vendredi 26 octobre 2007

Le voyage immobile de Matthieu Ricard


Moine Bouddhiste sur les hauteurs de Katmandou, mais aussi biologiste, scientifique de formation, fils du philosophe Jean-François Revel, Matthieu Ricard est également photographe. Comme en témoigne ce nouveau livre, " Un voyage immobile", sorti aux éditions de la Martinière. Un ensemble de photos prises depuis son ermitage du monastère de Shéchen , près de Katmandou. Ces photos sont ponctuées de proverbes et de réflexions philosophiques. 10 minutes d'entretien avec Matthieu Ricard sur la sérénité intérieure, l'altruisme, et la recherche du bonheur (extraites de l'émission "et pourtant elle tourne",du 24 octobre 2007 sur France Inter).

jeudi 25 octobre 2007

Radioscopie de Arnaud Desjardins...


Pour ceux qui n'ont pas eu l'occasion de l'écouter...

En 1977 (il y a 30 ans), Jacques Chancel interrogeait Arnaud Desjardins pour l'émission "Radioscopie".






Le yoga et la respiration dans l'Himalaya

Extrait du film d'Arnaud Desjardins, "Himalaya, terre de sérénité", voici la respiration de l'air pur himalayen issue du yoga. De l'inspir à la naissance à l'expir de la mort, qui respire ?...

mardi 23 octobre 2007

Bouddha et son histoire animée...

Une autre version animée de l'histoire de Bouddha ou Siddhartha Gautama (Siddhartha : celui qui a atteint son objectif) ou Sakyamuni (sage des Sakya)...

dimanche 21 octobre 2007

"N'ayez pas peur" avec Arnaud Desjardins

Sentir la peur qui est là, profondèment ancrée. Franchir la peur, trembler et la laisser passer avant la prochaine marée...
Nous souffrons de cette dualité, si bien décrite dans les Upanishads : s’il y a deux, il y a peur ; s’il y a deux, deux sont tôt ou tard séparés ; s’il y a deux, l’un des deux peut devenir mon ennemi – ou si l’autre est mon ami, il peut disparaître et me laisser seul ; s’il y a deux, il n’y a pas de sécurité et de paix immuable. Et, parce que l’ego en souffre, il essaie follement de supprimer cette dualité en essayant de prétendre : l’autre vague, c’est moi ! Non. L’autre vague, c’est l’autre vague – et, en tant que vagues, nous sommes absolument séparés et différents. Je dis que la reconnaissance de cette dualité est sacrée. Alors, vous découvrirez la non-dualité en tant qu’océan. Mais aucun ego ne peut ramener à lui un autre ego, jamais. Pas plus mon enfant que le grand amour de ma vie – ou quoi que ce soit que je dise « aimer ».

L’action d’un être partiel, vivant dans la peur de sa propre profondeur et rencontrant un autre être partiel, est forcément une action imparfaite. L’action d’un être total, libre de toute peur, et rencontrant partout un autre lui-même, ne peut être qu’une action différente. Vous ne pouvez peut-être pas encore comprendre vraiment ce qu’est cette action puisque vous n’en avez pas l’expérience, mais vous pouvez au moins sentir que l’action du sage ne répond plus aux mêmes lois que les réactions habituelles.

Ici, l’enseignement traditionnel est rejoint par les observations des psychologues et des pédiatres qui ont bien vu que la naissance était séparation de la mère, qu’au départ l’enfant reste encore très lié à sa mère et que, peu à peu, il doit accepter cette séparation. Il doit accepter de se sentir coupé du reste de l’univers qui est avant tout représenté pour lui par la mère mais aussi par tout ce qu’il découvre à travers ses cinq sens et les impressions qui le frappent. C’est cette séparation même qui n’a jamais été vraiment acceptée. Je ne veux pas reprendre des données de la psychologie que vous pourriez trouver dans des livres spécialisés, et de toute façon, je parle dans la perspective d’un enseignement traditionnel, mais l’enfant a peur, peur d’être laissé seul, peur de ne plus être aimé, peur qu’on ne s’occupe plus de lui. Il veut dépasser, annihiler, cette séparation, il veut retrouver la sécurité du non-deux.

