vendredi 14 septembre 2018

Joie d'être



La joie d’être demande que nous consentions vraiment à tous les aspects du vivant, dont la tristesse, la peur et la souffrance.
La joie ne peut éclore si tristesse, peur et souffrance ne peuvent éclore.
La vie et la joie vibrent lorsque nous consentons à ouvrir notre cœur, notre esprit et notre corps à la proposition de la vie, quoi qu’elle soit, et en nous exposant sans limites à ce vivant tel qu’il s’exprime.
L’ouverture dont il est question ici se fait aussi dans la renco
ntre profonde et inconditionnelle avec la fermeture, car la première sous-tend toujours la seconde.
Alors, vois qu’il n’y a jamais fermeture, mais un seul mouvement au sein d’un même cœur ouvert.

 
Séverine
(Petit extrait de mon livre "Vivante ! Un éveil à la vie, à la joie et à l'amour" - ed. Acacias l'originel)

www.laseve-et-lerien.com
Photo : JC Bernard
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jeudi 13 septembre 2018

Sur la voie...

  

La voie consiste donc à découvrir, à dé-couvrir, enlever ce qui couvre, pour constater :
'' Ah ! C'était déjà là ...''
On peut faire du bruit mais on ne peut pas faire du silence.
''Faire silence'' consiste à éliminer tous les bruits et tous les sons. 
Seul le silence est réel unique et permanent. Les bruits sont irréels, naissants, mourant, disparaissant.
Le vide et le silence sont toujours en nous, ici et maintenant, dans le meilleur et dans le pire, sous le tumulte de nos chants d'amour et de nos cris de haine, de nos peurs et de nos pleurs, de nos rêves et de nos joies, de nos ambitions et de nos amertumes, de nos triomphes et de nos désarrois.
Arnaud Desjardins

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mercredi 12 septembre 2018

Accentuation...


"Ma ligne de réponse personnelle, c'est que l'ego, pour être transcendé, dépassé, doit d'abord être en bon état ou en bonne santé. Même si, pour employer une image combien célèbre, la chenille doit mourir en tant que telle pour devenir papillon, une chenille malade ne fera pas un papillon. Si l'ego est trop peu structuré, comment est-il possible de vouloir tout de suite dépasser celui-ci? 
Comment parler d'effacement du sens de l'ego à une personne qui n'a même pas l'impression d'exister vraiment et qui se sent bloquée par différentes formes d'inhibitions et de malaises, issus de marques profondes, de samskaras en sanscrit? Certains êtres humains ne se sentent même pas le droit d'exister. Ils ont l'impression qu'ils ne sont à leur place nulle part parce que psychologiquement ils ne se sont pas sentis suffisamment aimés, soutenus, confirmés dans leur enfance. Pour que le sens de l'ego puisse s'effacer, il faut d'abord que l'ego se soit quelque peu affirmé, que cette conscience ordinaire que nous avons de nous se soit organisée, structurée, que nous soyons vraiment un ego au singulier et non pas une multiplicité de personnages ou de tendances qui nous composent et s'opposent entre elles." 

Arnaud Desjardins 


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mardi 11 septembre 2018

Un certain niveau d'éveil !


Extrait du livre "Libre de toutes pensées" par Patrick Mandala aux éditions Accarias L'Originel


C. : Celui qui est en sahaja samâdhi sent-il la douleur physique d’une piqûre, d’une coupure ?

Râmana : Toutes les douleurs, même physiques, sont du domaine mental. Tout le monde sent la douleur d’une coupure ou d’une piqûre, mais le jnâni, dont l’esprit est plongé dans la béatitude, la ressent comme dans un rêve. 

Cet état d’unicité ressemble à celui des deux amoureux de l’histoire qui, bien que torturés ensemble, ne ressentaient pas la douleur car leur esprit était plongé dans l'extase en se regardant l'un l'autre.







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lundi 10 septembre 2018

Action et engagement...


