s'élever à une vibration très élevée mais elles n'étaient pas conscientes à quel point, ni de la quantité d'âmes éveillées, qu'il y a maintenant. Ces élites ne se cachent plus, leurs attaques sont directes et frontales, beaucoup ne le voient pas encore, mais cela ne signifie pas que ce n'est pas réel. Leurs attaques vont augmenter, elles vont essayer par tous les moyens de faire en sorte que les gens ne se réveillent pas, que les éveillés ne puissent pas communiquer, qu'ils soient vu comme des fous ou des délinquants. Mais quoi qu'ils fassent, peu importe, le saut quantique s'est déjà produit et c'est inarrêtable.
L'humanité considère déjà les animaux comme ses semblables, elle respecte déjà la Mère Terre, elle comprend qu'il n'y a pas de séparation. Les âmes incarnées arrivent déjà en tant que maîtres - pas pour expérimenter - s’incarnent par Amour. Il est possible que nous soyons témoins du changement total ou pas, il est possible que la transition dure une semaine ou 300 ans, mais il est imparable. Faites ce que vous voulez durant la transition, souvenez vous que vous vous êtes offert à être ici et maintenant, vous êtes les instigateurs du changement, quoi qu'il arrive, quoi que vous voyez, vous avez votre part de responsabilité.
Une seule chose vous est demandée, seulement une, ne soyez pas de la nourriture.
C'est la seule chose à faire, c'est aussi simple que cela. L’être humain, entre autres choses, est l'un des générateurs les plus puissants qui existe. Nous sommes des tourbillons, en fonction de la polarité avec laquelle tu t’alignes, tu crées une fréquence ou une autre. Ces entités se nourrissent de la fréquence négative, nous les avons nourris durant des millénaires. L'éveil de l'humanité incline le tourbillon collectif vers le pôle positif, par conséquent elles attaquent avec une telle férocité qu'elles sont en train de mourir de faim. Probablement tu le savais déjà, ou peut-être que c'est la première fois que tu reçois ce message, peu importe. Demande toi si ça résonne en toi, ne crois rien. Connecte-toi avec ton âme et observe, si ton âme te dit que c'est vrai, ne perds pas une seconde de plus de ton existence à leur servir de nourriture. Élimine les passions basses de ta vie, haine, rancœur, envie, peurs, vices, aliments provenant de la souffrance d'un autre être, mensonges, ambition, égoïsme, tristesse, méfiance, tout ça génère des énergies négatives, de la nourriture pour les ténèbres. Sois conscient de tes émotions et si dans certaines occasions tu te sens ainsi, change ton énergie. Mets une musique qui t’élève et chante, danse, respire, allume un feu, embrasse tes chats, ton chien ou ton animal de compagnie, sors dans la nature ou dans un parc, médite, fais de l'exercice, fais ce qui est nécessaire pour changer tout de suite cette énergie parce qu'elle est en train de servir de nourriture.
Sois toujours conscient, n'alimente pas les forces obscures.
Alimente ton âme avec tout ce qui t'aide à t'élever. Si tu t'habitues à vivre dans la fréquence de l'amour, ta réalité changera à ta volonté sans effort, c'est imparable, tu es un être puissant.
N'aie pas peur, libère ton esprit de la matrice, concentre ton attention sur ce que tu veux plus que tout, profite, sois heureux, souris, chante, danse, aime !
Ferdinand Desnos 1901-1958
champs de coquelicots sous le soleil

JE SUIS LA PORTE OUVERTE QUE RIEN NI PERSONNE NE PEUT FERMER.
JE SUIS LA SANTÉ PARFAITE DANS CE CORPS PARFAIT QUE DIEU A CRÉÉ POUR MON ÂME.
JE SUIS LE CERCLE MAGIQUE DE PROTECTION INVINCIBLE AUTOUR DE MOI, QUI REPOUSSE TOUT ÉLÉMENT PERTURBATEUR ET TOUT DANGER QUI ESSAYE DE PÉNÉTRER POUR ME NUIRE.
JE SUIS LA PERFECTION DANS MON MONDE. »

Alejandro Jodorowsky
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vendredi 15 mai 2020

Hommage aux livres


Une petit vidéo que je vous livre.


Et pour les personnes qui n'ont jamais vu la vidéo suivante :



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jeudi 14 mai 2020

Témoignage d'une expérience

J'ai fait la connaissance de Céline il y a quelques mois sur internet dans une rencontre consacrée à l'enseignement de la Vision Sans Tête de Douglas Harding.
Voici son témoignage que je trouve très beau et très encourageant.
Merci Céline !
José Le Roy

Céline : José, lors de la dernière rencontre sur internet, tu nous as invité à t'adresser par mail des témoignages d'éveil. J'ai trouvé cette idée vraiment super, d'autant plus que j'aime beaucoup écrire. Ce témoignage relate ma toute première et significative expérience d'éveil. Elle a véritablement marqué ma vie. 