Autour d’une donnée fondamentale comme la peur, la peur de souffrir, on voit s’organiser toutes les formes de souffrance possibles.

Il y a là une très grande vérité : chaque peur, chaque terreur même, que nous portons en nous, si elle est vue sans aucune crainte et entièrement assumée, au lieu d’être un obstacle devient une force nouvelle ; l’énergie qui était investie à la fois dans la peur et dans le besoin de nier celle-ci devient enfin disponible. Ce qui était une faiblesse se transforme en force.

Si vous prenez peur, vous êtes dévoré. Si vous osez affronter le dragon, ou bien ce dragon se dissipe – il a disparu, lui qui se montrait comme tellement terrifiant – ou bien il se couche à vos pieds et se met à votre service. Parfois c’est sur le dos du plus terrifiant des dragons que le chevalier arrive au but. Parfois aussi, le chevalier est sur son cheval. Ce symbole du cheval est très clair : c’est l’unité entre la nature véritablement humaine et la nature animale ; symbole qui a trouvé sa plénitude dans le Centaure, complètement homme et complètement cheval en même temps. Vous êtes le chevalier. Dans certains thèmes orientaux, le sage dénudé, en haillons, pauvre, arrive chevauchant un tigre, l’animal le plus noble et le plus impressionnant de toute l’Asie.

Extrait du Tome II de "A la recherche du Soi" de Arnaud Desjardins.


L'atelier nature de Jean-Yves Piffard

"Mon atelier, c’est la nature. Je crée un art éphémère à partir de ce que la nature m’offre sur place : pierres, feuilles, bois, fleurs,..." nous dit Jean-Yves Piffard.
Jean-Yves Piffard est né le 8 juin 1957 à Paris. Il réside dans le Jura suisse depuis 1984. Ses oeuvres m'ont touchée (à distance) et je vous invite à découvrir son land art...
Egalement de nombreuses photos sur le site de l'internaute.

Le Dalaï-Lama et la paix universelle

Voici la vidéo (en 4 parties) de la conférence d'octobre 2003, à Paris, du XIV Dalaï-Lama qui nous parle de la paix universselle. Mathieu Ricard traduit les paroles de Jetsun Jamphel Ngawang Lobsang Yeshe Tenzin Gyatso...



samedi 20 octobre 2007

La route de Charles de Foucauld vers le désert touareg

"Notre écriture à nous, au Hoggar,
est une écriture de nomades
parce qu'elle est tout en bâtons
qui sont les jambes de tous les troupeaux.
Jambes d'hommes, jambes de méhara,
de zébus, de gazelles,
tout ce qui parcourt le désert.
Et puis les croix disent si tu vas à droite
ou à gauche. Et les points, tu vois, il y a
beaucoup de points. Ce sont les étoiles
pour nous conduire la nuit, parce que nous,
les Sahariens,
nous ne connaissons que la route,
la route qui a pour guide, tour à tour,
le soleil et puis les étoiles.
Et nous partons de notre coeur,
et nous tournons autour de lui
en cercles de plus en plus grands,
pour enlacer les autres coeurs
dans un cercle de vie, comme l'horizon
autour de ton troupeau et de toi-même."

(Transcription d'un poème touareg)

Un deuxième extrait vidéo, du film de Bernard Martino, qui parle du "dictionnaire touareg" de Charles de Foucault, rédigé dans le Hoggar :

Rien que pour des nèfles...


Le néflier ou mespilus germanica est un de mes « arbres » fruitiers préférés. De la famille des rosacées, il est généreux et attend l’hiver, comme l’églantier, pour offrir ses fruits globuleux.
Les nèfles renferment des tanins, des sucres (glucose et fructose), de la pectine, des acides organiques, en particulier malique et tartrique, ainsi que des vitamines B et C.
Très digeste, la nèfle est supportée par les estomacs les plus délicats. Elle est précieuse dans les diarrhées et fortifie aussi les muqueuses intestinales. Les feuilles, astringentes sont utilisées en gargarismes contre les aphtes et les inflammations de la gorge.