A propos de l'action chez Swami Prajnanpad par Daniel Roumanoof

- Ce qui est destiné va arriver. Oui, c’est pourquoi on fait un effort. L’effort et la destinée ne s’opposent pas. Agir et accepter le résultat. S’il n’est pas favorable, trouvez la cause. L’effort produit la destinée.
L’effort s’insère dans un contexte dont dépendent les résultats. Il s’agit d’appréhender le plus correctement possible ce contexte.
-    Mon action dépend de moi, mais non son résultat, car le résultat dépend de beaucoup d’autres facteurs.
-    Quand vous agissez, vous croyez agir de manière indépendante. Pendant combien de temps allez-vous continuer ainsi ? Tant que vous ne réaliserez pas que vous faites partie de la totalité.
En fait, rien n’est indépendant, car tout est relié. Ainsi le fatalisme et la liberté de l’effort sont une seule et même chose, vue sous des angles différents...

extrait de
Svami Prajnanpad,un maître contemporain
- Le quotidien illuminé
De Daniel Roumanoff

Une autre approche avec Goethe:


vendredi 7 septembre 2018

La fidélité à l'exercice appelé zazen!



Je ne pratique pas zazen,depuis cinquante ans, afin de vaincre l’insomnie. La fidélité à l’exercice me remet en contact avec un symptôme de l’état de santé fondamental de l’être humain, le silence intérieur ; lorsqu’on a pour point d’appui dans l’existence le silence intérieur, on ne souffre pas ou plus d’insomnie.

Je ne pratique pas zazen afin d’assumer le stress dans mon milieu familial ou professionnel. La fidélité à l’exercice ouvre sur ce que le maître zen désigne comme étant la vraie nature de l’être humain, domaine du calme intérieur. Lorsque, dans le quotidien, on a pour point d’appui le calme intérieur on peut embrasser la plupart des situations qui se présentent sans se stresser. Et si - parce que être humain nous sommes - il nous arrive de rechuter dans l’agitation, l’impatience, l’irritabilité, la fidélité à l’exercice permet de retrouver sans tarder la sérénité momentanément perdue.


Je ne pratique pas zazen afin d’être plus performant, plus efficient. La fidélité à l’exercice libère l’homme qui, face à l’action qu’il doit entreprendre, est soucieux, anxieux, parce que animé par le désir de réussir à tout prix auquel s’associe la crainte d’échouer. La fidélité à l’exercice m’apprend à faire bien ce que j’ai à faire avec le sentiment d’avoir infiniment de temps intérieurement en le faisant.


Dans le domaine thérapeutique on distingue la médecine étiologique, qui a pour but de trouver et de soigner les causes d’une maladie et la médecine symptomatique qui a pour but, autant que possible, d’éliminer les manifestations diagnostiquées d’une maladie, qu’elle soit physique, psychique ou psycho-somatique.


Depuis plus de vingt-cinq siècles, la méditation appelée zazen a sa place dans les différentes médecines étiologiques proposées en Orient et en Extrême-Orient.
Siddharta Gautama, considéré comme étant le fondateur de la méditation appelée zazen au Japon, est interpellé par ce qu’il envisage être la maladie propre à l’être humain: l’angoisse et les états qui l’accompagnent; parmi lesquels cet état d’être soucieux, l’inquiétude latente, la peur souterraine dont souffrent tant de nos contemporains. Les symptômes majeurs qui dénoncent ce mal-être étant l’agitation intérieure, la nervosité, l’insomnie, le stress, la dépression, le burn-out.


La cause de cette maladie ? Pour le Bouddha, comme pour la lignée des maîtres zen, la cause est la distance que l’homme prend avec sa vraie nature, l’inné que chacun est. Lorsqu’il s’identifie à l’ego - Moi, je crois que je suis ce que je pense que je suis - l’homme vit séparé de sa vraie nature d’être humain.
Zazen n’est autre que l’exercice de la dés-ego-centration.

Je trouve dommage et dommageable que la méditation ancestrale (zazen), qui s’attaque à la cause de l’angoisse, semble aujourd’hui destituée au profit d’une méditation dite moderne, dont le but est réduit à l’effacement éphémère de quelques symptômes, sans un regard sur la vraie cause du mal-être de l’homme.
« Zazen n’a pas pour but de guérir le Moi qui souffre ; zazen a pour but de guérir du Moi, qui est la cause de la souffrance » (K.G. Dürckheim)

Quel médecin se permettrait, lorsque existe une médecine reconnue comme étant étiologique, de la réduire au niveau d’une médecine symptomatique ?


Zazen? S’asseoir, dans l’espace vécu et le temps vécu; absolument immobile, exercer la pleine attention à
« Je inspire, en ce moment et moi, je n’y suis pour rien » ;
« Je expire, en ce moment et moi, je n’y suis pour rien ».
C’est la méditation « sans objet » que d’aucuns jugent surannée et à laquelle ils semblent préférer une méditation aux « cent objectifs. »

Remonte de ma mémoire la réponse que m’a donné Graf Dürckheim lorsque je lui ai posé la question: "Pouvez vous me donner une bonne raison pour pratiquer zazen?" « Oui, parce que c’est l’heure ! ».


