lundi 16 janvier 2012
Arnaud Desjardins rencontre Swami Prajnanpad
En complément du post de 2007 sur la rencontre d'Arnaud Desjardins avec son maître, Swami Prajnanpad, voici une autre vidéo :
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dimanche 15 janvier 2012
Au cœur du monde avec Philippe Mac Leod
Que l’Esprit t’envahisse. Qu’il devienne le fond de ta conscience, la fine pointe de ton attention, la clarté de ton regard, l’étincelle de chacune de tes pensées. Qu’il ne te quitte pas un seul instant et fasse de ta chair un membre du Fils qui grandit à travers chacun de nous. Dans l’épaisseur du monde comme en toi-même, l’Esprit avance sans visage parce qu’il veut épouser tes propres formes, ce visage humain que tu pourrais aujourd’hui lui refuser. Aussi est-il celui qui gémit (Romains 8, 26), celui qu’on oublie ou qu’on invoque à tout propos, en l’apostrophant au milieu de mille distractions. Mieux même que le chanter, je te demande de prier en lui, patiemment, de prier avec l’Esprit, de le laisser prendre la place qui lui revient : celle que tu occupes.
Chaque fois que tu sentiras se nouer la communion, l’Esprit est là, n’en doute pas. Chaque fois que naîtra d’un repli de ton cœur le don de l’un à l’autre, l’Esprit est là qui unifie de l’intérieur. Il invente des liens qui n’existaient pas avant nous, qu’il nous appartient d’affermir et de prolonger. Nous les nommons amour, mais sans bien en mesurer la portée ni l’étonnante nouveauté dans notre histoire. Lui qui instaure la paix, lui qui rassemble dans la perfection de l’unité, depuis l’origine il conduit l’univers à son terme, du Père vers le Fils et du Fils vers le Père.
As-tu remarqué, dans la Trinité, combien l’équilibre tient à l’unique Esprit qui demeure intérieur au Père et au Fils ? C’est par lui qu’ils sont un, c’est par lui qu’à notre tour nous devenons un en eux : « Père, qu’ils soient un comme nous sommes un » (Jean 17, 11). Aussi n’est-il pas bon de trop objectiver l’Esprit. La Trinité ne ressemble pas à cette association que tu imagines parfois dans un huis clos sourd à toutes les rumeurs. Parce que l’Esprit se donne et se révèle comme l’intime, il est celui qui ouvre, celui qui relie de l’intérieur, fibre à fibre, dans l’unité qui sous-tend la profusion du visible : plus qu’une personne, il fonde l’essence même de la personne, de toute personne, qui ne le devient que par l’intériorité qu’elle sécrète.
Recevoir l’Esprit-Saint nous consacre à notre tour comme sujet, nous introduisant dans l’unité de la Trinité par la profondeur de vie et d’esprit qui nous anime. Osons une perspective : l’Esprit, désormais, c’est nous. La troisième Personne de la Trinité veut prendre notre visage. Il doit en être ainsi. Les temps sont dirigés vers cette finalité...
Pardonne-moi ces expressions naïves ou prétentieuses, et ne retiens que la tentative passionnée d’une approche toujours fuyante, dont l’impuissance nous aide à mieux appréhender combien l’Esprit nous livre la vie dans son mystère le plus exaltant. Sa substance s’identifie à l’indicible qui nous échappe, tout ce qu’on ne peut pas limiter, ce que l’on ne saurait objectiver, le plus précieux, le plus subtil, le souffle même du vivant, ce que nous avons de plus intime, l’être de notre être, la source insaisie – l’inouï qui de l’intérieur nous déborde, l’au-delà qui nous fonde.
Tu sens bien maintenant qu’il ne s’agit pas tant de nous adresser à l’Esprit que de le reconnaître au fond de nous, au plus profond, à la racine, dans une sorte de transcendance intime, et de lui ouvrir la route, de le laisser nous envahir... Souffle, eau, feu, il ne se révèle que dans la fuite, l’insaisissable, le mouvement, qui jamais ne se prend lui-même mais entraîne tout à sa suite...
