Aujourd'hui, soudainement, j'en suis arrivé à une conclusion absurde mais inerrante. Dans un moment d'illumination, j'ai réalisé que je ne suis personne, absolument personne. Fernando Pessoa
mardi 15 décembre 2020
En conclusion
Aujourd'hui, soudainement, j'en suis arrivé à une conclusion absurde mais inerrante. Dans un moment d'illumination, j'ai réalisé que je ne suis personne, absolument personne. Fernando Pessoa
Changez votre fréquence intérieure
Cet exercice devrait être pratiqué pendant plusieurs semaines (au moins trois), c’est le minimum de temps qu’il faut pour se déconditionner.
lundi 14 décembre 2020
Sur les traces de la peur
dimanche 13 décembre 2020
Crèche de façade à Assise
François d’Assise invente la crèche de Noël
C’est en effet François d’Assise qui créa la première crèche que tu retrouves souvent sous l’arbre de Noël. Voici donc cette belle histoire…
Nous sommes en 1223 et François se trouvait à Greccio, une ville de l’Italie. Il dit à l’un de ses amis, qui avait mis à la disposition des frères une grotte dans la montagne: « Je veux célébrer Noël avec toi, cette année, dans la grotte. Tu y installeras une mangeoire pleine de foin. Fais venir un bœuf et un âne. Il faut que cela ressemble à la crèche où est né Jésus ».

Et tous les habitants de la ville vinrent entourer les frères et assister à la Messe de Minuit. Ils étaient si nombreux, avec leurs cierges et leurs lanternes, que le bois était éclairé comme en plein jour. La Messe fut dite au-dessus de la mangeoire qui servait d’autel.
La légende raconte que tout à coup, l’ami de saint François vit un petit enfant étendu dans la mangeoire. Il avait l’air endormi…Et François s’approcha, prit l’enfant tendrement dans ses bras. Puis le petit bébé s’éveilla, sourit à François, caressa ses joues et saisit sa barbe dans ses petites mains !
Et cet ami comprit que Jésus avait semblé endormi dans le cœur des humains et que c’est François qui l’avait réveillé par sa parole et par ses exemples.
François, qui assistait le prêtre à l’autel en qualité de diacre, parla si bien à la foule de la naissance de Jésus et de ce que veut dire Noël que tous furent remplis d’une grande joie.
L’année suivante, les habitants de Greccio avaient raconté avec tant d’admiration les merveilles de cette belle nuit de Noël que, un peu partout, on se mit à reconstituer, dans des grottes ou des étables, la scène touchante de la naissance de Jésus.
Et c’est pourquoi maintenant, nous avons partout des crèches à Noël; on dit même que le mot vient du nom de la ville de Greccio.
Alors, avec François d’Assise, nous te souhaitons beaucoup de paix et de joie. Et surtout découvre le vrai sens de la fête de Noël, tu en seras plus heureux et rempli de bonheur !
(Texte de l’Abbé Jean Pihan, « Saint François d’Assise », éd. Fleurus, 1952, adapté par Richard Chartier, ofs, du Service d’animation franciscaine en milieu scolaire (SAFMS), Les Franciscains du Québec, décembre 2000)
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samedi 12 décembre 2020
Lettre à un ami confiné par Gilles Farcet
En vol...
Hier j'ai pratiqué une méditation sur le thème de l'argent.
Ce matin plus de portefeuilles dans la maison !
Les portes dans la nuit s'étaient ouvertes.
Je vais donc aller immerger mes pensées dans un bain de détente.
Cela m'apportera du liquide.
vendredi 11 décembre 2020
Traitez-vous en véritable ami ou amie
Imaginez que l’un ou l'une de vos proches doive procéder à des changements dans sa vie ou vivre votre épreuve. Comment le ou la soutiendriez-vous ? Quels conseils lui donneriez-vous? Quelles attentions lui accorderiez-vous? Quel professionnel lui conseilleriez-vous de consulter? Qu’est-ce qui vous alarmerait dans son comportement? Quels conseils donneriez-vous à ses proches ? Que ne feriez-vous jamais avec lui ou elle, ni ne lui diriez jamais?
Une fois toutes ces réponses récoltées, relisez-les très attentivement avant de les noter, puis considérez-les comme de salutaires piqûres de rappel pour vous.
