samedi 2 mai 2015

Sur le chemin spirituel de Marc Lavoine (1)

Depuis son plus jeune âge, le chanteur et acteur entretient un lien intime et discret avec Dieu. À 52 ans, Marc Lavoine désire s’ouvrir davantage à la culture religieuse, jusque-là laissée de côté en faveur d’une foi innocente et spontanée.

J’aime pousser les lourdes portes des églises parisiennes, baignées de silence, contempler mon verger, tapissé de 4 000 jonquilles, allumer une bougie dans la pénombre d’une chapelle, murmurer les mots pauvres d’une prière ingénue, naïve. C’est là que je trouve Dieu. Ma foi est cette vie débordante, que je ne vois pas, mais que je sens. Telle une ­ignorance délicieuse, elle est éclairante, mais pas éblouissante. Elle ne rend aucun compte et n’exige aucune dictature de pensée.

J’ai reçu un appel à l’âge de 5 ans. Bien loin d’un saisissement foudroyant, ce fut très délicat, d’une grande simplicité : un beau jour, je me suis senti en vie, là. À cette présence au monde s’entremêlait la conscience de ma finitude : mon existence pouvait s’arrêter d’un instant à l’autre. Sans faire de la métaphysique, je réalisai que le fait même de vivre relevait du miracle, d’une loterie inouïe, organisée par un forain dont je m’imaginais un visage, une voix, un regard. À partir de là s’est posée la question du « Pourquoi ? Pour quoi ? ». N’ayant pas de réponse satisfaisante, j’ai commencé à cheminer. Chemin comme course vitale. Vie comme toutes ces choses plus grandes que nous-mêmes. Ma foi est un combat contre mes mauvais penchants, contre mon incapacité à être à la hauteur de ce qu’on m’a offert ou prêté.

Je crois en Dieu parce que cela s’est imposé à moi. Aucun conditionnement n’a permis cela. Mon père, communiste, misait tout sur la science et la médecine. Les calottes lui faisaient horreur. Ma mère, elle, croyait malgré l’adversité. Malgré son époux, malgré ce curé qui un jour lui a dit « Votre fils n’est pas baptisé, c’est un sac de linge sale ». Malgré Brassens et les poètes révoltés qui berçaient notre nid familial. Tel un torrent la dépassant, la foi était plus forte qu’elle, que tout. Je pense que mon chemin n’aurait pas été le même si j’avais été élevé dans une famille complètement catholique : d’avoir à vivre les choses personnellement m’a poussé à réfléchir, à ne pas m’installer ; à m’ouvrir aussi.

Ce sont des rencontres qui m’ont peu à peu constitué. L’une d’elles, avec un prêtre de la paroisse de Saint-Thomas-d’Aquin, à Paris, fut fondatrice. Lorsqu’il me dit que je chantais par désir d’aimer, je réalisai qu’il avait tout compris. Alors que petit j’étais effacé et timide, j’ai voulu aller vers ceux qui, n’osant pas se lever, attendent que l’on s’adresse à eux. En me lançant dans ce métier de chanteur, c’était comme les prendre sur mes genoux et leur souffler des mots à l’oreille.

J’ai commencé à l’Olympia comme petite main. J’y pénétrais comme dans un lieu de culte, où la culture était nourriture. Les gens vivaient là en communion. Religieusement, j’enfilais mon costume, puis j’installais les gens, je vendais des glaces, j’aidais à la régie… Toute cette vie grouillante, affairée autour du spectacle m’émerveillait. Ce sont les artistes qui m’ont aidé à discerner le monde et à trouver une forme de place. Eux qui m’ont montré avec un temps d’avance ce que je ne saisissais pas encore.

...

jeudi 30 avril 2015

Sur les pas sages de Sarah Marquis


Sarah Marquis : une marcheuse de l'instant
(10 min.)
extraits de l'émission de Marie Pierre Planchon "Partir avec"

"Je suis arrivée dans un endroit à 2.000 kilomètres à l’ouest d’Alice Springs où j’ai été récupérée par une tribu d’aborigènes. J’ai vécu avec eux pendant un certain temps. Lorsque j’ai quitté cette tribu, leur vie en relation avec la nature était tellement harmonieuse que je me suis dit soit je reste et je vis pleinement cette vie, soit je pars et j’en parle, ma mission est d’être ce petit pont entre la nature et les humains."










mercredi 29 avril 2015

mardi 28 avril 2015

Envie de parler ?