Chaque fois que tu sentiras se nouer la communion, l’Esprit est là, n’en doute pas. Chaque fois que naîtra d’un repli de ton cœur le don de l’un à l’autre, l’Esprit est là qui unifie de l’intérieur. Il invente des liens qui n’existaient pas avant nous, qu’il nous appartient d’affermir et de prolonger. Nous les nommons amour, mais sans bien en mesurer la portée ni l’étonnante nouveauté dans notre histoire. Lui qui instaure la paix, lui qui rassemble dans la perfection de l’unité, depuis l’origine il conduit l’univers à son terme, du Père vers le Fils et du Fils vers le Père.
As-tu remarqué, dans la Trinité, combien l’équilibre tient à l’unique Esprit qui demeure intérieur au Père et au Fils ? C’est par lui qu’ils sont un, c’est par lui qu’à notre tour nous devenons un en eux : « Père, qu’ils soient un comme nous sommes un » (Jean 17, 11). Aussi n’est-il pas bon de trop objectiver l’Esprit. La Trinité ne ressemble pas à cette association que tu imagines parfois dans un huis clos sourd à toutes les rumeurs. Parce que l’Esprit se donne et se révèle comme l’intime, il est celui qui ouvre, celui qui relie de l’intérieur, fibre à fibre, dans l’unité qui sous-tend la profusion du visible : plus qu’une personne, il fonde l’essence même de la personne, de toute personne, qui ne le devient que par l’intériorité qu’elle sécrète.
Recevoir l’Esprit-Saint nous consacre à notre tour comme sujet, nous introduisant dans l’unité de la Trinité par la profondeur de vie et d’esprit qui nous anime. Osons une perspective : l’Esprit, désormais, c’est nous. La troisième Personne de la Trinité veut prendre notre visage. Il doit en être ainsi. Les temps sont dirigés vers cette finalité...
Pardonne-moi ces expressions naïves ou prétentieuses, et ne retiens que la tentative passionnée d’une approche toujours fuyante, dont l’impuissance nous aide à mieux appréhender combien l’Esprit nous livre la vie dans son mystère le plus exaltant. Sa substance s’identifie à l’indicible qui nous échappe, tout ce qu’on ne peut pas limiter, ce que l’on ne saurait objectiver, le plus précieux, le plus subtil, le souffle même du vivant, ce que nous avons de plus intime, l’être de notre être, la source insaisie – l’inouï qui de l’intérieur nous déborde, l’au-delà qui nous fonde.
Tu sens bien maintenant qu’il ne s’agit pas tant de nous adresser à l’Esprit que de le reconnaître au fond de nous, au plus profond, à la racine, dans une sorte de transcendance intime, et de lui ouvrir la route, de le laisser nous envahir... Souffle, eau, feu, il ne se révèle que dans la fuite, l’insaisissable, le mouvement, qui jamais ne se prend lui-même mais entraîne tout à sa suite...
Source : La Vie
samedi 14 janvier 2012
Paroles écumantes... par Christiane Singer
vendredi 13 janvier 2012
jeudi 12 janvier 2012
Accompagnons la marche... avec Pierre Rabbhi
En amont de la plus grande marche organisée dans l'histoire de l'humanité à laquelle Alter Eco participe avec des producteurs français et indiens en Inde en octobre 2012, des personnalités ont été rencontrées afin de réfléchir à un nouveau monde. Pierre Rabbhi nous parle de l'indispensable...
