jeudi 8 septembre 2022

Vous n'avez qu'un seul problème : un problème entre vous et vos pensées...

 


Considérez la pensée comme une certaine manière de prendre conscience des phénomènes. La libération (état de conscience suprême), en fait, n'est pas incompatible avec les phénomènes. Vous pourriez être parfaitement, totalement libres même s'il y a encore des sensations de malaise, même s'il y a encore une pensée qui passe, même s'il y a encore tout ce qui vous fait dire que vous n'êtes pas libérés. C'est encore une pensée de constater: "Ah, ça y est, ce n'est pas pour aujourd'hui ; ça y est, je ne me sens pas bien - donc c'est contraire à la libération ! Ces pensées-là ne devraient pas venir si j'étais dans l'état suprême." C'est cela qui vous empêche d'être libérés : de penser que ces pensées ne devraient pas venir, de penser que ces sensations ne devraient pas venir, de penser que ces émotions ne devraient pas venir, de penser quoi que ce soit au sujet de la libération. Si vous pouviez vous abstenir du moindre commentaire, si vous pouviez ne plus faire de différence entre libération et non-libération, vous seriez à l'instant même libérés. Et si cette différence ne revenait jamais plus, eh bien cette libération ne serait plus jamais voilée ou recouverte.

Arnaud Desjardins

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mercredi 7 septembre 2022

A voir ou se faire avoir...

 


Reconnaître une personne TOXIQUE, ce n'est pas très compliqué contrairement à ce que veulent nous faire croire les magazines psy de tata Jacqueline. Il suffit le plus souvent de se poser devant un miroir, et, oh miracle ! la personne TOXIQUE est là, devant nous, tout sourire, à tout faire pour nous pourrir la vie à l’échelle même d’une journée :

Je suis nulle, je vieillis, je suis moche, j’ai mal fait, je ne vais pas y arriver, j’ai oublié mon rendez-vous, je vais encore me faire avoir, je n'ai le temps de rien, j’ai raté mon bus, les vacances sont trop courtes, j’ai trop de travail, j’ai un rhume, Machin a plus de chance que moi, j’ai fait une tache sur mon nouveau chemisier, j’ai un emploi du temps de merde, les diktats de la beauté empoisonnent ma vie, la société est pourrie, les gens sont méchants, les gens sont bêtes, je suis encore tombée sur le mauvais guignol, j’ai pas de chance, le sort s'acharne, je ne trouve plus de moutarde. 

Oui, la personne toxique, en plus, est bavarde. 

Et qui nous oblige à écouter ses jérémiades ? Sans rire. 

Qui ?

Par Judith Wiart

-------------------- photo par votre serviteur (reflet d'une lampe)


mardi 6 septembre 2022

Mise à pied

 Je vous propose aujourd'hui de prendre un temps pour vous masser les pieds. 


Ceux-ci vous portent et vous apportent stabilité. 

Faites un premier pas vers eux pour les remercier.

Sentez les points durs et massez autour. Pincez chaque orteil et tirez légèrement dessus. Écoutez leur demande au pied levé.

A la fin, mettez-vous sur la pointe des pieds et sautillez.

Et dans les jours qui viennent, laissez votre esprit mettre pied à terre. Ne vous laissez pas piétiner par le mental, et faites un pied de nez à vos pensées... 

Respirez par la plante des pieds.

J'attends vos retours de pied ferme.

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lundi 5 septembre 2022

L'Amour est lien

« L'amour altruiste est le sentiment spontané d'être relié à tous les autres êtres. Ce que vous ressentez, je le ressens. Ce que je ressens, vous le ressentez. Il n'y a pas de différence entre nous […] Lorsque j'ai commencé à pratiquer la méditation de la compassion, j'ai observé que ma sensation d'isolement commençait à s'atténuer, tandis que je ressentais de plus en plus une impression de force. Là où, auparavant, je ne voyais que des problèmes, je me mis à ne voir que des solutions. Alors que je considérais mon bonheur comme plus important que celui des autres, je commençais à percevoir le bien-être des autres comme le fondement même de ma paix intérieure. »

Yongey Mingyour Rinpotché

------------------ Pensée de la semaine avec Matthieu Ricard (et internet qui revient)...


dimanche 4 septembre 2022

Paroles entre ciel et terre


« Je voudrais bien savoir de quoi parlent les arbres quand le vent les visite, ce que chante un oiseau pour endormir le nid. Nous apprenons la vie par les gestes qu’on pose. Nous apprenons la langue par les mots que l’on dit. Je construis ma demeure avec du bois d’homme. Je croise sur la page la baleine et l’agneau, la montagne et le pain, la source et le volcan. Ils se comprennent mieux que les hommes s’accordent. L’espérance y butine les insectes en fleurs. Des plantes inconnues escaladent le roc. À l’école du vent, les papillons par paires potassent le pollen. Les arbres du verger ne comptent pas leurs pommes. Ils se dessinent un cœur dans les lignes de l’aubier. Je traverse le monde comme un ruisseau perdu où viennent boire les bêtes. Je recueille une à une les larmes oubliées, les ailes des oiseaux pétrifiées dans la pierre. Je marche en titubant de la blessure au baume.

