samedi 24 septembre 2011

Arnaud Desjardins nous fait confiance...


Extrait de l’interview réalisé en mai 2010: A lire intégralement dans le N°1 de REFLETS parue le 15 septembre 2011.
 Jétais considéré comme un chercheur qui posait des questions.
(…) Ensuite sont venues toutes sortes de vicissitudes professionnelles tenant à mes blocages, mes faiblesses, mon manque de réalisme. Puis je suis entré, après avoir fait un certain nombre de stages ici ou là, à la Télévision, comme assistant et ensuite comme réalisateur. Et c’est ce qui m’a permis de financer les films que j’ai tournés en Asie. J’avais obtenu l’accord des syndicats, comme j’allais très loin, d’être seul, ce qui me permettait, pour le même prix de revient à la minute d’antenne, de rester six mois, huit mois, neuf mois pour tourner un film. Si on avait envoyé une équipe de cinq avec les billets d’avion, les défraiements et les salaires cela n’aurait pas été possible. Je pouvais ainsi partager la vie des ashrams hindous, des monastères zen, des confréries soufies, des monastères tibétains dans lesquels, pendant une dizaine d’années, j’ai à la fois filmé et séjourné. Je n’avais pas l’impression d’être un cinéaste. J’avais un petit magnétophone, une caméra 16 mm de l’époque.
J’étais considéré comme un chercheur qui posait des questions, qui voulait comprendre.
J’ai eu beaucoup d’entretiens avec divers maîtres et particulièrement avec un hindou qui vivait à l’écart. Il y avait très peu de monde auprès de lui. Il parlait bien anglais. Il a eu beaucoup de patience pour m’aider à voir clair en moi-même et à dépasser mes illusions, mes faiblesses, mes égoïsmes.
Il s’agit de Swâmi Prâjnânpad
(…)Une des grandes menaces est l’intégrisme, le fondamentalisme.
A peu près tous les sociologues qui observent le monde actuel s’accordent pour dire qu’une des grandes menaces est l’intégrisme, le fondamentalisme, le dogmatisme, le durcissement d’une religion par rapport aux autres. C’est l’opposé du message d’origine.
Ici, à Hauteville, nous accueillons chacun et chacune: nous ne sommes pas spécifiquement bouddhistes, nous ne sommes pas spécifiquement hindous.
Nous avons bâti – ceux qui viennent ici ont travaillé de leurs mains – une petite chapelle bouddhiste d’obédience tibétaine, une chapelle chrétienne, une petite mosquée et une salle d’étude juive. On ne peut pas dire une synagogue parce qu’il faudrait qu’il y ait onze juifs déroulant les rouleaux de la thora. Des prêtres ont célébré et même concélébré, dans notre chapelle.
Le Cheik Bentounès est venu parmi nous avec des frères de sa confrérie soufie.
Donc si vous êtes musulman, bienvenue à Hauteville, si vous êtes athée, laïque bienvenue à Hauteville. Nous avons invité, pour une de nos assemblées générales, qui réunit quelques huit cent personnes sous une grande tente, André Comte-Sponville. Il a un sens aigu de la spiritualité et en même temps il met beaucoup l’accent sur l’athéisme et la laïcité.
Ici ont eu lieu aussi des rencontres entre chrétiens et moines bouddhistes.
Un aspect du centre est de témoigner pour l’ouverture, la tolérance, la connaissance mutuelle.(…)

vendredi 23 septembre 2011

Marie de Hennezel et la chaleur du coeur... (2)

Marie de Hennezel...renoncer... pour aller vers l'être intérieur



Source : RCF (Visages)

jeudi 22 septembre 2011

Marie de Hennezel et la chaleur du coeur... (1)

Marie de HENNEZEL auteur de "La chaleur du coeur empêche nos corps de rouiller" nous partage ses conseils sur le chemin du bien vieillir.



Marie de Hennezel est une Psychologue et Psychothérapeute française née à Lyon le 5 août 1946.
Elle est titulaire d'un DESS de Psychologie et d'un DEA de Psychanalyse. Elle a travaillé pendant dix ans dans la première unité de soins palliatifs de France, créée en 1987 à l'Hôpital international de la Cité universitaire de Paris. Elle anime des conférences et des séminaires de formation à l'accompagnement de la fin de vie en France et à l'étranger.

mercredi 21 septembre 2011

Hubert Reeves : pour un éveil des consciences (3)



Dernière partie de cette belle interview dans laquelle Hubert Reeves nous laisse quelques espoirs pour l'avenir...




