dimanche 2 décembre 2018

1er dimanche de l'Avent



« Nos racines sont au ciel » 
Sainte Thérèse de lEnfant Jésus et de la Sainte Face 





Le 2 décembre, c'est le premier dimanche de l'Avent, c'est-à-dire pour les enfants : bientôt Noël ! On entre en effet dans cette période joyeuse de l'attente de la naissance de Jésus, mais pas seulement.







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Un temps d'attente joyeuse...
Pendant ces quatre semaines précédant Noël, nous nous préparons à accueillir le Christ, à célébrer sa naissance. Quelle chance ! Pour symboliser ce moment qui peut sembler long - mais plus l'attente est longue, plus la joie est comble -, nous installons la crèche et fabriquons un calendrier de l'Avent, ou allumons une bougie sur une couronne... Chaque jour qui passe et rapproche de Noël est l'occasion de se réjouir (et de rendre grâce !).
... et profonde
Noël, ce n'est pas seulement Dieu qui se fait homme et vient parmi nous, c'est aussi, plus spirituellement, Dieu avec nous. Cette attente presque insoutenable par tout ce qu'elle fait espérer concerne tout le Royaume, ce fameux royaume dont nous parle l'Évangile et qui adviendra le moment venu, quand le Christ reviendra en gloire.
Alors, veillons !
Pour tout cela, pour cette promesse qui nous est faite, veillons, restons vigilants, attentifs à nous, aux autres, aux oiseaux, au vent ; peu importe, dès lors que nous ne nous endormons pas sur nos faux lauriers de sagesse, d'obéissance ou de réussite. Si nous mettions (et quand je dis nous, je pense à certains en particulier, hauts comme trois pommes et dont la lettre au père Noël est déjà prête, ils se reconnaîtront...) la même excitation, la même énergie à imaginer les cadeaux qui nous attendront au pied du sapin ou la taille de la bûche au chocolat qu'à attendre et à espérer Jésus, ce serait une belle preuve d'amour.

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Source : La Vie 

samedi 1 décembre 2018

Joie de l'Avent



Il y a bien des occasions légitimes de pleurer et de se lamenter : le monde va mal, les hommes sont fous et méchants, la planète est malade, l’avenir est sombre, notre vie est pleine de ratages, de déceptions, pauvre en amour, mais riche en trahison, souffrances, défaillances de santé.
Mais le temps de l’avent nous invite à une conversion. Une conversion en trois temps pour accueillir la joie que Dieu veut nous offrir à la crèche. 


D’abord, faire mémoire. Célébrer les moments où le souffle chaud et enivrant de la joie nous a enveloppés, nous a soulevés dans un bonheur inoubliable. C’est souvent dans notre enfance qu’il faut chercher ces moments de pur bonheur, de joie émerveillée.


Ensuite, ouvrir nos yeux et nos oreilles pour voir ce que la grisaille veut nous cacher : les gens sont plus beaux qu’on ne croit. Le monde recèle des merveilles. Dans la routine d’une journée banale, une mélodie du bonheur joue peut-être en sourdine. Enfin, partir à l’exploration de notre cœur. Dieu y a enfoui un trésor. La joie ne demande qu’à sourdre en nous. Au plus profond de notre être, il y a la joie de se savoir connu par Dieu, aimé de lui, capable à notre tour d’aimer, de danser, de jouer, de rire, d’avoir un regard bienveillant sur les autres.


La joie est un choix. L’avent est le moment privilégié pour développer en nous toutes les potentialités de la joie que contient un cœur vaste. Avec l’avent est venu le temps de l’insurrection de la joie. C’est par la joie qu’on peut commencer à changer le monde. C’est par la joie de l’avent qu’on peut commencer notre métamorphose de sainteté. 


 
Frère Philippe Verdin 
Couvent St Jacques à Paris 

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jeudi 29 novembre 2018

Instant !



On ne peut ré-assembler ce qui n’a jamais été dispersé... 
et encore moins l’expliquer !
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L'Éveil, l’Illumination, 
c’est la Grâce de l’Instant.

