mercredi 17 juillet 2013

La voix du Diable avec William Blake


The voice of the devil (1 min .)


La voix du diable

La voix du Diable

Toutes les Bibles, ou codes sacrés, ont été cause des erreurs suivantes:

1° Que l'homme a deux réels principes existants, à savoir : un corps et une âme.


2° Que l'Énergie, appelée le Mal, ne procède que du corps, et que la Raison appelée Bien ne procède que de l'âme.



3° Que Dieu torturera l'homme durant l'Éternité pour avoir suivi ses énergies.



Mais contraires à celles-ci, les choses suivantes sont vraies :


1° L'homme n'a pas un corps distinct de son âme, car ce qu'on appelle corps est une partie de l'âme perçue par les cinq sens, principales entrées de l'âme dans cette période de vie.



2° L'énergie est la seule vie; elle procède du corps, et la Raison est la borne de l'encerclement de l'Énergie.



3° Énergie est Éternel délice.

mardi 16 juillet 2013

La carte de Douglas Harding avec Pascal Tellier (2)

Maintenant, au risque de faire hurler certains orthodoxes de l'hindouisme, et d'autres personnes peut-être, voici une recomposition de la carte proposée par Douglas HARDING et celle des Koshas. A vous de vérifier par vous-mêmes, sous votre propre autorité, sans référence à la mémoire ni à l'imagination, si cette Carte recomposée décrit bien la réalité qui vous entoure, que vous êtes, et qui, en définitive, est en Vous. 


Le JE SUIS de la carte de Douglas correspond à S.C.A.M.K. de la carte des Koshas. Ici et Maintenant, il est le support de la création, du temps et de l'espace, ou plus exactement des temps et des espaces, en étant imprégné de Divin. Dans la carte recomposée, les cercles concentriques entre le point JE SUIS et les jambes de la personne assise correspondent aux plans, aux "centres", de la "tête", du "cœur", de la vitalité de l'homme. Tout ce qui est photographiable dans l'homme et hors du corps physique de l'homme, des particules aux galaxies, se trouve à côté des jambes de la personne assise. Derrière le point JE SUIS et les bras en croix sont "représentés" le SOI, DIEU, la Nature de BOUDDHA.

Les exercices proposés par Douglas sont une science de la 1ère Personne. Ils permettent à ceux qui les pratiquent d'accéder Ici et Maintenant à la Vision, à la Réalisation, la découverte de Je Suis, c'est à dire de S.C.A.M.K. 


Les consignes données par Douglas lors des exercices comportent trois présupposés :

1- Les participants sont des êtres vivants. On n'a jamais vu une pierre ou un cadavre pratiquer ces exercices. Les participants sont dotés d'une santé (P.M.K.) en bon état.
2- Les participants sont intéressés par les exercices, sinon ils ne seraient pas venus à l'atelier ou au stage. Ils sont dotés d'affects (M.M.K.) qui s'investissent dans l'enseignement de Douglas.
3- Les participants sont suffisamment intelligents pour comprendre les consignes, la façon de procéder durant les exercices. Ils sont dotés d'une faculté de penser (V.M.K.) qui apporte son concours.


Il peut y avoir des sensations venant du corps durant les exercices, des émotions, ou des pensées parasites mais la consigne de base est de ne pas s'attacher à ces manifestations, de ne pas s'y arrêter, de ne pas s'y laisser emprisonner. Il s'agit de VOIR ce qu'il y a à VOIR au-delà ou avant les sensations physiques, les émotions, et les pensées.


A la question : "Y a-t-il quoi que ce soit qui puisse s'opposer à ce que le visage de mon ami soit accueilli ici ? ", la réponse est "non". Plus exactement, non il n'y a rien qui puisse s'opposer à l'accueil du visage de mon ami, comme pour tous les objets du monde sans exception, mais oui il y a parfois, pour ne pas dire souvent ou presque toujours, quelque chose qui essaie de s'opposer aux faits, un écran, un barrage mental, fait de refus, de peurs, de désirs, d'interprétations psycho-mentales, qui croit qu'une opposition est possible, qu'on peut empêcher cet accueil.