Source : RCF - Visages

mardi 20 septembre 2011

lundi 19 septembre 2011

Hubert Reeves : donner un sens... (1)

Voici la première partie d'une très belle interview d'Hubert Reeves.


Avec son livre Poussière d'étoile, publié en 1984, Hubert Reeves a su vulgariser la science du cosmos. Il a succédé à Théodore Monot, à la présidence de la ligue R.O.C. Une belle rencontre avec un scientifique qui a la tête dans les étoiles et les pieds sur terre.


vendredi 16 septembre 2011

Pour connaître Christophe André (2)


Christophe André est un médecin psychiatre et psychothérapeute français.(10 min.)
"J'avais lu un jour dans un entretien accordé par la fille de Françoise Dolto au journal Le Monde, cette anecdote qui m'avait ravi : à une femme qui lui demande un jour : "Mais vous n'en avez pas assez, d'être toujours dans l'ombre de votre mère ?", elle répond : "C'est drôle, je me suis toujours vécue comme étant dans sa lumière."
Au lieu de nous sentir parfois écrasés par ce que nous devons, réjouissons-nous en. C'est ce qu'on appelle la gratitude."
blog de Christophe André



Source : RCF 2009

jeudi 15 septembre 2011

Pour connaître Christophe André (1)


Christophe André est un médecin psychiatre et psychothérapeute français.(10 min.)


lundi 12 septembre 2011

Cheikh Khaled Bentounes : hommage à Arnaud Desjardins


Je remercie sa présence et son sourire lumineux...


« J’étais encore enfant lorsqu’Arnaud Desjardins et Denise sa première femme, vinrent à Mostaganem en 1961. Dans le contexte de la guerre d’Algérie, nous étions très étonnés de voir deux Européens venir à la zâwiya située dans le quartier de Tijdit, réputé dangereux.
Accueillis par mon père, le cheikh el-Mehdî, nous n’avions approché Arnaud et Denise qu’à la fin du cours coranique et je n’en garde qu’un souvenir fugitif. C’est bien plus tard, en 1970, quand je vivais à la zâwiya d’Ivry, que je revis Arnaud, Salle Pleyel, lors de ses conférences et de la projection de ses très beaux films sur les traditions spirituelles orientales.
En 1990, à l’Assemblée Générale des amis de Fond d’Isère, nous nous sommes revus. Ce fut un grand bonheur et l’intimité partagée en toute simplicité la veille de l’Assemblée restera présente dans mon coeur. J’ai senti que le respect qu’il me témoignait s’adressait plus à la tradition que je représentais qu’à ma propre personne.
Cette attitude m’a permis de mesurer la sagesse et l’expérience de cet homme. Le fait qu’il accepte l’autre et le situe sur le même plan – alors que nous sommes de niveau et d’âges différents – témoigne d’une remarquable maîtrise de soi et de la maturité de sa réalisation spirituelle.
Lors de ma venue à Hauteville en 1996, j’ai découvert un lieu ouvert sur le monde et les autres traditions. La qualité du silence qui y règne est propice à la transmission d’un enseignement spirituel vrai, simple et sobre. Je souhaite qu’un havre de paix comme celui-ci perdure et que l’esprit qui l’anime demeure à jamais. »
Cheikh Bentounes
Extrait de Questions De, n° 111. Edition Albin Michel
Source : AISA
AISA a pour vocation première de donner à mieux connaître le soufisme comme coeur de la révélation mohammédienne, vecteur d’une spiritualité de paix tant intérieure qu’extérieure. Oeuvrant à l’approfondissement et au rayonnement de la pensée du Shaykh Ahmad Ibn Mustafâ Al-‘Alâwî, fondateur de l’Ordre soufi ‘Alâwiyya-Darqâwiyya-Shâdhiliyya, et de celle de chacun de ses maîtres et de ses successeurs, l’Association nourrit et dispense un enseignement soufi de nature à sauvegarder et revivifier un précieux patrimoine spirituel de l’humanité.