vendredi 21 février 2020

Comme un dessin tracé avec le doigt à la surface de l’eau


… « reconnaître la vacuité des pensées ». C’est un état de simplicité intérieure, de présence claire et éveillée, dénué de concepts. Lorsqu’on comprend que les pensées ne sont qu’une manifestation de cette conscience éveillée, elles perdent leur solidité contraignante. Une fois que ce processus de libération est devenu naturel, au terme d’une pratique assidue, lorsque des pensées surgissent de nouveau elles se dénouent au moment même où elles surgissent et cessent de perturber notre esprit et de l’assujettir. Elles se forment et disparaissent comme un dessin tracé avec le doigt à la surface de l’eau, qui s’efface à mesure qu’on le trace.

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jeudi 20 février 2020

Ecologie intérieure

L’ÉCOLOGIE DE NOTRE ESPRIT EST UNE CONDITION INDISPENSABLE DE NOTRE AVENIR...

Depuis environ une centaine d’année, nous avons le triste privilège d’avoir épuisé, exploité, pollué, détruit, fait disparaître une grande quantité de ressources naturelles de notre terre. Il est bien temps de changer collectivement. Mais la plus grande vague de changement sera celle qui se fera individuellement. « Ceux qui sont assez fous pour penser qu’ils peuvent changer le monde y parviennent ». J. Henry Dunant
Des progrès immenses peuvent voir le jour et la vie en deviendra beaucoup plus rafraîchissante que les modèles sociétaux et croyances surgelées que l’on veut nous faire – encore - avaler. Nous n’avons plus d’excuse pour ne pas agir, il y a urgence pour les générations futures à entamer un changement, tout comme celui que nous avons effectué en moins de soixante ans concernant notre hygiène de vie. Qui pense aujourd’hui qu’il est largement suffisant de prendre une douche par semaine ou de ne pas se brosser les dents ?

mercredi 19 février 2020

Conférence d'Emmanuel Desjardins à Lille


Emmanuel Desjardins est né en 1964. Après des études de sciences politiques et de sociologie, il commence à travailler dans le milieu de la culture à Paris. Depuis 1995, il travaille dans le centre spirituel Hauteville, fondé par Arnaud Desjardins, dont il assume aujourd'hui la direction.
Il a publié trois livres : Prendre soin du monde, Spiritualité, de quoi s'agit-il ? et récemment VIVRE, La Guérison spirituelle selon Swâmi Prajnânpad.


Qu'est-ce que la spiritualité ? La voie ? La sagesse ?

Comment réconcilier la vie quotidienne avec la perspective spirituelle ? Comment faire de son existence telle qu'elle est un chemin de découverte de soi ?

Emmanuel Desjardins montre comment l'enseignement de Swâmi Prajnânpad et d'Arnaud Desjardins répond à ces questions de façon convaincante et originale. Cette approche, très pratique, très concrète, parfaitement adaptée à notre époque, repose essentiellement sur l'amour de la Vie et une grande tendresse pour la condition humaine.

Notre quotidien est souvent fait d'émotions contrastées, de contrariétés, de succès et d'échecs, de dévalorisation de soi.

Vivre pleinement, se sentir 100 % vivant, embrasser tous les aspects de la vie, aimer les êtres humains tels qu'ils sont, telle est l’essence de la spiritualité pour Swâmi Prajnânpad (1891-1974) connu en France grâce aux ouvrages d’Arnaud Desjardins et de Daniel Roumanoff.

Son enseignement est une puissante invitation à être fidèle à soi-même, à transformer nos faiblesses et les difficultés de notre existence en points d’appui pour devenir plus libres et plus heureux.




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mardi 18 février 2020

Pratique du vide...


Qui est votre maître spirituel ?
La beauté dans le dénuement.



Quelle est votre pratique ?

La sincérité vulnérable.



Quelle est la voie que vous suivez ?

Je marche le long de la rivière.

Texte : Aédàn (2017)

Édouard Vuillard (1919), Roses dans un vase de verre

Tes mains ne savent pas ne pas s’ouvrir,
Tu ne sais rien conserver en toi-même.
Tu ne seras jamais de celles et ceux qui savent.
Tu seras le vase fêlé qui toujours se remplit
Parce que toujours il se vide :
Bénis les Dieux pour cela.