« Tant que le langage vous est nécessaire pour communiquer avec autrui, employez-le, mais très parcimonieusement. 

Ecoutez ce que les gens vous disent et ne répondez que lorsque c’est nécessaire, par quelques mots, à dose homéopathique. Vous savez bien que là où les médicaments allopathiques, à fortes doses, restent sans effet, quelques gouttes minuscules produisent parfois des effets miraculeux ! 

Les gens ne parlent que pour faire étalage de leur supériorité, de leur érudition et de leur habileté dans la discussion. Mais l’action est plus puissante que les mots. La valeur d’un homme ne se mesure pas au volume ou à la force des arguments qu’il peut présenter. 

Argumentez en vous-même, dans l’introspection, et maîtrisez vos passions ; alors vous constaterez bientôt que l’envie de parler a presque disparu. » 

 Mâ Ananda Moyî (1896-1982)

dimanche 26 avril 2015

Pour un proche en danger de mort : Etre à l'écoute ... par Marie de Hennezel

Comment se situer? Respecter le déni quand il se manifeste? Sans doute la meilleure manière d’être consiste-t-elle à être présent à ce que l’autre vit et à l’écouter. Le laisser parler de ce qui se passe en lui.

L'annonce du cancer est toujours un choc. Pour le malade, pour ses proches. Car le mot même véhicule une menace. On sait qu’une partie des cancers se guérissent, mais il y a tous ceux qui mènent inéluctablement vers la mort.

Cette menace, comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête d’un être qu’on aime, déclenche toute une cascade d’émotions, qui ont été répertoriées depuis longtemps. Tout le monde, ou presque, a entendu parler des étapes par lesquelles passent la personne atteinte d’une maladie grave et ses proches : la sidération, le déni, la colère ou la révolte, le marchandage, la dépression, et enfin la résignation ou parfois l’acceptation. 
C’est la psychiatre américaine, aujourd’hui décédée, Elisabeth Kübler-Ross, qui les avait observées quand elle était au chevet de ses patients cancéreux. Connaître le processus par lequel passe notre proche malade aide à l’accompagner. Respecter le déni quand il se manifeste, car il est une manière de se défendre d’une réalité trop difficile à accepter. Combien de personnes n’arrivent pas à croire à ce qui leur arrive ! Il y a dans le déni une force qui aide à vivre pendant un temps. On croit que ce n’est pas si grave, et que l’on va s’en sortir. Pour les proches, qui connaissent le dossier et auquel le médecin a parlé franchement, c’est assez difficile de faire face à ce mode de défense. Comment se situer? Ne va-t-on pas entrer dans une comédie du mensonge en faisant comme si ce n’était pas grave? Est-on en droit de confronter l’autre à une réalité qu’il ne veut pas voir?

RESPECTER CE QUI NOUS PARAÎT ILLUSOIRE

Sans doute la meilleure manière d’être consiste-t-elle à être présent à ce que l’autre vit et à l’écouter. Le laisser parler de ce qui se passe en lui. S’il est animé par un faux espoir, se dire qu'il a besoin de cela pour avancer. Respecter, mais ne pas alimenter ce qui nous paraît illusoire. Je me souviens d’une patiente en phase terminale d’un cancer qui ne cessait de parler du jour où elle irait mieux et des rêves qu’elle faisait pour son rétablissement. J’avais conseillé aux proches de lui dire qu’ils étaient heureux de la voir ainsi pleine d’énergie et si vivante. Ce n’est pas mentir que de soutenir la pulsion de vie de celui qui, pourtant, est aux portes de la mort. Et puis, un soir, elle s’est mise à pleurer. Son mari était près d’elle. Elle lui a dit qu’elle était foutue. Il ne l’a pas contredite. Il l’a prise dans ses bras, et lui a dit qu’il l’aimait. C’était bien. C’était suffisant. Le fait de manifester son amour et sa présence l’a infiniment mieux rassurée que s’il lui avait dit : « Qu’est-ce que tu racontes? »

Il arrive que la personne gravement malade demande combien de temps il lui reste à vivre. Personne ne peut répondre à une telle question, car le mystère des corps est entier. Mais on peut dire : « Ton état est grave, mais le temps qui te reste à vivre t’appartient. Qu’est-ce qui est important pour toi pour le temps qu’il te reste? »

Parfois, la personne peut demander qu’on mette fin à sa vie. C’est une demande qu’il faut écouter. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille accéder à la demande, car celle-ci masque la plupart du temps une souffrance insuffisamment soulagée, ou bien une question existentielle: est-ce que ma maladie ou mon agonie ne sont pas trop lourdes à porter pour vous, qui m’accompagnez? Tant de personnes gravement malades ont le souci de ne pas peser trop lourd sur leurs proches. Aider dans ce cas, c'est savoir dire à l’autre tout ce que cet accompagnement nous apporte, sur le plan affectif, sur le plan personnel.

