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jeudi 5 septembre 2019
mercredi 4 septembre 2019
Zazen : le pouvoir salutaire de la respiration naturelle !
Il existe quantité
d’exercices respiratoires inventés par l’homme et utiles à des objectifs
divers. On peut diverger d’opinions quant à leur justesse. Mais il
n’existe qu’un exercice indiscutable de ce qu’on appelle la respiration.
Cet exercice n’a pas été inventé par l’homme ; il lui est inné.
On l’appelle le Souffle; action vitale, infaisable, qui n’est pas du
ressort du Moi (qui fait mille choses) mais du ressort de l’être, de
l’acte être.
Toute personne qui pratique l’exercice appelé « zazen » est invitée à porter une pleine attention au va-et-vient qu’est le Souffle. Pourquoi ?
L’anecdote suivante me semble répondre, on ne peut mieux, à ce questionnement :
Peu de temps après son arrivée au Japon (1938) Graf Dürckheim s’est plongé dans le monde du Zen en pratiquant résolument deux exercices : zazen et le tir à l’arc traditionnel, le Kyudo. Pratiquant régulièrement zazen à côté d’un moine zen d’un certain âge, il lui demande: « Vous qui pratiquez zazen depuis plus de cinquante ans, que faites-vous au cours de cette assise en silence ? ». Le vieil homme sourit et lui dit « Oh vous savez, c’est toujours un peu difficile. J’essaie d’arriver à ce point où je laisse le souffle aller et venir, sans intervenir. Et ce qui n’arrête pas de m’étonner est que, lorsque j’y arrive … tout en moi se calme ! ».
Tout en moi se calme !
Rappel : Za signifie s’asseoir; zen signifie calme. Que fait la personne qui pratique zazen ? Rien !
Au cours de mes études à l’université, on m’a appris que la respiration - "fonction physiologique exclusivement corporelle" - peut favoriser une bonne santé et améliorer nos facultés et nos capacités dans le domaine du travail ou du sport; les exercices respiratoires, inventés par l’homme, contribuent à atteindre ces objectifs.
Une fois chez Graf Dürckheim, cet entendement a été rapidement bousculé : « Zazen ? C’est un exercice de métamorphose. Si on traduit cet idéogramme japonais par le mot méditation il faut ajouter qu’il s’agit de la méditation sans objet. Son sens est l’éveil de l’être humain à sa vraie nature, ce que j’appelle son être essentiel; il s’agit en fait de l’éveil à une réalité que nous sommes et qui est malheureusement trop souvent ignorée: notre propre essence ». Malheureusement ? « Oui. Parce que cette ignorance est la cause de la plupart de nos névroses. Zazen est donc un exercice de transformation de l’homme entier. Ce mouvement de métamorphose, c’est dans la respiration que nous l’expérimentons. Ce qu’on appelle la respiration est davantage qu’une alimentation de l’homme en oxygène; c’est l’action vitale absolue ».
L’éveil à notre vraie nature, à notre propre essence ?
Ni la pleine conscience de la respiration diaphragmatique ni la pratique d’un exercice respiratoire inventé par l’homme ne peuvent donner accès à notre vraie nature. Sans aucun doute ces pratiques permettent parfois de constater un certain apaisement, mais c’est le plus souvent une amélioration temporaire. Tant que la personne n’arrive pas à cette expérience mystérieuse — En ce moment "je inspire" et moi je n’y suis pour rien; en ce moment "je expire" et moi je n’y suis pour rien — il lui sera difficile et même impossible de faire l’expérience du grand calme intérieur. Un calme qui n’est pas que le contraire de l’agitation.
Toute personne qui pratique l’exercice appelé « zazen » est invitée à porter une pleine attention au va-et-vient qu’est le Souffle. Pourquoi ?