Source : Alter Eco
mercredi 11 janvier 2012
mardi 10 janvier 2012
La femme... avec Arnaud Desjardins
c'est encore un mystère pour moi, alors je continue... ;-)
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lundi 9 janvier 2012
dimanche 8 janvier 2012
Rien à faire de la souffrance avec Alexandre Jollien
Il y a peu, je demandais à un ami bouddhiste : « Qu’est-ce qui caractérise à tes yeux ton maître ? » La réponse n’a pas fini de me déconcerter : « Il n’a rien à faire de souffrir. » Du matin au soir, toujours, sans exception, je m’évertue à tout mettre en œuvre pour bannir de mon existence le moindre tracas. La peur de souffrir, poussée à l’extrême, hante bien des vies. Aussi, ai-je accueilli comme une libération l’exemple du Rimpoché. Tôt ou tard, quoi que je fasse, j’aurai part au trouble. La course effrénée contre le malheur pourrait à coup sûr épuiser et être la source du plus lancinant mal-être.
Entendons-nous bien, il ne s’agit pas de justifier la souffrance mais de constater que jamais je ne pourrai m’en protéger totalement, durablement. Plein d’envies, je demandais à mon ami : « Et comment est-il parvenu à cet état ? » Évidemment, il n’est pas de modes d’emploi ni de recettes à suivre. La pratique de la méditation, l’engagement total sur une voie semblent y conduire. Je retiens surtout que le maître « se désintéressait » de lui-même pour se tourner vers l’autre. En outre, mon acolyte m’a donné une piste qui me déconcerte tant elle paraît paradoxale. Quand son maître, alors en prison en Chine, est tombé malade, il adopta une attitude résumée dans cette phrase : « I want more » (« J’en veux plus »). Rien de macabre ni de doloriste dans cet état d’esprit. Simplement l’idée que, quand survient la disgrâce, on y va à fond, profitant de l’opportunité pour se laisser purifier. Un alpiniste est prêt à endurer bien des blessures pour atteindre le sommet, le navigateur essuie mille tempêtes pour rejoindre le port. Le pratiquant d’une voie ne doit-il pas aussi vivre le quotidien sans tiédeur pour accéder à la liberté, à la paix intérieure ? Il ne s’agit pas de chercher des occasions de souffrance mais, celles-ci venant, d’en faire un défi pour progresser.
Ce qui aide peut-être, c’est l’universalité de la souffrance. Boèce parlait du lot commun. Dès qu’on respire, la souffrance entre dans la vie. Hier, j’accompagnais mes deux écoliers pour la rentrée et mon cœur de père battait avec une redoutable ardeur. Je réfléchissais déjà au moyen d’offrir à mes enfants le plus beau parcours scolaire possible. En les observant parmi leurs camarades, j’ai cru deviner les légères inquiétudes des premiers jours, de petits tiraillements et une joie profonde ; la vie, en un mot. Quand j’aurais la tendance à surprotéger mes proches, à m’activer sans broncher pour leur assurer le meilleur des avenirs, je me rappellerai ce maître bouddhiste. Quoi que je fasse, tôt ou tard, ils souffriront, peu ou prou. Dès lors, il me faut abandonner mon obsession d’ôter de la vie tout obstacle et apprendre avec ma fille et mon fils à accueillir ce qui vient, la joie comme la peine, sans préjugés, peut-être même sans préparation aucune.
Lorsque j’y pense, un enfant a aussi cette attitude. Il n’est pas hanté par la souffrance qui pourrait éventuellement s’abattre sur lui. Les peurs du lendemain, les imaginaires menaces ne le touchent pas encore. Certes, il reste vulnérable et la douleur peut l’anéantir mais il ne se surcharge pas, il ne se cache pas derrière d’illusoires carapaces. Il prend la vie telle qu’elle se donne.
Mes enfants, une fois de plus, sont mes maîtres. Dès que je les observe, je les vois tout occupés à jouer, à apprendre, « désintéressés » d’eux-mêmes.
