mardi 21 septembre 2021

Trois questions à Marie de Hennezel, psychologue clinicienne

 

par  Ciem

Bien vieillir, qu’est-ce que ça veut dire ?

Bien vieillir, c’est d’abord accepter de vieillir. Cela veut dire accepter les changements physiques qui sont inéluctables, accepter de ne plus pouvoir faire les choses que l’on faisait quand on était jeune. C’est surtout une question d’état d’esprit. Et en même temps, c’est aussi comprendre le paradoxe du vieillissement. Le corps vieillit, certes, mais la pensée peut rester jeune. On le voit très bien chez certaines personnes très âgées, radieuses, qui véhiculent cette image idéale du vieillissement : l’ouverture d’esprit, la bienveillance, l’énergie, l’humour. On retrouve cela dans leur regard et leur sourire. C’est bien la jeunesse du cœur qui reste, le goût de vivre, la beauté intérieure.

Comment faire pour rester jeune dans son cœur ?

Je pense qu’il faut tout d’abord cultiver sa curiosité. Les personnes âgées épanouies sont curieuses de tout, elles continuent à apprendre de nouvelles choses, font ce qu’elles n’ont pas pu faire avant faute de temps. J’aime beaucoup ces mots de Victor Hugo : « Mon corps décline, ma pensée croît. Dans ma vieillesse, il y a une éclosion ! » L’éclosion, c’est s’ouvrir au nouveau, à de nouvelles activités, à de nouvelles émotions. Lorsque l’on vieillit, on est davantage dans l’instant présent et on remarque des choses que l’on ne voyait pas avant. On peut alors s’émerveiller de tout et éprouver une quantité de petits plaisirs qui font que, finalement, la vieillesse est un temps dans lequel on peut être tout à fait heureux.

Quels conseils peut-on donner aux seniors qui ont été affectés par la crise sanitaire ?

La période que l’on traverse ne favorise pas le lien social, qui est pourtant essentiel, et les personnes âgées en souffrent beaucoup. Il faut utiliser tous les moyens possibles pour maintenir ce contact. On peut s’écrire, se téléphoner. On constate d’ailleurs que les conversations téléphoniques des personnes âgées avec leurs enfants sont plus longues et approfondies. Surtout avec les petits-enfants, d’ailleurs. Ils ont peur pour leurs grands-parents et ont envie de mieux les connaître. Finalement, d’une certaine manière, les liens se sont resserrés. C’est un effet positif de cette crise, si j’ose dire.

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lundi 20 septembre 2021

Hommage à Julos Beaucarne

 


Croyez en l'extase des nuages
qui traversent les grands horizons,
au petit vent du soir,
au cœur de l'été chaud.

Croyez en la douceur d'une amitié,
d'un amour,
à la main qui serre votre main.

Car demain, mais n'y pensez pas,
demain éclateront peut-être
les nuages et l'orage emportera
vos amours.

Tenez-vous serrés,
ne vous endormez pas sur un reproche
non formulé,
endormez-vous réconciliés.
Vivez le peu que vous vivez
dans la clarté.


Jules Beaucarne nous a quitté paisiblement samedi 18 septembre…

« Il nous faut reboiser l’âme humaine »

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dimanche 19 septembre 2021

samedi 18 septembre 2021

Comment œuvrer pour la Paix ?

 


1. Être en paix avec soi

Comment être en paix avec les autres si je ne suis pas en paix avec moi-même ? Si je me maltraite, me punis, me culpabilise sans cesse ? Longtemps, je m’en suis voulu d’être en vie. Puis un jour, je me suis pardonné. Je me suis accueillie humblement, avec mes peurs et mes colères, mes souffrances. J’ai fait la paix avec cette part de moi-même que j’avais oubliée. Lorsque vous êtes vous-même, l’autre vient naturellement vers vous, car il y a quelque chose en vous de cet Esprit saint qui l’attire, et le pacifie.

2. Veiller sur la famille 

Je me retrouve aujourd’hui entourée de mes quatre enfants, 11 petits-enfants et 2 arrière-petits-enfants – Hitler n’a pas gagné ! Ma famille est pour moi le premier cercle de la société, la cellule primordiale où se transmet l’amour de la vie ou la violence. « Nos parents nous disent d’être gentils, mais ils se disputent, s’étripent, s’humilient… », me disent souvent les jeunes. Quel exemple leur donnons-nous ? C’est de l’harmonie dans la famille que dépend la paix du monde.


