mardi 23 juin 2020

Espace insondable


"Quelle est donc, alors, cette Véritable Nature prétendument mienne, cette merveilleuse découverte des sages qui promet de tout résoudre ? Il vaudrait mieux que j'aie dès maintenant une petite idée de cette Identité que je recherche, sinon je ne vois pas comment je pourrai établir sa présence ou son absence. En résumé, ce qu'on me conseille de rechercher n'est pas du tout une chose. C'est illimité, libre de tout conditionnement, immobile, intemporel (je répète : intemporel), simple, silencieux, et par-dessus tout, d'une évidence éclatante et intensément conscient d'être tout cela. C'est l'inconnaissable dont Aristote disait qu'il n'y a rien de plus connaissable. C'est l'insondable abîme de mystère-sans-fin qui est en même temps mon refuge et mon Soi. On lui a donné toutes sortes de noms tels que Absence, Clarté, Transparence, Claire lumière, Espace, Vide immaculé, pure Capacité, le Non-Né et le Non-Mortel... qui ne servent à rien d'autre qu'à m'aider à le reconnaître quand je tombe sur lui. (On m'assure qu'il y a une marge infinie entre chercher le mot juste pour le décrire, tout savoir à son sujet, le penser et même le sentir - et puis la réalité, c'est-à-dire le voir vraiment, plus clairement que tout, et ainsi être consciemment lui.)"

Douglas HARDING ., Le petit livre de la vie et de la mort, Ed Dervy 1997, p.17)

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dimanche 21 juin 2020

Plaisir du jour


"Chaque jour, je vois ou j’entends quelque chose qui plus ou moins
me fais défaillir de plaisir, qui me laisse comme une aiguille
dans une botte de foin de lumière.
C’était pour cela que je suis née – pour voir,
pour écouter, pour me perdre à l’intérieur de ce monde pénétrable -
pour m’instruire encore et encore
en joie, et en acclamation.
Je ne parle pas non plus de l’exceptionnel,
de l’effrayant, du terrible, de l’extravagant extrême –
mais de l’ordinaire, du commun, du plus quelconque,
des présentations quotidiennes.
Ô, bon élève, me dis-je à moi-même,
comment ne pourrais-tu pas devenir sage avec de tels enseignements –
la lumière insicelable du monde,
la brillance de l’océan,
les prières faites de brins d’herbe?"

Mary Oliver
A thousand mornings
peintre-illustrateur: Oamul Lu

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samedi 20 juin 2020

La grandeur de Swami Prajnanpad


LA GRANDEUR DE L'HOMME
Préface de Roger-Pol Droit
à partir du 23 juin 2020

Ce livre est un ensemble de citations des Upanishad, choisies et commentées par Svâmi Prajnânpad, sur le thème de la grandeur de l’homme. Il n’existerait pas sans l'immense travail qu’a fait Daniel Roumanoff pour conserver et analyser l’enseignement de ce maître.

Il restait un inédit, préparé par Daniel, de citations et de commentaires sur les sujets suivants : Homme, Dieu, Mythologie, Religions et Science. En reprenant le manuscrit pour la publication, Colette Roumanoff a cherché à en rendre la lecture plus aisée, d’autant que les sujets abordés sont délicats et peuvent nourrir des polémiques.

Cet ouvrage est une mine de citations authentiques, dont beaucoup sont inédites. Il plaira à coup sûr à ceux que cet enseignement intéresse déjà. Pour ceux qui ne le connaissent pas, ils seront agréablement surpris de la modernité des upanishad et de la critique faite par Svâmiji des dérives actuelles concernant les pratiques religieuses ou spirituelles qui rabaissent l’être humain.

Svâmi Prajnânpad nous propose de décoder autrement les événements qui se produisent dans notre monde intérieur et notre monde extérieur. Ses paroles peuvent nous permettre, à condition de questionner nos habitudes de pensée et nos jugements de valeur, d’accéder à une vie moins conflictuelle et plus heureuse. Dans cet ouvrage, il questionne particulièrement nos croyances sur les religions, le sens de la vie, la place de l’homme dans l'univers.

Cet ouvrage traite de la grandeur de l’Homme. Grandeur dont nous sommes invités à nous montrer dignes, en nous respectant nous-mêmes et en respectant les autres.

