lundi 27 décembre 2021

Courses de Noël par Gilles Farcet


(poème extrait du recueil Face Contre Terre)



A l’approche de Noël

Le super marché

Est un super endroit

Pour prier


De toutes façons, le choix est simple : 

Prier ou s’énerver


S’énerver contre cette horde 

De consommateurs harassés

Par l’épreuve annuelle 

Des courses de Noël

M’énerver contre moi-même 

Parce que j’en suis, de cette horde

Je n’y ai pas échappé

Ma considérable culture

Ne m’en a pas préservé

Les livres dont je suis l’auteur 

Pas en vente au supermarché


Ma haute singularité 


La profondeur de mes préoccupations

Et autres babioles clignotantes

Accrochées à ce moi 

Qui perd ses feuilles


Rien de tout cela 

Ne m’est du moindre secours

En cette heure solennelle 

Des courses de Noël 


Si bien que me voilà 

Fantôme affamé comme un autre

Cerné de blocs de foie gras

Acculé entre légions de champagnes

Et murailles de bûches


Je considère d’un œil torve 

Les fromages empaquetés

Et manœuvre à grand peine un caddie

Déjà à moitié rempli 

J’évite de justesse

Un couple de vieillards hagards

Me ramasse en pleine face 

L’aboiement d’un homme chauve et ventru

A sa femme transie de crainte 

A proximité des surgelés


Je tente le tout pour le tout 

Fonce droit sur les papillotes

« Pas de noël sans papillotes » , 

J’ai retenu l’injonction de mes filles

Je me venge en me saisissant 

Des plus fines, des plus chères


Joyeux Noël ! joyeux Noël !

Me clame en lettres rouges Leclerc 

Saint Emilion en promotion


Allez, je suis content


De déambuler en cette cathédrale

Pleine à ras bords de païens 

Mal attifés 

Poussant d’une mine lasse

Leurs hottes chargées de veaux gras

Cap sur les caisses 

Files résignées d’organismes corps - esprit 

Arc-boutés vers tout à l’heure

Vers la délivrance, la paix

Qui n’adviendront jamais

Tant que le divin enfant

N’aura pas poussé 

En nous son premier cri


Oui, le choix est limpide

S’énerver ou prier

S’énerver contre

Ou prier pour

Les mêmes

Nous tous


Nous évertuant à commémorer

Une improbable naissance


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dimanche 26 décembre 2021

samedi 25 décembre 2021

Carte de Noël

JOYEUSE FÊTE de NOËL à vous tous, AMI(E)S

F comme Fécondité... 😇

En ce 25 décembre, je vous envoie de la lumière et de la douceur.

Que ce jour soit pour chacun de vous l'occasion de réveiller le meilleur, l'enfoui, quelle que soit sa forme du moment : poème à venir, joie hésitante, confiance balbutiante, quête de la lumière, questionnement brûlant, beauté naissante, don en attente, amour blessé, prière oubliée, besoin vital, talent endormi, recherche inquiète, espoir brisé, désir d'être rassuré, accompagné, bercé, soulagé, allégé, guéri, aidé, aimé ! 🎄🌟✨💫❤

Sabine Dewulf

Auteur de l'Oracle Alphamythique (un achat fécond ! )


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L'appel de Noël


 Nous l’appelons Noël.

Au moment où l’on voudrait en effacer le NOM, il œuvre sur l’« Ancien » et le fait disparaître.

Le Fils de l’Homme ne frappe plus à nos portes closes.

Il entre.

ARIGAH l’accueille et invite tous les siens à chanter et à danser en ce Noël, Celui qui nous reconduit tous à nous-mêmes, au divin.

Annick de Souzenelle.

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vendredi 24 décembre 2021

Positionnement en action

 Lors d'une premier séminaire où j'ai invité mon maître Liu Yuan Tong en Suisse, nous avons loué une structure d'accueil catholique, tenue par des sœurs.

Mon maître nous a demandé de mettre en place un petit autel très simple.

Nous avons donc disposé un brûle encens, deux bougies, des fleurs, des fruits, du thé, du riz, de l'eau.

