mardi 7 septembre 2021

Existence sans frontière

 


Tout existe en vous ! Tout ce qui est dans la création existe en vous, et tout ce qui existe en vous est dans la création. Il n’est pas de frontière entre vous et les choses les plus proches, et il n’y a pas de distance entre vous et les choses les plus éloignées. Et toutes les choses, de la plus basse à la plus élevée, de la plus petite à la plus grande, sont en vous dans une complète harmonie.
Dans un atome, on trouve tous les éléments de la terre; dans un mouvement de l’esprit se trouvent tous les mouvements des lois de l’existence; dans une goutte d’eau se trouve tous les secrets des océans sans fin; dans un aspect de vous, il y a tous les aspects de l’existence. ✨
Khalil Gibran

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lundi 6 septembre 2021

La musique du coquillage

 

"La matière physique est de la musique solidifiée" - Pythagore
Ou... en sanskrit : "Nada Brahma", le monde est son.
Ou Au début était le Verbe
Pourquoi utilise-t-on des mantras dans les traditions spirituelles ? Parce que le son, dirigé par une intention, est un formidable vecteur de changement et de remodelage de nos schémas, à plusieurs niveaux.
L'image du haut est un graphique des neuf premières harmoniques d'une série harmonique.
L'image du bas est une radiographie de la structure interne d'un coquillage.


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dimanche 5 septembre 2021

Comme saint Michel, apprenons à lutter contre notre dragon intérieur


Paule Amblard nous emmène en Crète, où une icône découverte dans une église de La Canée l’amène à méditer sur le combat de nous devons livrer à nos dragons intérieurs, qui nous empêchent de nous élever vers la lumière.

Je marchais depuis longtemps sous le soleil brûlant de La Canée. J’étais venue en Crète chercher la chaleur, les ciels embrasés du soir, les odeurs de thym, d’origan ou de l’herbe divine, le dictamnus, poussant sur les roches, qui guérit les plaies, le foie, le manque d’entrain et que sais-je encore ! Je voulais me gorger de cette nature et de sa vie intense avant de retrouver l’incertitude des jours où nous demeurerons un temps.

La vie des images sacrées


À midi, il n’y avait que les touristes ou les fous pour se promener dans la fournaise ! L’entrelacs des rues débouchait sur la place désertée d’une église, occupée par une statue de pierre : un religieux grec avec une longue barbe descendant sur sa poitrine. Il tenait d’une main une croix et de l’autre bénissait ceux qui venaient à lui. Je m’approchais et découvris son nom, Athénagoras, patriarche de Constantinople. C’est sous sa protection que je pénétrais dans le sanctuaire.

La fraîcheur du lieu me ranima. Je soupirais d’aise sans remarquer la présence du gardien qui somnolait, l’œil mi-clos, devant un tas de cierges et de petites icônes proposés à la vente. Quand il me vit, l’homme se redressa sans m’adresser une parole, m’observa des pieds à la tête pour contrôler ma tenue et, me jugeant apte, me laissa aller dans l’édifice. Le lieu était baigné d’odeurs d’encens, de cire. De nombreuses icônes ornaient les murs et les piliers. Les plus belles couvraient le mur de l’iconostase, fermant le chœur.

Pourtant, ce ne sont pas celles-là qui arrêtèrent mes pas, mais une image imparfaite dans sa facture, éclairée par des dizaines de petites flammes dansant dans l’ombre. Elle représentait saint Michel terrassant le dragon. Un pied dans la gueule de l’animal, il tenait une lance pointée sur la bête échouée qui le regardait. Cette vision m’a donné la force que j’espérais du voyage. Les orthodoxes croient à la vie des images sacrées qui transmettent une connaissance et une énergie spirituelle.