La consigne de ne pas faire référence à la mémoire, ni à l'imagination, neutralise l'obstruction mentale ordinaire, du moins la tentative d'obstruction habituelle. La consigne propose cette neutralisation, permettant ainsi à la conscience de revenir à sa source, de sortir des limites fixées arbitrairement par des croyances, des idées toutes faites, des opinions non fondées ou non vérifiées...


L'étude de ces cartes montre donc une parenté entre l'Enseignement de Douglas Harding et l'Enseignement multiséculaire des Upanishads...

Pascal Tellier

lundi 15 juillet 2013

La carte des Koshas avec Pascal Tellier (1)

Les Upanishads proposent, elles, dans la Taittiriya Upanishad, une Carte représentative de l'homme, connue sous le nom de Théorie des Koshas. En sanscrit, le mot ha signifie revêtement et, avec une majuscule, les Koshas désignent les 'revêtements du Soi". Ils sont au nombre de cinq selon cette Théorie.

• Annamayakosha (A.M.K.) est le revêtement (Kosha) composé (maya) de nourriture Anna). C'est l'ensemble du règne minéral et quatre éléments, eau, air, feu et terre, ces atomes et des molécules, qui constituent la matérialité la plus grossière. Cette matérialité forme le corps physique des êtres vivants.

• Pranamayakosha (P.M.K.) est le revêtement composé d'énergie vitale (prana). C'est l'ensemble du règne végétal et de la composante végétale de tous les êtres vivants qui ont une naissance, une évolution et une mort.

• Manomayakosha (M.M.K.) est le revêtement composé d'émotions (manas) et d'instincts. C'est la spécificité du règne animal, et la composante animale des êtres humains. C'est le niveau psychologique de l'homme, celui des affects, du "coeur".

• Vijnanamayakosha (V M.K.) est le revêtement composé de pensées constructives, de bon sens (vijnana), d'idées. C'est le domaine de la technique, des arts traditionnels, de l'artisanat, des sciences, de la philosophie, propres aux hommes, celui de la "tête".

• Anandamayakosha est le revêtement composé de Béatitude (ananda), ainsi que de Conscience (chit), et d'Etre (sat). Il conviendrait mieux en fait d'appeler ce Kosha, Sat-Chit-Anandamayakosha (S.C.A.M.K.). Ce Kosha est sans forme, à la différence des quatre autres. Il les contient tous et les imprègne, ce qui ne figure pas sur le dessin mais doit être compris dans la réalité.

• Au Centre de l'homme, mais également à l'extérieur et à l'intérieur des Koshas, se "trouve" l'Atman ou le Soi (Self en Anglais). La Toute-Présence du Soi n'est ni représentée, ni représentable dans un dessin à deux dimensions comme celui de cette Carte.

Habituellement, l'homme n'a pas conscience de sa Conscience, ou plus exactement de La Conscience. La Conscience est Unique, elle n'est la propriété de personne et elle appartient à tout le monde. L'homme ordinaire est identifié aux quatre premiers Koshas, et encore n'a-t-il souvent qu'une conscience limitée et approximative de ces Koshas. C'est pourquoi, l'homme non accompli est décrit par les Textes sacrés comme étant A.E.I.O.U., A pour aveugle, E pour endormi, I pour ignorant, OU pour oublieux de sa propre nature. 

La Route à suivre est donc celle qui mène à la prise de conscience de la Conscience Immuable qui est à l'arrière-fond de toute la création, puis du Divin qui est à l'origine de cette Conscience et de la création. Il est à remarquer, d'abord, que l'homme récapitule l'univers entier et que les deux sont intimement mêlés. Il ne peut pas y avoir l'homme d'un côté et la nature de l'autre. Ensuite, nous sommes tous Nature de Bouddha, et tous nous existons en tant que 1ère Personne, de naissance, de droit divin depuis l'origine des temps, sans exception. Et c'est par la 1ère Personne et la Nature de Bouddha que nous sommes en communion les uns avec les autres et avec la création entière. Le sens de la séparation qui caractérise les 2ème/3ème personnes disparaît, se volatilise, quand a lieu la prise de conscience de la Conscience de la 1ère Personne.

