lundi 28 août 2017

Miracle du jour


"chaque jour est un miracle...
le miracle d'être vivant...
avec ses handicaps
et ses capacités
le temps qu'il fait
vent soleil nuages
ses petits cafés
et ses petits sourires
les grimaces qui passent
le rire qui pointe
une tendresse partagée
aussi ténue ou légère soit-elle...
un rien d'amour qui passe...
chaque jour est un miracle..." O:)
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Douce journée  
<3
Charles Coutarel


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dimanche 27 août 2017

Sur les pas de Charles de Foucauld

"Nous sommes la feuille sèche, le grain de poussière, le flocon d’écume. 
Soyons seulement fidèles et laissons-nous porter avec un grand amour 
et grande obéissance là où nous pousse la volonté de Dieu jusqu’à ce qu’un dernier souffle de ce vent béni nous porte dans le ciel." 

Lettre au Père Jérôme, janvier 1897

Charles de Foucauld
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samedi 26 août 2017

La compassion diminue la consommation de soins :


Certains font d'étranges raisonnements selon lesquels l'augmentation de la qualité des soins, en tout cas de la satisfaction des patients, créerait une demande encore plus grande. Des médecins de Toronto font, dans le "Lancet"(i), la démonstration du contraire : les sans-abri qui fréquentent les urgences ont moins tendance à revenir consulter lorsqu'ils sont traités simplement avec "compassion" et écoutés, que lorsqu'ils reçoivent l'accueil tout-venant par des professionnels souvent débordés.

L'expérience, qui a porté sur 133 sans-abri dans trois hôpitaux, était la suivante : des volontaires spécialement formés ont accueilli certains d'entre eux, leur offrant sandwich ou jus de fruit, discutant avec eux de leur situation ; les autres n'avaient droit qu'au traitement tout- venant.

Résultat : chez les premiers, le taux de retour à l'hôpital a diminué d'un tiers et se situait à 0,43 visites par mois, contre 0,65 pour l'autre groupe (un peu plus de 7 visites par an).
Les auteurs soulignent que le coût de la compassion - s'il avait fallu payer les volontaires ("si tant est que les gens doivent être payés pour être gentils")- excéderait les économies réalisées grâce à elle.  

Mais ils concluent : "La justification première de la compassion est la simple décence, pas les économies". 
R.C.

Le Quotidien du Médecin 9 mai 1995

(i)The Lancet 6 mai 1995, Redelmeier, Molin,Tibshirani (Toronto).

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vendredi 25 août 2017

Rencontre au Village des Pruniers avec Marc Puissant


Les paroles de Thay parlant du Dharma avaient réveillé en lui, un écho insoupçonné. Et de ce feu qui couvait depuis longtemps déjà, les flammes ont jailli soudain et tout est devenu lumineux. C’était un matin d’été, début août.