Et bien sûr, une petite statue de la forme divinisée de Lao Zi ainsi qu'une autre statue protectrice, de Wang Ling Guan.

À vrai dire, nous étions assez fiers de notre petite mise en place, pour des Laowai occidentaux...


Nous allons donc le chercher pour lui montrer le résultat, sûrs de son approbation. Oui, sauf qu'en arrivant, il regarde l'autel, et fait la moue. Raté pour les félicitations, bordel de bordel (dixit mon ego).

Il regarde de part et d'autre, et cherche quelque chose avec insistance. Puis il se dirige vers une petite statue de Jésus, la prend délicatement, et trouve également une deuxième statue de Marie, qu'il prend également.

Il les dispose alors sur l'autel, met Jésus au milieu, Marie à sa droite et Lao Zi à sa gauche. Puis il fait trois prosternations devant ce panthéon ma foi créatif, et sort brûler quelques offrandes pour les esprits du lieu.

Puis il revient et dit : voilà, maintenant l'autel est complet, avec un petit sourire. Et il s'en va.

Le lendemain, les sœurs, un peu méfiantes de la venue de ces chinois exotiques, voient l'autel, et constatent que Jésus est au centre et Marie à côté. Elles étaient tellement étonnées, mais flattées, que toute résistance est tombée d'un coup. Elles ont été méga Rock avec nous durant tout le séminaire.

Voilà exactement comment se déroulent les enseignements les plus efficaces et vivants. J'adore ces moments.

Joyeux Noël, amis proches ou lointains. Ouvrez vos yeux, aux détails, au petit et au subtil. Osez sortir de vos cadres. Décoincidez ! C'est souvent là qu'est caché le joyau de la transmission.

Mes pensées les plus soutenantes et affectueuses à vous tous. Et mes remerciements pour votre présence, et bien souvent, votre indulgence bienveillante, pour mes blagues navrantes.

Fabrice

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jeudi 23 décembre 2021

Chacun a des droits d'auteur créatifs

 


" L'énergie créatrice est une énergie de vie qui pousse vers la manifestation. Prenant sa source dans l'énergie vitale de base, elle est naturelle et demeure présente tant qu'on a un souffle de vie...Quand on voit l'énergie créatrice de cette façon, on se rend vite compte que tout le monde en a, qu'elle n'est pas limitée aux arts, ni réservée aux artistes ou autres spécialistes de la création... 

C'est la domestication de notre nature instinctive, d'où émane la créativité, qui explique nos difficultés à la sentir ou à la manifester... 

La bonne nouvelle c'est que l'énergie créatrice ne boude pas, elle fait partie de notre nature profonde et tant que nous sommes en vie, nous en avons. Elle est toujours là et se faufilera par toutes les portes que nous lui ouvrirons..." 

Anne-Marie Jobin

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mercredi 22 décembre 2021

Petits pas à pas

source non trouvée (FB)


 « Ma grand-mère m'a un jour donné un conseil : 

Dans les moments difficiles, fais de petits pas... 

Fais ce que tu as à faire, mais petit à petit. 

Ne pense pas à l'avenir ou à ce qui pourrait arriver demain. 

Lave la vaisselle, Retire la poussière, Écris une lettre, Fais une soupe. 

Tu vois?... Tu avances pas à pas... Fais un pas et arrête-toi... Repose-toi... Félicite-toi... Fais un autre pas... Ensuite un autre. 

Tu ne le remarqueras pas, mais tes pas grandiront de plus en plus. Et le moment viendra où tu pourras penser à l'avenir sans pleurer. »

- Elena Mikhalkova

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mardi 21 décembre 2021

Profonde traversée

 Il devient de plus en plus difficile d’obéir à ses intuitions profondes dans une société d’humains qui les transforment aussitôt à votre place en idéologies, principes, points de vue, raisonnements et les réduisent à une étiquette qu’ils vous collent sur le front pour vous réduire à une caste où vous vous sentez vous-même étranger. 

