samedi 9 décembre 2023

Le cœur n'est pas qu'une pompe

 SPIRALES : LE COEUR N'EST PAS UNE POMPE ! 

Beaucoup d’entre nous vivent sous le mythe médical selon lequel le cœur est une pompe, une idée née d’une culture industrialisée qui considère le corps comme une machine.

Le cœur est cependant bien plus beau et fascinant que nous n’aurions jamais pu l’imaginer !

 "L'analyse moderne du cœur a montré que, même si le ventricule le plus puissant du cœur peut projeter de l'eau à six pieds de hauteur, la pression réellement nécessaire pour forcer le sang à traverser toute la longueur des vaisseaux sanguins du corps  devrait être capable de soulever un poids de cent livres à un mile de hauteur » - Stephen Buhner

 Alors, comment le sang circule-t-il dans les vaisseaux labyrinthiques de notre corps ?

 Il bouge tout seul. 


 Vous voyez, le flux sanguin n’est pas un simple flux comme nous le pensions autrefois.

 Il est en fait composé de deux flux, en spirale l’un autour de l’autre, à l’image d’une double hélice d’ADN, au centre de laquelle se trouve le vide.

 "Le flux sanguin dans les vaisseaux vivants ressemble bien plus à une tornade qu'autre chose : un tel vide est nécessaire pour produire un vortex" - Stephen Buhner

 À quel point cela est-il fascinant ?

 Cette danse en spirale ne se trouve pas seulement dans la circulation sanguine, mais aussi dans la cellule sanguine elle-même !

 Les cellules sanguines tournent en fait sur leurs propres axes de rotation.  Ce sont des cellules en rotation plus petites dans un vortex en rotation plus grand.

 Si votre esprit n’est pas encore époustouflé, revenons au cœur.

 Il a été récemment découvert que le cœur lui-même n’est pas une masse musculaire, mais plutôt une « bande myocardique hélicoïdale » qui s’est enroulée en spirale sur elle-même, créant sa forme unique et ses chambres séparées.

 C’est ce qu’on appelle le cœur hélicoïdal, et vous pouvez voir les médecins le découvrir en recherchant « Helical Heart » sur Youtube.

 Associez cela aux découvertes selon lesquelles le cœur fonctionne comme une glande endocrine, possède son propre système nerveux qui fabrique et libère ses propres neurotransmetteurs et émet un champ électromagnétique bien plus puissant que celui du cerveau, et nous commençons à dépasser l'idée que le cœur  est simplement une pompe mécanique.

 C'est un organe de perception en spirale.

 Si ce n’est pas beau, on ne sait pas ce que c’est !

 Art de Gabriel Keleman

Article par Nimbin Apothecary

 Recherche fondée sur des données probantes :

 https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16373590/  https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/11807730/

 https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24209915/  https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7712215/

 Regardez-les dévoiler le cœur ici en vidéo  : https://www.youtube.com/watch?v=MbOyozg_GTs...

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vendredi 8 décembre 2023

En chemin...

 Gilles Farcet : J'ai préfacé ce beau livre dont j'ai aussi un peu accompagné la gestation. C'est un témoignage rare, celui d'un pèlerinage comme on n'en fait plus que rarement, à pied bien sûr mais surtout sans argent ni gîte et couvert prévus, au gré de la providence, c'est à dire des rencontres que le chemin réserve. Investi depuis longtemps  dans son pèlerinage intime en tant qu'élève sur une voie spirituelle, l'auteur fait de ce pèlerinage une authentique ascèse jalonnée de défis et d'opportunités. 

A lire en même temps que celui, paru il y a déjà quelque temps chez Maelström, de Pascale Moulias, Sur le Chemin ...


Tout ce qui vient à vous est le récit d'un chemin tracé par le désir profond d'atteindre un jour Jérusalem, à pied. C'est pourtant vers Saint-Jacques-de-Compostelle que Nikita s'engage par un matin de printemps. Voilà qu'il n'a pas parcouru ses dix premiers kilomètres, qu'un ami rencontré au seuil de sa maison sème en lui une graine qui croît, irrésistible, au fil de ses pas. Il réalise bientôt que c'est pour la Cité trois fois Sainte qu'il est parti. Le projet d'une vie.

Par mont et par vaux, sur les terres de Belgique et de France, il apprend à se laisser guider, toucher, bouleverser parfois par les rencontres. Avec des femmes, des hommes, des enfants.Des arbres aussi. Des champs, des collines et des cathédrales. Des chiens et des anges.