L’anecdote suivante me semble répondre, on ne peut mieux, à ce questionnement :
Peu de temps après son arrivée au Japon (1938) Graf Dürckheim s’est plongé dans le monde du Zen en pratiquant résolument deux exercices : zazen et le tir à l’arc traditionnel, le Kyudo. Pratiquant régulièrement zazen à côté d’un moine zen d’un certain âge, il lui demande: « Vous qui pratiquez zazen depuis plus de cinquante ans, que faites-vous au cours de cette assise en silence ? ». Le vieil homme sourit et lui dit « Oh vous savez, c’est toujours un peu difficile. J’essaie d’arriver à ce point où je laisse le souffle aller et venir, sans intervenir. Et ce qui n’arrête pas de m’étonner est que, lorsque j’y arrive … tout en moi se calme ! ».
Tout en moi se calme !
Rappel : Za signifie s’asseoir; zen signifie calme. Que fait la personne qui pratique zazen ? Rien !
Au cours de mes études à l’université, on m’a appris que la respiration - "fonction physiologique exclusivement corporelle" - peut favoriser une bonne santé et améliorer nos facultés et nos capacités dans le domaine du travail ou du sport; les exercices respiratoires, inventés par l’homme, contribuent à atteindre ces objectifs.
Une fois chez Graf Dürckheim, cet entendement a été rapidement bousculé : « Zazen ? C’est un exercice de métamorphose. Si on traduit cet idéogramme japonais par le mot méditation il faut ajouter qu’il s’agit de la méditation sans objet. Son sens est l’éveil de l’être humain à sa vraie nature, ce que j’appelle son être essentiel; il s’agit en fait de l’éveil à une réalité que nous sommes et qui est malheureusement trop souvent ignorée: notre propre essence ». Malheureusement ? « Oui. Parce que cette ignorance est la cause de la plupart de nos névroses. Zazen est donc un exercice de transformation de l’homme entier. Ce mouvement de métamorphose, c’est dans la respiration que nous l’expérimentons. Ce qu’on appelle la respiration est davantage qu’une alimentation de l’homme en oxygène; c’est l’action vitale absolue ».
L’éveil à notre vraie nature, à notre propre essence ?
Ni la pleine conscience de la respiration diaphragmatique ni la pratique d’un exercice respiratoire inventé par l’homme ne peuvent donner accès à notre vraie nature. Sans aucun doute ces pratiques permettent parfois de constater un certain apaisement, mais c’est le plus souvent une amélioration temporaire. Tant que la personne n’arrive pas à cette expérience mystérieuse — En ce moment "je inspire" et moi je n’y suis pour rien; en ce moment "je expire" et moi je n’y suis pour rien — il lui sera difficile et même impossible de faire l’expérience du grand calme intérieur. Un calme qui n’est pas que le contraire de l’agitation.
Jacques Castermane
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mardi 3 septembre 2019
Samadhi...
Prenez une corde avec une pierre attachée au bout et faites-la tourner. Que voyez-vous'? Un cercle. Mais c'est une pierre et un morceau de corde. C'est la pierre qui en tournant crée l'illusion du cercle. La grossièreté de votre vision vous empêche de percevoir les différentes positions de la pierre. D'où l'apparence du cercle. C'est une illusion, un phénomène non une substance. La pierre et la corde sont réelles. Le cercle est irréel. De même au cinéma, notre vue est grossière. Nous ne pouvons distinguer entre les différentes images qui sont projetées sur l'écran, une à une. En apparence, un homme lève les bras, frappe son ennemi etc... Mais l'action que nous voyons n'a pas lieu. C'est seulement une impression, une apparence, personne ne frappe personne. Des images différentes apparaissent sur un écran. La grossièreté de notre vision nous empêche de percevoir les images séparées. Nous voyons une action là où il n'y en a pas.
De même dans le monde. On l'appelle Jagrat: ce qui bouge bouge.
C'est le samsara fuyant et éphémère. Il n'y a pas de rivière, il y a seulement un écoulement. Bien que rien ne se passe, vous avez l'illusion d'un monde: parce que tout change, il n'y a jamais d'entité. Tout ce que nous voyons est pure impression, apparence, phénomène, nom et forme. Il y a un changement continuel dans le monde extérieur : bonheur d'un côté, malheur de l'autre, plaisir et souffrance, chaleur et froid, douceur et brutalité, amour et haine etc... Partout la dualité. Rien n'est monotone. Observer la nature est extrêmement intéressant et ce n'est pas peine perdue. A chaque seconde tout est nouveau. Si tout dans ce monde est nom et forme et évanescent y a-t-il une base au moins à ces apparences? Y a-t-il quelque chose de réel et de permanent, quelque chose qui ne change pas? Oui.
