mercredi 2 novembre 2011

mardi 1 novembre 2011

Hommage à "demain"

La Toussaint est le jour où les morts de demain vont rendre visite à ceux d'hier.
Henri Duvernois

lundi 31 octobre 2011

Coup de fatigue... il existe des plantes pour être en forme...

L'ordinateur est enfin remis à niveau mais avec quelques pertes en ligne. Il faudra quelques semaines pour retrouver mes petits documents mijotés à souhait. Sensation de grande fatigue, mais il y a heureusement des plantes dans ma trousse de remise en forme.

dimanche 30 octobre 2011

Une si petite flamme avec Philippe Mac Leod

Les anciens faisaient de la passivité le pivot de l’oraison. Tu lui préféreras le terme de réceptivité. Il résonne mieux aujourd’hui, plus proche de cette veille qu’est la prière, cet engagement de tout l’être, corps, âme et esprit, par une sorte d’acte nu, ou plutôt de nudité, de pureté de l’acte à sa racine intérieure, dans un effort passif, ou une passivité soutenue, vibrante, intense, déployant dans le plus grand silence une hypersensitivité, une hyperactivité même, une industrie des plus subtiles, une prodigieuse distillerie de l’invisible. 


Durant de longues années, j’ai prié devant le saint-sacrement en fixant la petite veilleuse comme un phare dans la nuit, comme la lueur incertaine d’un rivage encore bien lointain, la palpitation vacillante d’un cœur jamais atteint – jusqu’à ce qu’elle finisse par s’éteindre, définitivement ; jusqu’à ce qu’elle s’allume en moi, d’une flamme d’abord faible, puis de plus en plus haute ; jusqu’à ce que je la devienne.

C’est cela même une vie de prière. Et de quelle huile brûlerions-nous ? La présence n’a pas besoin de faire beaucoup de bruit ni prendre beaucoup de place. Elle respire, elle palpite, doucement elle rayonne à partir d’un foyer infime, comme au fond du sanctuaire où brûle la petite veilleuse rouge, pas plus grosse qu’une étoile vacillante dans le ciel nocturne, mais si vivante, si proche de ce que tu peux ressentir en toi-même.

Un jour tu comprendras combien cette présence demeure suspendue aux battements de ton cœur. Par l’entremise de la petite flamme, elle t’appelle d’une voix si faible que tu ne lui prêtes aucune attention, parce que tu ne sais pas encore que le plus précieux est en même temps le plus fragile. Cependant, ne te méprends pas, cette présence nous visite seulement, jamais elle ne se laisse prendre. C’est dans l’abandon le plus total, dans le vide, dans la chute, que l’on découvre l’assise la plus ferme. La présence se révèle alors même qu’on a tout perdu. Comme dans le cœur des pèlerins d’Emmaüs, au moment extrême où elle nous échappe nous en avons la plus grande certitude. Sa substance tient tout entière dans sa volatilité, cette sorte de prégnance invisible, d’insistance légère, sans poids, sans marque, sans attache.

Parce qu’il se dérobe, parce qu’il échappe à nos prises habituelles, le silence, sans figure ni matière, se manifeste toujours s’évanouissant, toujours s’approchant, comme si cette proximité ne pouvait avoir de fin. Il semble disparaître plus qu’il n’apparaît mais, en réalité, il vient, il ne cesse de venir, de l’intérieur, de l’absence qui prend vie, fuyant pour mieux nous toucher, présence immense qui se donne en se retirant, dans l’éloignement le plus intime qui soit, là où il n’y a rien à saisir parce qu’il n’y a plus rien qui puisse saisir. Le sentiment de l’être n’est paradoxalement jamais aussi fort.

Je t’invite à y entrer avec douceur, patiemment. Si la traversée du silence n’aboutit qu’au moment où l’on décroche de soi-même, néanmoins on ne le décide pas. Il donne son fruit, il accomplit son travail, qui justement reste silencieux. C’est alors que tout s’ouvre, que la prière elle-même devient espace. Tu n’as pas bougé, et cependant tu t’éveilles à mille lieues de ton point de départ, comme projeté, propulsé. À moins que ce ne soit toi qui t’ouvres comme un bouton, libérant un parfum d’infini, dans lequel ta prière se prolonge.



Source : La Vie

Philippe Mac Leod est écrivain et a publié plusieurs recueils de poésie. Son dernier ouvrage, Sens et beauté, est paru aux éditions Ad Solem.


samedi 29 octobre 2011

Quel type d'engrais pour les plantes ?

Voici un documentaire sur les engrais, leurs avantages et leurs inconvénients. Bonne croissance !

vendredi 28 octobre 2011

"Méditer jour après jour" avec christophe André

Dans « Méditer jour après jour », Christophe André nous accompagne dans notre propre cheminement avec clarté, progressivité et intelligence. Tout paraît simple sous sa plume en seulement 25 leçons. En voici quelques unes, perles parmi tant d’autres :