LA PRÉSENCE EST TOUT CE QUE NOUS POUVONS DONNER

Accompagner un être cher qui va bientôt partir et nous manquer est une expérience irremplaçable. Tant de mots que l’on n’a pas su dire qui viennent aux lèvres! Tant de gestes spontanés d’affection! Tout cela donne du sens à ce temps qui précède la mort, et dont on pense à tort qu’il est inutile et pénible.
Et puis, il faut savoir dire au revoir. Je me suis souvent demandée pourquoi tant de personnes en agonie restaient suspendues entre la vie et la mort, dans un coma léger. Elles semblaient attendre quelque chose : un mot, un geste, une visite qui les libèrent et leur permettent de mourir. C’est pourquoi il ne faut pas avoir peur de parler à celui qui semble dormir et ne pas être là. Car nous ne savons pas vraiment ce qui se passe dans les tréfonds de l’être qui dort.
J'ai vécu trop d’expériences qui m’ont prouvé que le caractère affectif des mots et des gestes était reçu, pour ne pas encourager tout proche à laisser parler son cœur et faire ce qu’il sent devoir faire en son âme et conscience.
Je me souviens même d’avoir poussé une femme qui avait envie de monter dans le lit où sa sœur était en train de mourir, à suivre son intuition. Elle s’est allongée dans le dos de sa sœur et l’a entourée de ses bras. La femme qui était en train de mourir et semblait manifestement angoissée s’est immédiatement apaisée. La présence physique, corporelle, tactile, est un outil merveilleux. On sait qu elle constitue comme une deuxième peau qui entoure l’être angoissé d’une coque protectrice. La présence est tout ce que nous pouvons donner. C'est à la fois peu et beaucoup.


source : la belle revue "Reflets n°15"

Marie de Hennezel est psychologue, psychothérapeute et écrivaine. Elle a travaillé pendant dix ans dans la première unité de soins palliatifs de France, créée en 1987 à l’Hôpital international de la Cité Universitaire de Paris. Elle relate de l’expérience acquise dans ce service, dans son ouvrage La mort intime, éd. R. Laffont, préfacé par François Mitterand, quelques mois avant sa mort. Marie de Hennezel anime des séminaires de formation à l’accompagnement des mourants.


Les enfants ont une façon d'accepter les gens tels qu'ils sont, sans préjugés, sans peur, pourvu qu'ils se sentent en sécurité. Ils font vite confiance s'ils se sentent en confiance. 
Les enfants ont ce mystérieux pouvoir de renverser les barrières intérieures qui nous empêchent d'être ouverts à des gens d'autres cultures; ils nous appellent à prêter attention à l'enfant qui est en nous. 

 Jean Vanier, 
Recherche la paix

samedi 25 avril 2015

Voyage vers le changement avec Bertrand Piccard (2)


Deuxième parte : lâcher du lest... 
perdre le contrôle
(18 min.)


 

« Notre peur viscérale du doute et de l’inconnu est à l’origine de la plupart de nos problèmes »


vendredi 24 avril 2015

Voyage vers le changement avec Bertrand Piccard (1)


Première Partie : Bertrand Piccard et le changement intérieur
(14 min.)


Êtes‑ vous dans un état d’invulnérabilité, protégé par vos convictions et par vos certitudes ? Vous efforcez‑ vous de n’être touché par rien, afin d’éviter cette fragilité apparente qu’engendre la sensibilité ? Ou alors acceptez‑ vous la faille qui permet à la remise en question de s’insinuer en vous et de faire son œuvre bienfaisante en profondeur ?


source : émission de Marie Pierre Planchon sur Francer Inter, Partir avec...

jeudi 23 avril 2015

Exploration intérieure avec Bertrand Piccard


« Au lieu d’être conditionnés dans des certitudes, 
il faudrait saisir qu’il existe des milliers de manières de penser, de réalités différentes. (…)
Nous apprenons à nous comporter comme si tout dépendait de nous seuls. 
Cela fait abstraction de l’imprédictibilité de la vie. »