Immangeables telles quelles, les nèfles se transforment totalement sous l'effet du froid. Dures, acides et terriblement astringentes une fois mûres, elles subissent une sunnaturation, le « blettissement », qui en modifie profondément la chair. Elles deviennent alors crémeuses, douces et merveilleusement parfumées, avec une subtile saveur vineuse qui fait le plaisir des amateurs. Les nèfles se dégustent telles quelles, en compotes ou en confitures après en avoir retiré les gros noyaux.
On en prépare un « vin de nèfles » très correct en laissant fermenter les fruits écrasés avec de l'eau. Un séjour à l'air le transforme en « vinaigre de nèfles ».
J'espère que je n’ai pas écrit cela pour des nèfles… en tout cas, ne confondez pas avec le bibacier (voir commentaire)...

Au coeur de l'Atlas avec Charles de Foucauld


Charles Eugène (vicomte, puis père) de Foucauld naît à Strasbourg le 15 septembre 1858 d'une famille noble d'origine périgourdine et meurt le 1er décembre 1916 assassiné à la porte de son ermitage au Sahara. Charles de Foucauld : un "homme du monde" qui s'est soudain senti appelé à devenir frère des hommes, frère universel. Un homme fascinant, un fou de Dieu, d'une force et d'une énergie incroyable, un aventurier de l'esprit...
Voici un extrait du film de Bernard Martino sur Charles de Foucauld (1858-1916), béatifié le 13 novembre 2005 à Rome :

vendredi 19 octobre 2007

Paroles d'enfants

"La vie c'est nul, car elle nous fait mourir" m'a dit Daïrine, ma fille de 6 ans.
Dans le même style, je vous conseille le recueil de paroles d'enfants, "Enfandises".


Maman, t'as perdu, tu n'as pas rattrapé le ballon !! Tu es illuminée !!
Lucas 4 ans
Papa on me dit tout le temps que j'ai la vie devant moi, alors si je me retourne je meurs ?
Emmanuelle 7 ans
Plus tard, je serai marchand de bisoux !
Fréhel 5 ans
Si je grandis, c'est pour t'aimer encore plus grand.
Azeline 4 ans



jeudi 18 octobre 2007

Entendement ou le pouvoir de penser...

"Entre ce que je pense
ce que je veux dire
ce que je crois dire
ce que je dis
ce que vous voulez entendre
ce que vous entendez
ce que vous croyez comprendre
ce que vous voulez comprendre
et ce que vous comprenez
il y a au moins 9 possibilités
de ne pas s'entendre."

Cela me fait penser aux singes de la sagesse qui sont un symbole représenté par trois singes, dont chacun se couvre une partie différente du visage avec les mains : le premier les yeux, le deuxième les oreilles et le troisième la bouche. Ils forment une sorte de maxime picturale : « Ne rien voir de mal, ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal ». À celui qui suit cette maxime, il n'arrivera que du bien.

Une des plus anciennes représentations connues (ci-dessus) de ces trois singes se trouve à Nikkō au Japon. Elle est attribuée au sculpteur Hidari Jingoro (1594-1634).

En japonais, les trois singes sont appelés Mizaru pour l'aveugle, Kikazaru pour le sourd, et Iwazaru pour le muet. Ces trois noms signifient littéralement : « Ne vois pas », « N'entends pas », « Ne parle pas ». Plus précisément, leurs noms signifient « je ne dis pas ce qu'il ne faut pas dire », « je ne vois pas ce qu'il ne faut pas voir », et enfin « je n'entends pas ce qu'il ne faut pas entendre »,

Délivrons l'amour en cage

Alkékenge ou Physalis alkekengi, de la famille des solanacées, est une très belle plante herbacée vivace, notamment grâce à ses baies. L'amour en cage resplendit en automne et ses lanternes chinoises font de beaux bouquets en hiver. On peut consommer la "cerise d'hiver" crue ou cuite en gélée ou en une délicieuse compote parfumée au citron. Des décoctions de baies séchées sont également conseillées contre les rhumatismes et les calculs rénaux (elles réduisent la proportion d'acide urique dans le sang). Tiges et feuilles sont plutôt fébrifuges et dépuratives... Ne laissez donc pas l'amour en cage !