Faites des pauses d’autocompassion
Pensez à une situation ou une relation difficile, qui, dans votre quotidien, est source de stress. En y pensant, essayez de sentir les endroits où le stress ou une tension se manifeste dans votre corps, puis dites-vous que :
a. C’est un moment de souffrance.
Vous pouvez aussi vous dire : « Ça fait mal. aïe! », ou « C’est ça, le stress. »
b. La souffrance fait partie de la vie.
Elle est commune à toute l’humanité.
Vous pouvez aussi vous dire : « Les autres ressentent aussi cela, je ne suis pas seul, nous luttons tous dans nos vies. »
Maintenant, posez vos mains sur votre cœur, ressentez leur chaleur et la douceur de leur poids sur votre poitrine, puis dites-vous : « Puissé-je faire preuve de bonté ou de gentillesse avec moi-même. »
Vous pouvez aussi vous dire : « Puissé-je me donner la compassion dont j’ai besoin, apprendre à m’accepter comme je suis, me pardonner, être fort, être patient. »
Cet exercice peut être effectué à tout moment du jour ou de la nuit, dès que vous ressentez monter en vous une certaine dureté pour vous-même, ou que vous vous négligez.
Pratiquez le toucher soutenant
Parce qu’il active le système nerveux parasympathique, le toucher apaise les tempêtes émotionnelles. Des études ont montré qu’il activait la production d’ocytocine, l’hormone de l’attachement, qui nous procure un sentiment de sécurité, calme nos émotions, ainsi que le système cardio-vasculaire.
Je favorise la faune sauvage en hiver
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jeudi 10 décembre 2020
Exercices d'automassage
Soulager la fatigue visuelle causée par les écrans
Debout, assis ou allongé sur le dos
- Relâchez vos épaules, secouez vos bras, puis frottez vos mains l’une contre l’autre pour les réchauffer.
- Arrondissez les doigts et les paumes pour former un creux et placez vos mains sur vos yeux. Le centre des paumes au niveau des yeux.
Les doigts se superposent au milieu du front.
L’auriculaire se cale naturellement à l’angle de la naissance du nez et de l’arcade sourcilière.
Aucune pression n’est exercée, ni sur les yeux, ni sur les sinus. Les mains sont justes posées sur le visage. Les épaules sont détendues : vous pouvez poser vos coudes sur une table ou un coussin.
- Vos yeux baignent dans une obscurité reposante.
- Ressentez la chaleur de vos mains qui se diffuse dans vos yeux.
- Accompagnez ce moment de pensées agréables, de sentiments optimistes ou d’images plaisantes comme un paysage, un objet ou une couleur que vous aimez.
- Profitez de ce moment pendant quelques respirations ou quelques minutes selon le temps dont vous disposez.
2. Apaiser son esprit
Évacuer le trop-plein d’émotions
Debout, assis ou allongé sur le dos
- Fermez les yeux et laissez aller votre respiration sans chercher à la contrôler.
- Placez vos mains, l’une sur l’autre, en haut de la cage thoracique, au niveau du sternum.
- Exceptionnellement, expirez par la bouche puisqu’il s’agit d’évacuer le trop-plein.
Faites glisser vos mains en appliquant une légère pression sur toute la ligne médiane en descendant jusqu’au pubis.
- Replacez vos mains sur le haut du sternum à l’inspiration et recommencez la descente dans une nouvelle expiration. Répétez ce geste une dizaine de fois.
- En replaçant vos mains à nouveau en haut du sternum, respirez par le nez en concentrant votre attention sur la zone sous vos mains.
- Ressentez, observez ce qui se passe dans cette zone. Rentrez en contact avec vos émotions tout en les laissant aller et venir au rythme de votre respiration.
- Après quelques respirations ou plusieurs minutes, déplacez vos mains d’une largeur de paume vers le bas et répétez la descente vers le pubis, jusqu’à ce que vous sentiez l’apaisement de cette zone.
- Procédez de la même manière jusqu’à la zone sous le nombril. De là, visualisez l’énergie circuler dans vos jambes, vos pieds, jusque dans le sol.
3. S’éclaircir les idées
Dissiper les tensions mentales
Debout, assis ou allongé sur le dos
– Superposez vos deux paumes sur le sommet de la tête.