C'est l'arrière plan, sur lequel se produisent ces changements, qui est réel. Le cercle est une illusion. La pierre est réelle. Les images sont vraies, mais l'action déployée est irréelle. L'observateur perçoit ce changement. La vision qui perçoit le changement ne change pas. Ceci est permanent, c'est la substance. Aussi faites en sorte de percevoir et ressentir le changement dans chaque chose. Alors rien ne vous affectera, ne vous bouleversera, parce que vous savez que tout est simple phénomène et apparence. Quelle que soit l'apparence, vous demeurez calme, serein et désintéressé. C'est cela le samadhi: vous êtes lucide mais non affecté.
Entretiens avec S. Prajnanpad publiés par R. Srinivasan, L’originel, p. 62-63. Jacques Martin
C'est le samsara fuyant et éphémère. Il n'y a pas de rivière, il y a seulement un écoulement. Bien que rien ne se passe, vous avez l'illusion d'un monde: parce que tout change, il n'y a jamais d'entité. Tout ce que nous voyons est pure impression, apparence, phénomène, nom et forme. Il y a un changement continuel dans le monde extérieur : bonheur d'un côté, malheur de l'autre, plaisir et souffrance, chaleur et froid, douceur et brutalité, amour et haine etc... Partout la dualité. Rien n'est monotone. Observer la nature est extrêmement intéressant et ce n'est pas peine perdue. A chaque seconde tout est nouveau. Si tout dans ce monde est nom et forme et évanescent y a-t-il une base au moins à ces apparences? Y a-t-il quelque chose de réel et de permanent, quelque chose qui ne change pas? Oui.
C'est l'arrière plan, sur lequel se produisent ces changements, qui est réel. Le cercle est une illusion. La pierre est réelle. Les images sont vraies, mais l'action déployée est irréelle. L'observateur perçoit ce changement. La vision qui perçoit le changement ne change pas. Ceci est permanent, c'est la substance. Aussi faites en sorte de percevoir et ressentir le changement dans chaque chose. Alors rien ne vous affectera, ne vous bouleversera, parce que vous savez que tout est simple phénomène et apparence. Quelle que soit l'apparence, vous demeurez calme, serein et désintéressé. C'est cela le samadhi: vous êtes lucide mais non affecté.
Entretiens avec S. Prajnanpad publiés par R. Srinivasan, L’originel, p. 62-63. Jacques Martin
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lundi 2 septembre 2019
Pour commencer la semaine
Un morceau à deux pieds pour la rentrée de demain...
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dimanche 1 septembre 2019
Espace de respiration
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samedi 31 août 2019
L'espace de la réponse...
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vendredi 30 août 2019
jeudi 29 août 2019
Alliance...
La
fidélité donne l’enracinement, la liberté donne l’ouverture ;
l’alliance des deux seule permet cet envol, cette danse dont la grâce
attire tel un aimant.
Gilles Farcet
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mercredi 28 août 2019
Kit du bonheur
1 FAITES DU SPORT
Quand on évoque le bonheur, on pense d’abord à des solutions psychologiques. Surprise : c’est encore l’activité physique qui constitue le meilleur des stimulants. Allez donc faire un tour. En marchant, en courant, à vélo. Jardinez. Tapez dans un ballon, une balle, dansez. Faire de l’exercice va vous permettre de vous sentir en forme, vous protéger de la dépression, de l’angoisse et du stress, et améliorer vos fonctions physiques, mais également cognitives. Trouvez l’activité qui vous plaît et qui convient à votre forme physique. Et ne vous limitez pas à la salle de gym, sortez !
2 DORMEZ
Maintenant que vous vous êtes dépensé physiquement et avant d’aller plus loin, dormez. Ceux qui dorment entre six et huit heures par nuit se portent mieux que ceux qui dorment moins de six heures ou plus de neuf heures. Ces « dormeurs optimaux » présentent moins de symptômes de dépression et d’anxiété, connaissent des relations plus positives avec les autres et se sentent plus en prise avec leur existence.