Homme de raison, il s'éloigne des rivages de ses certitudes. Les épreuves et les bénédictions lui apprennent à s'abandonner à la sagesse du chemin. C'est un grand voyage qu'il entreprend là. Il nous conte les événements qui reviennent à la mémoire du pèlerin : la danse des ancêtres, la maladie des yeux, la rencontre avec l'Afrique et celle décisive, avec deux hommes qui l'ouvrent à une compréhension nouvelle de la vie, inspirée des sagesses de l'Orient et qui le mènent vers d'inattendues retrouvailles.

À travers ce récit, nous réalisons que la vie est un voyage sacré et le pèlerinage, un symbole vivant de notre quête d'absolu.

L'auteur : Nikita Stampa


Nikita Stampa est né en 1965. Après des études de philosophie et de sciences économiques, il a voyagé dans de nombreux pays, en Europe, en Amérique Latine et en Afrique. Il vit aujourd'hui en Belgique où il travaille depuis 20 ans dans les Institutions Européennes. Á l'école Européenne d'Administration, il y contribue à développer un leadership inspiré et porteur de sens. Fidèle à l'esprit des anciens grecs, il utilise la marche et la nature comme outil pédagogique. La quête spirituelle est au coeur de son existence. Il est guidé depuis plus de 20 ans par l'enseignement de Swami Prajnanpad tel qu'il lui a été transmis par Arnaud Desjardins et Daniel Morin. Nikita Stampa est profondément inspiré par la dimension spirituelle et initiatique du Christianisme.

Marié, père de trois enfants et deux fois grand-père, il a publié en 2014 un roman initiatique intitulé "Sur le chemin du retour, l'esprit de Zalaya".

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jeudi 7 décembre 2023

Les amis de Pierre Dhainaut

 Ici de Pierre Dhainaut


Tiens-toi face à l’instant qui vient, qui se

dérobe à chaque instant, et ce monde enfin,

tu le nommeras d’ici.


T’aurait-on expliqué où l’on te mène,

c’est le moment de te dire :

ta place est ici.


AVEC LES ONDES…

Avec les ondes

dès leur naissance

apprendre

à renaître éphémères.


Libres, les enfants

font mieux

que nous rendre

visite.


S’ils tiennent

debout, ces murs,

c’est grâce

aux herbes folles.


L'association des amis de Pierre Dhainaut sera présent au premier marché de la poésie à Lille.


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mercredi 6 décembre 2023

Questions posées à Arnaud Desjardins

 Pour le plaisir de réécouter Arnaud Desjardins

Entretien avec Arnaud Desjardins, par Marc de Smedt pour le magazine "Nouvelles Clés" 2005


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mardi 5 décembre 2023

Traversée à deux...


 "QUI PREND AUJOURD'HUI la peine de prévenir les jeunes couples que la traversée d'une relation d'amour est une affaire périlleuse ?

L'illusion que la relation doit rester gratifiante distille un poison.

Or, prendre conscience que bâtir un amour est une œuvre difficile ne constitue pas une raison de ne pas l'oser ! Tout au contraire ! Que serait une vie où l'on ne tenterait pas le plus haut, le plus ardu, sinon une esquive et un rendez-vous manqué ?

Oui, "l'autre" est une aventure périlleuse. Il est là pour m'accoucher de mes démons et de mes ombres. Aussi court-il le risque de devenir l'écran de projection de tout mon mal-être.

Il est par excellence cet "empêcheur de tourner en rond" qui m'arrache à ma ronronnante identité, à l'enfermement qui sans lui me guettait ; il va faire brèche en moi, c'est à dire me mettre en vie et en métamorphose.

Le drame contemporain, c'est la fuite des couples devant toute irritation et toute crise. Dès que cesse l'agrément d'être ensemble, beaucoup prennent leurs jambes à leur cou, ignorant que le plus beau de l'aventure va tout juste commencer : la construction d'un amour adulte."

Christiane Singer

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lundi 4 décembre 2023

Harmonisation...

Cette semaine, soyez à l'écoute des messagers, de cette vie qui vous parle… 

L'écoute active est le programme pour ce mois de décembre. Soyez cet humus qui accueille les feuilles avec hospitalité pour les transformer en ressources pour le printemps à venir..

"C'est la carte "Humanité" qui est sortie du jeu. Le dieu grec Hermès (Mercure pour les Romains) court devant son temple, la lettre H. Il porte des chaussures, un casque et un caducée qui ont tous la particularité d'être ailés. Messager des dieux, il est leur intermédiaire auprès des hommes. 