La nature de ce que je suis véritablement m’apparut pour la première fois un jour de Février 2012. Un moment que certainement je n’oublierai jamais tant il marqua un tournant dans ma vie.
A cette époque, je travaillais depuis six ans à Paris dans une multinationale du secteur de l’énergie. Ingénieure de formation, je ne parvenais pas à m’épanouir pleinement dans ce contexte très particulier des grandes entreprises. Trop sensible, trop créative, trop perfectionniste, trop rebelle…je ressentais beaucoup de frustrations. Pourtant, mon travail m’intéressait et mon implication mentale et émotionnelle était très importante. Trop importante, sans aucun doute ! L’envie de bien faire, d’être appréciée et de rendre service m’animait intensément. Le surinvestissement nourrit un temps ce désir, jusqu’à ce jour d’Octobre 2011 où tout bascula. Après avoir fait plusieurs malaises, je me retrouvai le soir aux urgences. Les médecins écartèrent le dysfonctionnement cardiaque. Selon eux, je faisais un burnout.
S’ensuivirent alors quatre longs mois d’arrêt de travail et un épuisement physique et psychique indescriptible. Je n’avais rien vu venir. C’était pourtant la conséquence logique d’un manque d’équilibre et de présence. Je passais la plupart des journées à dormir afin de recouvrer des forces. Jour après jour, je m’enfonçais plus profondément dans la souffrance. En effet, une grande douleur psychique envahissait mon esprit. Des angoisses inexpliquées me paralysaient dès lors que je sortais dans la rue ou que je prenais les transports en commun. Bien plus que la peur de la mort, c’était la sensation d’être aspirée dans le néant qui déclenchaient des sueurs nocturnes. Je ne parvenais plus à contrôler quoi que ce soit de mon état physique et psychique. Pourquoi une telle détresse ? J’avais pourtant toujours été très joyeuse et optimiste et j’étais globalement comblée dans ma vie. Je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait. Je présentais des troubles cognitifs importants, ne nécessitant certes pas une hospitalisation, mais provoquant de grandes difficultés de concentration et de raisonnement. J’aurais tellement aimé pleurer, crier, mais cela aussi m’était impossible. La fatigue me comprimait tellement le cerveau que même la mémoire du passé me faisait défaut. Je vivais comme un robot. Dormir, manger, faire ma toilette, sortir mon chien….Qu’était-il advenu de ce cerveau bouillonnant d’idées, de réflexions, de pensées créatives ? Tous les repères intérieurs que j’avais construit depuis mon enfance s’effondraient un à un. Y compris la sensation d’être vivante. C’était le noir absolu. Je ne connaissais pas la méditation, je n’avais jamais fait de thérapie et donc je ne pouvais m’aider de pratiques pour apaiser cette souffrance. Et puis de toute façon, j’étais bien trop fatiguée.
Un matin de Février 2012, en prenant la douche, j’eu la sensation effroyable d’être morte. Mon corps était bien là mais mon esprit était anéanti. Il m’était impossible d’utiliser le raisonnement pour me rassurer sur le fait que j’étais bien vivante car je n’arrivais plus à penser ! Un puissant instinct de survie se manifesta alors. Je ne pouvais ainsi me perdre dans les ténèbres. Où était-donc passée la lumière ?
Quelque chose se produisit.
Je regardai en moi à la recherche d’un signe, d’une preuve de vie. Tout était mort dans mon esprit, mais comment savais-je que tout était mort ? Qui percevait cela ? Ce n’était pas le mental puisque tout concept avait momentanément disparu. De toutes mes forces, je me concentrai pour observer à l’intérieur de moi.
C’est ainsi que je perçu, comme une évidence, une présence brillante, au-delà même de la conscience qui était en cet instant terriblement voilée par cette souffrance psychique. Je me reconnaissais en elle. J’étais cette présence ! C’était comme un point lumineux au fond du trou noir. Sans le vouloir, j’étais descendue dans les profondeurs de l’Être, là où tout est à la fois lumière et obscurité, calme et tempête, vacarme et silence, mort et vie….
J’étais en réalité vivante, intensément vivante. Il ne s’agissait pas de la vie du corps ou de l’esprit mais de la grande Vie. Celle qui transcende tout, celle qui contient tout.
Grâce à l’aide d’un psychiatre et grâce au soutien aimant de mes proches, je remontais peu à peu la pente. Mais je n’étais désormais plus la même. Je me souviens avoir dit à ma maman quelques jours après cette stupéfiante découverte : « Maman, j’ai l’impression d’être revenue de l’au-delà. Je vois quelque chose, je vois une autre dimension, je vois Dieu ! ». Les angoisses étaient encore là, en surface, mais la connaissance de cette présence permanente et imperturbable m’apportait force et paix profondes.
À la suite de cette expérience émergea une intense et vibrante quête spirituelle. Cette quête de l’Absolu m’a conduite jusqu’à ce jour vers de magnifiques découvertes et rencontres. La peur du néant a laissé place à une joie et à une curiosité enfantines recherchant sans cesse de nouveaux trésors dans les profondeurs de l’Être !