On ne peut pas dire que ce n’est rien, au contraire. 
On ne peut pas dire non plus que ce soit quelque chose. 
C’est l’insaisissable que nous Sommes, que Tout Est. 
Ce qui Est. L’Instant Vivant. Absolument.

En cet Instant Présent, Absolu de mémoire, 
Quelle autre lumière que cette Lumière-là ?
Quel autre éveil que cet Éveil-là ?
Quelle autre Conscience ?

En cet Instant, Absolu en lui-même,
En cet Instant sans temps, Maintenant,
Qui n’est pas illuminé, qui n’est pas éveillé ?

Tout se tient et se révèle dans l’Instant.

  •  
 Extrait de "La danse de l'instant"
de Charles Coutarel
Aux Editions Accarias L'Originel 

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mercredi 28 novembre 2018

Apprendre de la nature !



A-t-on jamais vu un arbre refuser de vivre en automne, sous prétexte que son printemps fut beau et son été fructueux ? Combien de discours, combien d'exercices spirituels a-t-on inventés pour tenter de nous persuader qu'il faut vivre l'instant, esprit, cœur et corps présents là où la vie nous a plantés ! L'arbre sait faire cela. Quand ses feuilles jaunissent et tombent, les retient-il ? Non, il épouse l'automne, puis l'hiver, et la renaissance du printemps. C'est de lui, et non des livres de philosophie, que nous avons le plus à apprendre ! Quant à la pierre, long est le chemin qui mène à la Présence cachée au cœur de son silence. Elle est, elle, hors du temps. Le temps de la pierre, c'est l'infini. 
 
Henri Gougaud

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mardi 27 novembre 2018

Annamalai Swami : la vigilance

Q : Je pense que je commence maintenant à saisir ce qu'est le « Je suis ». Il semble que c'est quelque chose en arrière du corps, en arrière du mental et en arrière de la conscience du corps. Je pense que nous n'entrons pas automatiquement en relation avec ce « Je suis » parce que nous sentons que nous ne sommes pas consciemment familiarisés avec lui. Nous sommes habitués à diriger notre attention à l'extérieur plutôt qu'à l'intérieur. Nous pensons aux gens et aux choses parce que nous sommes attachés à eux, et pour aucune autre raison. Je commence seulement à comprendre combien il est difficile de renoncer à cette habitude.
 
A.S. : Laissez le mental aller partout où il veut aller. Vous n'avez pas à accorder de l'attention à tous ses vagabondages. Soyez simplement le Soi et ne vous occupez pas de toutes les activités du mental. Si vous adoptez cette attitude, les activités et les vagabondages du mental vont diminuer de plus en plus. Si le mental vagabonde toute la journée, ce n'est que parce que vous vous identifiez à lui et accordez de l'attention à toutes ses activités. Si vous pouviez vous établir en tant que conscience seule, les pensées n'auraient plus d'énergie pour vous distraire. Quand vous n'avez pas d'intérêt pour les pensées, elles s'évanouissent aussitôt qu'elles apparaissent. Au lieu de s'attacher à d'autres pensées, qui en entraînent d'innombrables autres, elles ne font qu'apparaître pour une ou deux secondes, puis s'évanouissent. Nos vâsanas font surgir les pensées. Une fois qu'elles ont surgi, elles ne cessent de se répéter en série selon des schémas réguliers. Si vous avez des désirs ou des attachements, les pensées les concernant apparaîtront constamment dans le mental. Vous ne pouvez pas vous battre avec elles, parce qu'elles se nourrissent de l'attention que vous leur donnez. Si vous essayez de les réprimer, vous ne pouvez le faire qu'en leur accordant de l'attention. Ce faisant, vous vous identifiez avec le mental. Cette méthode ne marche jamais. Vous ne pouvez stopper le flot des pensées qu'en refusant de vous y intéresser. Si vous demeurez dans la source, le Soi, vous pouvez facilement attraper chaque pensée à l'instant où elle surgit. Si vous ne les attrapez pas au moment où elles surgissent, elles germent, deviennent des plantes et, si vous les négligez encore, elles grandissent jusqu'à devenir de grands arbres. Habituellement, le sâdhaka inattentif n'attrape ses pensées que lorsqu'elles sont parvenues au stade de l'arbre. Si vous pouvez être continuellement conscient de chaque pensée au moment où elle surgit, et si vous pouvez être assez indifférent à elle pour qu'elle ne germe ni ne fleurisse, vous pouvez échapper aux enchevêtrements du mental. 