3. Aimer

Il dépend de chacun de choisir d’être humain ou d’humilier, de devenir violent ou de pacifier, de condamner à mort par un jugement ou de sauver par un sourire. Un seul regard peut tuer ou redonner la vie. Il y a le meilleur et le pire en chacun. Nous sommes sur terre pour donner le meilleur de nous-même en nous donnant, et pour appeler l’autre dans le meilleur de lui-même. Cela passe par des petits riens qui sont de puissants contre-pouvoirs à la violence et à l’indifférence.

4. Rendre grâce

Mes traversées m’ont fait comprendre que rien ne m’est dû. Que tout est don. Plutôt que de revendiquer son droit, ouvrons-nous à l’autre. Ne nous couchons pas le soir sans rendre grâce pour les petits bonheurs (les « bonnes heures ») de la journée écoulée. Pour ce sourire, ce regard, ce geste qui nous a donné des ailes.

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vendredi 17 septembre 2021

Une courbe spirituelle


 Le cycle du hype est un modèle, formalisé par le groupe Gartner, utilisé pour montrer la courbe de l’intérêt envers une nouvelle technologie dans le temps. 

Cependant, si nous observons bien sa forme et ses étapes, elle s’applique à merveille à ce qui se passe en spiritualité ou dans la découverte d’un nouveau domaine ou parfois, d’une nouvelle personne. 

J’en adapte donc très légèrement le vocabulaire pour qu’il soit applicable dans ces différents champs. 

Phase 1) LA DÉCOUVERTE: à ce stade, il nous vient une nouvelle idée, un nouvel intérêt, encore menu au tout début. Cependant, nous lisons un livre, suivons un séminaire, parlons avec une personne et peu à peu, l’intérêt pour le domaine en question augmente, nous approfondissons jusqu’à devenir un peu accroc. 

Phase 2) LE PIC DES ATTENTES EXAGÉRÉES : à ce stade, la technique, le domaine ou la personne sur lequel nous focalisons devient en général le support optimal pour toutes nos projections. Nous allons enfin nous défaire de ce vieux problème de santé, nous avons enfin trouvé le bon partenaire, ou l’enseignant spirituel idéal (et bien entendu, idéalisé). Tout va bien, nous parlons du lieu, du domaine, ou de la personne en des termes éminemment positifs. 

Phase 3) LE GOUFFRE DES DÉSILLUSIONS : à ce stade, c’est la débandade. Le domaine n’a pas répondu aux attentes de mon ego, mes projections se crashent sur le « principe de réalité », le domaine n’est pas complet, l’enseignant/e n’est pas parfait. Pire, il ou elle a des défauts ! Je l’ai vu manger de la viande ! Il a dragué une élève ! Elle a accepté d’être payée ! 

La technique devient une arnaque, mon argent soudainement mal investi, et les enseignants des pervers narcissiques (sans que j’ais jamais pris la peine d’aller vraiment vérifier la véritable définition de ces termes, bien évidemment). A ce stade, si c’est une stratégie que nous utilisons, nous sommes souvent une pauvre victime et les "autres" des abuseurs ou des êtres, insulte suprême, non évolués ou qui n'appliquent pas ce qu'ils enseignent. 

Phase 4) LA PENTE DE L’ILLUMINATION : notons le d’emblée, ce stade est le premier stade d’une forme de maturité dans l’engagement, car cela signifie que nous avons dépassé le gouffre des désillusions sans céder à ses sirènes, et au moins pour « voir ce que ça donne ». 

En avançant, nous apprenons lentement à nuancer, à accepter les failles d’un système ou d’un ou d’une enseignant tout en reconnaissant aussi ses qualités. Si nous faisons le compte, nous nous rendons compte que globalement, ces qualités dépassent les « défauts » que nous leur attribuons, et mieux, nous nous rendons compte que certains de ces défauts étaient simplement projetés et nous appartenaient. 

Quoi qu’il en soit, à ce stade, nous apprenons, nous gérons l’imperfection, et nous nous rapprochons peu à peu d’une forme de stabilité dans le travail. A ce stade, mais pas avant, nous pouvons quitter aussi un système ou un enseignant « les yeux ouverts », sans passion excessive, et sûrs de nous. 

Phase 5) LA PHASE DU VRAI TRAVAIL (ou plateau de productivité, c’est-à-dire, d’efficacité) : ce n’est qu’à cette étape que le vrai travail commence, que les manches sont retroussées, que nous descendons dans la fange tout en nous baignant en même temps dans le fleuve de la clarté, en alternance. 

