jeudi 9 août 2007

S'ouvrir jusqu'à fleurir : une histoire de plantes...

Ouvrez, ouvrez, ouvrez... l'exemple par les plantes :

Environnement et Spiritualité par Lama Denys

Lama Denys aborde le rapprochement entre l'écologie et la spiritualité :

Dialogue avec Lama Denis Teundroup

Lama Denys est un des héritiers spirituels de Kalou Rinpoché, l’un des plus grands maîtres tibétains du siècle dernier. Lama Denis n'est pas tibétain de naissance mais français. Il a une formation de médecin, de philosophe et de psychologue... Voici un extrait du livre "Dialogue à deux voies" concernant le désir :
"La relation face au désir est la même dans la pratique que la relation face aux émotions – le désir est une émotion – qui consiste donc à le voir, à l'accepter, mais simplement, sans jugement, sans idée telle que je ne devrais pas avoir de désirs. A ce moment-là, dans une relation très simple, on a une attitude beaucoup plus saine.
L'attitude de neutralité face au désir ne signifie pas du tout devenir des personnes mièvres. On dit souvent : « Le désir est le sel de la vie, vouloir travailler avec les désirs dans le sens du dépassement de ceux-ci, c'est affadir la vie, on ne vit que par ses désirs. » On n'est pas conditionné que par ses désirs mais avoir une relation dégagée par rapport aux désirs permet de vivre pleinement l'énergie de la situation sans être prisonnier de celle-ci. La pratique méditative nous apprend d'abord à accepter le désir, à avoir une attitude transparente sans se fixer et, à ce moment-là, l'acceptant dans sa réalité, on peut travailler avec la situation. Ensuite, lorsque véritablement il n'y plus de fixation, il n'y a plus quelqu'un pour s'approprier l'énergie qui était initialement celle du désir, le désir n'est plus alors à proprement parler un désir mais devient une expression de la sagesse. Ainsi, dans la tradition tantrique, on parle de la transmutation du désir en sagesse du discernement. C'est une énergie qui permet de discerner, mais ce discernement n'est pas fondé sur des fixations. Si l'on peut aller jusque-là, le désir devient, suivant une image souvent utilisée, du bois qu'on apporte au bûcher de la sagesse, d'où certaines fois, une utilisation sacrée du désir. Mais cette transmutation de l'émotion et du désir n'est possible que par la perte de celui qui veut jouir du désir, la perte de toute fixation, la perte du possesseur et de l'observateur."


Issu du même livre : Conscience, Dualité et non-dualité
Faut-il éliminer l'égo?
Egalement de Lama Denys Teundroup : Comment fonctionne l'ego ?

mercredi 8 août 2007

"Le réveil spirituel" par Arnaud Desjardins

Une interview récente de Arnaud Desjardins :

"Qui suis-je" dit Ramana Maharshi

"Qui suis-je ?
Je ne suis pas ce corps physique, constitué des sept éléments subtils (dhâtu), ni les cinq organes de perception sensoriels, c’est-à-dire l’oreille, l’œil, la langue,le nez et la peau, et leurs fonctions correspondantes : l’ouïe, la vue, le goût, l’odorat et le toucher ; je ne suis pas les cinq organes d’activité, c’est-à-dire les organes vocaux, les mains et les pieds, l’organe de procréation et l’anus, et leurs fonctions respectives : le langage, les mouvements du corps physique, la jouissance et l’excrétion; je ne suis pas les cinq forces vitales, le prâna etc. qui permettent d’accomplir leurs fonctions correspondantes ; même l’esprit pensant je ne le suis pas ; et pas non plus cet état d’ignorance inconsciente, dans lequel ne se trouvent que les impressions des objets, et non les objets eux-mêmes et leurs fonctions."...


Ci-joint l'ensemble du texte

Grazyna Perl ou maître zen Bon Yo

A la suite de maître Seug Sahn (voir le message ci-avant), je vous présente maître Bon Yo, anciennement Grazyna Perl, de l’École Zen Kwan Um. Elle se présente en tant que femme dans la tradition du bouddhisme coréen :

Coming empty-handed, going empty-handed -- that is human.
When you are born, where do you come from?
When you die, where do you go?
Life is like a floating cloud which appears.
Death is like a floating cloud which disappears.
The floating cloud itself originally does not exist.
Life and death, coming and going, are also like that.
But there is one thing which always remains clear.
It is pure and clear, not depending on life and death.

Then what is the one pure and clear thing?

mardi 7 août 2007

L'origine du mot "AMEN"

Avez-vous Confiance en la Loi de Dieu ? Amen...