Avez-vous remarqué combien la lettre H, particulièrement symétrique et Harmonieuse, s'élève autant vers le ciel qu'elle ne s'enfonce dans la terre ? Selon le poète Emile Blémont, c'est une sorte de cathédrale, avec ses deux tours reliées par le centre.  Pour ma part, je sens profondément qu'elle nous offre toute son Hospitalité, qu'elle nous permet d'Habiter notre espace en reliant notre aspiration à gagner les Hauteurs et notre sens de l'Humilité. Elle revêt par ailleurs la forme d'une Haie, ce à quoi elle renvoie directement à l'origine, dans la langue proto-sinaïtique ; la lettre hébraïque Heith signifie d'ailleurs "haie" ou "barrière". 

Georges Colleuil, qui a préfacé cet oracle, explique dans plusieurs de ses ouvrages que cette lettre symbolise le premier obstacle, la première grande épreuve initiatique dans le parcours ésotérique de l'alphabet. Elle m'évoque la Hache sacrée et offre la capacité de transformer n'importe lequel de nos Handicaps en sentiment de notre propre Honneur.

La lettre H où Hermès se ressource est aussi le plus Humain des sons, dans la mesure où elle s'apparente au souffle, à l'Haleine qui nous anime et nous permet de Humer les parfums autour de nous. Elle nous guide sans cesse et nous encourage :  "Halte-là ! Hé ! Ho hisse ! Hop ! Hourra..."

Hermès, dieu des commerçants, des voyageurs et des voleurs, est un  personnage vif et Habile, qui nous invite à dépasser notre sentiment de Honte pour nous élever et nous ancrer, pour harmoniser nos énergies comme les deux serpents qui s'enroulent autour de son bâton. Aussi pouvons-nous le suivre sans crainte...

Je vous souhaite un très bon début de semaine sous les auspices du dieu Hermès !"

Sabine Dewulf (auteure de l'Oracle Alphamythique)

Source : Illustration de la carte : Marie Dewulf. Dessin du temple : Rémi Decavel.


dimanche 3 décembre 2023

L’inattention est-elle le mal du siècle ?

On la tient quelques instants, puis elle s’échappe : où est passée notre attention ? Quelle est cette qualité de présence qui manque tant au monde contemporain ? Pour entrer dans l’Avent, explorons les profondeurs de cette faculté de l’attente, accompagnés par la philosophe Simone Weil.


« Toute chose autour de nous mendie notre attention, de l’oiseau au coucher de soleil, constate Martin Steffens. Et l’attention que nous leur prêtons est un acte de responsabilité : si je n’y suis pas attentif, la chose n’existe pas pour moi, et à force de ne plus exister pour moi, elle risque de ne plus exister du tout », redoute-t-il, évoquant la crise écologique.

Appliquée aux autres, « l’attention est la forme la plus pure de la générosité », écrit Simone Weil, qui dit aussi dans De l’attention (Omnia) : « Les malheureux n’ont pas besoin d’autres choses en ce monde que d’hommes capables de faire attention à eux. La capacité de faire attention à un malheureux est chose très rare et très difficile ; c’est presque un miracle, c’est un miracle. La chaleur, l’élan du cœur, la pitié n’y suffisent pas. » Cette attention à l’autre se résume pour la philosophe à « être capable de demander : “quel est ton tourment ?” ». « Pour cela, il est suffisant mais indispensable de savoir poser sur lui un certain regard. Ce regard est d’abord un regard attentif, où l’âme se vide de tout contenu propre pour recevoir en elle-même l’être qu’elle regarde tel qu’il est, dans toute sa vérité », poursuit-elle. Pour Martin Steffens, une autre figure de l’attention est celle qu’un père ou une mère porte à son jeune enfant qui le sollicite et lui demande de « sortir de ses distractions pour entrer dans son univers et poser un regard sur lui ».

