Vidéo qui remet les choses au cœur ou au clair.
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"Pour comprendre comment les énergies psychiques circulent et travaillent dans l’homme, il faut observer comment elles circulent et travaillent dans la nature.
Regardez un arbre : plus son tronc et ses branches s’élèvent, plus ses racines s’enfoncent profondément dans le sol. C’est un système de compensation que l’on retrouve dans tous les plans, qu’ils soient physique, psychique ou spirituel.
Donc, plus l’homme tend à s’élever dans sa conscience, plus il descend dans son subconscient. Chaque niveau de conscience représente des courants, des forces, des entités, et il doit veiller à tenir ces deux mondes en équilibre.
La grande erreur de ceux qui décident d’embrasser la vie spirituelle, c’est de négliger la réalité du monde obscur qu’ils portent en eux. Ils s’imaginent qu’il suffit de vouloir travailler pour la lumière, de vouloir être sages, justes et désintéressés pour y parvenir effectivement.
Eh non, malheureusement non.
Et c’est ainsi que l’on voit des personnes parler d’amour spirituel, de sentiments nobles et désintéressés, alors qu’elles vivent dans le désordre des passions.
Et d’autres s’imaginent qu’elles se sont consacrées à un idéal, alors qu’en réalité elles sont en train de donner libre cours à leur vanité, à leur besoin de dominer les autres.
Vous direz : « Mais pourquoi ? Elles sont hypocrites, elles manquent de sincérité ? »
Non, il peut y avoir chez elles de réelles aspirations spirituelles ; seulement il ne suffit pas d’« aspirer » pour réaliser !
Et si l’on ne fait pas l’effort d’entrer en soi-même pour comprendre les structures et les mécanismes du psychisme humain, on va au devant des pires contradictions."
Omraam Mikhaël Aïvanhov
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Le chemin est le but : Manuel de base de méditation bouddhique - Chögyam Trungpa
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1. La "manas" (ce que l'on peut traduire par mental), qui est notre intelligence à tous, pour nous qui ne sommes pas éveillés et qui se traduit par un mélange d'analyse (qui peut être juste) et d'émotion (ce qui la rend inopérante, à côté de la plaque, pour parler familièrement).
2. La buddhi inférieure, qui est l'intelligence scientifique, qui elle a toute sa place, toute sa justesse, même si elle est limitée dans sa portée.
3.La buddhi supérieure, celle qu'un Matthieu Ricard ou un Dalaï lama cultivent à longueur de journée par une méditation constante (immobile ou active).
Sabine Dewulf
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Ne menez pas toute votre recherche à partir d'un ego que vous ne mettez pas en cause, vous n'aboutiriez jamais : la conviction que « je » fais les efforts mêmes de la sadhana – c'est moi qui veux, c'est moi qui agis – va vous empêcher de dépasser le moi. Elargissez peu à peu la prison du moi, faites grandir votre sentiment de participation à la vie, votre sentiment de communion et en même temps abandonnez peu à peu l'affirmation individuelle. C'est possible, et votre tentative portera ses fruits...
Si vous ne faites pas le premier pas, vous pouvez « exprimer » mille ans en thérapie, il ne se passera rien. La puissance des habitudes est tellement grande que vous serez très déçus au bout de quelque temps : « Finalement, je ne sens pas que je me transforme vraiment, que mon existence change. » Le travail sur l'inconscient peut vous aider à émerger d'un monde d'illusions, à prendre conscience que vous vous mentez à vous-mêmes, que vous réprimez vos vrais désirs, que vous faites semblant de ne pas vouloir ce dont vous avez en fait tellement envie ou qu'au contraire vous vous battez en surface pour quelque chose que vous refusez de toutes vos forces dans la profondeur. Vous commencez alors à comprendre la stupidité de ces agissements qui ne sont pas appropriés et vont même à l'encontre de vos intérêts. De là peut naître la conviction de la nécessité d'un changement d'attitude et d'un comportement actif pour bousculer vos automatismes, votre routine intérieure. Et ce travail, c'est à chacun de l'accomplir en se prenant en main. Votre existence change si votre être change. Mais si vous changez un petit quelque chose dans votre existence, cela vous aide à changer votre être. Les deux sont vrais et se renforcent mutuellement et ce qui vous était presque impossible vous devient aisé, en fonction de ce qu'une lucidité nouvelle vous fait reconnaitre comme juste...
En Occident, nous sommes conditionnés à l’idée que la vie spirituelle a pour but de se préparer à une autre vie. Sur ce chemin d’expérience et d’exercice qu’est la Voie de l’action, j’ai perçu que le dessein de ce qu’on appelle la vie spirituelle est de ne pas oublier qu’en ce moment « j’existe » !
Chacun peut se donner la chance d’exister, d’instant en instant, sans être rongé par les soucis, l’inquiétude et la méfiance.
A chacun de vérifier par lui-même si l’accès à cette autre manière d’être est possible.
Comment ? En pratiquant !
Jacques Castermane - Comment peut-on être zen ?
Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ? de Christiane Singer
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« Quelle curieuse maladie que le cancer, me dit Maurice.