224 pages. - 18 €
ÉDITIONS ACCARIAS L’ORIGINEL 3 allée des Œillets - 40230 Saint Geours de Maremne
accarias@orange.fr

A suivre bientôt, quelques extraits....
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vendredi 19 juin 2020

Le temps de la Lumière


Il existe un tunnel obscur dans la Lumière Infinie.
On l'appelle « Temps ».

Lorsqu'un humain entre dans ce tunnel,
On appelle cela « naître ».

Lorsqu'un humain marche au long de ce tunnel,
On appelle cela « vivre ».

Lorsqu'un humain sort de ce tunnel,
On appelle cela « mourir ».

Considérer que vivre se réduit à évoluer au long de ce tunnel obscur,
Cela s'appelle « illusion ».

Percer des trous dans ce tunnel obscur, 
Cela s'appelle « science ». 

Savoir que la Lumière est autour du tunnel, 
 Cela s'appelle « Foi ». 

 Voir la Lumière dans le tunnel obscur, 
 Cela s'appelle « Amour ». 

 Voir la Lumière à travers le Tunnel obscur, 
 Cela s'appelle « Sagesse ». 

 Éclairer le tunnel obscur de sa propre Lumière, 
 Cela s'appelle « Sainteté ». 

 Confondre la Lumière et le Tunnel obscur, 
 Cela est au-delà des mots. ...

source non connue
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jeudi 18 juin 2020

La Vie a lieu...


"Entre, les limaces, les oiseaux, les rats-taupier, les taupins (a moins que ce soit un hanneton, une cétoine ?), les fourmis, les pucerons, tous ces nuisibles ! (qui n'existent pas...), les "mauvaises herbes" ! (qui n'existent pas non plus...), le manque d'eau, le trop d'eau, le vent, les grêles, la terre argileuse, la terre sablonneuse, les nuits trop fraiches, la serre en surchauffe, la faim d'azote, le BRF ou la paille ?, le fumier frais ou séché ?, la terre trop acide ou pas assez acide, le manque de pollinisation, la fonte des semis...etc, il y a 1001 raisons pour ne pas avoir de fruits ou de légumes et pourtant le miracle de la vie finit toujours par avoir lieu mais encore faut-il savoir apprécier ces moments à leur juste valeur. 
Quelles joies d'aller manger ses premières groseilles ou ses premiers cassis, framboises ou groseilles à maquereaux directement sur l'arbre, quel moment merveilleux que de s'arrêter devant les premières cerises produit par ce cerisier qui revient de si loin et de les déguster à cet instant précis sans penser à rien d'autre que de savourer ce moment. 

Il y aura toujours des contraintes à subir aussi n'attendez le monde parfait pour être heureux, agissez pour bâtir le monde que vous souhaitez sans vous préoccupez de ce que font les autres et appréciez ces petits moments de la vie qui feront votre bonheur, c'est votre récompense pour ce que vous faites pour la nature en général et pour vous nourrir en particulier..."

Source : L'oasis des mauvaises herbes

Bon anniversaire Arnaud !


"Tout de suite, ici, vous êtes aussi près que vous ne le serez jamais et vous êtes « aussi près » pour l’éternité. « Just be ; just be . » « Juste, soyez. » Soyez – à l’intérieur de toutes les formes. "

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mercredi 17 juin 2020

En soi avec Amma



′′ D'abord, l'esprit humain doit être harmonisé, 
puis l'harmonie de la nature aura spontanément lieu." 
Amma (Sri Mata Amritanandamayi Devi)





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mardi 16 juin 2020

Non séparation avec Gilles Farcet



L'impression de séparation est intimement liée à celle qui nous faut nous croire le possesseur de quoi que ce soit. 
Pour reprendre l’exemple de l’automobiliste coincé dans un embouteillage : si cette route est ma route, alors elle n'est pas insérée dans un ensemble et donc soumise aux chaînes de causes et d’effets à l'œuvre dans cet ensemble. Le fait qu’elle soit en travaux pour le bien de la communauté ne me concerne pas, moi qui entend aller attraper mon train pour mon rendez-vous dans ma journée à moi ! Selon l’expression consacrée, « ce n’est pas mon problème » ! En tant que moi possesseur et contrôleur, je me fantasme et me positionne du même coup comme séparé, existant à part du tout. 
Dans le monde séparé de l’ego, le fait que la lumière ne s’allume pas alors que moi j’aurais besoin d’y voir clair n’a rien à voir avec le tout qui n’est même pas pris en considération. L'EDF est en grève, il y a eu des tempêtes, les magasins vendant des ampoules sont fermés le dimanche ? « Pas mon problème », serine l’ego.