Par Marc Puissant





Début août 1996
L’éclair d’un instant,
Il sût qu’il était arrivé,
Il sût qu’il était chez lui
dans sa vraie famille
La porte s’était ouverte soudain
comme ça, tout simplement.
Les paroles de Thay parlant du Dharma avaient réveillé en lui, un écho insoupçonné. Et de ce feu qui couvait depuis longtemps déjà, les flammes ont jailli soudain et tout est devenu lumineux. C’était un matin d’été, début août.
Tout cela arriva si simplement. Tous les doutes et les résistances de ces dernières années par rapport à la philosophie bouddhiste s’évanouirent, ainsi que toutes les questions métaphysiques.
Ce fut en fait, plus comme une grande caresse d’amour que comme un éclair bouleversant. Ce fut un grand silence vibrant, un bien-être ample et serein qui le pénétrait. Il se sentait unifié, en ordre, posé à sa juste place.
Et tout à coup, des larmes de joie, de bonheur se mirent à couler qu’il n’arrêta point tant elles étaient apaisantes et bienfaisantes. Et son cœur se dilata comme jamais.
Il découvrait alors en lui des espaces inconnus, des lieux ignorés aux dimensions du souffle retrouvé. le souffle qui l’emplissait et le berçait dans un long va et vient tranquille, semblable aux vagues sur la plage des beaux soirs d’été.
Ce fut beaucoup plus que les instants de bien-être éprouvés parfois dans des moments privilégiés de ces dernières années.
Qu’en dire ? de la .joie, du bonheur ? de la jouissance, de la jubilation ?
En y repensant après coup, il ne savait quel mot utiliser pour traduire justement cette extraordinaire sensation d’être, d’être là, présent, dans la présence de .... Présence vivante, Présence aimante au plus profond de lui
Oui, il se sentait aimé, accueilli, reconnu, immergé dans un bain de tendresse bienveillante. Il se vivait habité, ou plutôt il s’habitait comme jamais, jusqu’aux confins de ce nouvel espace-temps," arrêté et densifié.
Arrêté, : ;suspendu dans le temps qui lui défilait toujours au son des paroles de Thay qu’il entendait distinctement et qui pénétraient directement en lui sans aucun effort de compréhension de sa part.
Dans le même temps qu’il découvrait sa nouvelle demeure, il s’aimait et se savourait dans toutes les fibres de son corps, de son coeur, de son être. il se savait relié, en reliance avec .... avec .... avec lui, avec l’Autre en lui, avec les autres, toutes les sœurs et les frères présents ici, mais aussi, avec tous les siens vivants et morts, les ancêtres, les amis, tous les hommes, femmes et enfants du monde, tout le vivant du monde, la nature, le ciel et la terre .... en reliance dans une immense symphonie d’amour et de communion.
Silence vibrant, musique du silence aux tympans éveillés, musique du souffle retrouvé, offert. Et cette paix. Et ces larmes de gratitude. Pour la première fois, il s’était retrouvé. il s’était posé là, dans ce qu’il savait être sa vraie demeure. Et tout était tellement simple et naturel.
Il comprenait alors qu’il n’y avait rien à rechercher ou à vouloir trouver en dehors, ailleurs, mais simplement se mettre en situation de se laisser rencontrer, de se laisser trouver, surprendre, étonner, émerveiller par ce qui depuis toujours était déjà présent en lui, et cherchait à se dire.
Le cadeau lui était offert, il s’offrait ce cadeau
Et la source jaillissait féconde et abondante
Et le puits offrait son eau vive
Il avait rencontré son ermite
Et son cœur exultait et chantait d’allégresse
Cette joie, cet amour, il voulait le dire, le crier à tous, au monde entier
Alors, il rendit grâce à la Vie
A Jésus le guérisseur qui l’avait mis en route
Au Bouddha qui l’avait accueilli et éveillé ce matin à lui-même
A toux ceux et celles qui l’avaient aidé et accompagné sur le chemin
Il sût à cet instant
Que ce moment béni
Qui serait inévitablement estompé
Par le retour à la vie quotidienne
Resterait toujours comme un phare, une balise dans la nuit
Une empreinte indélébile au cœur de son être
Le signe, la preuve de la Rencontre
Et que rien ne serait plus jamais comme avant
Sur le chemin de la Vie, de la transformation,
De la compréhension et de l’Amour.

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source : bouddhaline

jeudi 24 août 2017

La cloche du rappel avec Marc puissant

De quoi devons-nous nous « rappeler » ?

Que nous sommes vivants. Mais pour être vivants, nous devons être complètement présents, ici et maintenant. Être vivant, c’est quitter le passé qui n'est plus, ne pas s’accrocher au futur qui n’est pas encore. La vie n’existe que dans l’instant, et c’est uniquement dans cette fraction de temps que nous pouvons toucher la Présence. Et cette Présence se manifeste en nous à partir du moment où nous sommes libres des pensées et des émotions. C’est pourquoi il est essentiel de s’entraîner à calmer le mental et les émotions, en acceptant ce qui est là, en ne luttant pas contre le désagréable ou en ne s’attachant pas à l’agréable. C’est dire « oui » à ce qui est dans l'instant présent.

Nous nous rappelons aussi que nous sommes invités à éveiller en nous la bonté, la compassion, la joie et l’équanimité.

La pratique de la cloche et les autres formes de rappel nous aident également à prendre conscience de ce que nous ressentons, dans l'instant. Suis-je stressé, envahi par des pensées, des émotions ou des états d'âme ? Comment suis-je dans mon corps ? Si j’observe que j’ai des tensions mentales ou physiques, je respire. Sur l’inspiration, je les accueille avec bienveillance, et sur l’expiration, je les calme, je relâche. Cette pratique du rappel est aussi l'occasion de voir avec un regard neuf que nous sommes entourés de beauté, de nous émerveiller devant un beau coucher de soleil, un cerisier en fleurs, ou le sourire de notre bien-aimée... La gratitude va toujours de pair avec la perception d’être vivant.