Une force vitale au service du spirituel

Celui qui regarde peut se laisser saisir et son âme être fécondée. Et, par sa vision, il donne vie à l’image. J’observais le dragon. Cet animal fantastique n’existe pas sur terre. Les sages racontent que lorsqu’il fut chassé du ciel, dans la lutte cosmique qui l’opposa à Michel, il fit sa demeure dans le psychisme humain. Il y poursuit sa lutte et sa quête de pouvoir. Certaines peintures représentent le dragon tel un monstre hybride au corps animal avec une tête d’homme. Ce symbole exprime notre propre combat intérieur pour transformer cette immense énergie pulsionnelle qui tend à détruire, prendre, consommer, en une force vitale au service du spirituel. Il s'agit de tenir notre lance, signe de lumière et de conscience sur la bête prête à détourner notre âme de son chemin d’évolution.

Qui est comme Dieu ? C’est l’étymologie hébraïque du nom de Michaël. Le dragon veut être Dieu. Il veut régner, absorber, dévorer. Il s’impose en nous et exerce sa puissance sur nos désirs, nos peurs, nos pulsions égoïstes qui nous abîment. Saint Michel offre sa force. L’automne fête l’archange. À l’heure où la nature se prépare à se détacher et mourir, l’ange de lumière est un signe de feu intérieur. En prenant appui sur cet être divin, nos terreurs, nos dragons intérieurs peuvent être vaincus.

« Tous les dragons de notre vie sont peut-être des princesses qui attendent de nous voir beaux et courageux. Toutes les choses terrifiantes ne sont peut-être que des choses sans secours qui attendent que nous les secourions » (Rainer Maria Rilke, Lettres à un jeune poète.)

par Paule Amblard

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Source : La Vie


samedi 4 septembre 2021

Prise en main

 


Quiconque aura aimé sait ces choses-là entre mille : étreindre une main, c’est tout donner, d’un coup, sans prudence, sans contrat, sans rien. Tenir la main, tous les enfants le savent, n’est pas seulement s’accrocher au passage : tenir ta main, c’est tenir à toi, tenir de toi. Et plus je serre, plus j’entrecroise nos doigts, les entrelace, plus je te dis mon incommensurable besoin, un besoin tel que ta paume me renseigne sur toi. Sur ta paume, j’ai pu lire que tu étais quelqu’un de bien.

- Gilles Leroy, Dormir avec ceux qu'on aime 

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vendredi 3 septembre 2021

Enfance

 


On devrait barbouiller d'enfance sa vie entière, la garder dans cette belle lumière, l'éclabousser encore des années après avec cette lampe magique. 

Conserver l'éclat des émotions, des émerveillements aux genoux écorchés vifs, le goût du caillou porté à sa bouche, le goût des étoiles portées à ses rêves. 

Nous avons tant à perdre en perdant l'enfance. Et tant l'ont déjà perdue...


–Jacques Dor–


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jeudi 2 septembre 2021

Parce que c'est en toi ?

 « L'EFFET MIROIR: SI TU PERCOIS CA, C'EST QUE C'EST EN TOI»

