mercredi 10 juin 2015

Irradiations...



" L'essentiel pour une bougie n'est pas l'endroit où elle est posée, 

c'est la lumière qu'elle irradie jusqu'au bout."

Marie de Hennezel

lundi 8 juin 2015

Anne Doufourmentelle et l’intelligence du rêve...


Essayer de se pincer (ou vérifier que la toupie s’arrête bien), 
pour être sûr que l’on n’est pas « en train de rêver »... 
personne n’y a jamais cru. 
Et pourtant le rêve travaille bien, de l’intérieur, 
la réalité de celui qui croirait ne pas rêver.




Anne Dufourmantelle, docteur en philosophie (Sorbonne) et diplômée de Brown University, a enseigné à l’Ecole d’architecture UP6-la Villette. Elle dirige une collection d’essais chez Stock intitulée « L’autre pensée » et exerce en tant que psychanalyste à Paris. Elle est aussi auteur de plusieurs livres.


dimanche 7 juin 2015

Revenir au Centre...


"Pour moi, l’important c’est l’identification à la Source. Demeurez au Centre, et la périphérie se portera bien.... Bien sûr, lorsque vous revenez au point central, il explose dans toutes les directions. Le Centre explose. Mais c’est au Centre que vous devez aller."


"Quittez votre état périphérique de troisième personne et rentrez chez Vous, au Centre, où vous retrouverez votre nature de Première Personne. Laissez la petite personne mortelle là-bas dans le miroir, et revenez vers le JE immortel, Ici, devant le miroir. Soyez l’éternel MOI que vous êtes déjà."


"Ne négligez plus cet endroit si précieux, votre Centre vital qui, pour peu que vous y portiez votre attention, explose instantanément aux dimensions de l’univers. Et tout devient clair."

Douglas Harding
(source : Bog de José Le Roy)

vendredi 5 juin 2015

Goutte que goutte !



"La goutte dans la mer peut parfois savoir 
qu'elle est dans la mer, 

mais elle sait rarement
que la mer est aussi en elle."
Mâ Ananda Moyi



"Il faut que la goutte devienne consciente de sa participation à la mer, 
la feuille de sa participation à l'arbre, 
le sarment de sa participation à la vigne, 
l'homme de sa participation à l'être divin."
K.G.Dürckheim


jeudi 4 juin 2015

Avoir la fibre d'une bonne alimentation


La consommation de fibres était au début du siècle de l'ordre de 20 à 30 g par jour et par personne. Aujourd'hui, elle se situe entre 15 et 20 g. Cette diminution résulte de la modification de nos habitudes alimentaires : moins de pain, moins de céréales, plus de produits carnés et de laitages. 
Le raffinage de la farine a également contribué à cette diminution. Comment augmenter votre consommation de fibres ? Les fibres font partie des éléments essentiels à notre organisme. 
Leur rôle mécanique permet un parfait fonctionnement de notre "tuyauterie intestinale" et assure ainsi l'évacuation des résidus de la digestion. Les fibres sont donc une nécessité. Pour cela, rien de plus simple, il suffit de consommer régulièrement des produits d'origine végétale chaque jour.






mercredi 3 juin 2015

Les effets bénéfiques de la pratique de "gasshô"

C'est un geste que je fais en début et en fin de séance de shiatsu... qui me permet de me sentir relié à l'ensemble de ce qui est...

"...Gasshô est un geste sacré qui représente un “mûdra” (le mûdra du temple intérieur), induisant un changement positif dans la conscience. C’est la posture dite de salutation et d’hommage. Gasshô nous amène à ressentir et à développer en nous-même des sentiments de gratitude, d'appréciation, de respect et de profonde reconnaissance.

J'ai découvert dans l'ouvrage "Intuitions", de David O'Hare, que : "L'Institut de Recherche Heartmath a rassemblé dans un livre les recherches faites sur la gratitude (appreciation en anglais) et sa relation avec le systéme nerveux autonome, les émotions et la variabilité cardiaque. Les auteurs ont montré que l'évocation d'un sentiment de gratitude fréquente et répétée entraîne des effets bénéfiques dont :

- Un meilleur équilibre hormonal et une augmentation de la production de DHEA (hormone antivieillissement).
- Une augmentation des émotions positives.
- Une augmentation du système immunitaire.
- Un effet cumulatif de la pratique des exercices de gratitude. Il est de plus en plus facile de ressentir la gratitude parce que les émotions renforcent les liaisons neuronales impliquées dans ces émotions."

Cela m'a donné un nouvel éclairage, disons scientifique, des effets positifs qu'apporte notre pratique du gasshô.
On pourrait encore ajouter que, selon la médecine chinoise, ce mûdra (et les sentiments qu'il fait naître en nous), renforce et équilibre l'énergie de la loge du poumon (dont l'émotion prédominante est la tristesse lorsque celle-ci est affaiblie). D'où le fait de pouvoir ensuite "respirer la Vie à plein poumon" et d'honorer le Vivant à chaque instant...