"Cendres sur le Bouddha" de Seung Sahn

Né en 1927 en Corée du Nord de parents chrétiens protestants, Seung Sahn atteint l'éveil à vingt-deux ans. Il est militaire durant cinq ans puis réformateur de l'ordre bouddhiste Chogye. Il enseigne alors neuf ans au japon. En 1972, il arrive aux États-Unis sans argent ni connaissance de la langue. Il a dirigé un réseau mondial de centres zen, jusqu'à sa mort, en 2004. J'ai beaucoup apprécié ce livre de référence, Cendres sur le Bouddha, dont voici un extrait :
Le cercle Zen


Un soir, au Centre zen de Providence, Seung Sahn Soen-sa prononça le discours suivant

« Qu'est-ce que le Zen ? Le Zen, c'est se comprendre soi-même. Que suis-je?

« J'explique le Zen au moyen d'un cercle. Il y a cinq points marqués sur ce cercle : zéro degré, quatre-vingt-dix degrés, cent quatre-vingts degrés, deux cent soixante-dix degrés, et trois cent soixante degrés. 360 degrés sont exactement le même point que 0 degré.

«Nous commençons avec l'intervalle compris entre 0 et 90 degrés. C'est la zone de la pensée et de l'attachement. La pensée est désir, le désir est souffrance. Toutes choses sont divisées en opposés : bon et mauvais, beau et laid, à toi et à moi. J'aime ceci, je n'aime pas cela. J'essaie d'être heureux, et d'éviter la souffrance. Donc, la vie ici est souffrance, et la souffrance est la vie.

« Au-delà de 90 degrés se trouve la zone de la conscience, ou "Moi-Karma". Avant 90 degrés, on est attaché au nom et à la forme. Ici, il y a un attachement à la pensée. Avant de naître tu étais zéro, maintenant tu es un, dans le futur tu mourras et de nouveau deviendras zéro. Donc, zéro égale un, un égale zéro. Toutes choses ici sont identiques, car elles sont faites de la même substance. Elles ont toutes un nom et une forme, mais leurs noms et leurs formes viennent de la vacuité et retourneront à la vacuité. On reste encore dans le domaine de la pensée.

« À 180 degrés, il n'y a pas de pensée du tout. C'est l'expérience de la vraie vacuité. Avant la pensée, il n'y a ni mots ni discours. Il n'y a donc ni montagne, ni rivière, ni Dieu, ni Bouddha, rien du tout. Il y a seulement... » À ce moment, Soen-sa frappe la table.

« Ensuite, vient la zone au-dessus de 270 degrés, la zone de la magie et des miracles. Ici, la liberté est totale, sans limite ni dans le temps ni dans l'espace. C'est ce qu'on appelle "la pensée vivante". Je peux me transformer en serpent. Je peux chevaucher un nuage jusqu'au Paradis de l'Ouest. Je peux marcher sur l'eau. Si je veux la vie, j'ai la vie; si je veux la mort, j'ai la mort. Dans cette zone, une statue peut pleurer; le sol n'est ni clair ni foncé; l'arbre n'a pas de racines; la vallée pas d'écho.

« Si tu restes à 180 degrés, tu deviens attaché à la vacuité. Si tu restes à 270 degrés, tu deviens attaché à la liberté.

« À 360 degrés, toutes choses sont simplement comme elles sont, la vérité est juste ainsi. "Juste ainsi" signifie qu'il n'y a pas d'attachement à quoi que ce soit. Ce point est exactement le même point que zéro; nous arrivons où nous avons commencé, où nous avons toujours été. La différence est qu'à zéro degré il y a une pensée avec attachement, tandis que 360 degrés correspondent à une pensée sans attachement.

« Par exemple, si tu conduis une voiture en étant attaché à la pensée, ton esprit sera ailleurs, et tu passeras au feu rouge. Si tu n'es pas attaché à la pensée, ton esprit est clair tout le temps. Lorsque tu conduis, tu ne penses pas, tu te contentes de conduire. Aussi la vérité est-elle "juste ainsi". Le feu rouge signifie "Arrêtez-vous", le feu vert signifie "Allez-y". C'est de l'action intuitive. Action intuitive veut dire agir sans aucun désir ou attachement. Mon esprit est comme un miroir clair, qui réfléchit toutes choses simplement comme elles sont. Le rouge vient, et le miroir devient rouge; le jaune vient, et le miroir devient jaune. C'est ainsi que vit un bodhisattva. Je n'ai aucun désir pour moi-même. Mes actions sont destinées à tous les êtres.