Il faut du courage et surtout une foi inébranlable en la Vie pour continuer à lui obéir et résister aux tentacules des égrégores de toutes sortes. 

Je repense souvent à cette phrase que Christiane Singer m’a cité un jour que je lui partageais une de mes épreuves :  « Traverse noble fils, traverse , porte fièrement ta couronne et reste debout au milieu de ton désastre ! »

Cette voix résonne toujours en moi quand j’en ai besoin comme aujourd’hui……

Vincent Houba







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lundi 20 décembre 2021

« La joie qui nous emplit ne dépend de rien que de nous-mêmes »

 

Lors de sa déambulation dans une galerie d’art, la nonne bouddhiste s’arrête pour contempler quatre mots calligraphiés à l’encre de Chine sur un papier ivoire. Elle médite sur chacun d’eux. Eau, joie, lumière… sont le reflet d’une source qui ruisselle à l’intime de nous-mêmes.


« Eau pure… Cœur joyeux… » : quatre mots, calligraphiés d’une belle encre de Chine, noire et profonde, sur un papier ivoire, lui-même accroché sur un fond de tissu beige et or, qui attirent mon regard.

Dans cette galerie sont exposées des encres chinoises, paysages brumeux et montagnes lointaines, et je suis surprise de voir parmi les rouleaux de soie et les signes mystérieux ces quatre mots familiers élégamment tracés au pinceau. Ils en deviennent nouveaux, inattendus, et ils m’attirent comme un rayon de soleil qui se serait faufilé au milieu des nuages.

Un grand souffle de légèreté

Calligraphié ? Rien de bien ordonné, comme le mot pourrait le faire croire, rien de la belle écriture occidentale, mais de l’espace, des mots qui jouent et dansent, des vagues, un grand souffle de légèreté et, oui, de joie. La dernière lettre de chaque mot, prolongée d’un trait léger et sinueux, semble s’écouler sur le papier comme un petit ruisseau ; les mots jouent aux quatre coins sur la feuille, et montent et descendent portés par une brise de printemps ; entre eux, de l’espace qui ouvre une respiration et tout cela ensemble m’évoque un nouveau possible en cette grise journée.

Ces mots qui jouent dans l’espace

Il me semble qu’il suffirait de les relier comme on le fait sur un dessin d’enfant afin de trouver leur sens : un par un d’abord, deux par deux ensuite : qu’est-ce qu’une eau pure ? Comment l’imaginer et où la voir ? Un cœur joyeux : bat-il plus vite ? Est-il traversé par des flots de joie ? Puis en les permutant, je fais de nouvelles découvertes : apparaissent un cœur pur, une eau joyeuse, et puis une eau et un cœur purs et joyeux…

À force de les regarder, de les rêver, j’ai envie de sourire. Ces mots qui jouent dans l’espace entrent en moi, dans un ruissellement qui me traverse et me lave des obscurités que je porte aujourd’hui, comme un ruisseau, qui court dans la prairie et emporte dans son élan feuilles mortes et branches cassées, tout en fredonnant un petit air allègre.

Une source qui coule jour et nuit

Je m’arrête devant la vitrine pour mieux regarder : d’abord percevoir le rythme des mots ; « eau pure » : j’en vois la transparence dans les reflets du papier, comme des paillettes d’or scintillant au creux du courant ; « cœur joyeux » : j’en vois l’énergie dans la force du trait, dynamique, tantôt léger, tantôt appuyé ; c’est le chant de l’eau, sa force qui entraîne tout ce qui fait obstacle à la joie. Et ce cœur, mon cœur, cœur lourd, cœur trop plein, cœur fragile d’inquiétudes et de doutes, le voilà qui s’éveille, grandit, prêt à recevoir l’eau pure qui apaisera mon esprit agité.

La joie ici n’est pas la joie fugitive de l’instant, la joie d’un désir réalisé puis oublié : l’eau murmure d’une source plus profonde, une source pérenne, qui coule jour et nuit, et chuchote dans le silence ; hors d’atteinte des bruits du monde, proche d’atteinte de mon cœur lorsque je la cherche pour étancher ma soif.