Cette fabrication d'un ego contrôleur, possesseur et séparé repose sur un mécanisme à l’œuvre au cœur de notre relation à ce qui est, à savoir le refus. Chaque fois qu'au nom de ce qui devrait être (« la route devrait être dégagée ») je refuse que ce qui est soit, j’alimente très concrètement l’illusion de l’existence d’une entité que nous appelons ego. C'est pourquoi la pratique du oui à ce qui est, bien envisagée à sa place c’est-à-dire dans l’instant et non dans le déroulement du temps au sein duquel il s'agit de se positionner, n’est pas seulement une démarche de bon sens mais bien une pratique spirituelle par laquelle l’existence même de l’ego se trouve mise en cause. Chaque fois que le conflit cesse, l’ego se trouve déjoué.

Sans doute avons-nous aussi entendu affirmer que l’ « ego n’existe pas ». Et, en effet, s’il existe bien momentanément une personne, il n’existe pas d’entité située à part de l’ensemble, apte à contrôler et propriétaire de « son » monde. Et pourtant, tant qu'une illusion nous tient, elle existe bel et bien pour nous. L’enfant qui, dans la pénombre de sa chambre, tremble de peur du fait de la présence d'un monstre est, certes, victime d’une totale illusion. Il n’y a pas de monstre. Reste qu’il a bel et bien peur tant que ses parents n’allument pas la lumière et ne lui montrent pas que la méchante créature n’était que sa fabrication. Il ne s’agit donc pas de prétendre détruire ou soumettre le mécanisme de l’ego mais plutôt de le déjouer par la pratique du « oui » et ainsi d'en arriver à voir, soit son inexistence - si on entend par ego un moi possesseur, contrôleur, séparé -, soit sa dimension provisoire et relative - si on entend par ego l’inévitable point de vue individuel.

Demeure alors la personne humaine, dans sa plénitude non défigurée par l’ego. Le « sage», c’est la personne parvenue à maturité et donc à plénitude, le rayonnement de la personne que les masques de l’ego ne sont plus là pour distordre. Et cette personne non déformée a alors toute latitude d’être au service de l’ensemble dont elle-même fait partie.


A la vérité, tout ce qui participe à la maladie du monde, avidité, égoïsme, violence, exclusion, manipulations, procède de l'ego et de sa prétention à posséder et contrôler à partir de sa position isolée. Un « ego sain », ce que Swami Prajnanpad entendait sans doute lorsqu’il affirmait avoir besoin d'« ego forts », c’est la plénitude d’une personne purifiée des mécanismes de l’ego. « On n’est pas plus ou moins libre mais plus ou moins asservi », rappelle Arnaud Desjardins. Disons alors que moins elle se trouve asservie à la prétention à posséder, contrôler et à l'illusion de la séparation, plus la personne unique reflète Dieu, si l'on entend par là, ainsi que l'exprimait Swami Prajnanpad, « la plus haute possibilité de l'homme ». L’humain purifié des déformations de l’ego s’exprime, se déploie, le visage humain lavé des grimaces du moi illusoire resplendit dans sa beauté et sa grandeur.

Gilles farcet

lundi 15 juin 2020

Renouons avec notre nature...


Vous écrivez que nous avons oublié notre enracinement à la terre et que cette séparation est source de souffrance. Comment celle-ci se manifeste-t-elle?


M.R. Un chercheur australien a remarqué que, dans une vallée particulièrement enlaidie et abîmée par les activités humaines, les gens allaient mal, ils étaient tristes, anxieux, fatigués, alors même que leur vie personnelle se déroulait plutôt bien. Outre la satisfaction de ses besoins primaires, l'humain a besoin de beauté, il s’en nourrit, même sans s'en rendre compte. Ces dégradations nous affectent tous, même ceux qui sont dans le déni ou dans l’absence de conscience. Car nous faisons partie de la nature, nous la constituons, comme les végétaux, les minéraux et les animaux. On le sait, les souffrances non reconnues sont à l’origine de maux bien réels, physiques, mais aussi psychiques : anxiété, addiction, dépression...


Selon vous, la pollution extérieure actuelle correspond à notre pollution intérieure.
Cela signifie-t-il que, avant de nettoyer et de soigner l’extérieur, il faudrait commencer par l’intérieur?