Camille Pissarro - Vue de la fenêtre de l'artiste


José : Et comment s'articule la Vision sans tête dans ta découverte?

Céline : Voici ce que la Vision Sans Tête et plus largement la non-dualité m'a apporté...
L’année dernière, j’ai pratiqué durant plusieurs semaines une méditation consistant à retourner l’attention vers Ce qui perçoit et à répondre à la question : Qui suis-je ?
Un jour, tandis que je déjeunais, je regardais par la fenêtre de mon salon et il y eu un déclic. Pour la première fois, il n’y avait plus de distance ni de séparation entre l’observateur et l’observé. Les fleurs, les arbres, la montagne, la table, la fenêtre, l’assiette, la main….tout apparaissait au sein d’un espace illimité, neutre et pur. J’étais cet espace qui accueillait et j’étais tout ce qu'il contenait. Tout était incroyablement vivant, vibrant, y compris le vide entourant chaque chose. Je me voyais dans ce vide. J’étais ce vide. La conscience n’était plus enfermée dans la tête. Elle se déployait bien au-delà. Une joie intense m’envahit…..je fusionnais avec l’absolu.
Lorsque j’ai découvert début Mars la Vision Sans Tête grâce à tes vidéos José, il y a eu un basculement immédiat. C’est comme si cette découverte s’ancrait définitivement. J’ai pratiqué les divers exercices que tu présentais dans tes vidéos. Et je me suis aperçue que je n’avais plus de tête ! Ma tête avait disparu l’année dernière lorsqu’il y avait eu ce retournement de l’attention. A la place, il y avait cet espace à la fois vide et plein.
Je n’ai jamais été aussi présente à la vie, aussi amoureuse de la vie. Tout ce qui apparaît au sein de la conscience est vu comme étant Soi. La présence n’est que complétude, accueil. Il n’y a plus de dualité. C’est pourquoi, même les ombres les plus inconscientes, les souffrances les plus profondes, les émotions les plus refoulées apparaissent au grand jour. La délivrance se fait ainsi.
Au-delà de l’éveil, ce qui m’enchante véritablement est d’incarner le plus possible l’amour, l’harmonie, la sagesse au quotidien. Car selon moi, c’est ce qu’il y a de plus important !"
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source : blog de José Le Roy

mardi 12 mai 2020

Union certaine !


" Dans le courant de la méditation,

Avec le temps ne subsiste aucune différence
Entre la conscience et
Celui qui est conscient.
Le penseur et la pensée sont également
Le jeu de l'esprit.
La scission entre celui qui perçoit et ce qui est perçu,
Entre le sujet et l'objet, disparaît.
Auteur et acte
Ne sont plus différents -
Tout se passe dans l'étendue de la conscience.

L'esprit est conscient de lui-même
Et repose dans son état naturel,
Sans celui qui voit et ce qui est vu.
C'est la non-vue;
C'est la conscience naturelle.
L'esprit est conscient,
Mais le sujet n'est plus présent.
Cela devient vraiment conscient -
Une parfaite certitude. "
Guendune Rinpoché🧡🙏🧡

