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lundi 19 janvier 2015

Une prescription méditative de Chade-Meng Tan

Le temps pour méditer vous manque? Vous ne tenez pas plus de quelques jours? Exercez-vous, au quotidien, à ces micropratiques proposées par l'ingénieur bouddhiste.

« Vous pouvez pratiquer seul, à tout moment. Le bénéfice est extrêmement puissant sur l'instant comme à long terme : peu à peu, cela permet de modifier nos habitudes de pensée.

Si vous êtes ou avez été un méditant : le matin, asseyez-vous en posture de méditation et faites une seule respiration en pleine conscience, c’est-à-dire en portant toute votre attention sur le souffle, sans le juger ni le modifier. Ensuite, vous pouvez continuer ou pas : une respiration est déjà essentielle.

Une respiration en pleine conscience au milieu de la journée. Dans un moment de stress, par exemple juste avant de passer un appel téléphonique ou d'entrer en réunion : les yeux mi-clos, en silence, portez toute votre attention sur votre respiration. Une seconde. C’est tout.

Chaque fois que vous allez aux toilettes, faites vos premiers pas en conscience : reportez toute votre attention sur la sensation du pied qui se pose, se lève, so déroule... Juste un, deux ou trois pas.

Une pensée de bienveillance et de compassion par jour. Dans la rue ou au bureau, portez votre attention sur une personne au hasard, en pensant : “Je souhaiterais que cette personne soit heureuse.” »



source : Psychologies mag

vendredi 29 août 2014

Deux minutes de pleine conscience avec Chade-Meng Tan

Cet Américain médite chaque jour sur son lieu de travail, chez Google, et invite ses collègues à faire de même. Tout commence chez soi par quelques instants de silence.

«Chaque soir, j'expérimente deux minutes de pleine conscience avec ma fille » ’aimerais rendre la méditation aussi populaire que le jogging. Dans les années 1970, des scientifiques anglo-saxons ont souhaité promouvoir l’exercice physique auprès du grand public. Ils ont vulgarisé des études mettant en évidence les bienfaits pour la santé d’une activité régulière et ils ont imaginé des protocoles simples pour se remettre à courir. De nos jours, il existe un consensus pour vanter les bienfaits du sport, même si chacun ne pratique pas. Eh bien, j’aimerais contribuer à réaliser la même chose pour la méditation de pleine conscience. Si une personne aussi rationnelle que moi peut s’y mettre, alors tout le monde peut le faire !

Je plaide pour commencer par une expérience simple et légère de la méditation. Pour ma part, j’effectue un exercice chaque soir avec ma fille, durant deux minutes, ce qui correspond à la durée d’attention normale d’un enfant ou d’un ingénieur ! Il s’agit simplement de goûter à la joie d’être en vie et d’y goûter ensemble, et, au-delà, à la joie d’être... tout simplement d’être. Une belle façon de s’entraîner à faire attention à chaque instant, sans porter de jugement. Quand je présente cette méthode dans le cadre de mon travail auprès de mes collègues chez Google, je propose aussi deux approches : la facile et la “plus facile”.

La première consiste simplement à faire attention à sa respiration, en douceur, mais sans interruption, durant deux minutes. Concrètement, je suggère de commencer par prendre conscience que l’on respire, puis de demeurer attentif au processus de respiration. Chaque fois que l’attention s’égare, il suffit de la ramener doucement sur sa respiration. La méthode la “plus facile” consiste à rester assis tranquillement durant deux minutes, sans faire quelque chose de particulier. Le but est de passer du “faire” à “l’être”. Si ces expériences vous plaisent, allongez de quelques minutes ces temps de silence, en vous arrêtant dès que cela devient désagréable !