Retour sur les bienfaits du yoga, mais malgré cela tous ne deviennent pas illuminés...
Ceux qui font la paix
Il y a 16 heures
Tout d’un coup j’ai eu ce cri du coeur : « Mais, si Swâmiji ne peut pas les prendre en charge, qui va s’en occuper ? » Et Swâmiji a répondu : « You » – « Vous ». Cette réponse m’aurait grisé quinze ans plus tôt. Je n’ai pas pu ne pas l’entendre parce qu’on est attentif en face de Swâmiji – mais j’ai tout fait pour ne pas l’entendre ! Parce que, pour moi, cette réponse avait un sens précis et terrifiant. Au seuil de compréhension que j’avais atteint et au point d’attachement auquel j’étais, si c’est Swâmiji qui le sait, cela veut dire que ce ne sera pas une fantaisie de l’ego, un mensonge ou une trahison. Cela veut dire que je serai capable de le faire. Et, si cela veut dire que je serai capable de le faire, cela veut dire que j’aurai suivi jusqu’au bout mon propre chemin. Jamais je n’ai tant mesuré, en un instant, l’immensité de ma supplication : « Épargnez-moi d’aller jusqu’au bout du chemin. Non, non, non ! Je veux bien progresser un petit peu mais plus tard, plus tard ! Laissez-moi dans mes demandes, laissez-moi dans mes attachements, laissez-moi dans mes ambitions ! »Nous dédions cette rencontre des cœurs à l’âme d’Arnaud Desjardins
On l’appelle parfois « prière monologiste » (sur un unique mot), « prière du silence intérieur » ou « oraison de simple regard ». Simple et dépouillée, cette pratique qui remonte aux origines du christianisme consiste à « s’asseoir et désirer Dieu » en répétant intérieurement son nom.
De nombreuses personnes la pratiquent spontanément sans savoir qu’elle relève d’une longue tradition. Elle n’est pas forcément adaptée à tout le monde, mais elle est accessible à tous ! Ça n’est ni la « meilleure », ni la seule façon de prier – c’est d’ailleurs la richesse de l’Église d’avoir permis une telle diversité d’expressions spirituelles –, mais sa simplicité parle à de nombreux croyants. Elle est exigeante, sans être compliquée. Selon votre état intérieur, vous prononcerez sans doute le nom de Dieu avec des nuances de joie, d’angoisse, de colère. Le silence, le dépouillement, le fait qu’il n’y ait pas besoin de se raconter rencontrent une demande.