Veuillez recevoir mes gasshôs de gratitude !"

Patrice Gros


dimanche 31 mai 2015

Un lendemain de fête... des mères...


"Les mères ne sont pas toujours telles que nous les souhaitions. Et je leur accorde le droit d'être plus femmes que mères, et mieux je le comprends parfaitement. Ces mères n'ont pas souvent eu des gestes ou pensées tendres. Ces mères ont fait attendre leurs enfants seuls dans la nuit...Ces mères ont pu abandonner, se choisir avant de choisir l'enfant. Elles ne sont pas toutes lumière , mais il n'est pas permis de les juger. Aujourd'hui je ne pense pas aux mères idéalisées en général, mais à la femme aux cent facettes qu'elles sont, et à celles qui ont marqué ma vie. 

A toutes ces femmes pleines de sève de vie, qu'elles transmettent, car elles sont la source . Ma mère de coeur, ma mère de sang, toutes les femmes que j'ai admiré, celles que j'ai aimé, celles que j'ai vénéré et m'ont montré le chemin. Les femmes que j'aime. Je suis Elles, un peu de la lune, un peu du soleil, courage et détermination. Avec des larmes et des rires, toujours dans l'émotion. Belle journée dans la joie, à toutes ces femmes, humaines, imparfaites, idéales, présences fortes même dans l'absence". 

Christine Cipriani





Fabuleuses mamans avec Hélène Bonhomme


Que cherchez-vous à transmettre ?
Selon Florence Servan-Schreiber, le bonheur c'est « créer, contribuer et transmettre ». Créer consiste à inventer, apporter soi-même aux autres, aider les autres à accomplir leur propre mission de vie. J'ai voulu « équiper » les mamans dans leur identité. Le terme anglais qui me vient à l'esprit c'est « empower ». Il s'agit de faire de ce temps au foyer un atout, voir ce quotidien en positif. Je vais gagner en maturité, découvrir qui je suis, profiter de ce tournant de ma vie pour réfléchir à ce que je veux devenir, acquérir des compétences qui me serviront toute ma vie. Je repense à un coup de fil professionnel que j'ai osé passer, tandis que mes enfants balançaient des œufs par terre dans la cuisine... J'ai respiré un grand coup et choisi de voir ça comme une opportunité pour me perfectionner dans la gestion de conflit ! 

Un vœu pour les mères que nous fêtons dimanche ?
Devenez vous-même, rayonnez là où vous êtes, comme vous êtes. Dans votre foyer, au bureau, dans une association... Je crois que la première mission d'une femme (mais c'est aussi valable pour les hommes, en fait !) c'est d'être heureuse. Choisir de faire ce qu'on aime, assumer ses convictions personnelles, être capable de trouver son bonheur dans un quotidien même s'il n'est pas exempt de galères ni de frustrations. Dans un avion, un cas d'accident, l'adulte doit commencer par poser son masque à oxygène avant de s'occuper de son enfant, au risque que tous les deux périssent. De la même façon, une maman qui ne prend pas soin de se connecter à sa source ne peut plus alimenter les autres. 


Personnellement, qu'est-ce qui vous ressource justement ?
Je suis croyante, je viens d'un milieu protestant. Je puise dans la Bible les conseils que j'applique à ma famille : le pardon, la gratitude, le don... Je n'aime pas le terme de « valeurs » parce qu'il implique un jugement et donne l'impression que certains font bien, d'autres mal. Je lui préfère le terme de sagesse, au sens où « ça marche ou ça ne marche pas ». Je puise dans ma foi la grâce dont on a tous besoin, surtout dans une famille ! La grâce est ce cadeau immérité qui me donne de continuer malgré mes erreurs et mes ratés. Je ne suis pas parfaite, ni excellente, mais ce que je suis est précieux aux yeux de Dieu. Et c'est valable pour chacun de nous.






samedi 30 mai 2015

Cuisiner et s’alimenter, c’est faire un choix de société par Isabelle Filliozat

D’après Isabelle Filliozat, psychologue clinicienne, psychothérapeute depuis plus de 30 ans et auteure d’une quinzaine d’ouvrages dont les best-sellers Au cœur des émotions de l’enfant et l’Intelligence du cœur (Marabout), c’est en apportant plus de « conscience » en cuisine, ce lieu de métamorphose des aliments, que l’on se transforme aussi soi-même et dans notre relation à autrui.

D’après vous, cuisiner et manger « en conscience » nous mène à l’écologie…
Une simple pomme contient l’univers tout entier : graine, soleil, pluie, terre, abeilles, pommier, verger et main experte du paysan qui l’a cueillie, déposée dans un panier, transportée puis vendue avec fierté. Si c’est une pomme issue de culture intensive, ayant subi plus de 30 traitements chimiques et cueillie par une machine, mise en cageot en usine puis négociée à bas prix en supermarché, on a plutôt envie d’oublier ! Pourtant peut-on vraiment se nourrir sans prêter attention à sa nourriture ? Qu’est-ce que j’ingère quand je mange ? À quoi est-ce que je participe ? Quel homme, quelle terre derrière les étiquettes ? Il n’est pas congruent de déplorer la pauvreté et l’injustice sociale, de désirer une autre économie et de se faire complice du monde de l’argent en cherchant à payer toujours moins cher.