Je regarde le ciel sans oublier la terre. »...

Jean-Marc La Frenière - J'écris avec la terre

Peinture: Hermann Herzog 1832-1932 - Near Staffords Island, Gulf Coast

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samedi 3 septembre 2022

Moments de rien.

 


Quand vous vous libérez de l'idée d'être quoi que ce soit, quand vous vous donnez dans la journée à des moments où vous n'êtes absolument rien, sans futur, sans devenir vous voyez la nature profonde de la dévotion, de l'adoration, qui est l'essence du corps et du psychisme, devenir vivante. Vous exprimez constamment l'étonnement, vous exprimez l'amour sous toutes ses formes, parce que toutes les formes célèbrent le sans forme. L'amour de tous les sons, de toutes les musiques célèbre le silence. C'est uniquement dans cette profonde compréhension, quand vous n'avez aucun devenir, que cette expression devient possible. La nature profonde du corps et du psychisme c'est la célébration. Vous offrez ce que vous n'êtes pas au silence. Ce silence rejaillit sous forme de grâce dans toute votre structure.
Quand on est profondément rien, on peut exprimer ce que l'on est profondément.
Eric Baret
photo Sara Reine

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vendredi 2 septembre 2022

En lien


Unité du soir derrière la dualité...
Je ne suis qu'une apparence d'existence sur l'horizon.
Seul me tient le flux d'un élan inconscient.
Gardons la fibre du contact avec le tout
(même si je n'ai pas retrouvé internet ;-))

(photo personnelle)

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jeudi 1 septembre 2022

Le ciel en chemin

 Une évidence. 

Un pas d'instant devant l'autre 
et l'arbre de l'épanouissement est de plus en plus droit devant nous,

vertical !


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Arrêt sur méditation

 


La méditation bouddhiste comporte deux aspects – shamatha et vipashyana. Nous avons tendance à souligner l’importance de vipashyana – le « regard profond » qui nous apporte la vision profonde et nous libère de la souffrance et des afflictions. Mais la pratique de shamatha (« l’arrêt ») est fondamentale. Si l’on ne s’arrête pas, la vision profonde ne sera pas possible.

Nous devons apprendre l’art de nous arrêter – arrêter nos pensées, nos énergies d’habitude, notre oubli et les émotions fortes qui nous gouvernent. Lorsqu’une émotion s’empare de nous, tel l’orage, nous ne sommes pas en paix. Nous allumons la télévision pour l’éteindre aussitôt après. Nous prenons un livre pour le reposer immédiatement. Comment peut-on mettre fin à cet état d’agitation ? Comment peut-on mettre fin à notre peur, notre désespoir, notre colère et notre avidité ? C’est possible en pratiquant la respiration consciente, la marche consciente, le sourire conscient et le regard profond qui permet la compréhension. Lorsqu’on est en pleine conscience, touchant profondément le moment présent, les fruits sont toujours la compréhension, l’acceptation, l’amour et le désir d’apaiser la souffrance et d’apporter de la joie.

-Thich Nhat Hanh

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mercredi 31 août 2022

Elan de l'Enseignement

 

N'oubliez pas d'être un enseignant pour vous-même. Bonne rentrée !!!


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mardi 30 août 2022

Méditation taoïste


Il y a de très nombreuses formes de méditations.

Il faut déjà distinguer les méditations sans objet, des méditations "avec" objet, c'est en dire en focalisation sur qqch, la flamme d'une bougie, par exemple, ou simplement le souffle. On trouve des entre-deux, les méditations en "balayage" ou scan corporel. Enfin, on trouve les méditations tantriques, utilisant des visualisations.
La méditation taoïste fait partie de cette dernière catégorie et utilise typiquement une progression allant de l'agir au non agir (Wei Wu Wei), passant progressivement de la visualisation à la contemplation puis l'absorption.
Ses principales caractéristiques sont de plusieurs ordres :
1) Elle est naturaliste et utilise de très nombreuses images de la nature et du cosmos : bois, feu, terre, métal, eau, vent, tonnerre, soleil, lune, étoiles et constellations, ruisseaux, torrents, pluie, lacs, mers et océans.
2) Elle est ordinatrice : elle hiérarchise nos personnages et nos élans en faisant s'écouler le flux créateur selon un ordre issu d'un mandat céleste : l'empereur (cœur) est au centre de ce processus et il gouverne par le vide et la non action paradoxalement opérante.
3) Elle est mythologique et fait intervenir des animaux sacrés, parfois terrestres, parfois célestes, des déités d'organes, de lieux et d'espaces, des personnages fonctionnels précis. Elle rejoue à sa manière toute une systémique.
4) Elle est "nourrissante" et utilise de très nombreuses images issues de l'agriculture et de la cuisine. Feu, chaudron, cuisson régimes du feu, bois, absorption, transformation, élimination et métamorphose.