Les phrases plaquées du New Age,
Ça vous est déjà arrivé ? Une de vos connaissances naviguant dans le milieu new age ou spirituel, adopte un comportement complètement déplacé, en rapport à un lieu ou à un moment précis, en général totalement auto-centré. Et quand vous faites part de votre mécontentement, on vous regarde avec un sourire attendri, en vous demandant : « Mais « votre prénom », il me semble que ce qui te dérange montre quelque chose de toi, tu devrais observer ».
Variante : « il me semble que tu es bien projectif/ve ». Cette phrase a en effet en général le don de déclencher une projection, mais pas psychologique du tout. Si on s’écoutait, ce serait plutôt un coup de boule, ou dans les boules, qui serait projeté à ce moment-là.
Que se passe-t-il avec cette fameuse phrase ? Comme toutes les phrases plaquées, elle s’appuie sur une vérité, sinon elle ne marcherait pas aussi bien. Provenant des travaux de la psychanalyse, et des mécanismes de défense bien décrits par Freud, elle utilise à l’encontre d’une personne ce fameux mécanisme de défense peu évolué nommé « projection ». Au départ, il pointe le fait que des personnes ayant très peu d’introspection projettent sur le monde externe leurs complexes psychologiques, car incapables de les dénouer au sein de leur paysage intérieur. Les noyaux de personnalité très narcissiques en sont d’ailleurs les principaux utilisateurs. Evidemment, pour pouvoir taxer quelqu'un de projectif, il faut le connaître, avoir une connaissance suffisante du mécanisme de défense, et avoir pu faire une anamnèse suffisante pour esquisser cette hypothèse, qui doit alors être amenée avec doigté et progressivité. Passé ensuite dans le domaine de la connaissance collective et donc culturelle, tout le monde ou presque est désormais susceptible d’utiliser cette phrase toute faite : « si tu dis ça ou ressens ça, c’est que c’est en toi », sans même savoir exactement de quoi on parle.
Au départ outil psychologique, cette fameuse phrase est désormais une des phrases les plus utilisées dans les comportements de type pervers, et elle est en réalité très agressive : la personne qui a un tel comportement va vous irriter par de multiples petites attaques dont aucune n’est complètement significative en elle-même, et lorsque vous allez réagir, par exemple à la 15ème attaque parce que c’est le gâteau sur la cerise, en vous énervant, alors la personne en face, calme, vous dira : « tu vois comme tu es colérique, tu devrais regarder ce qui se passe en toi ».
Ne vous faites pas avoir par ce type de phrase : ce sont des phrases perverses, qu’il faut pouvoir identifier tout de suite. Mais il faut savoir qu’elles sont aussi incroyablement agressives dans leur passivité, et donc qu’elles viennent nous chercher dans notre pôle animal de manière très prononcée. Il faut beaucoup d’entraînement pour y répondre par « le haut », le cœur, et pas par une agressivité en retour type coup de boule qu’on aimerait bien parfois pouvoir asséner.
Un truc : la prochaine fois que ça vous arrive, notez-le et comptez de 10 à zéro intérieurement. Cela créera un tout petit espace intérieur. Puis répondez en restant dans votre axe et en expliquant clairement que vous n’êtes pas d’accord et que dorénavant vous ne tolérerez plus ce comportement. Ca peut être dit calmement, même si c’est difficile.
Cela n’empêche aucunement l’introspection, soyons clairs. Mais actuellement, ceux qui utilisent cette phrase sont le plus souvent des gens très immatures et pas des psychologues. Alors ne soyez pas dupes. Et si vous avez un doute, allez discuter avec un ou une psy, qui saura vous aider à trier avec justesse. Dans tous les cas, revenez vers vous, et faites des choses que vous aimez. C’est la meilleure réponse à apporter, non pas à l’autre, mais à soi-même.
Bonne pratique !

Fabrice Jordan
Image: exemples type de ces phrases plaquées que l'on voit passer sur internet, et qui ne viennent certainement pas de Bouddha.

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mercredi 1 septembre 2021

Vigilance et détachement avec Arnaud Desjardins

 


Dans quel domaine êtes-vous faibles, influençables ? Dans quel domaine l’existence a-t-elle plein pouvoir sur vous ? Dans le domaine affectif, sexuel, social, monétaire ou autre ? C’est cela qui doit être vu d’abord. Et se dire ensuite : je ne rêverais pas de sagesse tant que je n’aurais pas conquis mon autonomie, tant que je ne me raconterais pas d’histoires dans ce domaine-là. Car on ne peut espérer se libérer en gardant une grande vulnérabilité, une faille à l’intérieur de soi.