Ces instants de rappel sont courts en temps, mais pleins en signification...

Oui, mais on peut rarement avoir cette conscience totale en quelques secondes. À un moment, nous mettrons plus l’accent sur la gratitude, à un autre moment, nous nous interrogerons sur notre état d’âme, ou reviendrons à la présence.

La pratique bouddhiste est une voie de transformation et de guérison. Le fait d’être dans l'oubli et l'ignorance de notre vraie nature engendre des perceptions erronées sur soi et sur le monde, et crée en nous de la souffrance. Et cette souffrance se manifeste à travers l'attachement, l’avidité, l’aversion ou le refus de l'impermanence. C’est uniquement dans l’instant présent que se passe le processus de transformation-guérison de cette souffrance.

L’étape suivante consiste à développer en nous l’antidote à l'émotion accueillie. Par exemple, si
l’émotion est la tristesse, nous allons mobiliser nos graines de joie et développer ainsi ce potentiel qui est en nous. Nous allons aussi prendre conscience de ce qui fonctionne bien intérieurement et extérieurement et développer la gratitude. À tout moment nous pouvons appeler en nous la paix, la joie, la liberté... toutes ces qualités présentes au plus profond de nous.

Avec l’entraînement, on arrive à opérer ce retour à l’instant présent et à mettre en œuvre ces pratiques de plus en plus rapidement, dans l'espace de quelques respirations.


« Inviter la cloche » demande-t-il des qualités particulières ?

Dans la tradition du zen, il existe une transmission de la cloche. Frapper la cloche ou le grand bol noir -nous disons « inviter » plutôt que frapper - est une action qui implique tout notre être. Il est difficile au début d’avoir un beau son, porteur d’une énergie positive. La qualité du son dépend de l’endroit où l’on frappe, mais aussi de l’état psychologique dans lequel on est quand on invite la cloche ou le bol. De plus, il faut que les coups successifs aient tous la même intensité.

Celui qui invite la cloche revient à sa respiration, se relie à son centre, conscient qu'il est le porte-parole de la voix du Bouddha, et il récite intérieurement cette gâthâ :

« Corps et esprit en parfaite harmonie, je vous envoie mon cœur par le son de cette cloche.

« Que tous les êtres vivants qui l’entendent sortent du monde de l'oubli, de l'anxiété et de la souffrance, et qu’ils se libèrent enfin et touchent la paix présente en leur cœur. »

Thicht Nhat Hanh nous dit qu’il peut évaluer l’évolution spirituelle de ses disciples à travers trois situations : la façon dont ils marchent, la manière dont ils ouvrent ou ferment une porte, et la façon dont ils invitent la cloche.


Propos recueillis par Juliette Lérins
Revue Source 2015

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mercredi 23 août 2017

mental, émotion et corps se dissocient... avec betty


Une autre vidéo de Betty où elle prend du temps pour nous présenter son retournement 
et la description de ce qui nous emprisonne : 

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mardi 22 août 2017

L'Aura... l'Aura pas


Marc de Smedt apporte un témoignage
de ce qu'il a vu en présence d'Arnaud Desjardins


(3 min.)

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source : RTL (21 août 2017)

lundi 21 août 2017

Rendez-vous... avec vous...

Un atelier de Journal Créatif avec Dominique Podvin venue du Québec 
est organisé ce dimanche 26 août près de Lille. 
Il reste des places :



Etre Paix

Photo prise à la Piscine de Roubaix - Sculpteur Sébastien


La Paix doit commencer au-dedans de nous-mêmes;
chacun doit la faire grandir en lui
pour qu'elle s'étende sur le monde.
 