3 SOURIEZ
Combien de fois souriez-vous dans la journée? N’attendez pas qu’une situation propice se présente pour le faire. Des chercheurs ont récemment démontré ce que Darwin suggérait au XIXe siècle déjà : le fait de montrer ses émotions les intensifie - qu’il s’agisse de froncer les sourcils ou d’avoir la banane. En effet, le fait de sourire active des muscles faciaux qui adressent au cerveau le signal de l’émission d’endorphines - les hormones du bonheur. Plus vous souriez, plus vous vous sentez heureux !
4 VIVEZ L’INSTANT PRÉSENT
Soyez conscient du monde qui vous entoure et de ce que vous ressentez. Saisissez ce qui est inhabituel. Appréciez la beauté quand elle se présente à vous. Savourez l’instant en portant attention à chacun de vos sens (le toucher, le goût, la vue, l’ouïe, l’odorat). Etirez le moment en vous concentrant sur cette expérience, aussi simple soit-elle : la dégustation d’un verre de vin, la caresse apportée au chat, le ciel que l’on regarde.
Pour aller plus loin : inscrivez-vous à un atelier de méditation en pleine conscience.
5 SOYEZ EN LIEN
Reliez-vous aux autres, à votre famille, vos amis, vos collègues, vos voisins. Ces relations sont les pierres angulaires de votre vie, investissez-les quotidiennement et enrichissez-les. Une des caractéristiques essentielles de l’être humain est le besoin d’appartenance. La satisfaction de ce besoin nous emplit d’émotions positives, alors que de longues périodes de solitude peuvent nous abattre. Les relations, surtout lorsqu’elles sont intimes et amicales, sont d’excellents indicateurs de bonheur. Un bon réseau de soutien social améliore le système immunitaire, diminue les risques de maladies cardio-vasculaires et ralentit la dégénérescence cérébrale lorsque nous avançons en âge.
6 PRATIQUEZ LA GRATITUDE
Au coucher, avant de vous endormir, songez à trois moments de la journée pour lesquels vous vous sentez reconnaissant. Des moments insignifiants ou cruciaux, peu importe. Pour chacun d’entre eux, observez en quoi vous ressentez de la gratitude. Faites un mot ou un mail à un collègue de travail pour le remercier de l’aide qu’il vous a apportée dans la journée. L’expression de la gratitude est un des moyens les plus efficaces de se faire du bien.
7 N’ARRÊTEZ PAS D’APPRENDRE
Qu’avez-vous aimé apprendre récemment ? Un instrument de musique ? Que ce soit via un livre, un documentaire, une conférence, le fait de reprendre une ancienne passion ou d’entamer un nouvel apprentissage renforce la confiance en soi et le sentiment d’être bien vivant.
8 DÉVELOPPEZ VOS POINTS FORTS
Ce sentiment d'identité queue vous avez au fond de vous, il est votre force. D’où vient-il? Réfléchissez-y un instant. De quoi êtes-vous vraiment fier ? Connaitre ses points forts, ses talents, les utiliser, les développer constitue l'un des plus sûrs moyens d’épanouissement personnel et professionnel. Les effets positifs sont de longue durée et peuvent agir sur la dépression.
9 CHANGEZ DE PERSPECTIVE
Vous êtes du genre verre à moitié vide ou à moitié plein ? Qui considère les bons côtés de l'existence ou qui débusque inlassablement ce qui ne fonctionne pas ? Les événements sont rarement "tout blancs" ou "tout noirs", mais les considérer positivement fait le plus grand bien. Voici un petit exercice simple pour mettre en œuvre ce principe : s'il vous arrive quelque chose de désagréable, essayez d'y trouver un point positif - même si cela vous paraît artificiel - en observant 1'incident comme un phénomène qui vous serait étranger. Excellent pour prendre ses distances !