C’est à ce stade que l’ami spirituel, l’enseignant, le ou la maître peut vraiment agir en profondeur, transmettre l’essence de son art. Ce plateau peut durer une vie entière, ou n’être qu’une étape plus ou moins longue vers une autre aventure. 

Néanmoins, quiconque l’a vraiment arpenté longtemps ne revivra plus complètement les 4 stades précédents en rencontrant un nouvel univers. La maturité gagnée sur ce plateau ne se perd plus jamais, surtout s’il a été parcouru longtemps, c’est-à-dire plus de dix ans. 

En spiritualité, et en tant qu’enseignants, nous faisons beaucoup face à des personnes se baladant, très souvent de manière répétitive, sur les phases I à III. Les narcissiques, notamment, sont les champions de l’aurevoir au stade du Gouffre de la désillusion, étant donné que pour eux, rien ne peut-être en dessous qu’un pic de perfection projetée. 

Dans les temples, aux temps jadis, il était normal de faire attendre un apprenti disciple au moins 3 ans. On comprend mieux pourquoi en parcourant ces différents stades. Généralement, c’est plus ou moins le temps nécessaire pour arriver à la phase V, celle de la maturité et du vrai travail. 

J’en ai fait l’expérience récemment : un « maître » m’a écrit pour parler avec moi directement du Xuan Xue (Etudes du Mystère, des talismans), prétextant qu’il était un spécialiste du domaine et qu’il voulait donc un entretien privé, « entre initiés ». Etant donné que le ton du message me semblait pour le moins inadéquat, j’ai pris le parti, en m’amusant un peu, il est vrai, de ne pas répondre tout de suite. Je suis même parti en vacances entre deux. A mon retour, j’avais droit à mon lot de mails incendiaires, car ce monsieur avait été extrêmement vexé que « Sa Majesté Jordan » ne lui ait pas répondu de suite, alors que des « personnalités très importantes lui répondaient dans les 24h ». 

Il est facile de voir comment cette personne, Grand Maître d’une loge maçonnique, ai-je appris plus tard, qui m’avait entendu à la radio, est passé de la phase I à la phase III en un temps accéléré, ce qui montre que les méthodes traditionnelles ont beaucoup de bon, parfois. Pas besoin de dire que nous ne nous entretiendrons pas sur le domaine en question ensemble …

Si vous êtes engagé sur une voie spirituelle, ou dans un enseignement quelconque, que vous avez rencontré quelqu’un, je vous suggère de prendre le temps de passer au moins à la phase 4, si joliment nommée la pente de l’illumination. Ce n’est pas simple, car cela nécessite de dépasser nos aspects pulsionnels et animaux, qui cherchent à fuir ou à combattre. Mais, en ne se laissant pas happer complètement par ces mouvements en eux-mêmes légitimes, nous avons alors accès à une partie plus ouverte de nous-mêmes, plus libre aussi. Nous prenons toujours de meilleurs décisions dans la liberté que dans la pulsion, sauf très rares exceptions vitales. 

Bonne observation…et bon courage !

Fabrice

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jeudi 16 septembre 2021

Les trois fois trois trésors

 