Une joie qui ne dépend que de nous



Dans les rues animées, sous les guirlandes, au milieu de tous ceux qui se pressent pour des achats et des cadeaux, je la vois, cette joie qui nous emplit lorsque nous l’accueillons où que nous soyons, car elle ne dépend de rien que de nous-mêmes.

Je vois cette lumière qui passe à travers nous, qui se glisse dans les âmes ; et comme on aimerait que, de proche en proche, elle emplisse le monde ! Ainsi chante Ryokan, moine poète japonais : « Comme le petit ruisseau se frayant un chemin à travers les pierres moussues, moi aussi, peu à peu, je deviens clair et transparent. » Comment mieux se préparer en ce mois de décembre à accueillir la Lumière : « Eau pure… cœur joyeux ! »

Joshin Luce Bachoux

source : le magazine La Vie


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dimanche 19 décembre 2021

Disciple d'un maître




 Note du réalisateur Guillaume Darcq : Je mets ce film gratuitement en ligne. Il est le fruit de six années de travail. Je préfère qu’il soit facilement accessible plutôt que de le voir sombrer dans l’oubli. Ici la qualité image est fortement dégradée. Heureusement le dvd reste en vente. Il a également cette particularité de contenir plus de 80 minutes de précieux bonus (séquences coupées au montage avec Douglas Harding, Maurice Béjart, Arnaud Desjardins, Lee Lozowick, Chandra Swami, Yvan Amar…) . Vous pouvez vous le procurer sur le site : www.legue-editions.com


Le film :
Plus que le portrait d’un individu, ce film, nourri de documents d’archives souvent inédits, se veut un voyage, l’évocation d’un parcours atypique et multiple, jalonné de rencontres privilégiées avec quantité de témoins remarquables. Autour de Gilles Farcet qui sert de fil conducteur, nous allons croiser les figures d’Yvan Amar, Lee Lozowick, Stephen Jourdain, Yogi Ramsumatkumar, mais aussi Allen Ginsberg, Jodorowsky, Kenneth White et bien d’autres, sans parler d’Arnaud Desjardins dont il est l’élève depuis 1982 et dans la lignée duquel il transmet aujourd’hui. Américaniste de formation, d’abord écrivain, journaliste et éditeur, également musicien, Gilles Farcet a été marqué par une approche traditionnelle du « chemin spirituel » en même temps que par le blues et plus généralement la culture américaine avec son mythe de la « la frontière », horizon neuf toujours en recul et métaphore du territoire intérieur à défricher. Ce film témoigne donc de cet itinéraire humain, artistique et spirituel d’une étonnante richesse dans sa diversité et rend hommage à de grandes figures dont beaucoup sont aujourd’hui disparues.
Voix off : Bernard Campan et Marie-Pascale Grenier
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Etonnant de voir, dans ce film, Arnaud à la date de création de ce blog -2007.

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samedi 18 décembre 2021

jeudi 16 décembre 2021

Une Fin qui me coûte

A ceux qui viennent se poser ici.  

Je ne publierai plus et je pense que je vais devoir supprimer ce blog.

J'ai reçu une mise en demeure d'une avocate spécialisée dans la propriété intellectuelle (par mail et par recommandé) me demandant de payer plus de 1000 euros pour une petite photo de François Roustang mise dans un post en 2016 et dont les droits d'auteur appartiennent à une photographe qui demande des dédommagements. Je ne savais pas sinon j'aurais demandé l'autorisation.

Pour que cela ne se reproduise pas, il faut que je vérifie les photos de l'ensemble de mes articles. Ce qui est évidemment impossible actuellement.

Ce blog, créé en 2007, méritait, je pense, une meilleure fin.

Bien à vous et que la joie d'être sur un beau chemin reste dans nos cœurs.


François Roustang

Il faut une profonde souffrance pour que l’on soit amené à envisager un changement volontaire. Si ce point d’ancrage vient à manquer, rien ne pourra être effectué.


Bougies à la lumière de l'humour

 

auteur inconnu



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