M.R. : En réalité, il faudrait travailler sur les deux fronts. Nous nous trouvons à un carrefour : soit nous prenons soin du lien avec les autres et avec la nature, soit nous continuons à vivre en individualistes et en matérialistes forcenés, et nous fonçons droit dans le mur. Par peur de la puissance de la nature et par avidité, nous avons choisi de la dominer plutôt que de coopérer. Nous en faisons aujourd’hui les frais : pollution, accidents climatiques, déforestations, crises alimentaires, maladies psychiques et physiques... Au lieu de consacrer notre intelligence à la seule recherche de solutions techniques pour polluer moins, ne serait-il pas profitable de réfléchir également au lien d’interdépendance qui nous unit à la chaîne du vivant? Là se trouve, me semble-t-il, la vraie nécessité : cesser de considérer la nature comme un adversaire pour redevenir partenaires, vivre une « reliance » plus grande avec elle.

Marie Romanens (extraits de Psychologies magazine)

dimanche 14 juin 2020

Tomber amoureux de l'ennuyeux


Quand on observe les gens qui ont réussi dans leur domaine, et notamment dans le domaine spirituel, on ne voit souvent que la très fine pointe de l'iceberg.
D'une manière générale, nous pouvons être admiratifs de ce qu'ils incarnent en terme d'excellence, et pouvons même peut-être parfois être un peu jaloux de ce qui peut nous apparaître comme des privilèges. Par exemple, ces personnes peuvent avoir la "chance" d'approcher le Dalaï Lama, ou d'être interviewés, ou d'avoir de l'influence, ou tout simplement, d'être heureux, le plus souvent, sans raison.
Mais ce dont nous devrions être jaloux, en réalité, c'est de leur exceptionnel talent pour tomber amoureux de l'ennuyeux, du répétitif, de l'ordinaire assumé avec tant de patience.
Pour une pièce de Mozart jouée avec tant de dextérité et de sensibilité, combien d'heures de travail répétitif, ennuyeux, effectué dans la solitude?
Pour une réussite apparente, combien d'échecs, du frustrations, de petits petits pas à se relever et à recommencer, en changeant juste un tout petit peu d'angle? Combien de foi (sans s!) dans cette minuscule étincelle qu'ils savent présente, envers et contre tout et tous, dans l'ordinaire le plus déprimant?
Pour une forme de Qi Gong maîtrisée, combien de centaines d'heures d'ennui, de déception, d'énervement, d'envie d'aller boire un café plutôt que poursuivre?
Je me souviens de Wu Changzhen, une femme, une des plus hautes autorités spirituelles du taoïsme vivant, qui nous disait: "Tous les jours, à la même heure, je suis au rendez-vous de ma méditation. Parfois elle vient, parfois elle ne vient pas. Mais moi, je suis là, tous les jours. Je ne veux pas la rater quand elle décide de venir".
Oui, tomber amoureux de l'ordinaire, de l'ennui, du banal, de la frustration, de l'énervement, de la déception, c'est la clé de notre réussite et de nos fulgurances.

Fabrice Jordan
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samedi 13 juin 2020

Ouverture du regard !


"Apprenez à poser le même regard sur tous les êtres et à voir le soi en toute chose."
Srimad Bhagavatam

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vendredi 12 juin 2020

A vous de jouer...


Voici un avis trouvé sur Facebook concernant le jeu de développement personnel de Sabine Dewulf.
C'est un véritable moyen ludique de connaissance de soi à partir de la vision sans tête de Douglas Harding
"Ce jeu m'a conquis en seulement 1 tirage de 2 cartes ! Alors je me devais d'en parler 😊
C'est un coffret de développement personnel, disponible aux Editions Le Souffle d'Or, qui porte un nom assez évocateur, en effet. On parle bien de Miroirs (au pluriel), car comme l'explique l'auteure, nous avons plusieurs facettes en nous, et c'est ce qui fait notre richesse. Encore faut-il réussir à saisir ces facettes et à les comprendre. Ces magnifiques cartes sont là pour nous aider à y voir plus clair justement... Bientôt la review 😉
"Miroirs, mes beaux miroirs" "


"Je viens de publier ma review vidéo du "Jeu des Miroirs" créé par Sabine Dewulf, illustré par Josette Delecroix et disponible aux Editions Le Souffle d'Or
A la fin de la vidéo je propose un exemple de tirage ultra rapide en 2 cartes, afin de montrer le potentiel extraordinaire de ce jeu."


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