Cela est difficile, car dans ce secteur-là, la peur et le désir demeurent tout-puissants. On ne peut croire être libre en gardant en soi une grande dépendance à l’égard de quoi que ce soit. Dépendance qui se trouve d’ailleurs presque toujours interprétée en termes d’infantilisme. Un adulte, avec un sexe d’adulte et un cerveau d’adulte, se conduit, dans le domaine de sa faiblesse propre, comme un enfant. Donc il faut, en chacun, mettre cela à jour, afin de le combattre. Car cette vulnérabilité imprègne non seulement l’existence mais toute la vie spirituelle. Et l’on voit très facilement les motifs cachés tout-puissants qui peuvent imbiber une quête spirituelle et la rendent fausse. Il faut donc découvrir le mensonge qu’on se fait à soi-même. C’est le b.a ba du chemin vers la vérité. Et lorsque l’illusion dans laquelle on vit est détruite, ce moment qui pourrait paraître cruel, difficile, et l’est à bien des égards, débouche sur une parfaite paix. Car l’on se réconcilie alors avec soi-même, on crée l’harmonie en soi et on est, alors seulement, capable de s’ouvrir vraiment à une nouvelle réalité et découvrir sa liberté à l’intérieur de sa fatalité personnelle.

Ceci est la première purification. Essentielle.

(L’orient Intérieur. Collectif. Autrement 1985)

Voir l'article complet

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lundi 30 août 2021

Zazen en ce temps de pandémie ?

 

Personne ne peut ignorer le drame que traverse actuellement le collectif humain. Proposer des retraites en silence, la pratique méditative, l’exercice de la marche lente et inviter chacun à prendre le temps de contempler son vécu intérieur, peut paraître saugrenu, inconséquent. À moins de réaliser que, en réalité, c’est la personne individuelle qui souffre d’être confronté au rappel que notre existence a une fin. Me revient souvent cette affirmation de C.G. Jung : « Les éléphants ça n’existe pas ; il y chaque fois un éléphant !».

Face à l’angoisse et aux états qui l’accompagnent il y a chaque fois une personne individuelle à laquelle Graf Dürckheim ne propose pas un chemin composé de recettes thérapeutiques en provenance de l’extérieur mais un chemin d’exercice et d’expérience susceptible d’ébranler notre manière d’être habituelle et notre manière de penser habituelle. La voie proposée par Graf Dürckheim a pour sens l’accomplissement intérieur qui nous rend capable d’affronter la vie telle qu’elle est sans attendre que le monde change.


Matières premières d’un séjour au Centre Dürckheim ?

Il y a plus de cinquante ans je demandais à Graf Dürckheim ce qu’il entendait par méditation ?

« Méditation ? C’est un concept. Si vous posez cette question à vingt personnes je suis persuadé que vous aurez vingt définitions différentes. On ne peut pas dire la méditation c’est ça ! On peut décrire ce que l’on comprend en pratiquant soi-même un exercice proposé sous ce nom. La méditation que je pratique et enseigne est désignée au Japon comme étant zazen. »

Au cours d’une sesshin au Centre il y a une dizaine d’années, le maître Zen Hirano Katsufumi Rôshi (1) allègue que : « Il y a mille et une manières de méditer mais il n’y a qu’une manière de faire zazen ».

Afin d’éviter une confusion malencontreuse je suis obligé de préciser que le Centre Dürckheim n’est pas un lieu dédié à la méditation. L’exercice fondamental sur la Voie tracée par Graf Dürckheim, à son retour du Japon en 1947, est la technique appelée zazen. Si en parlant de zazen on utilise le mot méditation il serait approprié d’ajouter qu’il s’agit d’une méditation sans médiation d’aucune sorte, une méditation sans but.

Le Centre Dürckheim ne participe donc pas à la submersion de l’homme occidental dans la pleine conscience ; il s’agit plutôt de s’exercer à la pleine attention. (2)

J’aimerais comprendre ce qu’est le zen ?