A celles et ceux qui pratiquent zazen je rappelle ce que disait le maître zen Yuho Seki Roshi qui, chaque année revenait en Forêt Noire (où était installé Graf Dürckheim) pour nous accompagner dans la pratique de zazen : « Zazen ? Toujours commencer par s’introduire familièrement dans l’acte de respirer; comme on entre dans l’eau d’un lac, sans faire de vagues ! ».
Quant à Graf Dürckheim, il commençait souvent l’accompagnement de la pratique de zazen en disant « La respiration ! Cette action de l’être qui vous prend par la main pour rentrer à la maison … ».


La fidélité à l’exercice ! Pourquoi ?
Seule la pratique régulière vous donnera la réponse à cette question. La réponse, lorsqu’elle est donnée par le scanner, l’IRM, l’ECG et autres mesures quantitatives enregistrées dans les laboratoires des sciences du cerveau, ne sert pas le devenir de la personne. Savoir que le pain est composé de farine, de sel et d’eau n’a jamais nourri celui qui a faim.


Zazen ? Cesser d’être juste une tête pour se mettre à l’écoute des enseignements qui nous sont donnés par «Le tout corps-vivant, dans son unité, que nous sommes» (Leib).

Jacques Castermane

mercredi 5 septembre 2018

Regardez, c’est simple.


extrait d'un livre sous forme de "carnet de notes d'un voyageur imprudent" qui permet de voyager vers soi et en soi...

Regardez, c’est simple.

Maintenant nous avons le nez sur l’écran, écran d’ordinateur, de télévision, de voiture, de cinéma; sur l’écran plat de notre vision ou de nos pensées. Que se passe-t-il maintenant si nous ramenons notre conscience à son point d’origine ?...

C 'est facile.

D’abord ramenons, ou plutôt, prenons conscience que nous ne sommes pas seulement conscients de ce qui se trouve devant nous, ou en nous, mais aussi derrière nous, notre dos et l’espace derrière. N’imaginez pas, ne visualisez pas. Sentez -le...

... Conscientisez-le... C’est simple, c’est sensible...

...Juste la Conscience... explorant la Conscience...

Quand la conscience est ramenée à la totalité de son champ d’attention, dans l’instant, que se passe-t-il ? Que ressentez-vous ?... Faites-en l’essai...

Nous sommes conscients de la totalité de l'environnement y compris notre corps et ce qu’il inclut, et surtout, ne passez pas à côté !

Nous sommes conscients de notre Conscience !...

Si vous avez accompli ce mouvement de conscience, et non de pensée, vous remarquerez que votre conscience s’est étendue, s’est détendue...

Elle est redevenue englobante, et non plus focalisée.

La Conscience est tranquille, naturellement, sans aucun effort.

Elle n’est plus brouillée ou perturbée ni par la situation soit-disant extérieure, ni par la condition soi-disant intérieure.

En cette Conscience détendue, complète, reconnue et libre, nous sommes tout à fait tranquilles, en paix...

Goûtez-le... Ressentez-le... Cette Conscience, cet « Etre-Conscience »...

C’est ce que Nous Sommes ! Toujours...

Charles Coutarel
La danse de l'instant 
Ed. Accarias L'Originel

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mardi 4 septembre 2018

Rentrée... en nous


A quoi sert l'école ? 


A devenir vigilant pour éviter la bêtise humaine ?


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lundi 3 septembre 2018

Pausing !