Mais l’attention est aussi une éthique, nécessaire pour agir bien. « Quand Jésus, sur la Croix, demande au Père le pardon de ceux qui l’ont mis à mort “parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font” (Luc 23, 34), que cherche-t-il ? », interroge Martin Steffens. Il pointe le « péché-racine : le manque d’attention ». « Il suffisait en effet, pour ne pas prendre part à la crucifixion de l’innocent, d’être attentif. Et il est grave de ne l’avoir pas été. »

« Un quart d’heure d’attention vaut beaucoup de bonnes œuvres »

Las, l’attention semble hors de portée dans nos journées bien remplies, d’abord occupées par l’action. « Nous avons sans doute davantage été attentifs que nous ne le pensons », rassure Martin Steffens. « C’est l’Évangile du jugement dernier de Matthieu (25, 35-46) : “J’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli (…).” Ici les justes sont étonnés, ils répondent : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? Tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? Tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? Tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ?” Ils sont étonnés parce que lorsque nous faisons le bien nous sommes tellement ajustés à la situation que cela est indolore, nous ne le sentons pas, telle Sonia dans Crime et châtiment, qui se trouve parfaitement à sa place aux côtés de Raskolnikov. » D’autre part, nul besoin de longues heures d’attention, celle-ci est par essence fugace, elle se « prête » et « un quart d’heure d’attention vaut beaucoup de bonnes œuvres », écrivait Simone Weil.

Mais même quelques minutes d’attention semblent parfois hors de portée. Car « il y a quelque chose dans notre âme qui répugne à la véritable attention beaucoup plus violemment que la chair répugne à la fatigue », constate Simone Weil. L’attention relève donc de la « grâce » pour Martin Steffens. Comment y parvenir ? « Savoir qu’on est inattentif, c’est déjà ne plus l’être. C’est s’être soudain réveillé, mais sans savoir exactement comment », ébauche Martin Steffens. En outre, nous pouvons au moins « être bien disposé, par exemple en prenant parfois la décision de prendre du temps pour ne rien faire, être à l’écoute, bref suspendre son action pour regarder un peu ».

Se libérer des sollicitations permanentes


Il ne peut être question de « muscler l’attention », puisque celle-ci n’est pas affaire de concentration et d’effort. D’ailleurs, Simone Weil remarque que l’attention ne fatigue pas, au contraire, « quand la fatigue se fait sentir, l’attention n’est presque plus possible, à moins qu’on soit déjà bien exercé ; il vaut mieux alors s’abandonner, chercher une détente, puis un peu plus tard recommencer, se déprendre et se reprendre comme on inspire et expire ». L’attention est bien davantage une histoire d’équilibre.

Spécialiste du sujet, le neuroscientifique Jean-Philippe Lachaux prend l’image du funambule pour la décrire : lorsque notre attention est sollicitée, nous sommes comme sur une poutre, en proie à des forces qui nous poussent à la chute. Il faut prendre conscience de ces forces et des signaux d’inattention que notre corps nous envoie afin de maintenir l’équilibre.

S’il est impossible de forcer l’attention, la coach Anne de Pomereu préconise plutôt, pour « l’empêcher de s’échapper », de mettre en place des pare-feu : éteindre son portable, fermer sa boîte mail pendant un temps donné par exemple. « Il est très difficile et coûteux de se discipliner pour être attentif, il faut plutôt libérer notre volonté et mettre en place des garde-fous dans son environnement. C’est précisément le rôle des règles monastiques autour du silence, des horaires, de la solitude ! Celles-ci rendent possible la prière malgré les distractions et le bruit intérieur. » Or l’attention « tournée vers Dieu constitue la vraie prière », écrit Simone Weil. Elle en est la substance. Alors, quand elle devient prière, l’attention prend la forme d’une disponibilité à la vérité, d’une attente, dans une posture propre à l’Avent. « Chaque jour de l’Avent, un événement m’attend par quoi Jésus va naître, une Visitation a lieu chaque jour, croit Martin Steffens. Vais-je le voir ? Vais-je avoir la disposition d’esprit pour parvenir à y être attentif ? »

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Source: magazine La Vie



samedi 2 décembre 2023

Enveloppe impermanente

Cité par Thich Nhat Hanh dans son livre "la respiration essentielle", voici la façon dont le roi Trân Thài Tông (Viêt-nam, XIIIème siècle) contemple un cadavre pour réaliser l'impermanence :


Autrefois, joues rouges et lèvres roses,

Aujourd’hui, cendres froides et os blancs.

Position, renom, même s’ils furent insurpassables,

Ne sont plus que des éléments d’un long rêve.

Aussi riche et noble que vous soyez,

Vous n’en êtes pas moins impermanent.

Jalousie, fierté et narcissisme,

Mais le soi est toujours vide.

Grande force, habilité et réussite,

La vérité finale n’est pas en elles.

Puisque les quatre éléments (l'eau, la terre, le feu et l'air) se dispersent,

Pourquoi discriminer entre le Vieux et le jeune ?