Les observances du déconfinement


INTRA MUROS  - 10 mai

Cette période de déconfinement qui s’annonce promet d’être une belle opportunité d’exercice, peut être encore davantage que celle du confinement. D’accord, être confiné pose tout un tas de défis, bien différents qui plus est selon la situation dans laquelle on se trouve en matière d’habitat, de famille - ou de compagnie- de ressources, tant culturelles que financières. Cependant, comme toutes les situations de retrait, le confinement a son confort bien particulier. C’est un peu comme la règle de silence lorsqu’on fait une retraite en un lieu à vocation spirituelle. Le difficile, au départ, c’est de s’arrêter de parler. Le pli une fois pris, le silence comporte un aspect confortable. Il y a beaucoup moins de risques de malentendus, de disputes, ou tout simplement de proférer des bêtises quand on n’ouvre pas la bouche.
Le silence peut être un ingrédient essentiel d’une vraie retraite mais la vocation même d’une retraite, c’est d’être ponctuelle, temporaire, une parenthèse pour explorer d’autres zones de soi avant de replonger dans le bain de la vie relationnelle. Quand on redescend de sa montagne, quand on quitte son ermitage pour s’aventurer sur la place du marché, là commencent les choses sérieuses.
Il va nous falloir nous situer constamment entre deux écueils : d’un côté la peur, la rétractation, l’obsession sécuritaire , la frilosité relationnelle … De l’autre l’irresponsabilité, l’imprudence, l’inconscience, la prise de risques inutile , dommageable pour soi comme pour autrui.
Et, comme si souvent, le positionnement juste sera simple, très simple, simple n’étant pas synonyme de facile. Il va s’agir de vivre, de s’ouvrir, d’émerger de la coquille en laquelle la situation nous a fait bon an mal an rentrer ; renouer avec les relations autres que virtuelles ou restreintes au seul champ de notre intimité immédiate ; rétablir un commerce avec d’autres paysages, lieux, espaces , se réhabituer à des situations hors d’une sphère circonscrite. Il va falloir oser, ouvrir intérieurement les bras (on pourra même, tiens, pourquoi pas, faire le beau geste de les ouvrir tout grand , les bras, et que l’autre le fasse aussi, sans pour autant se toucher ). Il va être crucial de s’aventurer au dehors, résolument, sans bouclier intime. Et, dans le même temps, il va être vital de se montrer responsable et donc en pratique, de s’astreindre aux fameux gestes barrière sur lesquels repose pour l’essentiel la réussite de ce déconfinement dont on veut éviter qu’il tourne à la déconfiture… Sortir sans bouclier, mais affublé d’un masque ; ouvrir grand les bras mais ne pas se toucher ; réinvestir résolument les relations mais à distance de sécurité extérieure. Plus que jamais il va s’agir de distinguer le dedans du dehors, de ne pas confondre la distance mesurée en mètre avec celle du cœur, voir les yeux qui sourient au dessus du masque…
Quantité d’exercices spirituels reposent sur des observances , une série de gestes au départ peu naturels et pourtant répétés heure après heure, jour après jour. La vie d’un monastère , chrétien ou zen, est faite de ces observances conçues comme l’incarnation d’un rappel continu. Pour celles et ceux d’entre nous qui aspirent à une quotidien transfiguré par la voie, se pourrait il que le virus, la fameuse nécessité de « vivre avec lui » désormais et tant qu’il le faudra, s’avère être un puissant rappel à soi et au Plus Grand, un constant point d’appui pour ne pas oublier ? Se pourrait il que le virus vienne à notre secours pour transformer l’existence dite profane en déclinaison du sacré, le « monde" en monastère ? C’est en tout cas le défi et l’opportunité que je perçois en ce temps qui s’ouvre. Comme cela va être réveillant et vertical de partager un repas avec quelques amis (moins de dix n’est ce pas) en respectant toutes les précautions. Se pourrait il que cela nous aide à découvrir la différence entre convivialité et emportement, communication et communion, partage et mélange ?


Gilles Farcet
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lundi 11 mai 2020

Amour déconfiné

INTRA MUROS - L'amour est toujours confiné
8 mai

Attendre d’être aimé est une impasse spirituelle, un total cul de sac ontologique. 
 L’unique issue est d’aimer, encore et encore, envers et contre tout, malgré tout, désespérément, d’aimer quand on est comme aux abois lorsque l’amour ne nous gratifie pas. Le véritable amour est une voie à sens unique. L’amour digne de ce nom est toujours confiné, confiné en lui même, par lui même pour lui même sans apport extérieur. Et si l’on est aimé en retour, parfois, souvent, tant mieux, mais là n’est pas la question. L'amour est un dedans sans dehors. 

L’antidote au poison du non amour, lequel non amour n’est que l’amour s’éprouvant à tort où à raison bafoué, l’antidote est l’amour. Le miracle est l’amour, l’amour obstiné, l’amour à cœur perdu, l’amour têtu, l’amour obtus dans son amour, l’amour sans discussion. 
Tous les mystiques l’ont dit et répété, ils n’ont jamais eu essentiellement rien d’autre à dire. Le hic, c’est qu’ils ont beau l’avoir dit, il s’agit de le réaliser, de l’incorporer. Et ça, c’est une autre paire de manches.

Gilles Farcet
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