  Q : Il est relativement facile de le faire pendant un moment, mais ensuite l'inattention prend le dessus et les arbres refleurissent.
A.S.: L'attention continue ne viendra que par une longue pratique. Si vous êtes vraiment sur vos gardes, chaque pensée se dissoudra dès son apparition. Mais pour atteindre ce niveau de dissociation, vous ne devez pas avoir d'attachements du tout. Si vous avez le plus petit intérêt pour une pensée particulière, elle échappera à votre attention, se liera à d'autres pensées, et s'emparera de votre mental pendant quelques secondes. Cela arrivera plus facilement si vous êtes habitué à réagir émotionnellement à une pensée particulière. Si une pensée particulière fait surgir en vous des émotions comme l'inquiétude, la colère, l'amour, la haine, ou la jalousie, ces réactions s'attacheront aux pensées qui s'élèvent et les renforceront. Ces réactions vous font perdre votre attention pendant une ou deux secondes. Ce genre de défaillances donne à la pensée plus qu'assez de temps pour croître et fleurir. Vous devez être complètement impassible et détaché quand des pensées de ce genre apparaissent. Vos désirs et vos attachements ne sont que des réactions aux pensées qui apparaissent dans la conscience. Vous pouvez les conquérir tous les deux en ne réagissant pas aux nouvelles pensées qui s'élèvent. Vous pouvez complètement transcender le mental en n'accordant pas d'attention à ses contenus. Et une fois que vous serez allé au-delà du mental, vous ne serez plus jamais perturbé par lui. Après sa réalisation, le roi Janaka dit : « Maintenant j'ai trouvé le brigand qui me volait mon bonheur. Je ne lui permettrai plus de le faire. » Le voleur qui lui dérobait son bonheur était son mental. Si vous êtes toujours attentif, les yeux ouverts, les voleurs ne peuvent pas entrer. Ils ne peuvent s'introduire que pendant que vous dormez et ronflez. De même, si vous êtes toujours vigilant, le mental ne peut pas vous tromper. Il ne prendra le pouvoir que si vous omettez de rester attentif aux pensées qui surviennent. 

  Q : C'est assez facile d'empêcher un voleur de s'introduire dans une maison. Il suffit de fermer la porte. Mais dans ce cas particulier, le voleur est déjà dedans. Il nous faut d'abord l'attraper et le jeter dehors. Ce n'est qu'alors que nous pourrons fermer la porte sans danger.