– Avec vos mains, faites bouger le cuir chevelu sur le crâne en dessinant de petits cercles, dans un sens puis dans l’autre, sans faire glisser les mains sur les cheveux.
Répétez ce mouvement 10 à 20 fois dans chaque sens.
4. Relâcher la nuque
Soulager les tensions du cou
Assise, pieds à plat sur le sol, le dos droit
- Penchez légèrement la tête vers l’avant.
- Croisez les doigts derrière la nuque.
- Massez de la base du crâne vers les trapèzes en exerçant des pressions circulaires avec les paumes de main.
Réalisez ainsi 3 à 7 passages.
mercredi 9 décembre 2020
Méditation taoïste
Le nouveau centre Ming Shan en Suisse, dirigé par Fabrice Jordan, propose un week-end de formation à la méditation taoïste. Ci-joint, voici un livret de présentation de cette méditation.
Ceci est le lien vers votre PDF.
Un site ancien à redécouvrir
Avant de créer le blog phytospiritualité, il y avait mon site qui existe et vit encore :
Les chemins d'une autre connaissance
mardi 8 décembre 2020
Ma famille avant tout
Je vous partage un témoignage que j'ai trouvé précieux et qui montre l'espoir en la vie et une certaine force intérieure :
lundi 7 décembre 2020
Confinement et nostalgie
« Le
monde d’après ne sera plus comme le monde d’avant ! »
Cette opinion est pour les uns une source
d’inquiétude et pour d’autres une espérance. Il n’empêche qu’il en est ainsi
depuis toujours. Étant au bord d’une rivière, contemplez l’eau qui coule …
coule … et demandez-vous comment vous allez faire pour vous baigner une fois
encore dans l’eau du jour d’avant ou du jour d’après ?
Le refus de la loi de l’impermanence s’enracine dans
cette part de nous-même définie comme étant l’EGO.
L’ego ? Lorsque je demande à Graf
Dürckheim ce qu’est l’ego, il me répond : « L’ego
? c’est cette entité, cette représentation mentale de soi-même, qui pense : moi
je suis moi et je veux rester moi !
».
En même temps, il semble qu’une
nostalgie autre que le désir de revenir au monde d’avant, profite du
confinement pour sourdre du plus profond de notre nature humaine. « L’impression, me disait une participante
à une retraite, que manque quelque chose d’essentiel
à ma manière d’être, qui me permettrait —dans le monde tel qu’il est
aujourd’hui—, de pouvoir donner sens au simple fait de vivre. La méditation
serait-elle le moyen de combler ce manque ? ».
A sa question, il me faut répondre que c’est là le sens de l’exercice appelé ZAZEN : « l’éveil de l’homme à sa vraie nature en tant qu’être humain » ; à son être essentiel, qui n’est pas l’ego. Mais je ne suis pas sûr que ce soit la visée de ce qu’on entend aujourd’hui comme étant la MÉDITATION, cet exercice qui met l’accent sur l’utilisation du mental (mind) et participe au développement des potentialités de l’ego. Est aujourd’hui proposée, sous le nom de méditation, une méthode qui participe à ce qu’on appelle le développement personnel.
Curieuse naïveté que celle d’imaginer que en restant
enfermé dans le MOI, domaine de l’angoisse et des états qui l’accompagnent, je
vais pouvoir assurer ma sécurité, mon confort et ma santé !
Graf Dürckheim écrit : « Si l’homme occidental perçoit l’impasse à
laquelle sa pensée l’a conduit, il sera obligé de —prêter l’oreille— à la voix
de son être essentiel insaisissable par la pensée objective ».
Prêter l’oreille ! Accueillir ! Être touché
!
Ces mots, bien mieux que le mot —méditation—,
traduisent exactement le kanji ZEN.
Nous devons au maître Zen Sôtô Hirano Katsufumi Rôshi (1) un puissant éclairage sur la différence entre Zazen et méditation : « Il y a mille et une façon de méditer ; il n’y a qu’une façon de pratiquer zazen ! » — « On ne pratique pas zazen avec le mental (Mind) ! » — « Zazen est avant tout une manière d’être en tant que corps ! ».
ZA-ZEN ? Ce n’est pas un nom, un
substantif. C’est une action.
