jeudi 20 décembre 2007

L'homme est dans le trou !


Ce soir, une petite histoire :
L'homme dans le trou

Un homme tomba dans un trou et se fit très mal :
Un cartésien se pencha et lui dit : « Vous n'êtes pas rationnel, vous auriez dû voir ce trou ».
Un spiritualiste le vit et dit : « Vous avez dû commettre quelque péché ».
Un scientifique calcula la profondeur du trou.
Un journaliste l'interviewa sur ses douleurs.
Un yogi lui dit : « Ce trou est seulement dans ta tête, comme ta douleur ».
Un médecin lui lança 2 comprimés d'aspirine.
Une infirmière s'assit sur le bord et pleura avec lui.
Un thérapeute l'incita à trouver les raisons pour lesquelles ses parents le préparèrent à tomber dans le trou.
Une pratiquante de la pensée positive l'exhorta : « Quand on veut, on peut ! »
Un optimiste lui dit : « Vous avez de la chance: vous auriez pu vous casser une jambe ».
Un pessimiste ajouta : « Et ça risque d'empirer ».

Puis un enfant passa, et lui tendit la main...

La quête du bonheur par Bickel

Un petit dessin de René Bickel
« Le bonheur, quel qu’il soit, apporte air, lumière et liberté de mouvement. » Friedrich Nietzsche
« Garde ton âme calme et retirée. C’est un sanctuaire où tu trouveras, quand tu le voudras, le bonheur. » Alexandra David-Neel

mercredi 19 décembre 2007

L'acceptation... à la croisée du chemin

Au menu de ce soir, de la soupe... mais il faudra attendre de planter des graines d'ouverture... acceptons d'entendre Daniel Morin :
"L'acceptation, qu'est-ce que ça va être ? L'acceptation, c'est la vision, simplement la vision évidente. La vision évidente que c'est absolument impossible qu'il y ait autre chose à la place de ce qui est. C'est … tout ! Quand il y a acceptation à cent pour cent de ça, c'est-à-dire une reddition à ça, on se réintègre à la totalité de ce qui se passe là ; à ce moment-là, on est inspiré dans notre humanité.

Donc il y a deux tracés. C'est-à-dire : sur ce qui est déjà là, la verticalité - et personne n'y peut absolument rien - et dans la verticalité il n'y a pas de possibilité que le faux moi puisse exister. Et ensuite, de cette verticalité, de cette acceptation de verticalité, il y a notre obligation d'humanité dans le concept temps. C'est un concept, d'accord, mais en tant que concept, il est. C'est-à-dire, si on plante une graine de carotte, si on vient deux minutes après, il n'y a pas de quoi faire une soupe ou autre chose, ce que vous voulez..."

mardi 18 décembre 2007

"Agir, je viens" de Henri Michaux

Agir, je viens... de Henri Michaux (extrait de Poésie pour pouvoir, dans Face aux verrous, Gallimard, 1967). Poème magnifique que je vous propose de voir et d'écouter... Silence, cela vient :

Egalement l'extrait du superbe site Caledemon



Pour lire cette poésie de Henri Michaux

lundi 17 décembre 2007

L'estime de soi...par Christophe André

"Nous ne voyons pas les choses comme elles sont, nous les voyons comme nous sommes." Toulousain acclimaté à Paris, Christophe André est marié et père de trois filles. Il exerce comme médecin psychiatre dans le service hospitalo-universitaire de l'hôpital Sainte-Anne (Paris) où il dirige une unité spécialisée dans le traitement des troubles anxieux et phobiques. Il enseigne également à l'université Paris X.
Il nous parle de l'estime de soi à travers deux émissions (de 18 min) :
"Vu de l'esprit"




"Priorité Santé"