Le lâcher-prise est souvent mal interprété. 
On croit qu'il s'agit de tout abandonner : notre travail, notre famille, notre maison. 
Alors qu'il faut lâcher prise de nos certitudes. 
La vie, c'est complètement autre chose que ce que l'on croit. 
Parce que, par définition, on ne peut pas tout comprendre. 
Pour lâcher prise, il faut aussi cesser de résister au changement. 
Il nous est impossible d'avoir un contrôle permanent sur tout. 
Et finalement, lâcher prise, c'est aussi se demander de quoi je suis capable intérieurement, 
au-delà du conditionnement et des automatismes qui me maintiennent prisonnier 
des vieilles manières de penser.


mercredi 22 avril 2015

Comment lâcher du lest ? par Bertrand Piccard


Pour augmenter notre liberté dans les vents de la vie, nous devons être capables de sortir des situations qui nous emprisonnent. Comme un pilote de ballon qui changerait d’altitude en vue de trouver une meilleure trajectoire. Pour y parvenir, nous devons lâcher du lest, nous débarrasser des croyances et autres certitudes qui nous alourdissent. Très concrètement, cela signifie d’envisager de nous comporter à l’inverse de ce que nous avons toujours fait, de devenir les pionniers de nos vies, pour remettre sans cesse en question notre façon de penser et de réagir.

Changer ce qui peut l’être

Malgré les apparences, la vie est loin d’être binaire et ne se résume pas à ce que l’on peut ou non contrôler, ni aux situations que l’on doit accepter ou refuser. Si c’était le cas, nous aurions bien peu de perspectives d’évolution. L’existence en deux dimensions nous laisse certes la possibilité de choix, mais nous sommes en réalité beaucoup plus libres que cela dans les vents de la vie. Pourquoi ? Parce qu’il existe heureusement une troisième dimension.

Le vol en ballon nous montre comment en profiter. Il est évident que le pilote ne peut pas modifier la force ni la direction du vent et qu’il se trouve en ce sens prisonnier des éléments. Mais il peut changer et contrôler très précisément un autre paramètre, je veux parler de son altitude. C’est de cette manière qu’il parvient à se diriger. L’atmosphère est constituée de couches météorologiques distinctes dans lesquelles les vents ont une vitesse et surtout une direction différentes à chaque altitude. Cela signifie que le pilote, dès que sa trajectoire ne lui convient plus, modifie son niveau de vol pour trouver des courants qui le feront tourner à gauche ou à droite. C’est dans les faits sa seule liberté, son unique responsabilité : changer d’altitude pour changer de direction.

Voilà ce que nous devrions appliquer dans les vents de la vie lorsque la situation n’est exploitable ni en l’acceptant, ni en la refusant. Plutôt que de nous battre horizontalement pour aller à gauche ou à droite, nous devons changer d’altitude pour prendre un autre vent qui nous emmènera dans une autre direction.

En ce sens, la vie est un grand vol en ballon. Nous sommes bien souvent prisonniers des éléments qui nous emmènent sur des chemins qui ne nous plaisent pas. Nous pouvons certes nous lamenter et tenter de résister, mais ce ne sera que pour souffrir davantage. Notre responsabilité, notre libre arbitre consiste essentiellement, comme pour l’aéronaute, à changer de niveau.

Nous devons trouver le moyen d’améliorer notre altitude dans tous les domaines de l’existence : éducation, apprentissage, profession, relation aux autres et à nous-mêmes ; changer de niveau socialement, psychologiquement, philosophiquement et bien sûr spirituellement, afin de capter des idées neuves, nous ouvrir à d’autres influences, d’autres solutions, réponses et stratégies, d’autres visions du monde, qui modifieront notre direction et nous aideront à modifier le cours de notre existence.
Nous ne changerons jamais la direction des courants aériens ni celle des vents de la vie, mais nous pouvons à chaque instant changer d’altitude pour nous en libérer et trouver une meilleure trajectoire. Changer de niveau de compréhension afin de dépasser nos peurs, afin de découvrir d’autres façons de penser et de se comporter, d’autres explications, d’autres manières de percevoir la cause et même le sens de ce qui nous arrive. Comprendre ce que nous avons à faire de notre passage sur Terre.