Dans le taoïsme, on cite souvent les Trois Trésors comme étant le Jing (Essence), Qi (Energie) et Shen (esprit/conscience).
La deuxième version, moins connue parce que moins séduisante pour les Occidentaux est la trilogie Dao (le Tao, donc), Jing (Les écritures) et Shi (le maître).
Cette trilogie répond à mon sens très bien à certaines questions posées en spiritualité:
La première: peut-on viser directement le Dao, comme le prétendent les voies non duelles? A ceci, le taoïsme répond que bien évidemment, le Dao est toujours là, dans la mesure où il est immanent à toute chose. Mais le taoïsme considère que viser uniquement le Dao, ce n'est pas accomplir pleinement notre destinée humaine. En effet, si le Dao avait voulu que nous ne connaissions que lui, pourquoi diable nous aurait-il fait "sortir" de lui? Pour une intelligence toute puissante, ce n'est pas très malin. De ce fait, on ne parle pas d'un seul Trésor, le Dao, mais bien de trois.
Le deuxième: Jing, représente ici les "Canons", ou "Ecritures". Mais c'est une autre manière de dire: l'expérience accumulée par les générations de pratiquants antérieurs, hommes et femmes. Parfois, c'est aussi un message transmis par un "esprit", canalisé par un medium. Ici, la version des Trois Trésors répond à cette question assez fréquente: peut-on être guidé par un être désincarné?
A ceci, le taoïsme répond: oui tu peux, à condition d'avoir le troisième Trésor à disposition, c'est à dire, le Shi, le Maître. Pourquoi? Parce que le seul "dispositif" capable de nous botter les fesses et de nous montrer nos angles morts est, tout bêtement, un autre être humain. Sans ce troisième Trésor, c'est très simple, on se leurre beaucoup, et surtout, la fuite est tellement facile.
J'ai personnellement connu des personnes fuyant des responsabilités qu'un enfant de 10 ans assume parfaitement, en prétextant être "guidé par un maître désincarné". Ou d'autres incapables de gérer une frustration, invoquer "l'enseignement direct par un maître désincarné", alors que leur niveau réel de développement ne dépassait pas le niveau qu'un enfant apprend à gérer vers l'âge de 5 ans.
Par exemple, un pratiquant relativement aguerri, est arrivé une fois à Wei Bao Shan, la montagne où vivait mon maître à l'époque. Il y avait plusieurs prêtres sur place, mais il demande à voir directement le maître le plus "gradé", en l'occurrence mon maître qui est le responsable du Temple. Celui-ci accepte de le voir, mais comme ce pratiquant ne cessait de demander des traitements de faveur (il voulait apprendre directement le Xuan Xue, la partie ésotérique), prétextant qu'il était exclu qu'il recommence tout à zéro, Liu Yuan Tong l'a gentiment remis à sa place.
Résultat: ce pratiquant a refusé le repas du soir, puis s'est mis à jeûner trois jours en s'enfuyant dans les montagnes, et est revenu fier comme un coq en clamant à tout va qu'il avait été enseigné par les Immortels de la montagne et que désormais, il pouvait se passer de maître. Pas besoin de vous dire que son regard était assez proche des décompensations psychotiques que l'on croise parfois aux urgences à ce moment précis.
Cette version des Trois Trésors ne nie ni la non-dualité (autrement dit, l'Unité, voire le Vide plein), ni la possibilité d'avoir accès à certains enseignements via des canaux parfois non communs, mais elle insiste sur notre ancrage humain, et...sur la relation! Celle qui humanise, et nous aide à rester humble.
D'ailleurs, une troisième version des Trois Trésors est la suivante, et on la trouve encore moins souvent citée: Ci 慈 (amour/compassion) Jian 儉 (simplicité) et Bugan wei tianxia xian 不敢為天下先 que l'on peut simplement traduire par humilité.
A mon sens, on devrait se souvenir régulièrement des Trois.

Un petit truc pour exercer l'ensemble de la troisième version d'un seul coup? L'auto-dérision. Il faut être gentil avec soi-même pour rire de nos travers et errances, il faut être juste pour oser nommer les choses et donc, simple, et assez humble pour savoir que nous portons en nous tous les personnages, bien que l'on ait l'immense privilège, en tant qu'humains, de pouvoir choisir ceux que l'on souhaite voir s'exprimer, et comment.
Bonne pratique!
Fabrice

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mercredi 15 septembre 2021

Le Réel spirituel

 


"Si vous avez quelque chose à sauver, si vous avez quelque chose à conserver, si vous n'êtes pas prêt à tout lâcher et à tout laisser sombrer dans l'immensité du silence, fuyez la spiritualité. La spiritualité vous enlèvera tout.

Vous y perdrez vos identités, vous y perdrez chacune de vos idées, vous y perdrez vos idéaux, vous y perdrez vos peurs, vous y perdrez vos motivations, positives comme négatives, vous y perdrez tout ce que vous avez toujours cru être, savoir et posséder.

Si vous n'êtes pas prêt à tout perdre pour la vérité, y compris vous-mêmes, fuyez pendant qu'il en est encore temps.

Vous y découvrirez qu'aucune de vos idées, y compris spirituelle, n'est vraie. Vous y découvrirez qu'aucune de vos histoires n'est vous. Vous y découvrirez que rien de ce que vous tenez dans vos mains n'est vôtre, que même ce corps est un objet – comme un nuage, qui n'est ni à vous, ni à personne. Vous y perdrez tous les points de repères.

Hors du temps et de l'espace, au-delà du nom et de la forme : votre vraie nature ne donne rien sur quoi s'appuyer.

Tout sera balayé jusqu'à ce que vous voyiez : vous êtes l'espace nu, qui n'arrive nulle part, dans lequel l'expérience danse. Vous êtes le sang du réel qui bat dans le cœur du silence. Rien n'est vous, tout est vous. Rien n'est vrai, tout est vrai. Il n'y a rien à trouver dans cette voie, et tout à perdre. Et, entièrement perdu, offert, démembré, se découvre enfin le réel sous ces fictions que nous avions tant chéries.