« Zéro degré, c'est le "Petit Moi". 90 degrés, le "Moi-Karma". 180 degrés désignent le "Moi-Vide". 270 degrés, le "Moi-Liberté". 360 degrés correspondent au "Grand Moi". Le "Grand Moi" est temps infini et espace infini. Alors, il n'y a ni vie ni mort. Je souhaite uniquement sauver tous les êtres. Si les gens sont heureux, je suis heureux; si les gens sont tristes, je suis triste.

lundi 6 août 2007

L'audace de vivre... le sexe


"Qu'on l'admette ou qu'on le nie, non seulement le sexe est à l'origine de toute existence humaine mais il demeure, à l'état brut ou spiritualisé, le moteur fondamental de ces existences."

"De même que l'écran de cinéma n'est jamais affecté par le film projeté, qu'anandarnayakosha est déjà présent en vous et que vous êtes appelés à aimer d'un amour qui n'a pas de contraire, de même l'énergie sexuelle proprement dite n'est jamais contaminée. Votre sexualité demeure parfaite, je le dis à tous et à toutes et en particulier à ceux qui souffrent et dont je connais les problèmes d'impuissance, de frigidité ou d'inintérêt total dans ce domaine. Vous êtes coupés de la spontanéité par les connexions malencontreuses établies avec les autres fonctions qui, elles, ont été abondamment perturbées. Si vous croyez que vous avez des problèmes sexuels, vous vous trompez : vous avez des problèmes psychiques. Consolez-vous, rassurez-vous, aucun, aucune d'entre vous ne possède un centre sexuel détérioré ; ce qui est détérioré, c'est le mental et l'émotion, qui peuvent engendrer la névrose. Vous croyez que vous avez de mauvais souvenirs associés au sexe parce qu'un membre de votre famille a abusé de vous dans votre enfance — Dieu sait si Denise Desjardins, encore plus que moi, a pu vérifier le nombre de petites filles ou de petits garçons qui ont été perturbés sexuellement par les grandes personnes. Cela arrive plus souvent qu'on ne le croit et c'est ce qui est le plus censuré. Mais, en vérité, votre centre sexuel n'est jamais endommagé, seuls peuvent être blessés la pensée, le coeur et le corps."

(extraits du livre d'Arnaud Desjardins et de Véronique Loiseleur : "L'audace de vivre", ed. Pocket)

"Les trois portes de la sagesse" de Charles Brulhart


Un roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, le Roi envoya son fils auprès d'un Vieux Sage.
- " Éclaire-moi sur le Sentier de la Vie " demanda le Prince.
- " Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d'entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car sans cesse tu devrais revivre ce que tu aurais fui. Je ne puis t'en dire plus. Va maintenant, suis cette route, droit devant toi ".

Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur le Chemin de la Vie.

Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire "CHANGE LE MONDE ".
" C'était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d'autres ne me conviennent pas. " Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir.
Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent.

Bien des années passèrent. Un jour, il rencontra le Vieux Sage qui lui demande : " Qu'as-tu appris sur le Chemin ? "
- " J'ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas ".
- " C'est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise ". Et il disparut.

Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire "CHANGE LES AUTRES".
" C'était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d'amertume et de frustration. " Et il s'insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat.

Bien des années passèrent. Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : " Qu'as-tu appris sur le Chemin ? "
- " J'ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que prennent racine toutes ces choses. "
- " Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Sois reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir ". Et le Vieil Homme disparut.

Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots "CHANGE-TOI TOI-MEME".
" Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est bien ce qui me reste à faire ", se dit-il. Et il entama son troisième combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal. Après bien des années de ce combat où il connut quelques succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda : " Qu'as-tu appris sur le chemin ? "
- " J'ai appris, répondit-il, qu'il y a en nous des choses qu'on peut améliorer, d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser. "
- " C'est bien ", dit le Sage
- " Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de me battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ?
Quand trouverai-je le repos ? J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise ".
- " C'est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru ". Et il disparut.

Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la troisième porte et s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait "ACCEPTE-TOI TOI-MEME".

Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois, dans l'autre sens. " Quand on combat, on devient aveugle ", se dit-il. Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer ; il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.
Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda : " Qu'as-tu appris sur le Chemin? "
- " J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J'ai appris à m'accepter moi-même totalement, inconditionnellement".
- " C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la troisième porte ".