Za, ce n’est pas une posture, une
assise ; c’est une action du tout corps-vivant que je suis qui, d’instant en
instant s’organise et se réalise. Za, c’est se poser dans l’espace-vécu et le
temps-vécu (ce qui me libère de mes égarements dans l’espace-pensé et le
temps-pensé).
Zen, ce n’est pas quelque chose ;
c’est l’action qui consiste à prêter l’oreille, à accueillir ce qui se présente
d’instant en instant grâce à ce processus du corps-vivant qu’est le sentir. Nous rencontrons ce qu’on
appelle la vie, le monde, grâce à nos cinq sens.
La pensée nous écarte du réel en fabriquant des représentations du réel.
Pour avoir la chance de toucher, ou d’être touché,
par l’essentiel il faut se glisser
dans le sentir. C’est l’attention
portée à la profondeur d’une qualité sensorielle qui donne accès à l’expérience
qu’est notre vraie nature.
C’est tout ? Oui. Et c’est d’autant plus stupéfiant
pour notre esprit occidental, sans cesse animé par l’exigence de faire quelque
chose, au point de croire que si je ne fais rien, rien ne se fera ! D’où
l’importance de s’entraîner à la réalisation d’une action inhabituelle : l’exercice
de l’absolue immobilité. Là où est la
parfaite immobilité, il n’y a pas de place pour l’ego !
On ne pratique pas zazen avec le mental ; zazen est un
exercice vital.
Vital ? Oui, corporel !
S’agit-il d’une gymnastique dans laquelle on engage cet
outil qu’est le corps qu’on A (Moi et quelque chose mon corps) ? Non. Il s’agit
de passer de l’idée « J’ai un corps (Körper)
» à l’expérience que « Corps je suis (Leib)
». Expérience que ce que j’appelle la vie n’est pas dans le corps ; expérience
que le corps (Leib) est la vie qui
d’instant en instant prend forme.
Le corps-vivant n’est pas quelque-chose. La vie n’est
pas dans le vivant ; le vivant est la vie qui, d’instant en instant, se réalise
et s’organise dans une forme pensée comme étant matérielle. Tout ce qui vit — devient ce qu’il est et
est ce qu’il devient — selon un ordre des choses qui n’est pas du ressort de
l’ego ; le mental n’a rien à faire dans ce processus vital.
Tout se complique ! Non, tout devient plus simple !
Parce que si notre vraie nature, notre être essentiel est insaisissable par la
pensée, cela ne signifie pas qu’il soit inconnaissable. Le chemin de connaissance
est un chemin d’exercice et d’expérience.
Aussi bien, revenons à zazen, cet exercice si
différent de ce qu’on appelle méditation :
Être là, assis, dans la verticalité intérieure et la
forme corporelle voulue par cet ensemble d’actions infaisables qu’est l’acte de
vivre. ET, sentir qu’en ce moment : je inspire. « JeInspire » et moi je n’y suis pour rien. « JeInspire », en un mot, sans intervalle entre ce que je nomme «
Je » et ce que je nomme « Inspire » ; parce qu’il n’y a ni distance ni écart de
temps entre le sujet et le verbe. Pas de dualité.
Et voilà qu’en ce moment, pour ce moment, « JeExpire » et moi, je n’y suis pour
rien.
À quoi bon reprendre, jour après jour, cet exercice
qui n’est pas un exercice mais une manière d’être de tout soi-même. C’est ce
que, au cours de son séjour au Japon, Graf Dürckheim demande au vieux moine
auprès duquel il pratique zazen : « en quoi consiste votre exercice que vous
pratiquez depuis tant d’années ? «
Réponse : « Ah, c’est difficile ! Je cherche à vraiment libérer le va-et-vient du
souffle (KoKyu) et c’est curieux,
lorsque j’y arrive … TOUT EN MOI SE CALME ».
Tout en moi se calme ! Nostalgie on ne peut plus
légitime en ce temps de confinement …
Zazen est vraiment différent de ce qu’on appelle
aujourd’hui méditer !
Jacques
Castermane
(1) Hirano
Katsufumi Rôshi : ENSEIGNEMENTS Propos recueillis par J. Derudder (www.tenchijin-zenkai.fr)
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