A.S. : Croire que ce voleur est quelque chose de réel, quelque chose qui doit être combattu et attrapé, c'est comme croire que votre ombre est une sorte d'intrus à combattre et à expulser. Si vous essayez de lever la main pour frapper votre ombre, elle va elle aussi lever la main pour vous frapper. Vous ne pouvez pas gagner un combat contre votre mental parce que dans tous vos combats vous ne ferez que boxer votre ombre. Vous ne pouvez pas mettre K.O. votre ombre en la frappant parce que vous frappez dans le vide. L'ombre va continuer à danser dans tous les sens aussi longtemps que vous continuerez à danser dans tous les sens en essayant de la frapper. Il n'y a pas de vainqueurs dans des combats de ce genre, seulement des perdants frustrés. Si vous partez de l'hypothèse que le mental est réel et que vous devez le combattre et le contrôler en agissant sur vos pensées d'une certaine façon, le mental ne s'affaiblira pas mais se renforcera. Si une sâdhanâ présuppose que le mental est réel, la pratique de cette sâdhanâ perpétue le mental au lieu de l'éliminer. L'ego est tout à fait comme un esprit. Il n'a pas de véritable forme propre. Si vous voyez ce qu'est réellement l'ego par l'investigation : « Qui suis-je ? » il s'enfuit sans demander son reste. Le mental n'a ni substance ni forme. Il n'existe que dans l'imagination. Si vous voulez vous débarrasser de quelque chose qui est imaginaire, tout ce que vous avez à faire c'est cesser de l'imaginer. Ou bien, si vous pouvez être continuellement conscient que le mental et toutes ses créations n'existent que dans votre imagination, elles cesseront de vous tromper et vous cesserez d'être importuné par elles. Par exemple, si un magicien crée un tigre, vous n'avez pas besoin d'en avoir peur parce que vous savez qu'il essaye seulement de vous faire croire que le tigre est réel et dangereux. Si vous ne croyez pas que le tigre est réel ou dangereux, vous n'avez pas peur. Quand le cinéma fut introduit ici, certains villageois prenaient peur quand ils voyaient des choses telles que du feu sur l'écran. Ils s'enfuyaient parce qu'ils croyaient que le feu allait se répandre et détruire la salle. Quand vous savez que tout ce qui se passe ne fait qu'apparaître sur l'écran de la conscience, et que vous êtes vous-même l'écran sur lequel tout cela apparaît, rien ne peut vous toucher, vous blesser ou vous effrayer. Les gens qui croient à la réalité du monde ne valent pas mieux que ceux qui construisent des barrages pour retenir l'eau qu'ils voient dans un mirage.

Q : Parfois tout est si clair et paisible. Il y a des fois où il est facile de regarder les mécanismes du mental et de voir que ce que dit Swâmî est vrai. À d'autres moments, en dépit de nos efforts, il n'y a pas moyen de produire la moindre impression sur notre mental chaotique. 
 A.S. : Chaque fois que vous êtes dans un état méditatif, tout est clair. Puis les vâsanas qui étaient d'abord cachées dans le mental font leur apparition et recouvrent cette clarté. Il n'y a pas de solution facile à ce problème. Il vous faut continuer tout le temps l'investigation « À qui cela arrive-t-il ? » Si vous avez des difficultés, rappelez-vous : « Ceci se passe uniquement à la surface de mon mental. Je ne suis pas ce mental, ni les pensées errantes. » Puis retournez à l'investigation « Qui suis-je ? » En le faisant, vous pénétrez de plus en plus profondément et vous vous-détachez du mental. Ceci n'arrivera qu'une fois que vous aurez fait un intense effort. Si vous avez déjà un peu de clarté et de paix, quand vous faites l'investigation « Qui suis-je », le mental s'enfonce dans le Soi et se dissout, ne laissant derrière lui que la conscience subjective « Je-Je ». Bhagavan m'a expliqué tout cela en grand détail quand j'allais pour son darshan entre 1938 et 1942.

Annamalai Swami

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vendredi 23 novembre 2018

Les racines du Ciel !




Pour que nos feuilles puissent atteindre le ciel, nos racines doivent descendre jusqu’en enfer ...
Sans émotions, il est impossible de transformer les ténèbres en lumière et l'apathie en mouvement .
Carl Gustav Jung.

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mercredi 21 novembre 2018

« Lâcher prise pour créer »



« J'adore prendre le train, regarder le paysage défiler par la fenêtre, rêvasser... Souvent, les idées surgissent durant ces moments-là, quand on ne cherche pas à contrôler ses pensées. Ces idées naissent de l'imprévu, comme lorsque l'on dessine en téléphonant, sans trop réfléchir, et que c'est la main qui crée... Je suis toujours étonnée de constater que les voyageurs des transports en commun se plongent dans leurs écrans d'ordinateurs, de téléphones, comme s'ils refusaient coûte que coûte de se laisser aller ou de s'ennuyer. Je pense qu'il n'est pas indispensable de vouloir remplir les vides... Il faut oser s'accorder cette possibilité de lâcher prise. J'ai une fille de 10 ans, et j'ai envie de lui transmettre cette capacité à rêver et à créer, à regarder le monde qui l'entoure avec émerveillement. » 