Dalaï - Lama

dimanche 20 août 2017

Le jardin avec Denis Richard

Le jardin :

- « propre à conforter notre équilibre psychique et donc à jouer un rôle bénéfique sur l'immunité, car nous savons maintenant combien psychisme et système immunitaire sont en interrelation étroite »
- « une composante immémoriale de notre histoire biologique, celle qui fait de l'homme un animal issu des grandes prairies de l'actuelle Afrique, dont l'existence était alors entièrement déterminée par les rapports qu'il savait entretenir avec la nature. Le jardinage nous permet ainsi, de façon certes très distanciée et inconsciente, de (re)nouer avec quelque parcelle de nos origines »

« On a ainsi constaté auprès de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et ne sachant parfois même plus utiliser une fourchette qu'elles conservent une part de savoir-faire instinctif quand il s'agit de mettre des plantes en terre. » 


« Mon bonheur reste intact à voir ce que j'ai semé sortir de terre et se développer. La force inouïe de la germination ne nous renvoie-t-elle pas au mystère même de la vie ? Et puis quelle joie simple et spontanée de déguster les fruits et les légumes produits grâce à son travail dans un lieu que l'on aime ! »

Denis Richard
fondateur du jardin aux insectes à Poitiers
(source : La Vie) 



Quand jardiner soigne
Initiation pratique aux jardins thérapeutiques par Denis Richard
Depuis les années 1950, les institutions anglaises et américaines redécouvrent les bienfaits pour la santé physique, psychique et morale des jardins et du jardinage, en un mot de l' "hortithérapie". Avec un retard probablement lié à une approche culturelle différente du jardin et des espaces verts, l'intérêt des jardins dits "thérapeutiques" commence seulement à être pleinement reconnu en France. A l'heure où la société industrialisée aspire à renouer avec la terre, cet ouvrage présente une nouvelle manière de se soigner ou de se maintenir en bonne santé : se mettre au vert.
Un ouvrage destiné à un large public : patients, médecins, psychothérapeutes, éducateurs, administrateurs d'institutions de soins, élus municipaux, architectes urbanistes, paysagistes, et plus globalement, toute personne soucieuse de son bien-être et de ses relations avec la nature.

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samedi 19 août 2017

Rencontre avec Betty


J'ai rencontré Betty l'année dernière et il me reste son regard profond de l'instant.
Voici un extrait d'une vidéo de la revue 3ème Millénaire :



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vendredi 18 août 2017

L’intérêt pour la méditation avec Jacques Castermane


Voici ce que me disait K. Graf Durckheim en 1970 :
« Je rencontre de plus en plus de gens qui sont intéressés par les pratiques méditatives. La plupart sont poussés par un malaise intérieur. La situation actuelle de l’homme occidental est une forme d’existence qui l’éloigne de plus en plus de sa vraie nature, sa nature essentielle. L’esprit occidental a créé une civilisation qui invente tout ce qui est possible pour que l’homme gagne en liberté. C’est le monde des objets et des techniques auquel l’homme se sent obligé de s’adapter. En s’adaptant l’homme devient lui-même un ... objet. Un objet qui se doit d’être performant et qui pour cela est réduit à ce qu’il sait et sait faire.
Mais il est méconnu dans ce qu’il « est » ; l’homme-objet a effacé l’homme-sujet qui alors suffoque et crie ... j’étouffe !
Le mot méditation répond à cette souffrance et à cette nostalgie : « Laissez-moi souffler. Laissez-moi respirer ! ».
Karlfried Graf Dürckheim

Aujourd’hui ce tableau coïncide, plus encore qu’il y a un demi-siècle, avec la situation de l’homme actuel. L’intérêt pour la méditation est tel que toute personne attirée par l’enseignement des pratiques méditatives devrait se poser trois questions : Quoi ? Pourquoi ? Qui enseigne ?

Aux personnes intéressées par la méditation de pleine attention - que Dürckheim propose à l’homme occidental à son retour du Japon (en 1947), après une immersion d’une dizaine d’années dans le Zen (le kanji "zen" signifie : méditer) - nous suggérons la lecture de ces quelques ouvrages :
Le centre de l’être - K.G. Durckheim (propose recueillis par Jacques Castermane) - ed. Albin Michel
Méditer: Pourquoi et Comment - K.G. Durckheim - ed. Le Courrier du Livre
Le zen et nous - K.G. Durckheim - ed. Le Courrier du Livre
Comment peut-on être zen ? - J. Castermane - ed. Le Relié
La sagesse exercée - J. Castermane - ed. Le Relié
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