Tant qu'un homme vit du matin au soir dans le sens de la séparation, il est A.E.I.O.U. Dès que cet homme accède à la Conscience de la le Personne, de Sat-Chit-Ananda-mayakosha, le sens de la séparation disparaît, le sens de l'unité, de la communion apparaît, l'Amour fleurit. C'est ainsi que Dieu est présenté comme Amour inconditionnel, un Amour inconditionnel à trouver en chacun de nous, qui sous-tend la création entière même si ce n'est pas apparent à première vue. 

dimanche 14 juillet 2013

Renouer avec la Vie par Philippe Mac Leod

Car la Bonne Nouvelle qu’il nous faut désormais proclamer à tous les hommes, c’est que la vie, dans sa profondeur, est esprit, et qu’il y a au fond de tout être cette réserve insoupçonnée de perfection, au sens de plénitude, d’accomplissement, d’achèvement, là où l’absolu prend toute sa dimension. Là où l’idée de vérité s’éclaire et se précise, où il ne fait plus aucun doute que quelque chose existe au-delà de l’immédiateté du visible. Même s’il reste difficile à rejoindre, à exprimer, comme souvent ce sentiment mêlé d’impuissance et d’exaltation qui nous envahit devant la beauté du monde. Mais nous savons que ce quelque chose est là, qu’il est nous, que le Royaume est en nous.

Il faudrait nous y arrêter plus souvent, pour y puiser des ressources nouvelles et ne jamais perdre le contact avec notre horizon intérieur. Notre vérité est là et pas ailleurs, dans ce silence que nous impose le miracle de la présence, entre vertige et sentiment de plénitude...


Il est urgent de prendre au sérieux la vie qui est en nous, ce cœur qui bat, la conscience qui nous est donnée. S’il est un renouveau spirituel à attendre, il viendra de là, de notre capacité à développer cette intériorité humaine, comme l’ultime maillon au bout de la chaîne de l’évolution, pour y faire résonner la Création tout entière, pour la rassembler et la rendre à sa source. 



Philippe Mac Leod
source : La VIe

samedi 13 juillet 2013

Écosystème humain...



Le corps-esprit de l’être humain est un écosystème, intégré aux écosystèmes de la nature. L’équilibre du Tout se maintient grâce à la communication et au pouvoir d’adaptation des différents agents. Le fruit ne peut apparaître sans la fleur, elle-même l’aboutissement d’un processus initié dans la graine, au sein de l’obscurité de la terre.

Selon ce point de vue l’homme doit donc, pour se maintenir en bonne santé, respecter les rythmes et cycles des saisons, s’adapter aux climats, prendre soin de son alimentation et maintenir l’esprit paisible. En hiver par exemple, en accord avec ce que nous observons en milieu naturel, il convient de réduire ses activités. Il y a peu de lumière, le froid est dominant, la vie végétale et animale est ralentie. C’est donc pour nous le temps de l’introspection, du repos qui permet de restaurer et nourrir nos énergies profondes. Simple bon sens, comme celui de dormir la nuit pour être en forme la journée !

Isabelle Laading

vendredi 12 juillet 2013

Spinescent bonheur... avec Thérèse de Lisieux


Il est des âmes sur la terre 
Qui cherchent en vain le bonheur 
Mais pour moi, c’est tout le contraire 
La joie se trouve dans mon cœur 
Cette joie n’est pas éphémère 
Je la possède sans retour 
Comme une rose printanière
Elle me sourit chaque jour.


Vraiment je suis trop heureuse,
Je fais toujours ma volonté…
Pourrais-je n’être pas joyeuse
et ne pas montrer ma gaieté ?…
Ma joie, c’est d’aimer la souffrance,
Je souris en versant des pleurs
J’accepte avec reconnaissance
Les épines mêlées aux fleurs.