Marie Leonetti, créatrice de bijoux

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mardi 20 novembre 2018

« Comme une respiration, une bulle d'oxygène »

« Je m'accorde des temps de rêverie pour laisser émerger des visions, des pensées fugaces. C'est comme une respiration, une bulle d'oxygène. Dans un monde où tout va très vite, où les individus sont malgré eux saturés d'images à chaque instant, il faut s'autoriser ces pauses, ces temps d'accalmie pour rêvasser ou s'ennuyer. L'ennui est un bel espace où les rêveries s'imposent naturellement, entraînant avec elles la venue d'idées inattendues. Selon moi, il faut défendre absolument le silence, la lenteur, la contemplation, la rêverie... Ce sont des formes de résistance poétique au monde chaotique, en perte de sens, dans lequel nous vivons. Nous sommes immergés dans une époque de doutes profonds et d'immenses violences, économiques, sociales, politiques. Offrir aux gens la possibilité de rêver et de créer me semble absolument vital. »

Pascal Colrat, illustrateur et photographe

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Les songes de l'illustrateur
Déjà auteur de deux recueils de « rêveries illustrées », L'homme qui... et Pleine Lune, Pascal Colrat travaille pour plusieurs grandes institutions culturelles et expose régulièrement en France et à l'étranger.
Les Animals, de Pascal Colrat, Riveneuve Éditions, 15 €. À paraître le 22 novembre.


lundi 19 novembre 2018

A la source de l'instant avec Thibault de Montalembert


Quelque chose à l'intérieur de moi me disait de faire confiance à mon « instinct spirituel ». De ne pas avoir peur de m'aventurer sur de nouvelles voies, quitte à me tromper. Je ne voulais pas embrasser une autre religion ni rejoindre une autre église – je n'en ai jamais eu la tentation –, mais partir en quête du vivant. De la Vie. Je me suis alors tourné vers différentes traditions spirituelles : hindouisme, bouddhisme, ou taoïsme, orthodoxie russe et plus tard soufisme et même physique quantique. Quand je lisais les écrits du starets Silouane, de Maître Eckhart, de Lao Tseu, Rumi ou la Bhagavad-Gita, j'étais bouleversé de voir que tous ces écrits mystiques se rejoignaient dans une expérience unique.

Au-delà des formes, des rituels ou des croyances, des époques ou des cultures, il y avait la même illumination intérieure. J'ai donc continué à chercher dans cette direction-là. Et ce n'est que peu à peu, à la faveur de rencontres et de lectures, grâce aussi à mon métier de comédien, que j'ai pu approcher et verbaliser l'intuition spirituelle qu'enfant je portais déjà. Je crois que l'homme est appelé à une véritable « conversion chimique ». Sa vocation, sa raison d'être est de faire descendre l'esprit dans la matière et de faire monter la matière dans l'esprit. Autrement dit, de transformer la matière en ce qu'elle est vraiment : une pure lumière ! Chemin d'incarnation où la personne doit se vider d'elle-même pour se laisser envahir par l'Au-delà de tout.

À 19 ans, pétri de certitudes, je croyais pouvoir dire qui était Dieu. Aujourd'hui, je suis incapable de le définir. Par contre, j'en ai beaucoup plus l'expérience. Et pour preuve : ce vide à l'intérieur, cette inquiétude existentielle qui, pendant de longues années, a pu me jeter dans des abîmes de solitude et d'angoisse, oui, cette absence est devenue une présence qui me remplit et m'élargit. Qui m'illumine. Fort de cette lumière qui m'habite, de cette Source à laquelle je m'abreuve à chaque instant, je crois pouvoir être, en tant que comédien, un vecteur du Vivant.

Thibault de Montalembert 
(source : La Vie)


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