— Pourquoi dis-tu cela ? je lui demande.
— Parce que c’est une maladie extrêmement vivante. Tout à coup, des cellules se mettent à proliférer de façon exagérée et incontrôlée. Jusqu’à envahir l’endroit où elles sont nées. Animées par une vitalité débordante, elles finissent par se répandre en dehors de cet endroit. Elles s’implantent ailleurs, dans d’autres organes où elles continuent de proliférer. La logique des cellules cancéreuses est celle de la croissance et de l’expansion à tout prix. Quitte à tuer l’organisme dont elles sont issues.
— Tu as raison, c’est une logique absurde. Le cancer est une maladie très vivante, assurément trop vivante.
— Pour en guérir, il faut sans doute être plus vivant que lui. Encore faut-il comprendre ce que signifie “être vivant”. »
La remarque de Maurice me rappelle que le cancer ne survient pas par hasard. Nous savons aujourd’hui qu’il s’agit d’une « maladie de civilisation », un mal qui plonge ses racines dans nos stress, nos pollutions et toutes sortes de comportements potentiellement dangereux pour la santé. Une maladie trop vivante qui révèle notre incapacité de bien vivre. Car bien vivre ne demande pas de la croissance à tout prix. Cela ne réclame pas non plus une décroissance. Mais plutôt un équilibre et de l’harmonie. Ni trop, ni trop peu.
« En fait, nous (les êtres humains) nous comportons un peu comme des cellules cancéreuses, me dit Maurice avec un regard malicieux. Nous sommes aussi extrêmement vivants. Nous cherchons aussi à proliférer et à envahir l’endroit où nous sommes nés. Quitte à abîmer la Terre, dont nous sommes issus. Ne serions-nous pas le cancer de la Terre ? »
À ce moment de notre conversation, une petite artère s’est mise à saigner. Je n’ai donc pas pu répondre à la question de Maurice. Mais, en y repensant, je ne peux m’empêcher de visualiser cette image d’un être humain qui se comporte comme une cellule cancéreuse. Et je me dis que mon jeune assistant n’était pas dépourvu de sagesse en utilisant cette comparaison. Il n’était probablement pas le fils d’un guérisseur traditionnel africain pour rien.
Thierry Janssen
Source : Psychologie magazine
lire aussi : https://spinescent.blogspot.com/2020/04/lhomme-est-le-cancer-de-la-terre.html
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Qu’est-ce que la joie ? Une façon pleine, satisfaite, reconnaissante d’habiter l’existence.
Le joyeux ne manque de rien. Pourtant il n’a pas tout – qui possède tout? En revanche, il se contente de ce qu’il a. Mieux : il s’en délecte.
Le joyeux n’éprouve pas de frustration. Alors qu’au déçu, au déprimé, au mélancolique, au fatigué, tout fait défaut.
Si la tristesse est conscience d’une absence, la joie est conscience d’une présence. Quand la tristesse vise ce qui n’existe pas ou plus – chagrin d’avoir perdu quelqu’un, dégoût de se savoir faible, mortel, impuissant, limité -, la joie découle d’une plénitude. Elle crie notre plaisir d’être vivants, là, éblouis par ce qui nous entoure.
Se réjouir et jouir, telle s’avère la joie. Elle ne demande rien, elle ne déplore rien, elle ne se plaint de rien. Elle célèbre. Elle remercie. La joie est gratitude.
Quelle légèreté nous apporte la joie en nous délestant de ce qui nous alourdit, ambitions, regrets, remords, obsessions, amertumes, illusions, prétentions !
Notre époque n’aime pas la joie. Elle aime l’étourdissement et le divertissement, ces pratiques qui nous arrachent à l’ennui ou l’affliction sans approcher la joie. Dans le joyeux, elle ne voit qu’un abruti, jamais un sage.
Or, il y a une sagesse de la joie. Heureux de vivre, non seulement je consens mais j’aime: je consens à ce qui existe et j’aime ce qui tombe sous mes sens. J’épouse et j’adore l’univers."
(Quand je pense que Beethoven est mort - Eric-Emmanuel Schmitt)
Faire sans cesse l’effort de penser à qui est devant toi, lui porter une attention réelle, soutenue, ne pas oublier une seconde que celui ou celle avec qui tu parles vient d’ailleurs, que ses goûts, ses pensées et ses gestes ont été façonnés par une longue histoire, peuplée de beaucoup de choses et d’autres gens que tu ne connaitras jamais. Te rappeler sans arrêt que celui ou celle que tu regardes ne te doit rien, n’est pas une partie de ton monde, il n’y a personne dans ton monde, pas même toi. Cet exercice mental – qui mobilise la pensée et aussi l’imagination – est un peu austère, mais il te conduit à la plus grande jouissance qui soit : aime celui ou celle qui est devant toi, l’aimer d’être ce qu’il est – une énigme – et non pas d’être ce que tu crois, ce que tu crains, ce que tu espères, ce que tu attends, ce que tu cherches, ce que tu veux.
Autoportrait au radiateur de Christian Bobin.
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