10 SOYEZ DANS L’ACCEPTATION
Le vieil adage dit : « Changez ce que vous pouvez changer, acceptez ce que vous ne pouvez pas. Et ayez la sagesse de distinguer l’un de l’autre. » Désormais, les vertus de l’acceptation sont validées scientifiquement. Nul n’est parfait, et il y a de fortes chances que vous n’acceptiez pas certains de vos traits de caractère ou certaines de vos actions. Parfois jusqu’à l’obsession. Or, s’acharner sur ses faiblesses n’arrange rien, au contraire. Alors qu’apprendre à s’accepter, à être indulgent envers soi augmente la résilience et l’appréciation de la vie. Par la même occasion, vous serez également plus indulgent avec les autres.
11 PRENEZ DU TEMPS POUR VOUS
Il vous arrive d’avoir l’impression que le temps file plus vite qu’avant, qu’il y a moins d’heures dans une journée ? Les études montrent que nous nous sentons plus heureux lorsque nous avons le sentiment de disposer de notre temps. Un des moyens d’y parvenir est de prendre littéralement du temps pour soi, un peu chaque jour. Et d’en faire ce que bon nous semble : une balade dans le quartier ou en forêt, se poser à la terrasse d’un café, lire le journal, mettre ses écouteurs... L’essentiel, c’est d’organiser cette coupure, d’être avec soi-même pendant un moment.
12 DONNEZ
Faites un geste désintéressé, ayez un mot gentil, pour ami ou un inconnu. Donnez de votre temps. Rejoignez une association d’entraide. Des études en neurosciences ont établi que la générosité et la bienveillance stimulent des zones du cerveau qui émettent des endorphines. Mais le fait de donner ne constitue pas qu’un stimulant chimique, il permet également d’établir du lien. Un lien de confiance, clé du bien-être avec soi, avec les autres. ♦
Ilona Bontwell
Quand on évoque le bonheur, on pense d’abord à des solutions psychologiques. Surprise : c’est encore l’activité physique qui constitue le meilleur des stimulants. Allez donc faire un tour. En marchant, en courant, à vélo. Jardinez. Tapez dans un ballon, une balle, dansez. Faire de l’exercice va vous permettre de vous sentir en forme, vous protéger de la dépression, de l’angoisse et du stress, et améliorer vos fonctions physiques, mais également cognitives. Trouvez l’activité qui vous plaît et qui convient à votre forme physique. Et ne vous limitez pas à la salle de gym, sortez !
2 DORMEZ
Maintenant que vous vous êtes dépensé physiquement et avant d’aller plus loin, dormez. Ceux qui dorment entre six et huit heures par nuit se portent mieux que ceux qui dorment moins de six heures ou plus de neuf heures. Ces « dormeurs optimaux » présentent moins de symptômes de dépression et d’anxiété, connaissent des relations plus positives avec les autres et se sentent plus en prise avec leur existence.
3 SOURIEZ
Combien de fois souriez-vous dans la journée? N’attendez pas qu’une situation propice se présente pour le faire. Des chercheurs ont récemment démontré ce que Darwin suggérait au XIXe siècle déjà : le fait de montrer ses émotions les intensifie - qu’il s’agisse de froncer les sourcils ou d’avoir la banane. En effet, le fait de sourire active des muscles faciaux qui adressent au cerveau le signal de l’émission d’endorphines - les hormones du bonheur. Plus vous souriez, plus vous vous sentez heureux !
4 VIVEZ L’INSTANT PRÉSENT
Soyez conscient du monde qui vous entoure et de ce que vous ressentez. Saisissez ce qui est inhabituel. Appréciez la beauté quand elle se présente à vous. Savourez l’instant en portant attention à chacun de vos sens (le toucher, le goût, la vue, l’ouïe, l’odorat). Etirez le moment en vous concentrant sur cette expérience, aussi simple soit-elle : la dégustation d’un verre de vin, la caresse apportée au chat, le ciel que l’on regarde.
Pour aller plus loin : inscrivez-vous à un atelier de méditation en pleine conscience.
5 SOYEZ EN LIEN
Reliez-vous aux autres, à votre famille, vos amis, vos collègues, vos voisins. Ces relations sont les pierres angulaires de votre vie, investissez-les quotidiennement et enrichissez-les. Une des caractéristiques essentielles de l’être humain est le besoin d’appartenance. La satisfaction de ce besoin nous emplit d’émotions positives, alors que de longues périodes de solitude peuvent nous abattre. Les relations, surtout lorsqu’elles sont intimes et amicales, sont d’excellents indicateurs de bonheur. Un bon réseau de soutien social améliore le système immunitaire, diminue les risques de maladies cardio-vasculaires et ralentit la dégénérescence cérébrale lorsque nous avançons en âge.