"L’idée n’est pas d’avoir « zéro défaut », mais de ne plus transformer ses complexes en obsessions. D’être capable de constater ses faiblesses sans s’en vouloir ni s’en punir, et de travailler tranquillement à les faire évoluer, sans oublier ses qualités. Il y a deux manières d’améliorer son estime de soi : en travaillant le lien à soi et le lien aux autres. La première passe par une chose à la fois très simple et très compliquée : l’acceptation de soi. Ce n’est pas de la résignation, c’est la capacité de faire avec ce que l’on est. Elle ne remplace pas l’action, mais la rend plus efficace. Ensuite, on progresse par le « jardinage de soi », des petites initiatives mises bout à bout, comme cesser de prétendre aller bien quand on va mal, essayer la sincérité et constater que l’on n’en est pas moins aimé. Pour développer son lien avec les autres, il faut apprendre à faire bon usage de leur regard sur nous, savoir admettre que leur désapprobation nous atteint, savoir entendre les compliments et les démonstrations d’amitié. Cultiver l’estime de soi est un travail de longue haleine, voire de toute une vie. Mais la pratique régulière est vite payante : les grands voyages sont faits de petits pas..."

Aussi, un article de Christophe André sur la peur

Pleurons... avec l'oignon

L'oeil humide permet de voir le monde differemment. Enlevons nos différents voiles et découvrons l'oignon (2 min):

Bien que généralement consommé en petites quantité, l'oignon présente de nombreux atouts nutritionnels : il est riche en vitamine C, contient de nombreux minéraux et oligo-éléments (aux propriétés immunitaires et anti-oxydantes), tout en étant faible en calories. Il a fait l'objet de plusieurs études récentes qui ont mis en évidence diverses actions bénéfiques pour la santé :
- action diurétique : il aide à éliminer grâce notamment à la présence de glucides particuliers (les fructosanes) dans le bulbe.
- action hypoglycémiante : il s'oppose à une élévation excessive du taux de sucre dans le sang grâce à certains constituants soufrés et une amine spécifique (la diphénylamine).
- action bactériostatique : frais, il s'oppose à la prolifération microbienne, et peut même jouer un rôle anti-bactérien.
- action bénéfique pour le système cardio-vasculaire : la consommation quotidienne de 200 g d'oignons crus permet de diminuer l'agrégation plaquettaire sanguine et donc protège des risques de formation de caillots et d'obstruction des vaisseaux

Andrew Cohen avec Lee Lozowick

Ce film, de 40 minutes, est de qualité médiocre mais il vaut la peine d'être vu, du moins, pour ceux qui comprennent la langue de Shakespeare :

dimanche 16 décembre 2007

La source unique

Ainsi s'écoule le mystère de la vie...:

(extrait du film "Genesis" que je ne peux que vous recommander !)

samedi 15 décembre 2007

Taisen deshimaru et la pratique de Zazen

Comme Bodhidharma, il y a mille cinq cent ans, avait apporté le zen de l'Inde en Chine, comme Dogen, il y a huit cent ans, l'avait introduit au Japon, Maître Deshimaru a transmis l'essence de l'enseignement du Bouddha en Europe et dans le monde. Ici, la pratique de Zazen nous est présentée par Taisen Deshimaru, à travers le film d'Arnaud Desjardins sur le Zen.

vendredi 14 décembre 2007

Khalil Gibran, un poète prophétique

"Et maintenant vous vous demandez en votre cœur, "Comment allons-nous distinguer ce qui est bon dans le plaisir de ce qui ne l'est pas ?".
Allez dans vos champs et vos jardins, et vous découvrirez que butiner le nectar de la fleur est le plaisir de l'abeille.
Mais c'est aussi le plaisir de la fleur de donner son nectar à l'abeille.
Car pour l'abeille, la fleur est une source de vie,
Et pour la fleur, l'abeille est la messagère de l'amour,
Et pour tous deux, l'abeille et la fleur, donner et recevoir le plaisir sont un besoin et une extase."