5) Elle est créatrice en reproduisant une grossesse puis un accouchement spirituel, utilisant et unissant le masculin-féminin (duel) présent en chacun de nous pour créer le trois (rajoutant l'unité au deux).
6) Elle est définitivement poétique et artistique
7) Elle est ultimement quiétiste, mais sans renier la danse cosmique de nos multiples facettes humaines. Yin apparent, Yang secret.
Chacune de ces caractéristiques est une porte d'entrée possible, en fonction de la nature intime du ou de la pratiquant.e.
Ne reste plus qu'à franchir le seuil. Derrière lui : Xuan 玄, le Mystère.

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lundi 29 août 2022

Le rapide demain

 

Peur du lendemain
 

C’est la rentrée.
L’été – pas encore achevé – a été prodigue en évènements divers.
Les phénomènes climatiques ont dominé l’information. La chaleur caniculaire mondiale entraîne la sécheresse avec ses conséquences : incendies monstres, cultures desséchées, alternant avec des orages catastrophiques.
L’autre volet d’inquiétude est la guerre en Ukraine. Elle s’étire sans paraître pouvoir être arrêtée. Au contraire, elle ravive l’inquiétude du risque d’un accident nucléaire majeur, et celui d’une possible guerre mondiale. Elle a été la justification d’une reprise de l’inflation, avec une envolée du prix de l’énergie entraînant celui des matières premières et de l’alimentation. Cette situation économique aggrave la distorsion entre les plus riches… et tous les autres ! La pauvreté s’accroît, gravement pour les plus fragiles.
Le troisième volet médiatique, comme un leitmotiv, est la persistance du covid, avec l’annonce de nouveaux virus et la réactivation d’anciennes maladies.
 
Malgré le joli bronzage, comment ne pas être inquiet ?
Il est normal d’avoir peur.
Les pouvoirs publics, dans tous les pays, souhaitent que nous y succombions, pour que nous les prenions pour des sauveurs et accepter leurs remèdes.
Mais nous ne sommes pas obligés de céder notre libre arbitre.
Savez-vous que la peur est une bonne conseillère ?
À condition d’apprendre à l’utiliser.
Soit on lui cède, et dans ce cas elle provoque la tétanisation ou l’agitation, avec son cortège de paroles inutiles, amenant la panique, pour finir par faire n’importe quoi. Voire le pire, dans les comportements de foule prise de panique.
 
Comme c’est bon d’apprivoiser la peur et de lui parler :
J’ai peur de quoi précisément ?
J’ai peur qu’il m’arrive ceci ou cela !
C’est le début d’un dialogue intérieur essentiel. Plus je vais creuser, plus je vais me tranquilliser.
Peur qu’il m’arrive quoi exactement ?
Ayant identifié la cause, je peux chercher un soulagement.
Qu’est-ce que je peux faire pour que cela ne m’arrive pas ?
Si c’est un problème personnel, un souvenir peut éclairer la situation. Il permet d’apercevoir une piste de solution pour que le passé ne se répète pas.
Si c’est un problème sociétal, la question devient :
Qu’est-ce que je peux faire si cela arrive ?
Dans tous les cas, ce dialogue intérieur apaise la peur, évite l’enchaînement vers l’aggravation, donne du recul et prépare à un acte salvateur.

Cet automne, nous aurons certainement l’occasion de mettre en pratique cet usage bénéfique de la peur.
 
 
 
Christian Rœsch
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dimanche 28 août 2022

Ouvrir les yeux

 Une façon extrêmement simple de dissoudre l'ego est de s'émerveiller.

Quand l'émerveillement est là, il n'y a plus personne pour s'émerveiller.

Il n'y a plus que la merveille qui est là et la sensation d'émerveillement, sans personne pour s'en saisir, pour revendiquer "C'est MOI qui m'émerveille !"

Ce sphinx du liseron, grand papillon de 80mm n'est-il pas une pure merveille ?


Sachons juste ouvrir nos yeux devant les merveilles de la nature, cela va ouvrir notre cœur à l'émerveillement et à la gratitude pour la vie qui est capable de créer de telles merveilles.

C'est cela aussi la pratique de la pleine conscience.

Philippe Fabri

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