6 PRATIQUEZ LA GRATITUDE
Au coucher, avant de vous endormir, songez à trois moments de la journée pour lesquels vous vous sentez reconnaissant. Des moments insignifiants ou cruciaux, peu importe. Pour chacun d’entre eux, observez en quoi vous ressentez de la gratitude. Faites un mot ou un mail à un collègue de travail pour le remercier de l’aide qu’il vous a apportée dans la journée. L’expression de la gratitude est un des moyens les plus efficaces de se faire du bien.
7 N’ARRÊTEZ PAS D’APPRENDRE
Qu’avez-vous aimé apprendre récemment ? Un instrument de musique ? Que ce soit via un livre, un documentaire, une conférence, le fait de reprendre une ancienne passion ou d’entamer un nouvel apprentissage renforce la confiance en soi et le sentiment d’être bien vivant.
8 DÉVELOPPEZ VOS POINTS FORTS
Ce sentiment d'identité queue vous avez au fond de vous, il est votre force. D’où vient-il? Réfléchissez-y un instant. De quoi êtes-vous vraiment fier ? Connaitre ses points forts, ses talents, les utiliser, les développer constitue l'un des plus sûrs moyens d’épanouissement personnel et professionnel. Les effets positifs sont de longue durée et peuvent agir sur la dépression.
9 CHANGEZ DE PERSPECTIVE
Vous êtes du genre verre à moitié vide ou à moitié plein ? Qui considère les bons côtés de l'existence ou qui débusque inlassablement ce qui ne fonctionne pas ? Les événements sont rarement "tout blancs" ou "tout noirs", mais les considérer positivement fait le plus grand bien. Voici un petit exercice simple pour mettre en œuvre ce principe : s'il vous arrive quelque chose de désagréable, essayez d'y trouver un point positif - même si cela vous paraît artificiel - en observant 1'incident comme un phénomène qui vous serait étranger. Excellent pour prendre ses distances !
10 SOYEZ DANS L’ACCEPTATION
Le vieil adage dit : « Changez ce que vous pouvez changer, acceptez ce que vous ne pouvez pas. Et ayez la sagesse de distinguer l’un de l’autre. » Désormais, les vertus de l’acceptation sont validées scientifiquement. Nul n’est parfait, et il y a de fortes chances que vous n’acceptiez pas certains de vos traits de caractère ou certaines de vos actions. Parfois jusqu’à l’obsession. Or, s’acharner sur ses faiblesses n’arrange rien, au contraire. Alors qu’apprendre à s’accepter, à être indulgent envers soi augmente la résilience et l’appréciation de la vie. Par la même occasion, vous serez également plus indulgent avec les autres.
11 PRENEZ DU TEMPS POUR VOUS
Il vous arrive d’avoir l’impression que le temps file plus vite qu’avant, qu’il y a moins d’heures dans une journée ? Les études montrent que nous nous sentons plus heureux lorsque nous avons le sentiment de disposer de notre temps. Un des moyens d’y parvenir est de prendre littéralement du temps pour soi, un peu chaque jour. Et d’en faire ce que bon nous semble : une balade dans le quartier ou en forêt, se poser à la terrasse d’un café, lire le journal, mettre ses écouteurs... L’essentiel, c’est d’organiser cette coupure, d’être avec soi-même pendant un moment.
12 DONNEZ
Faites un geste désintéressé, ayez un mot gentil, pour ami ou un inconnu. Donnez de votre temps. Rejoignez une association d’entraide. Des études en neurosciences ont établi que la générosité et la bienveillance stimulent des zones du cerveau qui émettent des endorphines. Mais le fait de donner ne constitue pas qu’un stimulant chimique, il permet également d’établir du lien. Un lien de confiance, clé du bien-être avec soi, avec les autres. ♦
Ilona Bontwell
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mardi 27 août 2019
lundi 26 août 2019
A propos de la poésie (2)
« Je crois qu'habiter poétiquement le monde, c'est l'habiter aussi et d'abord en contemplatif.