« Il faut apprendre à accueillir ce qui vient, la joie comme la peine, sans préjugés, sans préparation »
Source : La VIE
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samedi 7 janvier 2012
La biodiversité : du refuge à l'envol
Un simple balcon suffit pour créer une petite zone de biodiversité et attirer les oiseaux, notamment en ville. En mars 2012 sera lancée l'opération "Mon balcon est un refuge" (avec un kit et des accessoires) sur le site de la LPO : Les refuges LPO
En patientant, voici un extrait du site :
Le réseau des Refuges LPO est le premier réseau de jardins écologiques en France. Ce programme existe depuis la création de la LPO : en 1912. Le nombre de Refuges n’a cessé de croître depuis cette date : de 250 refuges en 1924, le réseau compte aujourd’hui plus de 10 500 propriétaires. Les Refuges LPO sont présents dans tous les départements de France.
Dans un parc, un jardin, à votre porte, que ce soit à la ville ou à la campagne, la nature peut se révéler extraordinairement riche et variée. Même le plus petit espace, comme un balcon au cœur de la ville, peut devenir un refuge pour la nature. Malheureusement, de nombreuses espèces autrefois communes sont aujourd’hui en difficulté comme l’hirondelle de fenêtre, le bleuet ou encore le hanneton. Vous pouvez agir pour protéger la nature et enrayer la perte de cette biodiversité par des gestes simples et un peu de bon sens. Le programme Refuges LPO apporte tous les conseils nécessaires pour protéger la nature de proximité, alors n’hésitez plus, créez vous aussi un Refuge LPO !...
En patientant, voici un extrait du site :
Le réseau des Refuges LPO est le premier réseau de jardins écologiques en France. Ce programme existe depuis la création de la LPO : en 1912. Le nombre de Refuges n’a cessé de croître depuis cette date : de 250 refuges en 1924, le réseau compte aujourd’hui plus de 10 500 propriétaires. Les Refuges LPO sont présents dans tous les départements de France.
Dans un parc, un jardin, à votre porte, que ce soit à la ville ou à la campagne, la nature peut se révéler extraordinairement riche et variée. Même le plus petit espace, comme un balcon au cœur de la ville, peut devenir un refuge pour la nature. Malheureusement, de nombreuses espèces autrefois communes sont aujourd’hui en difficulté comme l’hirondelle de fenêtre, le bleuet ou encore le hanneton. Vous pouvez agir pour protéger la nature et enrayer la perte de cette biodiversité par des gestes simples et un peu de bon sens. Le programme Refuges LPO apporte tous les conseils nécessaires pour protéger la nature de proximité, alors n’hésitez plus, créez vous aussi un Refuge LPO !...
vendredi 6 janvier 2012
Adaptation de L'enfant de la Haute Mer de Jules Supervielle
Jules Supervielle, poète de la connaissance de soi, est aussi celui de la compassion pour tous les êtres qui souffrent, comme cette petite fille définitivement solitaire, perdue dans un village voué à l'océan....
jeudi 5 janvier 2012
Boris Cyrulnik et la honte...
A travers son livre "mourir de dire", Boris Cyrulnik nous parle de la honte.
mercredi 4 janvier 2012
C'est si simple ! avec Papaji
"Ce que vous pouvez faire ? Regarder toujours derrière vous, pour voir celui qui vous suit quand vous descendez la rue. Et qui ne vous quitte jamais, même lorsque vous êtes endormi.
Celui qui est conscient de toutes vos activités, dans les états de veille, de rêve, ou de sommeil
Trouvez cette personne qui vous donne la force de bouger la langue quand vous parlez. Quand vous voyez, trouvez celui qui est derrière la rétine de l’œil. Faites ceci pour moi et vous resterez en contact avec votre propre Soi. "
Poonja
The Truth Is (p.295)
Celui qui est conscient de toutes vos activités, dans les états de veille, de rêve, ou de sommeil
Trouvez cette personne qui vous donne la force de bouger la langue quand vous parlez. Quand vous voyez, trouvez celui qui est derrière la rétine de l’œil. Faites ceci pour moi et vous resterez en contact avec votre propre Soi. "
Poonja
The Truth Is (p.295)
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