•Vivre c’est vivre l’instant présent. On ne peut pas vivre dans le passé ou dans le futur : (...) pendant ce temps, on n’existe pas.
•Comprendre que, lorsque nous n’arrivons pas à les résoudre (nos problèmes), mieux vaut mille fois prêter attention à notre souffle qu’à nos ruminations.
•Inviter le monde en nous et découvrir sa subtilité et sa diversité, au lieu de ne voir de lui que ce qui correspond à nos obsessions de l’instant.
•A propos de la contemplation : mystique apaisante et étonnante de la casserole ou de l’éponge, négligées et oubliées.
•Faire la chasse à tous ces automatismes consistant à allumer sans y penser la radio, la télé, l’ordinateur.
•Accepter ce qui est rend plus calme et plus intelligent. Et donc plus capable de changer ce qui doit l’être.
...
Source : e-santé - Christophe André. Méditer jour après jour, Editions l’Iconoclaste, 2011

jeudi 27 octobre 2011

Le Dalaï-Lama et les religions


A l'occasion des 25 ans de la Rencontre d'Assise pour la paix, interview du dalaï-lama, qui répond aux questions sur le dialogue interreligieux.
Le dalaï-lama était invité à Toulouse du 13 au 15 août pour donner une série de conférences © Alexandra Silva
Le dalaï-lama était invité à Toulouse du 13 au 15 août pour donner une série de conférences © Alexandra Silva
Venu à Toulouse au mois d’août dernier, le chef spirituel tibétain a longuement insisté sur la nécessité de poursuivre un dialogue interreligieux respectueux du pluralisme. Dans un petit salon privé du Zénith, il est revenu sur Assise 1986, aux côtés de son traducteur, le moine bouddhiste français Matthieu Ricard. Le visage éclairé de son éternel sourire, humain et lumineux, il ne se contente pas de parler de cet esprit d’Assise, il le transmet.

En 1986, vous étiez aux côtés de Jean Paul II à Assise. Quel souvenir gardez-vous de cette rencontre ?

J’avais particulièrement apprécié l’initiative de Jean Paul II. En réunissant les représentants des grandes religions pour ces journées de prière, le pape leur avait permis d’exprimer leur point de vue sur la paix dans le monde. Que des responsables religieux montrent un exemple d’unité sur de grandes questions comme la paix et l’amour altruiste aux yeux de tous les citoyens est très important.
D’autant plus qu’aujourd’hui le fanatisme religieux persiste : aucune religion n’est épargnée et l’esprit d’Assise semble parfois loin !

Pour certains, il n’y a qu’une seule vérité, une seule voie... Alors qu’en réalité les vérités et les voies sont multiples, comme les religions. Chaque pratiquant doit prendre conscience que sa vérité peut être unique, mais jamais exclusive. Si l’on pratique une religion, il faut être sérieux. Si l’on est sérieux, on ne peut pas manquer de reconnaître que l’amour, la tolérance sont au cœur de notre religion ! L’individu doit donc se concentrer sur sa foi. L’harmonie n’est pas une utopie. En Inde, différentes traditions coexistent pacifiquement depuis un millénaire, sur la base du respect mutuel.

Mais comment lutter contre l’extrémisme ?

Pour acquérir le respect, il faut d’abord se connaître ! Il faut nouer des liens, que les gens se voient et se parlent, qu’ils étudient les autres traditions religieuses pour en apprécier la valeur, aillent en pèlerinage sur les lieux saints des autres croyants. Il faut faire des rencontres personnelles avec d’autres pratiquants et partager leur expérience profonde de la spiritualité. Cette intimité est la base d’une communion essentielle à la paix.

Quelle est la place des non-croyants dans la construction d’un monde de paix ?

Il faut partir de la base : nous sommes des êtres humains et nous voulons être heureux. Nous sommes des animaux sociaux par nature, frères et sœurs de la même espèce. Nous devons donc nous rappeler que nous avons besoin les uns des autres, que nous sommes interdépendants. Notre survie même dépend de cette relation. C’est pourquoi il faut créer une éthique séculière dans laquelle tous les humains puissent se reconnaître, fondée sur les valeurs essentielles.

Et les religions, en quoi peuvent-elles être facteurs de paix ?
De nombreux problèmes de société viennent d’un sentiment exacerbé d’importance de soi. Les grandes religions nous apprennent à nous défaire de ce carcan d’égocentrisme par la foi. Des études ont montré que ceux qui sont le plus animés par un sentiment de compassion et utilisent peu des mots comme je, moi, mien ont moins de problèmes cardiaques. Le fait d’être centré sur soi crée un sentiment d’insécurité destructeur. Celui qui suit sérieusement un chemin spirituel ne se livrera à aucun acte néfaste et pourra mener une vie qui ait un sens. En s’abandonnant à Dieu, on renonce à l’ego.

Source : La Vie

mercredi 26 octobre 2011

C'est une présence... avec Jacques castermane

Juste une présence qui est un rappel à l'instant "frissonant". Jacques Castermane nous ramène à Graf Durckheim et à Arnaud Desjardins... Merci !

mardi 25 octobre 2011



Catherine BARRY reçoit la psychologue Marie de HENNEZEL, pour parler de l'évolution des lois concernant les soins palliatifs et de l'accompagnement des personnes en fin de vie. Elle indique aussi les éléments qu'elle a suggéré au ministère de la santé pour améliorer les conditions de l'accompagnement de fin de vie, en ce qui concerne les malades, mais aussi leurs proches et le personnel soignant. Les propositions du rapport de Marie de Hennezel, chargée de mission auprès du Ministre de la santé en 2003, ont étayé le projet de loi concernant la fin de vie.