Les fissures érodent même les montagnes,

Le héros meurt plus rapidement.

Les cheveux noirs ont à peine poussé sur votre tête

Que, soudainement, ils blanchissent.

À peine notre ami vient-il de partir,

Que la pleureuse arrive pour nos funérailles.

Le squelette de six pieds d’os secs,

Avec quelle frénésie cherche-t-il la richesse !

Cette enveloppe de peau contenant du sang

Souffre longtemps dans sa recherche de l’amour.


Réaliser l'impermanence est le chemin qui nous permet de nous libérer de nos attachements qui sont sources de tellement de souffrances. 
 Avec ma profonde amitié pour vous tous. 

 Philippe Fabri

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vendredi 1 décembre 2023

Présence sans attente

Je vous propose d'essayer aujourd'hui : 


 La présence, c'est quand tu n'attends plus le prochain moment, quand tu cesses de croire que le prochain moment t'apportera plus que ce que tu vis maintenant.

~ Eckhart Tolle

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jeudi 30 novembre 2023

L'instant du toucher


 LE « TOUCHER » : LE SENS LE PLUS IMPORTANT CHEZ L’ÊTRE HUMAIN ?

Vous êtes-vous déjà posé la question de quel est le sens le plus important chez l’humain ?

Le plus développé ou celui dont vous ne pourrez vous passer ?

La vue ? L’ouïe ? L’odorat ? Le goût ?

Quelle drôle de question pensez-vous peut-être ? Elle fut pour moi centrale pendant la pandémie de Covid-19 lors de laquelle les pratiques du toucher étaient classées comme « non-essentielles ».

Cette classification m’a assez vite indisposé, me demandant s’ils y en avaient qui connaissaient encore les terribles expériences en psychologie des années 50′. L’une d’entre elles qui m’a le plus interpellée est celle du professeur Harlow, psychologue américain, qui avait retiré des bébés singes à leur mère pour les mettre dans des cages isolées avec 2 substituts maternels.  Des formes en fils de fer qui avaient une vague forme de la maman singe, une en fils de fer nus, l’autre recouvert d’un tissu doux.

L’expérience marquante est celle où la poupée en fil de fer distribuait le lait mais quand ils étaient effrayés, les bébés se réfugiaient dans celle en tissu doux pour se blottir. En parallèle des résultats sur la théorie de l’attachement, il en découla que le toucher est essentiel pour un développement psycho-émotionnel harmonieux.

Sous cet éclairage, vous allez peut-être vous souvenir de toute une série de sensations ? Une plume sur le bras, le vent sur le visage, une douche chaude, la texture d’un tronc d’arbre, un biscuit qui croque dans la bouche, etc.

Mais revenons à nos organes des sens. A y regarder de plus près, le plus grand organe sensoriel que nous avons est notre peau. Cette peau, membrane-frontière, qui informe l’intérieur de ce qui se passe dehors pour favoriser la meilleure adaptation au milieu. Elle fonce s’il y a du soleil, elle s’humidifie quand il fait chaud, elle se resserre dans le froid. Si je la vois comme organe frontière entre l’intérieur et l’extérieur, on peut y ajouter tout ce qui recouvre les voies respiratoires et la paroi intestinale. Bref, tout ce qui interagit dans la séparation et les échanges intérieur-extérieur.


Quand une personne de notre entourage a besoin de soutien, une main sur l’épaule fait ressentir la présence. Une embrassade, un hug permet souvent de faire descendre la pression. Une main sur un bras, une caresse sur le visage ou dans les cheveux permet de faire revenir  ici et maintenant.

Au-delà des gestes amoureux, la sensation du toucher fait revenir à l’instant essentiel d’être. Cette sensation invite au retour à soi, au relâchement, à la prise ou reprise de conscience de soi par le corps. Et nous avons besoin de ce toucher essentiel.

Pour moi, le shiatsu porte en lui cette part d’essentiel. Au-delà des symptômes sur lesquels il est possible d’agir, la première chose qui compte le plus est la façon dont une main se pose. Bien plus qu’un corps, c’est la personne en entier qui est touchée à travers ce corps. Les praticien(ne)s de shiatsu connaissent cet art de l’essentiel : revenir au corps-esprit et prendre soin du moment et de l’être. Il n’est plus question de divergence entre bien-être et thérapeutique : le simple retour au moment et à soi est source de lâcher prise dans ce moment-promesse.

rédacteur : Fabian Bastianelli.

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