Texte : Aédàn (2020)
Francisco de Zurbarán (1630), Tasse d'eau et rose
Retrouvez ses écrits dans son ouvrage, Célébrations & Crépuscules, aux éditions Aluna, disponible en librairie et sur les plates-formes de vente en ligne.

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lundi 17 février 2020

Do-in du Visage

Pour commencer cette semaine, un petit do-in du visage nous ferait du bien...
Tout d'abord :

Ensuite, c'est parti   :

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Bonne journée !
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dimanche 16 février 2020

Connexion...


« Garder les yeux ouverts sur la beauté du quotidien. Se réjouir de vivre ici et maintenant. Voilà nos premières et plus fréquentes possibilités de bonheur » – Christophe ANDRÉ


« Prendre conscience et exprimer ce que l'autre nous apporte comme bienfaits nous relie à quelque chose de plus grand que nous, créant ainsi de la connexion. » – Ilios Kotsou


Qu’est-ce que l’émerveillement pour vous ?
"C’est une notion très simple, que l’on ressent en présence de certaines personnes, ou dans certains lieux. Un moment de grâce où l’on se sent parfaitement bien au fond de soi-même. Il se traduit par un sentiment d’immensité intérieur ou extérieur : la vastitude du ciel, un paysage infini. Et l’immensité existe aussi dans le microcosme d’une mousse et des fourmis qui courent à droite à gauche."
Matthieu Ricard

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samedi 15 février 2020

Traverser l'apparence


"Quand je suis en face de quelqu’un, je tombe dans son regard.
Pour moi, les yeux sont vertigineux.
Au fond de la pupille, comme au fond d’un tunnel, je vois approcher quelqu’un qui porte un flambeau. C’est une image que j’ai eue très tôt.
Je n’ai pas l’ombre d’un effort à faire, je traverse l’apparence et je sens la personne."

Christiane Singer
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vendredi 14 février 2020

Etre présent...

Etre présents à soi et au réel pour ne pas être emportés dans une vie dépourvue de sens, tel est l’enjeu. Il peut paraître simple, mais il s’atteint à travers une certaine forme d’ascèse. Nos esprits étant sans cesse « en promenade », balancés entre nos impressions du passé et nos rêves d’un avenir meilleur (le syndrome « passe ton bac d’abord » ou « quand je serai grand » dans lequel nous avons été programmés), nos préjugés et nos croyances, nous courons sans cesse le risque de laisser échapper le réel, et donc la vie.
Dans un livre admirable consacré à ces mécanismes de fuite du réel, l’écrivaine et thérapeute Denise Desjardins, initiée à la sagesse du présent par son maître Swâmi Prajnânpad, nous rappelle que, en nous exerçant à être plus conscients de ce qui se passe et à demeurer attentifs et ouverts, sur la crête de l’instant, nous pouvons atteindre une forme de plénitude. « Une région où rien n’est changé du ciel et de la terre, ni de ceux qui la peuplent, où seul a changé le regard que l’on y porte, la perception que l’on en a. Si l’acceptation est totale, le réel se révèle. » Et si c’était cela, vivre pleinement ?

Par Laurence Lemoine et Pascale Senk
Source : Psychologies
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mercredi 12 février 2020

La saveur d'être




«Désormais tout est changé. J'ai goûté - comme par mégarde - à la saveur d'être, et tout est changé.
Quelque chose, en moi, n'est pas né avec moi et ne mourra pas avec moi. Par cette certitude, tout est changé.
Il n'y a plus personne à qui reprocher quoi que ce soit - plus personne, non plus, à convaincre de quoi que ce soit...
A l'instant où cesse en moi toute représentation - toute idée "sur" les choses, les voilà qui apparaissent dans leur évidence impérieuse, leur vide lumineux.»

Christiane Singer, Histoire d'âme



Oui. Il faut aller marcher dans les forêts, courir, reprendre contact avec la vie dans toutes ses dimensions ; sentir que ces arbres sont des forces, que ce ruisseau qui passe là est comme le sang qui coule dans nos veines, et par cette expérience se sentir relié à l’univers. Relié.