(extrait de "Le Prophète" de Khalil Gibran)
Gibran Khalil Gibran (جبران خليل جبران) figure en bonne place parmi les poètes et peintres issus du Moyen-Orient, grâce notamment à son recueil : Le Prophète. Né au Liban (1883 à Bcharré - 1931 à New York), il a ensuite séjourné en Europe et surtout aux États-Unis où il a passé la majeure partie de sa vie. Chrétien de rite maronite, son Église jugera hérétique son troisième livre, Esprits rebelles (l'appel du prophète), qui sera brûlé en place publique par le pouvoir ottoman en 1908. On l'a souvent comparé à William Blake. Voici un portrait audio (2 min) :

Le poète Khalil Gibran

Egalement des extraits audio de la Voix du Prophète et la lecture de son livre culte.

jeudi 13 décembre 2007

Tangka du Bouddha de la médecine


Le bouddha de la médecine est le bouddha qui soigne, celui que l'on invoque pour guérir les maladies. Assis sur une fleur de lotus placée sur un trône de lion, il porte les habits monastiques d'un bouddha. Son corps est bleu foncé; dans sa main gauche, il tient un vase en fer contenant la plante médicinale Arura. Parfois, il tient une racine de cette plante dans sa main droite. Huit bouddhas de médecine sont souvent dépeints en compagnie de Çâkyamuni.
Assis sur son trône de lotus (symbole de pureté), le Bouddha de la Médecine est une image primordiale du divin guérisseur.

La lumière bleu ciel qui rayonne de son corps disperse les ténèbres des émotions négatives et tous les troubles physiques qu’elles provoquent. Egalement connu sous le nom de Roi de Lumière Lapis-Lazuli, il exposa l’essentiel de la guérison et de la longévité dans un discours intitulé « Tantra des instructions secrètes sur les huit branches de l’essence de l’immortalité », plus connu sous le nom de Gyushi. On considère le Bouddha comme le guérisseur suprême et nos conceptions erronées du réel comme la cause de toute maladie et de tout mécontentement. Ce qu’exprime un soûtra bouddhiste :

« O toi qui es noble, pense que tu es un malade,
Que le Dharma est le remède,
Que ton ami spirituel est un habile médecin
Et que la pratique diligente est le moyen de te rétablir. »

La paume du Bouddha de la Médecine tournée vers l’extérieur symbolise la protection qu’il accorde. Elle est chargée du myrobolan, fruit de l’arbre considéré dans la tradition tibétaine comme la meilleure des plantes médicinales. Dans la main gauche du Bouddha repose un bol d’aumônes où sont trois ambroisies : le nectar qui soigne les malades et ressuscite les morts ; le nectar qui prémunit contre le vieillissement ; et le nectar intarissable qui illumine l’esprit et intensifie la faculté de comprendre. Ainsi que l’écrit le Dr Yeshi Donden : « Le mot Bouddha désigne ceux qui se sont réveillés (boud-) du sommeil de l’ignorance [...] et dont la sagesse connaît tout (-dha) ce qui peut être connu [...]. En dépassant tous les obstacles à l’illumination suprême, ils acquièrent une conscience directe et plénière de la vérité ultime : que toutes les choses existent en interdépendance et que rien n’est doué d’une nature propre indépendante. »

La danse du Bouddha

mercredi 12 décembre 2007

Wayne Liquorman et l'illumination


Extrait d'une interview de Wayne Liquorman. Habité par la puissance de la vision de son maître Ramesh Balsekar, inspiré par Nisargadatta et Ramana Maharshi, Wayne Liquorman témoigne de la vertigineuse perspective non-duelle...
"J'étais simplement en chute libre dans ce puits sans fond d'immense douleur... et cela s'assombrissait et devenait plus atrocement douloureux à chaque seconde. J'avais le sentiment de tomber dans cette fosse abyssale de souffrance qui était toute la souffrance ayant jamais existée. Et puis il y eut un lâcher prise. Une dissolution, une fusion, si vous voulez, avec cette souffrance. Apparut alors la certitude que rien ne pouvait me faire du mal parce qu'il n'existait pas de moi à blesser... il n'y avait plus de séparation. "