Sainte Thérèse de Lisieux
extrait de "Ma Joie"




mercredi 10 juillet 2013

Valse des étiquettes avec Alexandre Jollien

" Une lecture m’habite, me déroute et me convertit sans cesse. Je viens de lire le Soûtra du Diamant. Un refrain revient sans cesse, une logique paradoxale jalonne le discours du Bouddha : « X n’est pas X, par conséquent, je l’appelle X. »

Rarement, énoncé m’a autant aidé. Je l’emploie partout et toujours dans mon quotidien, enfin j’essaie. « Ma femme n’est pas ma femme c’est pourquoi je l’appelle ma femme. », « mes enfants ne sont pas mes enfants, c’est pourquoi je les appelle mes enfants. ». Le Bouddha invite à dégommer toutes les étiquettes. Ma femme n’est pas ma femme. Elle est beaucoup plus riche, beaucoup plus dense, beaucoup plus unique, beaucoup plus insolite que ce que j’en perçois. Et ainsi en va-t-il pour mes enfants, pour mes amis, pour la réalité, bref, pour le monde.

Nos étiquettes figent le réel, le rétrécissent, le tuent. Mais lutter contre les étiquettes est encore une posture, une fixation. Le Tathagata invite à aller plus loin. Le cœur libre peut utiliser les étiquettes et appeler un chat un chat. Du moment que je sais que ma femme n’est pas ma femme et que jamais je ne pourrai la saisir dans des concepts, je peux librement, avec légèreté, l’appeler ma femme.

Le malheur, c’est de se fixer dans les étiquettes, se figer dans ce qu’on a été et dans ce qu’on est. Ainsi, aujourd’hui, je me suis dit « Alexandre n’est pas Alexandre. L’Alexandre d’hier n’est déjà plus. Celui qui est fatigué en ce moment mourra dans la journée pour naître nouveau. » La non fixation, c’est peut-être de laisser mourir ce  moi fatigué, humilié, content parfois, gratifié et heureux souvent. La non fixation, c’est se laisser vivre plutôt que vivre. "

mardi 9 juillet 2013

Amour et pardon avec Tim Guénard


L'histoire de cet homme est à connaître... En tout cas, je vous laisse ici quelques mots pour vous en donner l'envie... 

La vie est aussi cabossée que mon visage. Mon nez, à lui seul, compte vingt-sept fractures. Vingt-trois proviennent de la boxe ; quatre, de mon père. Les coups les plus violents, je les ai reçus de celui qui aurait dû me prendre par la main et me dire " je t’aime ".

Il était iroquois. Quand ma mère l’a quitté, le poison de l’alcool l’a rendu fou. Il m’a battu à mort avant que la vie ne poursuive le jeu de massacre. J’ai survécu grâce à trois rêves : me faire renvoyer de la maison de correction où j’étais placé - un exploit jusqu’alors jamais accompli ; devenir chef de bande ; tuer mon père. Ces rêves, je les ai réalisés. Excepté le troisième. C’était à deux doigts... Durant des années, la flamme de la vengeance m’a fait vivre.

Dans la prison de ma haine, des personnes habitées par l’Amour m’ont visité et m’ont mis à genoux dans mon cour. C’est à ceux que notre société rejette, les cassés, les tordus, les handicapés, les " anormaux ", que je dois la vie. Et une formidable leçon d’amour. Je leur dédie ce livre. Ils m’ont permis de renaître.

Cette rencontre inattendue avec l’Amour a bouleversé mon existence. Je vis aujourd’hui dans une grande maison claire, sur les hauteurs de Lourdes, avec Martine, ma femme, Églantine, Lionel, Kateri et Timothée, nos enfants. Plus quelques personnes de passage qui font halte chez nous en attendant de reprendre la route. Ce matin, j’ai posé mes ruches sur le versant de la montagne. Demain, je les emmènerai ailleurs, vers d’autres fleurs, d’autres parfums. Je savoure le silence des collines qui m’emportent dans leurs chevauchées vers l’horizon.