Quand on pense à toute l’énergie gaspillée à convaincre les autres qu’ils ont tort, plutôt que d’essayer d’utiliser leurs idées pour enrichir notre propre expérience ! Le changement d’altitude vers le haut, c’est toute l’ouverture à d’autres stratégies, à d’autres manières de faire, c’est cette possibilité de remettre en question nos certitudes, de nous affranchir de notre peur de l’inconnu, pour nous ouvrir au monde qui nous entoure.

Il y a tellement de situations où une transformation de notre point de vue permettrait cette compréhension de nous-mêmes, des autres et de la vie, porteuse de liberté intérieure.

Lâcher du lest

Se contenter de dire qu’il faut changer d’altitude dans les vents de la vie pour acquérir une autre vision du monde resterait une simple métaphore poétique si nous n’en faisions pas quelque chose de tangible. C’est d’outils concrets dont nous avons besoin. Pour cela, il nous faut comprendre comment fonctionne un ballon.

Un aérostat est en équilibre lorsque la portance de son enveloppe de gaz (plus léger que l’air ambiant) compense son poids. Toute augmentation de poids le fera descendre et tout allègement, monter.

Dès le décollage, pour prendre de l’altitude, le pilote devra lâcher du lest.

Extrait du livre de Bertrand PICCARD : « Changer d’altitude », 
pages 81 à 83 (Editions HACHETTE, préface de Matthieu RICARD).


lundi 20 avril 2015

Marie Madeleine, un modèle de Jacqueline Kelen


Jacqueline Kelen et Marie Madeleine



Si vous le pouvez, je vous conseille la rencontre suivante en Belgique.
Un accueil de grande qualité qui nous propose des dégustations inoubliables...

Rencontre avec Jacqueline Kelen les 9 et 10 mai , à l'Hôtel "Les Roses" à Libin

A travers ses nombreuses publications, Jacqueline Kelen nous trace à chaque fois un chemin de lumière, d'espérance et nous ramène sans y toucher vers l'Essentiel. Dépasser le matérialisme ambiant, nourrir son âme des délices d'une quête toute personnelle dans une grande liberté. Telle est la fenêtre que nous ouvre Jacqueline Kelen sur l'espace précieux et infini de notre âme. Chercheurs de lumière , philosophes, poètes , ou" vous" tout simplement, rejoignez-nous le temps d'un week-end pour amarrer en votre terre sainte, en votre espace sacré.

La formatrice : Jacqueline Kelen 
Jacqueline est écrivain. Elle a suivi des études supérieures de lettres classiques et été également pendant vingt ans productrice d'émissions à France Culture.Dans ses nombreux livres et au cours de ses séminaires, elle dévoile la connaissance spirituelle que transmettent les mythes et explore les richesses de la vie intérieure.

Elle a publié, entre autres : Marie Madeleine, Un amour infini (Albin Michel), L'Eternel masculin (Robert Laffont), L'Esprit de solitude (Albin Michel), Divine Blessure ( Albin Michel), Le livre des louanges (Albin Michel), Un chemin d'ambroisie ( la Table Ronde), Hadewijch d' Anvers (Albin Michel), Bréviaire du colimaçon (Desclée de Brouwer) Passage de la Fée, la légende de Mélusine (Desclée de Brouwer).

Programme : Tout ce qui en nous demande à fleurir 
Indispensable et insaisissable, la beauté nourrit l’âme et la réjouit. Elle inspire la création artistique et mène à la contemplation, tout en creusant un infini désir.

Est-elle d’ici, est-elle d’ailleurs ? Et à quelle profondeur nous entraîne-t-elle ? La rencontre s’organisera autour de trois récits : 
 - L’aventure du jeune Narcisse qui, se mirant dans une source, a la révélation d’une beauté éternelle dont il ne peut se détacher.
- Le libre biblique de Daniel qui met en scène une femme innocente et belle, Suzanne, aux prises avec la convoitise puis avec la calomnie de deux hommes qui veulent sa mort.
-Le conte de « la Belle et la Bête », écrit par Madame de Villeneuve en 1740, dans lequel la beauté intérieure du monstre se trouve voilée par les apparences avant d’être révélée par l’amour.

Nous aborderons également le lien qui se tisse entre la beauté du monde et la beauté du Divin, en évoquant divers mystiques d’Orient et d’Occident. En ce joli mois de mai, ce stage est une invitation à faire fleurir notre jardin intérieur.
Avec toute mon amitié et au plaisir de vous revoir tous les deux très bientôt,

Marie-Catherine Stine


Le vêtement du "moi"




source : L'arbre à lettres