Contempler est une manière de prendre soin. C'est casser tout ce qui en nous ressemble à une avidité, mais aussi à une attente ou un projet. Regarder et s'émouvoir de l'absence de différence entre ce qui est en face et nous. J'ai là sous les yeux, dans cette forêt, quelque chose qui est beaucoup plus riche que tout ce qu'un musée ne pourra jamais s'offrir. Dans l'ordre, un peu de mousse, un peu plus loin des ronces, une fougère que le soleil traverse comme un vitrail. Cette fougère est sainte par sa mortalité, par sa fragilité, par le fait qu'elle va connaître le dépérissement. Que faire de mieux que de saluer ceux qui sont dans le passage avec nous ? Ce serait beau de bâtir toute une conversation autour de cette fougère... Le monde est rempli de visions qui attendent des yeux. (...)
La contemplation est ce qui menace le plus, et de manière très drôle, la technique hyperpuissante. (...) Qui a dit que la vie devait être facile et pratique ? (....) La technique (...) fait grandir une lèpre d’irréel qui envahit silencieusement le monde.
La contemplation, ce qu'on appelle la poésie, c'est le contraire précisément. C'est le contraire même de ce qu'on entend trop souvent par poésie. Ce n'est pas une décoration, ce n'est pas une joliesse, ce n'est pas quelque chose d'esthétique, c'est comme mettre sa main sur la pointe la plus fine du réel. Et en le nommant, de le faire advenir. Le réel est du côté de la poésie et la poésie est du côté du réel. »
Christian Bobin,
extrait de Le Plâtrier siffleur, Revue Reflets, N* 28, « Dossier Poésie - Dire l'indicible », p. 33-34.
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dimanche 25 août 2019
A propos de la poésie (1)
« Il était une chose que seule la terreur pouvait obtenir, c'était que des centaines d'hommes bouillonnant au fond de la baraque fissent silence. Seule la terreur... et la poésie. Si quelqu'un récitait un poème, tous se taisaient, un à un comme des braises s'éteignent. Une main tenait les hommes ensemble. Un manteau d'humanité les recouvrait. J'apprenais que la poésie est un acte, une incantation, un baiser de paix, une médecine. J'apprenais que la poésie est une des rares, des très rares choses au monde qui puisse l'emporter sur le froid et sur la haine. On ne m'avait pas appris cela.
Une médecine, ni plus ni moins. Un élément qui, communiqué à l'organisme humain, modifiait en lui la circulation vitale, la rendait plus rapide ou plus lente. Bref un élément dont la positivité était aussi concrète que celle d'un corps chimique. J'étais loin de m'en douter avant ces expériences. »
Jacques Lusseyran,
Extrait de Le Monde commence aujourd'hui, paru dans la Revue Reflets, N* 20, Dossier « L’Art - la création inspirée », p. 52.
« Nous sommes les abeilles de l'invisible. Nous butinons éperdument le miel du visible, pour l'accumuler dans la grande ruche d'or de l'invisible. La vie prépare la mort, elle ne prépare pas quelque chose de brutal, elle prépare de l'invisible qui a cette merveilleuse consistance qu'a la poésie d’être en rime, d’être en rythme, de s'écouler comme le temps peut s'écouler pour un poète.
[...] J'ai la chance d'avoir avec la poésie, et celle dans les trois langues que je pratique, une relation très personnelle, presque héroïque ; une gourmandise à l'égard de ce que me procure le fait de réciter des vers. (...) Elle est pour moi une sorte de domaine du réel qui précisément n'a pas la même lourdeur que le réel quotidien, mais qui a la même extension merveilleuse du réel. (...)
(...) Le fait de réciter à part soi un poème, c'est une libération de l'esprit. (...) (La poésie) est entre la bouche et le cerveau. Elle n'occupe par conséquent aucun grand espace extérieur. On peut l'utiliser même en étant obligé de rester immobile. »
Stéphane Hessel,
Extrait d'un entretien avec Brigitte Maillard, paru dans la Revue Reflets, N' 28, « Dossier Poésie - Dire l'indicible », p. 48.
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