Tim Guénard
tiré de cet article

Le passé se réveille à cause d’un son, d’une parole, d’une odeur, d’un bruit, d’un geste, d’un lieu entr’aperçu... 
Un rien suffit pour que les souvenirs surgissent. 
Ils me bousculent, ils me griffent. 
Ils me rappellent que je suis encore
 sensible.
J’ai toujours mal.
Je ne serai peut-être jamais totalement pacifié.
Il me faudra sans doute recommencer mon pardon, encore et encore.
Pardonner, ce n’est pas oublier.
C’est accepter de vivre en paix avec l’offense.
Difficile quand la blessure a traversé tout l’être jusqu’à marquer le corps comme un tatouage de mort.
J’ai récemment dû subir une opération des jambes : les coups de mon père ont provoqué des dégâts physiques irréparables.
La douleur se réveille souvent ; avec elle, la mémoire.
Pour pardonner, il faut se souvenir.
Non pas enfouir la blessure, l’enterrer, mais au contraire la mettre au jour, dans la lumière.


Philippe Guénard

tiré de ce blog



dimanche 7 juillet 2013

A l'écoute de l'intériorité avec Karlfried Graf Dürckheim


"L'homme est un être spirituel jusque dans son corps." K.G. Dürckheim


Karl Graf Dürckheim a élaboré dans les années 1950, dans le cadre de son activité psychothérapeutique, une forme très personnelle de soin corporel qu’il a appelée la Personale Leibtherapie. Elle est aujourd’hui largement transmise comme une forme de thérapie initiatique. La thérapie initiatique – développée par Karl Graf Dürckheim et Marie Hippius – repose sur les découvertes de la psychologie analytique de C.G. Jung et de Eric Neumann. Elle s’en distingue cependant en proposant des formes de travail pratique, telles que le dessin intuitif et la Personale Leibtherapie.  Alain Morales


Un moyen important pour se rencontrer et se trouver est la méditation. Dürckheim est entré en contact avec la tradition Zen, au Japon où il vécu dix ans pendant la second guerre mondiale. Au cours de conversations avec des érudits et des personnalités du monde Zen, il a établit des parallèles entre Meister Eckehart, prédicateur du Moyen-Age, et les expériences de la Pratique Zen. Il a lui-même pratiqué le tir-à-l'arc. Il est entré en contact avec l'Energie du Khi, appelé au Japon Hara. Ce qui signifie « ventre ». Ce centrage sur un point précis du bas-ventre, calme, harmonise, clarifie, et amène l'unité dans tout le corps...

La vie quotidienne comme exercice, ce n'est pas seulement le titre d'un livre de Dürckheim. Ça signifie également le rapport conscient à tout ce que je suis en train de faire, de penser au de sentir. La conscience du Présent devrait influencer de plus en plus mon attitude, non seulement au moment de l'exercice, mais dans la Vie. Ainsi Dürckheim raconte que, juste avant de mettre en route le moteur de sa voiture, il se demandait : « qui tourne maintenant la clé de contact ? ». Dans toutes les situations de la vie, il cherchait l'accès à son être. A 23 ans, une sentence de Lao Tse l'a touchée avec une telle violence, qu'il a voulu sans cesse approcher de l'inconcevable Transcendance. Le début de la 11ème sentence tirée du Tao Te King nous dit : « Trente rayons rencontrent le moyeu, mais le vide entre eux créée la réalité de la roue » . . . « la Transparence comme Transcendance »...


Une séance en Leibthérapie personnelle dure une heure. Elle se compose d'un court entretien préliminaire pour saisir le thème, le problème...

Il y a beaucoup de chemins qui mènent à la profondeur du cœur. La Leibthérapie en est un. 