A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut "ACCEPTE LES AUTRES". Tout autour de lui, il reconnut les personnes qu'il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu'il avait aimées comme celles qu'il avait détestées. Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait combattues. Mais à sa grande surprise il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement gêné et contre quoi il s'était battu.
Il rencontra à nouveau le Vieux Sage qui demanda " Qu'as-tu appris sur le Chemin ? "
- " J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en accord avec moi-même, je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement ".
- " C'est bien ", dit le Vieux Sage. C'est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.
Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut "ACCEPTE LE MONDE".
Curieux, se dit-il que je n'aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l'éclat et la beauté de toute chose, par leur perfection. C'était pourtant le même monde qu'autrefois. Était-ce le monde qui avait changé ou son regard ?
Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda " Qu'as-tu appris sur le chemin ? "
- " J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n'est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c'est tout. Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais. J'ai appris à l'accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement ".
- " C'est la troisième Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde ".
Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l'habita.
- " Tu es prêt maintenant à franchir le dernier Seuil, dit le Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence ".

Et le Vieil Homme disparut.

Charles Brulhart

Pour en savoir plus sur ce texte et d'autres du même auteur.

dimanche 5 août 2007

Hommage à Swami Prajnanpad par Hélène Naudy


Je vous dépose, sous la brise du soir, un extrait de texte issu de la revue 3ème millénaire, n°84, de Hélène Naudy, thérapeute :
Alors oui, psychologie et spiritualité s'adressent au même homme que nous sommes, du moment que nous nous vivons au présent, du moment que nous ne nous cloisonnons plus et que nous ne vivons plus dans des opposés intérieurs du type « psychologie ou spiritualité ? ». Je pense à Prajnanpad et au discernement et à la perspicacité dont il a fait preuve en prenant conscience et en exposant le manque inhérent dont pâtit la spiritualité indienne. Non seulement il a expérimenté les limites de sa tradition (expérience qui a atteint son corps physique de manière irréversible), mais en plus il s'est rendu compte du peu d'attention et du peu d'intérêt que celle-ci accordait au corps, aux émotions, en fait à ce par quoi nous passons tous : l'identification. La Bhagavad Gita, si lumineuse qu'elle puisse être, ne s'inscrit pas dans la chair, dans le conditionnel. Prajnanpad a puisé dans les recherches de Freud les éléments indispensables permettant de combler le vide de sa tradition. Il a compris, il a vu clairement que la spiritualité sans la connaissance de soi est un leurre. Comment peut-on se comprendre tant qu'on ne s'est pas compris ? Comment peut-on mourir à soi-même tant qu'on reste identifié à notre mental ? Nombreux sommes-nous à prétendre se connaître alors que nous confondons connaissance intellectuelle et observation vivante, parler de la réalité et être avec le réel. Nous pensons que ces différents hommes et femmes éveillés l'ont été par une grâce, une chance, un cadeau tombé du ciel, nous pensons que nous devons nous purifier corporellement, énergétiquement, mentalement, émotionnellement, psychologiquement, pour avoir cette chance... tout cela dénote notre enfantillage. Regardons nos croyances, observons de près nos opinions à ce sujet. voyons combien nous ne voulons pas démordre de nos références, regardons-nous les yeux ouverts : regardons ce mental auquel nous sommes identifiés, regardons nos innombrables jugements et notre capacité à accuser l'autre, croyant que le jugement vient de cet autre, regardons ouvertement notre capacité à projeter sur l'autre nos propres dénigrements, regardons combien nous nous culpabilisons, et que cette culpabilité est produite uniquement par les jugements que nous nous infligeons, regardons combien nous nous moquons de nous, et nous croyons faibles, stupides, inintéressants ou tout puissants. La lumière n'éclairera pas notre intériorité, c'est notre obscurité qui nous éclaire, c'est par notre obscurité que nous nous voyons mieux, plus distinctement. La lumière ne fait que nous éblouir, et nous sommes éblouis. N'abandonnons pas notre corps et nos émotions dans l'oubli, ils ne feraient que se cristalliser davantage, et nous en deviendrions insensibles et obtus. Allons dans nos ténèbres, voyons nos identifications et le mécanisme identificatoire avec bienveillance, avec pour seule lumière l'écoute et la sincérité.

Un autre texte à lire librement...

samedi 4 août 2007

Les plantes ont-elles un "dessein" ?


Connaissez-vous les agroglyphes ou "crop circles" ? Je vous laisse découvrir ce clin d'oeil "phytospirituel".

Les soufis d'Afghanistan

Deux extraits des documentaires sur les soufis d'Afghanistan réalisés par Arnaud Desjardins vous sont proposés. Vous pouvez d'ailleurs commander ces vidéos chez Alizé Diffusion.
1er extrait :

2ème extrait :