Christiane Singer
 (Psychologies)

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Conscience de l'Unité


"Orient et Occident se différencient l'un de l'autre comme l'expiration se différencie de l'inspiration. On ne peut à la fois expirer et inspirer. Mais en respirant, nous oscillons entre ces deux pôles. Nous ne pouvons inspirer sans avoir expiré, et vice versa. C'est finalement une question d'accent. On peut dire en ce sens que l'accent est mis chez nous sur le yang - la forme - et en Orient sur le yin - l'abolition de la forme.
Nous n'arriverons à l'exercice lui-même que si nous reconnaissons dans ce mouvement de transformation le sens de toute méditation digne de ce nom : c'est-à-dire affranchir l'homme de sa conscience quotidienne et l'élever à un autre niveau. Il s'agit toujours pour nous de trouver le chemin de ce mouvement, où ce qui est retourne à l'unité primordiale pour reprendre une forme nouvelle."


~ Karlfried Graf Dürckheim


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mardi 11 février 2020

L'altruisme en méditation


Matthieu Ricard, dans cette vidéo, vous propose de méditer sur la compassion.


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lundi 10 février 2020

Souffle de vigilance...

  


Là où ni pensée ni souffle ne circulent, là où ni soleil ni lune ne pénètrent, là même, insensé, mets ta conscience en repos.
Doha-Kosa de Saraha

Lorsque le cœur s’avère excité, railleur, orgueilleux, infatué, accusateur, rancunier, fourbe, avide de compliments, dédaigneux, grossier, querelleur, il faut rester immobile comme une souche.
Shantideva

Être ouvert veut dire être sans ego, passif, sans occupation, sans préjugé, sans choix mais être vigilant, sans préférence aucune.
Chandra Swàmi

La pleine conscience du va-et-vient du souffle ouvre la porte sur le calme intérieur, la paix intérieure, ces qualités d’être qui sont déjà présentes au plus profond de l’être mais que le plus souvent j’ignore parce que je suis enfermé dans cet autre niveau qu'est le moi inquiet, agité stressé.
Jacques Castermane

Marie Chantale Forest

Anthologie de la vigilance
Editions Accarias l'Originel



dimanche 9 février 2020

5 conseils de Jean Lavoué pour vivre en état de poésie




Juliette Pavy/hans lucas pour La Vie

Par Jean Lavoué. Le poète déploie sa vie intérieure, tissée de silence et d'écriture. L'ancien éducateur rencontré en bretagne évoque aussi les rencontres et lectures qui l'ont fait naître à lui-même, et l'exigence de partager au monde sa parole propre. À l'écoute de la Présence.

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

1. Habiter avec soi

La poésie est un regard capable de saisir des choses imprévues d'où, tout à coup, jaillissent des étincelles, dans nos yeux comme dans ceux des autres. Il nous appartient de saisir les « éclats de l'instant », comme disait Jean Sulivan. La vie poétique est accessible à tous. La poésie, selon le mot de Georges Perros, est une manière de s'habiter soi-même, une manière d'être au monde, la plus singulière qui soit. Tous, nous y sommes appelés. De mille façons, et pas forcément en écrivant. L'état de poésie est un état d'ouverture, d'intériorité, d'accueil de la diversité du monde avec cette attention qu'un cœur bat au-dedans.

2. Oser le partage fraternel

Je prends depuis des années l'initiative de lancer des petits groupes de résonance poétique autour de la parole évangélique. Ma préférence va à ceux-là plutôt qu'aux grandes assemblées formelles. Rien de tel pour se laisser transformer que de vivre dans un échange de proximité mutuelle, où l'on s'écoute soi-même partager au groupe et où l'on fait un chemin de parole avec l'autre, de prise de conscience à partir du peu que l'on comprend de l'Évangile.

3. Cultiver le silence

Je me pose chaque jour pour respirer en silence avec une conscience corporelle attentive. C'est là le lieu de l'accueil et du don, du souffle intérieur, de l'intuition mais aussi du dialogue avec la Présence.

4. Marcher

Marche, nature, respiration, inspiration et écriture avancent ensemble dans le silence donné par la contemplation de la beauté autour de soi. Sortir des écrans, échapper de temps à autres à ses tâches multiples, rien de plus simple que la marche pour y parvenir et ouvrir en soi un espace.

5. Écrire

Journal, poème, récit... laissez-vous habiter par votre chant intérieur. J'ai commencé sous la forme d'un journal. Je l'ai tenu pendant des années. Il a éveillé un discernement intérieur et une attention précieuse. Cet éveil m'a petit à petit conduit au poème.

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