Manger serait donc un acte politique ?
Oui tout comme cuisiner. Cuisiner soi-même ou acheter des produits transformés, c’est faire un choix de société. Se fournir sur un marché de petits producteurs ou dans un supermarché aussi. Les sols deviennent stériles, les abeilles meurent, les poules élevées en batteries aussi, les commerces de proximité disparaissent… Nous savons tout cela, mais nous nous empressons bien vite d’oublier au moment d’acheter notre steak au supermarché, car nous n’avons pas envie de nous sentir responsables de ces drames. S’en souvenir et agir demande du courage, mais cette responsabilité d’être aidants pour l’homme et la planète, nous apporte aussi bien plus de bonheur que l’impuissance. C’est en soi un vrai acte politique !

La nourriture peut-elle avoir aussi un impact sur nos comportements ?
Mon métier m’a amenée à m’interroger sur l’influence de la nourriture sur notre psychisme. J’ai découvert combien des aliments comme les gâteaux, le sucre, l’alcool que nous utilisons comme antistress, stressent au contraire notre organisme. J’ai aussi constaté combien la nourriture industrielle peut affecter notre psychisme. Face à des troubles du comportement des enfants ou des adultes (hyper­activité, agressivité, problèmes de concentration, dépression…), je conseille de se poser systématiquement la question des aliments. On sait par exemple aujourd’hui que le sucre stimule la production d’opioïdes naturels dans notre cerveau (d’où les réactions de dépendance ou de manque), que certains additifs comme le benzoate de sodium (E211) augmentent le comportement hyperactif des enfants ou diminuent leurs capacités d’attention et que l’équilibre entre oméga-3 et oméga-6 est fondamental au bon fonctionnement cognitif. Enfin l’intolérance au gluten ou aux produits laitiers est une réalité qu’il ne faut pas ignorer. Chez certaines personnes l’éviction de ces aliments peut donner des résultats spectaculaires en quelques jours sur le comportement (concentration, énervement…).

Que pouvons-nous apprendre sur nous-même ou partager avec l’autre en cuisinant ?
Avoir vu quelqu’un faire la cuisine n’est pas suffisant pour savoir cuisiner. On peut ne pas « oser » cuisiner parce que nos premières expériences ont été moquées. Or cuisiner c’est d’abord échouer beaucoup et chaque erreur nous rapproche de la perfection. Après un essai raté en cuisine, plutôt que de se décourager (je suis nul, c’est trop compliqué), ou de déduire une croyance (c’est pas pour moi, c’est pour les femmes au foyer), de minimiser (c’est pas grave, c’est mangeable), d’accuser autrui (tu ne m’as pas dit de remuer !), il s’agit d’écouter ce que l’échec nous dit : « Pourquoi cela n’a-t-il pas marché ? La prochaine fois je pourrai faire comme cela… » La cuisine est un lieu parfait pour lâcher les croyances qui limitent la créativité (c’est ainsi qu’il faut faire, ceci se marie avec cela, etc.). C’est aussi un lieu de vie, propice aux confidences avec les enfants et adolescents notamment. Vous remarquerez qu’ils se confient bien plus volontiers à nous lorsque l’on a les mains occupées que lorsque l’on reste les yeux dans les yeux !

Que conseillez-vous à ceux qui n’aiment pas cuisiner ?
Notre goût pour la cuisine est forgé par nos souvenirs d’enfance. Des sentiments apparents comme l’ennui couvrent souvent d’autres émotions inconscientes telles que la colère réprimée (« ma mère m’interdisait de rentrer dans la cuisine », par exemple). Pour aimer cuisiner, nous avons besoin d’en avoir reçu la permission ou d’avoir su transgresser l’interdit (souvent de la fille envers la mère). Parfois, le refus de cuisiner est lié au parent cuisinier auquel on ne veut surtout pas ressembler ! Si par exemple on a eu une mère cuisinière qui se positionnait en victime, on n’a pas tellement envie de se mettre aux fourneaux ! Ou si enfant, des réprimandes régulières ont eu pour cadre la cuisine, une fois adulte c’est un lieu qu’on évitera. Aussi lorsque ne pas aimer cuisiner est lié à notre histoire, il est important d’en prendre conscience afin de s’en libérer et de restaurer le contact avec la préparation du repas ainsi qu’avec soi-même. Ne pas prendre plaisir à cuisiner, c’est un choix mais c’est aussi se couper d’une part importante de notre dimension humaine : être créateur et acteur plutôt que simple consommateur.

> À lire : Un zeste de conscience dans la cuisine, d’Isabelle Filliozat (Marabout). Par des exercices pratiques pour méditer en préparant les repas, l’auteure nous interroge sur nos sentiments en cuisine, l’impact des aliments sur notre santé et nous livre ses meilleures recettes.