À cette question, Hirano Roshi nous rappelle la réponse donnée par le Maître Dogen (3) :

« Chercher à comprendre profondément le zen n’est rien d’autre que pratiquer zazen. » Ce qui peut-être permettrait à l’homme occidental d’avaler une réponse aussi véhémente est de savoir que le kanji -zen- a pour origine le kanji -zazen-, et pas le contraire. Le concept Zen n’a pas donné naissance à un exercice appelé zazen ; c’est l’exercice appelé zazen qui est à l’origine de cette branche du bouddhisme dénommée Zen.


A celles et ceux qui aimeraient quand même comprendre ce qu’est le Zen je propose de voir ce qu’est le Zen en regardant un film récent du cinéaste japonais Tatsushi Ōmori : « Dans un jardin qu’on dirait éternel ». C’est l’histoire de deux jeunes-filles qui en ce vingt et unième siècle sont intéressées par l’art ancestral qu’est l’art de la préparation du thé, le Cha No Yu ou Chado.

Ce film, particulièrement apaisant, permet une approche du Zen que l’entendement (l’approche intellectuelle, conceptuelle, du réel) ne permet pas de saisir.

Il faut savoir qu’au Japon, des disciplines artistiques, artisanales ou martiales, aussi différentes que l’art du tir à l’arc (Kyudo), le combat à l’épée (Kendo) la calligraphie (Shodo), ou la cérémonie du thé (Chado) ont un but commun : l’éveil de l’homme à sa vraie nature d’être humain.

Ces exercices japonais ne consistent pas à poursuivre un résultat extérieur mais uniquement à préparer les conditions qui permettent et favorisent cette expérience intérieure. En 1938, le savant du Zen, Daisetz Teitaro Suzuki, dit à Graf Dürckheim qui disait s’intéresser au Zen « Pour comprendre ce qu’est le Zen, il faut faire un exercice à fond. » Et le maître dans l’art du tir à l’arc qui a accompagné Graf Dürckheim tout au long de sa plongée dans le monde du Zen d’ajouter : « Plus vous ferez un exercice à fond et plus nombreux seront les secteurs de votre vie fécondés par cette profondeur. » (4)

La RÉPÉTITION de toujours les mêmes gestes, magistralement soulignée dans le film sur l’art du thé, est très certainement l’outil irremplaçable sur la Voie qu’est le Zen. L’essentiel n’est donc pas d’apprendre mais de pratiquer ce qu’on a appris afin de devenir un artiste de la vie plutôt que de s’imaginer devoir accéder à un art de vivre.

Bon film et bonne pratique de zazen !

Jacques Castermane

(1) Lire : Hirano Katsufumi Rôshi : ENSEIGNEMENTS (recueillis par J. Derudder)

(2) Dans l’ouvrage de Christophe André « Méditez avec nous » —Edition Odile Jacob— je réponds à la question : Quelle est la différence entre la pleine conscience et la pleine attention (p.193 et suivantes)

(3) Dōgen Zenji est le fondateur de l'école Sōtō du bouddhisme zen au 13ème Siècle au Japon.

(4) Les leçons de Dürckheim —Jacques Castermane - Ed. du Rocher - p.90.



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dimanche 29 août 2021

Samadhi même un dimanche

 