Par le toucher et le langage verbal centré sur la sensation du corps, ce chemin peut commencer. Non pas l'intellect froid et logique doit mener mais un échange entre Coeur et Raison. Là commence le travail conscient sur l'ombre. Celui-ci amène des crises profondes. Il se fait là le pas courageux dans le monde du cœur et des sentiments. Ici le cœur se transforme paradoxalement dans la confiance. Ce n'est pas volontaire. C'est un processus de se laisser aller dans l'intégration du cœur et de l'âme. Ce processus est comparable au laisser-aller dans le fluide de la respiration. Ce courant n'est pas volontaire non plus. Le lâcher-prise restera un secret. C'est un lâcher-prise dans le récipient du corps « genre la forme d'un vase et son contenu » . Quand je me sens soutenu dans mon corps, alors je sens mon âme par mon corps. De plus en plus, j'apprends maintenant à penser ce que je sens.

Extrait d'une conférence de Wolfram Helke


samedi 6 juillet 2013

L'Amour visionnaire avec Christiane Singer


Ce qui nous met vraiment dans la résonance de l'autre, ne nous lassons pas de le répéter, c'est l'amour. L'amour ne rend pas aveugle, il rend visionnaire, il met directement en contact avec l'être réalisé qui habite cette personne que j'ai choisie, cet amant ou amante, choisi entre tous ceux et celles que j'ai rencontrés. L'amour essuie la pruine du fruit, dissout la brume et fait voir, derrière les apparences, la perfection du projet divin que chacun de nous incarne sans le savoir. En somme, cette percée directe, à travers les apparences, ce que l'amour me permet de voir, c'est l'accomplissement de ce qui est en devenir, une sorte d'avance, sans versement d'intérêts, une sorte d'acompte sur héritage de lumière de celui que j'aime.

La rencontre d'un maître dans les traditions les plus diverses est de cette nature, avec la différence qu'il n'y a plus d'acompte nécessaire et que le maître a déjà reçu en partage cet héritage de lumière ; il a atteint sa transparence, là où il se tient, il n'y a plus personne sinon un accroc à travers lequel je peux voir derrière les apparences le déploiement du Réel. Derrière la Maya, l'être aimé, vénéré ; comme l'accroc dans le rideau, je vois au travers, dans le frémissement infini du crée, dans cet univers indifférencié de l'au-delà.

Christiane Singer 
- Où cours tu ? Ne sais tu pas que le ciel est en toi ? - Editions Albin Michel

vendredi 5 juillet 2013

Entrée en sympathie... avec Serge Carfantan

"Contempler, ce n'est pas percevoir au sens ordinaire du terme. La perception est toute orientée par la traction intentionnelle de la pensée, ce qui se voit très bien dans cette étrange compulsion qui nous porte ensuite à étiqueter tout ce que nous voyons avec des concepts. Je perçois un chêne dans le jardin. Un arbre dans une catégorie et sur lequel je peux faire toutes sortes de commentaires mentaux liés à un savoir scientifique ou à une expérience personnelle. Contempler c'est plutôt laisser être sans chercher à conceptualiser ce qui est vu, ce qui, invariablement a pour effet d'anesthésier l'expérience sensible.

Contempler c'est être là, disponible et se laisser envelopper par la présence de ce qui est. Ce qui apparaît alors est très différent. L'arbre a une formidable puissance, une majesté silencieuse qui remplit l'espace et s'élance vers le ciel. Une présence qui plonge dans la terre et dont la pensée ne peut avoir la moindre idée, à moins qu'elle ne se taise pour un moment. L'arbre est alors réellement senti comme une individualité vivante et chaque arbre est différent d'un autre et possède sa propre présence. Sentir cela de toutes les fibres de son être est tout à fait autre chose que de le penser.

Nous avons tous connu ces moments de la contemplation, il se sont surtout invités dans des instants de surprise à la rencontre de paysages, dans l'inattendu d'une perspective, d'une trouée dans les feuillages vers une rivière, un surplomb au bord d'un précipice, l'extase d'un ciel lumineux dans la brume qui vous arrête soudainement quand vous levez la tête. Et puis, il y a cette impression fantastique que nous avons tous rencontrée enfant, allongé dans l'herbe devant la voûte étoilée. Une dilatation extraordinaire de la sensation de l'espace, l'espace d'un instant, nous nous sentions en sympathie avec l'infini." 
Serge Carfantan, 
Philosophe
(3ème millénaire)