J'aime bien le samedi, parce que le samedi, c'est marché. Et sur le marché, il y a cette aimable dame qui vend des gâteaux si délicieux qu'il faut se retenir pour ne pas avoir tout mangé avant même d'être rentré chez soi. Aujourd'hui, il est tôt, les chalands sont rares, les gâteaux tout débordants de chocolat, de noix de coco et autres écorces confites me font signe et je ne sais que choisir. Pendant que j'examine la question : un de chaque ? ou deux de chaque ?, nous papotons, comme on dit sur le marché. Je la félicite pour son œuvre, et quel travail ce doit être, des vendredis bien chargés, elle prend un air tout triste, soupire et m'explique qu'elle a du mal, qu'elle est anxieuse en ce moment : quand tout est en train, au milieu de la cuisine, elle a l'impression d'être débordée, d'aller trop vite... « Comme si j'étais catapultée ! Je n'arrive pas à me calmer, tout s'emballe, ça m'épuise... »
Oui, je connais bien ça aussi, ces moments où tout va trop vite, trop de choses, trop de précipitation, et puis le téléphone sonne, ou bien « ding-ding ! » c'est un mail qui arrive... On a juste envie de souffler, de remettre les choses dans l'ordre avant qu'elles ne nous écrasent... « J'aimerais, poursuit la dame pâtissière, faire de la méditation, je suis sûre que ça me ferait du bien, mais c'est justement quand je suis le plus occupée que j'en ai besoin ! Et je ne me vois pas m'arrêter une heure avec les gâteaux dans le four, la crème dans la casserole, les crêpes dans la poêle et les fruits à éplucher... »
Prendre le temps, cela paraît impossible puisque justement nous sommes débordés, mais nous avons une solution. Récemment une amie m'a dit en riant : « Moi je fais du jogging, et aussi du "pausing "! » Le mot nous a amusées et nous l'avons adopté. Qu'est-ce que c'est, ce « pausing » ? Eh bien, en bon français, ce serait une pause, et même une petite pause. Une mini-méditation... ne souriez pas ! Vous êtes en train de vous énerver et de ronger vos ongles dans un embouteillage ? Vous ne savez plus où vous tourner dans la cuisine ? Ou bien votre ordinateur montre son véritable visage et décide de saboter votre travail ? On s'arrête. Une minute. On arrête de courir dans tous les sens, que ce soit avec son corps ou avec sa tête. On se « pause »! On est assis, et là on se rend compte qu'on a les pieds sur le sol, ce qui nous donne un point fixe et nous rend stable. Alors, on peut lâcher un peu nos épaules qui n'en peuvent mais. Ah, on s'aperçoit qu'on a le visage tout crispé, on le détend et même on tente un sourire.
Oui, toute seule, tout seul, dans son bureau, ou dans sa cuisine, on sourit. Et on respire. Non ! ce n'est pas de la culture physique, arrêtez ces grandes inspirations ! Laissez-vous respirer tranquillement, votre corps sait très bien le faire sans vous, faites-lui confiance au lieu de vouloir tout diriger. Une minute.
Et maintenant, repartez. Vous n'avez pas perdu de temps. Parce que là, vous êtes bien plus efficace, la voiture de devant n'est plus une ennemie à écraser, le gâteau dans le four, un boulet à détester... Même l'ordinateur, devant votre calme, revient à de bons sentiments.
Le « pausing » : quelques instants, deux ou trois respirations pour revenir à soi-même, et ne plus être emporté dans le tourbillon de nos activités. Un sourire aussi, parce qu'au fond, tout ne va pas si mal ! Convaincue par mon enthousiasme, la dame pâtissière rit et m'offre une belle tranche de cake au chocolat. J'ai envie de le déguster, mais d'abord un « pausing »... pour qu'il soit encore meilleur !
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dimanche 2 septembre 2018

Le présent avec Rav Benchetrit


Comme je ne peux publier le week-end (on me surveille), voici un tout petit présent en vidéo...



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vendredi 31 août 2018

La voie du cœur


La nature a mis à notre disposition trois instruments également nécessaires pour appréhender le réel, trois moyens de connaissance : l'intelligence de la tête, l'intelligence du corps et l'intelligence du cœur. 
L'instruction, aujourd'hui prolongée jusqu'à seize ans au moins, souvent beaucoup plus, exerce l'intellect. La gymnastique, l'athlétisme, la pratique des arts martiaux assurent ce que nous nommons culture physique. 

Mais, dans notre monde moderne, le développement du sentiment juste est presque totalement négligé. La toute-puissance des émotions : peur, jalousie, convoitise, colère, anxiété, vanité, détermine ce qu'il faudrait oser appeler la stupidité du cœur. 
Il n'est pas de voie initiatique, même les yogas techniques ou le yoga de la connaissance, qui ne fasse la part belle à la purification du cœur. C'est dans la " caverne du cœur ", disent les Upanishads, que l'absolu se révèle comme l'essence de notre être, comme notre propre " Soi ", à condition que ce cœur ne soit plus encombré par les marques d'un passé toujours présent qui se projette en craintes et en rêves sur le futur. 
C'est dans le cœur que se vit la mort du vieil homme et la naissance de l'homme nouveau. " Un cœur léger ", " le cœur en paix ", ces expressions ne sont pas mystérieuses, bien au contraire. Elles n'en sont pas moins ésotériques pour cela.


Arnaud Desjardins


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