SAN MEI ZHEN HUO.
三味真火
LE FEU VÉRITABLE DU SAMADHI

Il s'agit d'un terme complexe utilisé dans le mysticisme et la magie taoïstes.
D'un point de vue mystique, il renvoie à l'idée de l'esprit illuminé, et d'un point de vue magique, c'est un pouvoir perceptible qui découle du premier.
SAMADHI est un terme sanskrit de yoga, qui signifie essentiellement une concentration intense, si profonde que le praticien ou l'observateur ne fait plus qu'un avec le sujet ou l'observé, ce qui peut donner lieu à des siddhi, des connaissances ou des pouvoirs paranormaux.
Le bouddhisme et le taoïsme ont tous deux emprunté ce terme au yoga. Voir les Yoga Sutras de Patanjali pour une exégèse complète sur le Samadhi par exemple.
Le feu SAMADHI dans la magie taoïste fait référence à la fois au changement de conscience induit par la concentration et à l'alchimie intérieure qui découle de cet état.
Les maîtres de la magie chinoise peuvent, après des années de pratique, entrer immédiatement en Samadhi pour accéder au lingqi, la puissance magique brute qui se manifeste souvent sous forme de chaleur, parfois jusqu'à une flamme visible et la pyrokinésie.
Dans Voyage vers l'Ouest, le Roi Singe formule la pilule de l'immortalité avec le Samadhi feu véritable.
Dans la Romance des dieux ou Fengshan Yanyi, une sorte d'histoire mythique du royaume Zhou et des dieux, le dieu du feu Taiyi et son protégé Nezha développent le feu véritable du Samadhi pour en faire une arme magique spéciale émise par les yeux, la bouche et le nez. Elle prend la forme de neuf dragons de feu enroulés qui brûlent les ennemis qui cherchent à induire le chaos.
Les magiciens taoïstes utilisent toujours le Feu Véritable Samadhi dans leur développement personnel et principalement dans la guérison mais aussi occasionnellement dans la magie défensive.
Au départ, la concentration est la clé.
Le mot Samadhi en chinois peut être rendu par San Wei, ou Trois Saveurs. Il fait référence aux feux de l'esprit, des yeux et de la respiration.
Lorsqu'ils sont parfaitement alignés et concentrés, le feu véritable du Samadhi se manifeste.
Traduction d'un article de J. Read
par Fabrice Jordan

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samedi 28 août 2021

Corps énergétique...

 


Comment entrer en contact avec votre corps subtil . 

Essayez  tout  de  suite, s’il  vous  plaît. Fermez  les  yeux : cela pourra peut-être vous aider.  Plus tard,  quand il vous sera devenu facile et naturel d’être dans le corps,  ceci ne sera plus nécessaire. 

Exercice : Dirigez  votre  attention  sur  le  corps.  Sentez-le de  l’intérieur. Est-il  vivant ?   Sentez-vous  la  vitalité  dans  vos  mains, vos  bras, vos  jambes, vos  pieds,  votre  abdomen,  votre poitrine ? Sentez-vous le subtil champ énergétique qui infuse tout votre  corps  et  vitalise  chaque  organe  et  chaque  cellule ? Le  sentez-vous simultanément  dans  toutes  les  parties  du  corps comme un seul et unique champ énergétique ? Maintenez  votre  attention  sur  votre  corps  subtil  pendant  quelques  instants.   Ne  vous  mettez  pas à y penser. Sentez-le seulement. 

Plus vous y accordez d’attention,  plus la sensation se clarifie et  s’intensifie. Vous  aurez  l’impression  que  chacune  de  vos  cellules  se  vivifie  et,   si  vous  êtes  très  visuel,   il  se  peut  que  vous  perceviez  votre  corps  sous  la  forme  d’une  image  lumineuse. Même  si  une  telle  image  peut  temporairement  vous  aider,   accordez  davantage  d’attention  à  la  sensation  qu’à  toute  image  pouvant  se  présenter.   Peu  importe  sa  beauté  ou  sa  force, une image a déjà une forme définie. Elle empêche donc la sensation de s’approfondir.

Eckhart Tolle

Extrait du livre : Mettre en pratique Le pouvoir du moment présent.

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vendredi 27 août 2021

Mouvement sans arrêt...

 

Le plus important dans le mouvement est qu'il n'ait pas de fin, que l'on n'aille pas vers quelque chose.

Quand on soulève un bras, le but n'est pas d'avoir le bras levé mais de sentir, d'instant en instant. 

Dans la sensibilité énergétique, le mouvement ne s'arrête pas.

Restez dans la pose intérieure.

On peut avoir le dos voûté, extérieurement, et sentir la verticalité : l'énergie se centre, se libère.

Eric Baret, Yoga 


Source : Gérard Beaulet

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