Fictions du bien, du mal. Fictions du vrai, du faux. Fictions de moi, des autres. Fictions du temps et de l'éternité. Fictions du sens et de l'absurde. Fictions du commencement et de la fin. Fictions de l'intérieur et de l'extérieur. Fictions de l'harmonie et du chaos. Fictions du beau et du laid. Fictions de tous les opposés.

Se découvre enfin ce que nous sommes en dessous des idées que nous avions fabriquées de bric et de broc. Le réel : ce qui ne se négocie pas, ce qui ne se fabrique pas, ce à quoi on n'échappe pas. Le réel que je suis, en-deçà des idées qui toujours flanchent... Là où nul effort ne compte, là où nulle idée n'a cours, là où nul mérite n'existe – au-delà des images de nous et du monde, au-delà de nos biens, au-delà de nos mal-s, de nos maux : ce qui est.

Ce réel qui est toujours là, ce réel que je suis, ce réel que nous avons tant souffert d'essayer de circonvenir ou d'échapper. C'est cela, la vraie question – permettez-moi donc de l'écrire en graffiti sur la porte de la spiritualité : voulez-vous le réel, ou vos idées ?

Si vous franchissez cette porte, elles seront toutes massacrées.

Il ne restera plus rien, sinon vous. Votre présence nue.

Car vous êtes l'absolu, vous êtes le monde, vous êtes tout.

Qu'allez-vous désirer, refuser maintenant ?

Qu'allez-vous devenir ? "

Pierre Vaillancourt

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lundi 13 septembre 2021

L'enfant à retrouver

 


«Ne laisse aucune trace de ta souffrance sur cette terre si tu veux vraiment faire quelque chose pour ce monde.
Je suis allée retrouver l'enfant que j'étais et je le ramène et ainsi il n'y a plus aucune trace de ma souffrance.»
Christiane Singer
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Bonne semaine !

dimanche 12 septembre 2021

Etre présent...

 


Aimer signifie "être là pour lui ou pour elle". Être là est un art et une pratique. Êtes-vous vraiment présent, à cent pour cent, pour la personne que vous aimez ? En ayant recours à la respiration consciente et à la marche en pleine conscience, vous unissez votre corps et votre esprit pour vous régénérer et cultiver votre présence véritable dans l'ici et le maintenant. Être ainsi présent, à vous-même et à l'autre, est un acte d'amour.

Thich Nhat Hanh
Art: Julia Ismambetova

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samedi 11 septembre 2021

A l'écoute du cœur.

 


«Les rapports humains sont souvent désastreux, car la grande majorité de l'espèce humaine ne comprend pas qu'entrer dans le cœur d'une personne n'est pas une conquête mais une opportunité extraordinaire. »
Marilyn Monroe

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vendredi 10 septembre 2021

Arbre qui chemine...

 


Le palmier baladeur ! Jai du mal à y croire...Le palmier « Socratia Exorhiza » est unique car il se déplace d'un endroit à un autre jusqu'à atteindre des endroits plus ensoleillés.


Son mode de cheminement est que de nouvelles racines poussent au premier plan, et les anciennes meurent et ainsi de suite.
La distance parcourue en un an peut être de 20 mètres.
On le trouve au Nicaragua, au Costa Rica et au Panama.






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jeudi 9 septembre 2021

Foudre et tonnerre

 

Voici la photo du moment exact où la foudre, lumière et énergie incroyablement condensées, s'abat sur l'eau.


Observez bien cette force Yang. Imaginez un instant que vous deviez produire vous-mêmes cet effet.
C'est sur cette observation qu'ont été créés les Procédés du Tonnerre dans les arts ésotériques taoïstes.
Quand a-t-on besoin de cet aspect Yang en spiritualité ? Dans tous les cas où il s'agit de désobstruer une situation inextricable, un blocage profond et récurrent, où il faut produire une forme de "reset" à la racine, ou faire pénétrer de la lumière à un endroit où l'ombre est verrouillée et très bien protégée.
L'aspect Yin de la spiritualité ne trouve tout son sens et son Efficace qu'une fois à nouveau marié avec son complémentaire opposé Yang. Toutes les spiritualités sont construites ainsi, malgré l'aseptisation et la psychologisation que l'Occident leur fait subir, en présentant souvent une moitié pour un tout.

Fabrice Jordan